Mécénat

La Liberté ou la mort
Fiction politique inspirée de la révolution grecque de 1821

Collecte Réussie


| ARTS DE LA SCÈNE
| Paris
| PRODUCTION

16 408,00 €

9 531,00 € demandés

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172%

Présentation du projet

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Bonjour,

Si nous faisons appel à vous aujourd'hui, c'est afin de finaliser la production de notre prochaine création La Liberté ou la mort.

Le spectacle sera créé en février et mars 2019 au Théâtre de la Reine Blanche puis, nous espérons qu’il tournera la saison prochaine.

Jeune compagnie créée en 2017, et bien qu'accompagnée par des partenaires précieux et déterminants (le Carreau du Temple, le Théâtre Gérard Philipe, le Théâtre de la Reine Blanche et la Parole errante), notre statut de compagnie émergente nous donne accès à peu de financements traditionnels. C'est pourquoi nous faisons appel à vous. Vos contributions et votre engagement à nos côtés nous donneront la force et les moyens de réaliser cette pièce telle que nous la rêvons.

D'autre part, lancer cette campagne nous permet de vous parler de La Liberté ou la mort, une pièce inspirée de la révolution grecque, où vous verrez combien le soutien extérieur est fondamental et les moyens adéquats pour atteindre ses objectifs, essentiels. En d'autres termes, nous flirtons étrangement avec des situations dans lesquelles nos révolutionnaires grecs se sont souvent empêtrés !

Enfin, pour celles et ceux qui sont imposables, votre don donne droit à une réduction fiscale de 66% si vous êtes un particulier, et de 60% si vous êtes une entreprise.

A très vite et merci de votre aide !

La Compagnie Theatrum Mundi


Les dates au Théâtre de la Reine Blanche

Du 12 février au 16 mars 2019, les mardis, jeudis et samedis


La Grèce sur les ruines de Missolonghi, Eugène Delacroix, 1826


« Une fois, il y a longtemps, c’était la bonne époque, j’ai eu l’occasion d’accompagner un très docte étranger en visite dans mon pays. Il me dit un jour : « Moi, vous savez, les choses après le IIIe siècle ne m’intéressent pas. » Je l’admirais beaucoup, mais j’ai été choqué. J’ai éprouvé à l’entendre, une étrange et froide sensation comme s’il avait éteint tout à coup les lumières sur une énorme superficie de deux mille deux cent et quelques dizaines d’années et que je me débattais désespérément dans cette mare ténébreuse et sans bornes. »

Georges Séféris, Deux aspects du commerce spirituel entre la France et la Grèce, 1944

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Fiction politique, La Liberté ou la mort est la première pièce d’une trilogie inspirée de la guerre d’indépendance qui a vu la Grèce se libérer du joug ottoman au XIXème siècle, après près de quatre cents ans de domination. L’ambition de ce projet est double : conter ce récit manquant de la Grèce, qui nous éclaire sur la situation qu’elle traverse aujourd’hui, et questionner et éprouver notre liberté.


MISE EN SCÈNE

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Après mon premier spectacle, En Eau trouble, qui racontait un scandale sanitaire traversé par une ville moyenne, avec un dispositif immersif et une distribution de dix-huit interprètes, je souhaite relever le défi de raconter la révolution, le soulèvement de tout un peuple, dans une économie de moyens et d’interprètes. C’est ainsi le mode allégorique plutôt que les combats à outrance que nous recherchons, à l’image d’Eugène Delacroix qui, dans ses peintures, choisit de ne pas décrire littéralement la tuerie mais plutôt de la suggérer, d’en faire une sorte de synthèse des différents moments d’un affrontement qu’on supposera sans merci et peut-être toujours en cours, en dehors du cadre du tableau.

Nous adoptons un rythme haletant et une dramaturgie elliptique afin de plonger le public dans l’histoire, qui avancera inexorablement vers ce désir brûlant de liberté et d’indépendance.

Les interprètes jouent plusieurs rôles, dans les différents camps des forces en présence, afin d’éviter tout manichéisme et de trouver l’humanité de chaque partie. Cela permet aussi la fluidité nécessaire à la rythmique du récit.


LE COMMERCE SPIRITUEL ENTRE LA FRANCE ET LA GRÈCE

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La Grèce et la France entretiennent des liens culturels très étroits. L’héritage grec ancien a infusé la France révolutionnaire, tout comme celle-ci a porté les indépendantistes grecs dès l’orée du XIXème siècle, qui ont eux-mêmes aiguillonné les républicains des Trois Glorieuses. Pourtant, cette période de l’histoire grecque se trouve occultée. On parle aujourd’hui de la Grèce pour son Antiquité, sa mythologie et sa crise contemporaine. Qu’en est-il de ces « deux mille deux cent et quelques dizaines d’années » d’histoire qui relient ces deux périodes ? C’est ainsi un travail mémoriel que nous entreprenons, afin de retrouver, vivante et sensible, cette Europe des idées, qui cède peu à peu la place à une Europe des capitaux. Il s’agit de prendre le recul de l’histoire, d’aller ausculter l’époque qui a rêvé la nôtre pour mieux comprendre notre temps présent.

Scène des massacres de Scio, Eugène Delacroix, 1824


L’HISTOIRE SE RÉPÈTE

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Ce qui apparaît, en nous intéressant à ce soulèvement, c’est combien les échos actuels sont saisissants. On y voit l’ingérence étrangère en Grèce et les dépendances financières prendre leurs racines. En 1821, les indépendantistes grecs se mettent en branle. Ils sont en infériorité face au Sultan, et demandent de l’aide aux Puissances. Celles-ci, liées par le Congrès de Vienne, ne peuvent soutenir une rébellion contre un souverain légitime, de peur d’en payer les répercussions sur leurs propres sols et de mettre en péril une paix récente et encore fragile. Ainsi, pendant six ans, les Grecs se battent tel David contre Goliath. Les faits d’héroïsme sont nombreux. Les opinions publiques occidentales apportent leur soutien, mais la position des Puissances reste inchangée. Les dissensions au sein des révolutionnaires se font jour, jusqu’à former deux camps, celui des politiques et celui des militaires, qui se déchireront dans des guerres civiles. Les Grecs voient leurs ressources se réduire comme peau de chagrin. Ils contractent des emprunts auprès de banquiers anglais à des taux dignes des pires usuriers. Finalement intéressées par le jeu diplomatique et infléchies par leurs peuples ralliés à la cause des insurgés, les Puissances finissent par se mêler du conflit et portent le coup fatal, qui contraindra les Ottomans de reconnaître l’indépendance de la Grèce. Seulement, la jeune nation grecque est lourdement endettée auprès des banquiers anglais et forcée de se soumettre à un nouveau roi étranger, Othon Ier de Bavière, parachuté là par les Puissances. Leur révolution se trouve ainsi confisquée.


LA LUTTE POUR LA LIBERTÉ DES « ÊTRES PARLANTS » (Jean-Claude Milner)

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Dans ce premier volet, qui s’étend de l’orée de l’insurrection au déclenchement de la première guerre civile, nous nous intéressons aux mécanismes qui voient émerger la guerre intestine.

Nous explorons comment politique et intime se rejoignent, comment nos vies intimes pénètrent le politique, et comment, inversement, le politique impacte l’intime. À plus forte raison dans ces moments de bouleversements profonds où les masques tombent et le vernis de la civilisation craquèle, nous tentons de comprendre comment ces situations de crise révèlent ce qui jusque-là était latent.

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Nous questionnons comment la parole politique agit, comment la prise de pouvoir peut s’opérer par le dire et comment la domination entre les êtres, avant d’en arriver aux armes, commence par les mots, qui peuvent révéler une violence symbolique extrême.

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La Liberté ou la mort, dont le titre reprend le slogan des indépendantistes grecs, a enfin vocation à questionner la liberté. Où en sommes-nous de ce pour quoi nos aïeux se sont battus ? Où se placent aujourd’hui les jougs qui nous oppriment ? Jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour (re)conquérir notre liberté ? Qu’est-ce donc que de mourir pour une cause ? Pourquoi ne se soulève-t-on pas aujourd’hui ? Ces questions président à notre recherche et nous visons, à travers cette pièce, à y apporter des réponses intimes et sincères.

© Meridith Kohut / New York Times



FAQ

Vous pouvez nous écrire à l'adresse suivante : cietheatrummundi@gmail.com Nous nous ferons un plaisir de vous répondre !

A quoi sert l'argent collecté

L'argent collecté grâce à vos dons nous permettra de produire le spectacle La Liberté ou la mort. 

Un premier pallier de 3 750 € nous permettra de financer la scénographie et les costumes.

Ensuite, le reste de la collecte couvrira essentiellement les dépenses de communication. Pour une jeune compagnie, la visibilité est essentielle. Nous souhaitons pouvoir faire appel à un·e attaché·e de presse ainsi qu’à un·e chargé·e de diffusion pour faire connaître ce spectacle au plus grand nombre et organiser une tournée pour la saison prochaine afin qu'il rencontre un maximum de public.

L’argent collecté servira également à couvrir d’autres dépenses de communication (impression des affiches et flyers, captation du spectacle…).

Certains organismes n'ayant pas encore statué sur le soutien qui nous sera octroyé, il est également possible que vos dons viennent en complément de la rémunération de l'équipe.

Si nous dépassons notre objectif de 9 500 euros cela permettra d'investir davantage dans la communication autour de La Liberté ou la mort. Cela permettra également de valoriser le travail de l'équipe en leur offrant une meilleure rémunération.

 

IMPORTANT :  Ce projet ouvre droit à une réduction fiscale de 66% si vous êtes un particulier et à 60% si vous êtes une entreprise. Les subventions publiques pour le spectacle vivant se réduisant comme peau de chagrin, cela vous offre la possibilité d'investir une partie de vos impôts dans la culture et d'en devenir un acteur direct.

 


Montant de l'appel à dons

9 531,00 €

Montant global

42 726,00 €

Dépenses

Désignation Montant

Services extérieurs et prestations

Frais de collecte 732,00 €
Administration / comptabilité 3 280,00 €
Communication 5 550,00 €
Imprévus 1 350,00 €
SOUS TOTAL 10 912,00 €

Résidences

Carreau du Temple 5 000,00 €
Théâtre Gérard Philipe 5 000,00 €
Parole errante 1 000,00 €
Théâtre de la Reine Blanche 1 200,00 €
SOUS TOTAL 12 200,00 €

Salaires

Salaires bruts équipe 10 765,00 €
Charges 5 099,00 €
SOUS TOTAL 15 864,00 €

Achats

Costumes 900,00 €
Scénographie 2 850,00 €
SOUS TOTAL 3 750,00 €

TOTAL

TOTAL 42 726,00 €

Recettes

Désignation Montant

Mises à disposition d'espaces

Théâtre de la Reine Blanche 1 200,00 €
Parole errante 1 000,00 €
Théâtre Gérard Philipe 5 000,00 €
Carreau du Temple 5 000,00 €
SOUS TOTAL 12 200,00 €

Subventions

Spedidam (acquis) 1 700,00 €
Ville de Paris (en cours) 10 690,00 €
SOUS TOTAL 12 390,00 €

Fonds d'insertion écoles nationales

JTN (acquis) 1 675,00 €
SOUS TOTAL 1 675,00 €

Production

Apport compagnie 6 930,00 €
SOUS TOTAL 6 930,00 €

Proarti

Financement participatif proarti 9 531,00 €

TOTAL

TOTAL 42 726,00 €

Bibliographie et filmographie

Essais

Hannah Arendt, De la révolution, 1963

David Brewer, The Greek War of Independence: The Struggle for Freedom from Ottoman Oppression and the Birth of the Modern Greek Nation, 2001

Albert Camus, L’Homme révolté, 1951

Comité invisible, L’insurrection qui vient, 2007

Joëlle Dalègre, Grecs et Ottomans, 1453-1923 : de la chute de Constantinople à la disparition de l'empire ottoman, 2002

Olivier Delorme, La Grèce et les Balkans, 2013

Édouard Driault et Michel Lhéritier, Histoire diplomatique de la Grèce de 1821 à nos jours, 1925

George Finlay, A History of Greece: The Greek Revolution, 1864

Jean-Claude Guillebaut, Le Tourment de la guerre, 2016

Étienne de La Boétie, Discours sur la servitude volontaire, 1576

Robert Mantran, Histoire de l’Empire ottoman, 1989

Hervé Mazurel, Vertiges de la guerre : Byron, les philhellènes et le mirage grec, 2013

Jean-Claude Milner, Pour une politique des êtres parlants, 2011

Georges Prévélakis, Qui sont les Grecs ? Une identité en crise, 2017

Jacques Rancière, La Haine de la démocratie, 2005

Carmen M. Reinhart et Christoph Trebesch, The pitfalls of external dependance : Greece, 1829-2015, 2015

Georges Séféris, Deux aspects du commerce spirituel entre la France et la Grèce, 1944

Ioulia Shukan, Génération Maïdan, 2016


Témoignages

Blaise Cendrars, J’ai saigné, 1938

Thomas Gordon, History of the Greek Revolution, 1832

Philippe Jourdain, Mémoires historiques et militaires sur les événements de la Grèce depuis 1822, jusqu'au combat de Navarin, 1828

Yannis Makriyannis, Mémoires, 1984

Constantin Metaxas, Souvenirs de la guerre de l'indépendance de la Grèce, 1887

François Pouqueville, Histoire de la régénération de la Grèce, 1824


Fictions

Dimìtris Dimitriàdis, Je meurs comme un pays, 1980

Alexandre Dumas, Ali Pacha in Les Crimes célèbres, 1839

Victor Hugo, Les Orientales, 1829

Níkos Kazantzákis, Alexis Zorba, 1946

Níkos Kazantzákis, La Liberté et la mort, 1947

Percy Shelley, Hellas: A Lyrical Drama, 1822

Dionysios Solomos, La Femme de Zante, 1826


Arts visuels

Nina M. Athanassoglou-Kallmyer, French Images from the Greek War of Independence (1821-1830): Art and Politics Under the Restoration, 1989

Claire Constans (sous la direction de), La Grèce en révolte : Delacroix et les peintres français, 1815-1848, 1996

Denis Curti et Alessandra Mauro (sous la direction de), L’ombre de la guerre, 2011

Alain Daguerre de Hureaux, Delacroix, 1993

Georges Didi-Huberman (sous la direction de), Soulèvements, 2016

Danielle Molinari, Les Orientales : Maison de Victor Hugo, 2010


Films

Theo Angelopoulos, Alexandre le Grand, 1980

Theo Angelopoulos, Athènes, Retour sur l'Acropole, 1983

Theo Angelopoulos, Le voyage des comédiens, 1975

Laurent Bécue-Renard, De Guerre lasses, 2003

Michael Cacoyannis, Zorba le Grec, 1964

Marcel Ophüls, Veillées d’armes, 1994

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    https://www.facebook.com/CompagnieTheatrumMundi/

Contreparties

Pour 5 € et plus

pour 5,00 € et +

1 ARTINAUTE

Un immense merci

Votre don donne lieu à une réduction fiscale de 66%. Si vous faites un don de 5 € cela vous coûtera réellement 2,20 €

Pour 10 € et plus

pour 10,00 € et +

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La contrepartie précédente

+ L'envoi de nos nouvelles régulières sur votre mail personnel (avancement de la création, sorties de résidences, photos…)

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Pour 25 € et plus

pour 25,00 € et +

1 ARTINAUTE

Les contreparties précédentes

+ Un verre au bardu théâtre avec l'équipeà la sortie du spectacle

Votre don donne lieu à une réduction fiscale de 66%. Si vous faites un don de25 €cela vous coûtera réellement 8,40 €

Pour 50 € et plus

pour 50,00 € et +

7 ARTINAUTES

Les contreparties précédentes

+ Une invitation à la maquette qui sera présentée au Théâtre Gérard Philipe début février

Votre don donne lieu à une réduction fiscale de 66%. Si vous faites un don de 50 €,cela vous coûtera réellement17 €.

Pour 80 € et plus

pour 80,00 € et +

2 ARTINAUTES

Les contreparties précédentes

+ Un tarif préférentiel pour la représentation de votre choix

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Pour 120 € et plus

pour 120,00 € et +

2 ARTINAUTES

Les contreparties précédentes

+ Le manuscrit original et inédit de la pièce La Liberté ou la mort, dédicacé par l’autrice

Votre don donne lieu à une réduction fiscale de 66%. Si vous faites un don de120 €, cela vous coutera réellement 40,80€.

Pour 250 € et plus

pour 250,00 € et +

2 ARTINAUTES

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+ Deuxinvitations à la représentation de votre choix

Votre don donne lieu à une réduction fiscale de 66%. Si vous faites un don de 250 euros cela vous coutera réellement 85 euros.

Pour 500 € et plus

pour 500,00 € et +

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Pour 1000 € et plus

pour 1 000,00 € et +

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*SPECIALE ENTREPRISE*

Les contreparties précédentes

+ Un séminaire ou atelier de 4 heures sur une thématique établie ensemble

Votre don donne lieu à une réduction fiscalede 60% si vous êtes une entreprise. Si vous faites un don de 1000 €, cela vous coûtera réellement 400 €.

Pour 2000 € et plus

pour 2 000,00 € et +

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Les contreparties précédentes

+ Un séminaire ou atelier d'une journée sur une thématique établie ensemble

Votre don donne lieu à une réduction fiscale de 60% si vous êtes une entreprise. Si vous faites un don de 2000 €, cela vous coûtera réellement800 €.