Mécénat
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La Centrale

Par: Cie M42

Collecte Réussie


| ARTS DE LA SCÈNE
| Dieppe
| DIFFUSION

2 715,00 €

2 500,00 € demandés

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Présentation du projet

M42 est une compagnie normande depuis 2014, qui travaille sur les écritures contemporaines. Le texte de "La Centrale" est de Virginie Barreteau, c'est une création, mise en scène par Louise Dudek, qui a découvert ce texte en 2011, alors qu'elle participait au comité de lecture du CDN d'Orléans (le texte avait été sélectionné l'année précédente). Le travail de la compagnie M42 est collaboratif, c’est un travail de recherche et de questionnement qui prend du temps. "La Centrale" est une pièce mystérieuse aux interprétations multiples dont nous avons cherché les clefs ensemble.

Cette première mise en scène solo de Louise Dudek est une étape dans son parcours et un vrai défi car il s'agit d'un texte peu connu et exigeant, jamais monté, aux thématiques difficiles (l'exclusion, la résilience également).

Nous avons commencé par faire une lecture de la pièce en juin 2015 à la Chapelle Saint Louis, à Rouen, puis nous avons passé deux semaines en résidence à La Factorie de Val de Reuil en février 2016, une semaine au théâtre des Bains-Douches du Havre en avril 2016 puis une semaine à Lilas en Scène en mai 2016 ainsi que deux semaines en octobre 2016.

La pièce sera créée au théâtre de La Loge en décembre 2016. Nous jouons les 13 Décembre à 21H00 / 14 Décembre à 21H00 / 15 Décembre à 21H00 / 16 Décembre à 21H00 / 19 Décembre à 21H00 / 20 Décembre à 21H00 / 21 Décembre à 21H00

Nous avons fait des demandes de subventions auprès de la Ville de Dieppe et du département de la Seine-Maritime dont nous attendons les réponses. Nous avons le soutien de structures comme Lilas en Scène, le théâtre de Bains-Douches du Havre ou encore La Factorie de Val-de-Reuil, qui nous ont accueilli pour nos répétitions.

Nous avons besoin de vous, de votre soutien, de votre générosité, pour que cet aboutissement se déroule dans les meilleures conditions !!! Votre soutien permettra à ce projet et à la compagnie de continuer sa route, que nous souhaitons longue !
Nous avons donc décidé de lancer une collecte proarti. Détail qui a son importance, vos dons sont déductibles d’impôts.

Cette collecte nous aidera à financer les postes artistiques en priorité (jeu, création sonore, vidéo et lumière, mise en scène). Merci, merci, merci !!


Résumé

Un endroit en France. Un frère et une soeur, une mère massive et un père absent. Et au milieu de tout ça, un endroit mystérieux, une centrale abandonnée. Un lieu qui attire, qui aspire, et dont on ressort transformé, quand on a eu le courage d'y entrer. La Centrale, c'est une tragédie contemporaine aux phrases ciselées, qui parle des oubliés de notre société. C'est aussi un parcours initiatique dont l'univers flirte avec le fantastique.


Note d'intention

Un théâtre traversé d’échos du monde contemporain

" Tout d’abord c’est l’écriture de Virginie Barreteau, son style sec et implacable où chaque mot est choisi et prend plusieurs sens au fur et à mesure que l’on avance dans la tragédie. C’est cet univers qui flirte avec le fantastique pour échapper au réel trop brut, trop dur. C’est ce mélange très particulier qui donne une pièce qui reste au fond de soi, après sa lecture, qui remue et qui questionne l’organisation de notre
société, l’organisation sociale, l’accès à la culture, au savoir.

Pas un mot de trop, pas un silence de trop. Et le manque de mots qui mène à la violence, au sang, comme si là où les mots manquent, ce que l’on y trouve, c’est la mort. C’est une histoire qui se dit entre les mots, dans les corps. C’est une histoire de gens qui ont les corps qui crient. La mère étire les mots, les allonge, ils sortent de sa bouche et elle s’en étonnerait presque, elle tente de les retenir mais ne peut pas et c’est en gestes, en violence qu’ils se transforment. La mère qui est toujours là, toujours dans l’appartement, presque comme une ombre. Qui ne bouge que très peu, par peur.


Mais qui chantonne. La fille qui parle et parle et n’arrête pas, la fille qui est la petite dernière, qui comprend tout et sait mieux que les autres la légèreté nécessaire à la vie, mais trop petite, et personne ne veille sur elle. Le frère et la soeur qui se ressemblent, la relation fraternelle amour-fascination-haine, l’un finit les phrases de l’autre, dans les gestes, dans les regards, ils sont pareils. Le frère qui ne s’intéresse pas aux filles mais à autre chose, le frère qui disparait, qui passe des heures à observer, à rêver. Et au milieu l’absence du père, ou, plutôt, les lettres du père qui disent son absence. Le père qui envoie de l’argent et qui, malgré lui, à cause d’un retard de paiement, est à l’origine de la catastrophe, l’incendie. "

Louise Dudek, metteure en scène


Scénographie

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Sur scène, les lieux s’enchaînent et se répètent : de l’appartement au seuil, à la centrale puis au chantier. L'espace mental du garçon est matérialisé par un tapis de sol blanc.

Le frère et la soeur sont habillés d’une façon similaire, simple. La mère attend, souvent dans la pénombre, clouée sur sa chaise. Les corps des comédiens et le texte, font apparaitre la maison, le seuil. La lumière, la vidéo et le son les accompagnent.
L’appartement est presque vide : un tabouret, un panier, peu de choses. La lumière de la fenêtre l’éclaire. Lieu de l’imaginaire et du fantastique, la centrale est matérialisée en vidéo, par une projection au lointain sur des bandes de tissu. C’est lorsque l’imaginaire du garçon s’active que la vidéo se déclenche.
Les espaces disparaissent et réapparaissent, c’est un ballet de fantômes, à la fois quotidien et étrange. La lumière sera électricité ou lumière du jour, projecteurs de chantier qui aveuglent ou lumière de la bougie. Nous irons jusqu’à l’entremêlement des espaces, jusqu’à la contamination ultime de la maison et du seuil par la centrale.

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Photo de répétition à Lilas en Scène


Création vidéo

Photo de répétition à Lilas en Scène

// ... le centre est partout, la circonférence nulle part...// J-L Borges

La Centrale appelle des images géométriques. De quel centre est-il question ? De quoi est-elle entourée ?

Peut-être de vide. D'absences en tout cas. Elle m'évoque en tout cas un espace un peu achronique, tendu entre la bougie et le charbon de l'ère industrielle et notre modernité nucléaire et mondialisée.

La vidéo ne saurait être illustrative. Elle devra chercher à suggérer. Donner puis retirer. Soustraire. Abstraire. De fil en aiguille, elle s’impose liquide, fuyante et abyssale. Le rêve-cauchemar du garçon tend vers l’intra-utérin ou vers les marécages de Stalker, de Tarkoski.

Le mapping vidéo permet d'utiliser l'image de manière inattendue, hors d'un cadre figé. Elle peut ainsi envahir tout le plateau ou bien n'en utiliser qu'une infime partie. Elle peut se révéler sur n'importe quel support. Elle peut être ténue, surprenante et presque imperceptible. Liée intimement à la création sonore, qu'elle contredira ou soutiendra, la vidéo sera une matière à part entière, lumineuse, qui texturera les éléments de l'espace scénique. Elle pourra évoquer un hors champ indistinct autant qu'elle viendra teinter les espaces mentaux des personnages. Concentrée sur le jeune homme, elle en extériorise l’inconscient et devient une représentation de son douloureux parcours initiatique.

Boris Carré

Création sonore

À la lecture du texte de La Centrale, j’ai entendu les grondements de l’usine, les rythmes mécaniques, les respirations humaines et la vivacité des gestes, les voix noyées dans le bruit des machines. Puis le silence. L’absence des humains. Et les fantômes de ce qu’il reste d’une industrie désertée. Les souvenirs rôdent, ce sont des spectres, la centrale est un monstre endormi, une ombre. Le paysage qui la cerne m’apparaît triste et tranquille, à peine quelques oiseaux, quelques voitures au loin, à peine le vent.

Le projet sonore pour cette mise en scène n’est pas de reconstituer de façon réaliste la centrale. Mais de travailler sa présence comme un lieu fantastique, à la fois intrigant et effrayant.

Le son, dans ses récurrences, dans ses transformations, doit exister comme un lien entre le réel palpable, et un espace plus trouble, celui du personnage du garçon, de ses émotions, de ses fantasmes, de ses souvenirs.

Élisa Monteil



FAQ

Pour plus d'information sur la compagnie M42 et ses autres projets, visitez le site

A quoi sert l'argent collecté

> si nous parvenons à collecter 2000 euros nous financerons une partie de l' enveloppe création artistique

> si nous arrivons à collecter 4500 euros et que nous obtenons nos subventions, nous financerons l'enveloppe création artistique entièrement

> enfin si nous dépassons l'objectif de collecte nous pourrons même financer  l'achat d'un tapis de sol et d'un vidéoprojecteur

Grâce à vous, l'économie du projet et sa viabilité nous permettrons de continuer et d'emmener ce projet et les suivants bien loin ! Alors un grand merci d'avance !


Montant de l'appel à dons

2 500,00 €

Montant Global

12 600,00 €

Dépenses

Désignation Montant

Autres frais

Droits d'auteur 280,00 €
SOUS TOTAL 280,00 €

Transport

Location camion 150,00 €
SOUS TOTAL 150,00 €

Scénographie

Scénographe 500,00 €
SOUS TOTAL 500,00 €

Création technique

Son, vidéo et lumières 4 140,00 €
SOUS TOTAL 4 140,00 €

Création artistique

Metteur en scène 1 310,00 €
Assistant 1 310,00 €
Comédiens 4 910,00 €
SOUS TOTAL 7 530,00 €

TOTAL

TOTAL 12 600,00 €

Recettes

Désignation Montant

Fonds personnels

Compagnie M42 500,00 €
SOUS TOTAL 500,00 €

Subventions (En cours)

Ville de Dieppe 3 000,00 €
Département (76) 2 500,00 €
SOUS TOTAL 5 500,00 €

Billeterie

Recettes exploitation La Loge 2 100,00 €
SOUS TOTAL 2 100,00 €

Proarti

Financement participatif proarti 2 500,00 €

TOTAL

TOTAL 10 600,00 €

Inspirations iconographiques pour la création vidéo et pour la scénographie :

:/

Images extraites du film Stalker, d'Andreï Tarkovski

Extrait du texte de Virginie Barreteau :

"Debouts essouflés face à la Centrale.

Fille : C’est ça !?

Garçon : …

Fille : C’est tout.. ?

Garçon : …

Fille : C’est là que tu viens.. ?

Garçon : …

Fille : La centrale.

Garçon : Oui.

Fille : Pourquoi ?

Il hausse les épaules.

Tu connaissais quelqu’un ?

Garçon : Pourquoi ?

Fille : Comme elle a fermé.

Garçon : C’est pas vrai.

Fille : Depuis longtemps.

Garçon : C’est pas vrai.

Fille : Si. Elle est fermé depuis longtemps.

Garçon : Non.

Fille : Si ! Un matin les ouvriers sont venus comme d’habitude mais il n’y avait plus rien. C’était vide.

Garçon : C’est impossible.

Fille : Je l’ai lu dans les journaux.

Garçon : Tu les crois ?

Elle hausse les épaules. Temps.

Tu n’entends pas le bruit des machines ?

Elle hausse les épaules. Temps. Il la regarde. La plaque au sol.

Tu sens pas comme ça vibre ?

Elle fait non de la tête. Il la lâche. Sont assis tous deux. face à la centrale.

Fille : Je te dis qu’elle est vide.

Il hausse les épaules.

Elle est fermée depuis longtemps.

Il hausse les épaules.

Tu pouvais pas savoir. Tu entendais.

Le vent qui siffle. Une vraie passoire. ça fait longtemps tu sais.

Temps. Il fait non de la tête.

Garçon : C’est impossible.

Fille : Je l’ai lu.

Temps. Il surgit debout avec tous ses membres impuissants il frappe. Le ciel de ses poings. Sa sœur de ses pieds. Il arrête. Semble calmé. Ou se contient. La fille resurgit à nouveau. Assise. des ecchymoses sur la figure et le corps.

Je vais voir.

Garçon : Non !

Fille : Seul moyen de savoir.

Se lève. Va lentement mais droit à la centrale pendant tout le dialogue qui suit. Jusqu’à y disparaître complètement."

Suivez l'actualité du projet !

  • Première à la Loge

    Le 13 décembre à 21h, au théâtre de la Loge, vous pourrez assister à la première de La Centrale, nous vous attendons !

  • Prise de son

    Une photo des coulisses : enregistrement aux Lilas lors de notre dernière résidence à Lilas en Scène !

  • L'affiche est là

    L'affiche et le flyer n'ont plus qu'à être envoyés à l'imprimerie ! smileysmileysmiley

    Le graphisme est d'Alice Saey : http://www.alicesaey.com/

Contreparties

Chez la petite du bâtiment O

pour 5,00 € et +

0 ARTINAUTES

Si vous êtes imposables, en donnant 5€, cela ne vous coûtera réellement que 1,70€

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Pour 5 euros et plus, votre nom sera cité sur le site de la compagnie, sur la page dédiée au projet !

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Un IMMENSE merci !

Sur le seuil

pour 20,00 € et +

2 ARTINAUTES

Si vous êtes imposables, en donnant 20€, cela ne vous coûtera réellement que 6,80€.

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Pour 20 euros et plus, nous vous offrons une affiche dédicacée du spectacle et nous citons votre nom sur le site de la compagnie !

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Et un IMMENSE merci !

Sur le chantier

pour 40,00 € et +

7 ARTINAUTES

Si vous êtes imposables, en donnant 40€, cela ne vous coûtera réellement que 13,60€.

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Pour 40 euros et plus, nous vous offrons une affiche dédicacée du spectacle et nous citons votre nom sur le site de la compagnie ! Vous recevrez également trois photos du spectacle par mail !

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Et un IMMENSE merci !

Face à la centrale

pour 80,00 € et +

1 ARTINAUTE

Si vous êtes imposables, en donnant 80€, cela ne vous coûtera réellement que 27,20€.

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Pour 80 euros et plus, nous vous offrons une affiche dédicacée du spectacle, nous citons votre nom sur le site de la compagnie et vous recevrez trois photos du spectacle par mail ! Nous vous invitons également à venir prendre l'apéro avec l'équipe le mercredi 11 janvier 2017 à Montreuil, chez la metteuse en scène.

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Et un IMMENSE merci !

Dans la maison

pour 100,00 € et +

3
ARTINAUTES

147
DISPONIBLES

Si vous êtes imposables, en donnant 100€, cela ne vous coûtera réellement que 34€

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Pour 100 euros et plus, nous vous offrons une place tarif plein, nous citons votre nom sur le site de la compagnie ! Et vous repartez avec une affiche du spectacle dédicacée ! Nous vous invitons également à venir prendre l'apéro avec l'équipe le mercredi 11 janvier à Montreuil, chez la metteuse en scène. Et vous recevrez trois photos du spectacle par mail !

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Et un IMMENSE merci !

Dans la centrale

pour 200,00 € et +

0
ARTINAUTES

80
DISPONIBLES

Si vous êtes imposables, en donnant 200€, cela ne vous coûtera réellement que 68€

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Pour 200 euros et plus, nous vous offrons deux places, nous citons votre nom sur le site de la compagnie et vous recevrez trois photos du spectacle par mail ! Et vous repartez avec une affiche du spectacle dédicacée ! Nous vous invitons également à venir prendre l'apéro avec l'équipe le mercredi 11 janvier à Montreuil, chez la metteuse en scène.

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Un IMMENSE merci !

À la gare

pour 300,00 € et +

2
ARTINAUTES

8
DISPONIBLES

Si vous êtes imposables, en donnant 300€, cela ne vous coûtera réellement que 102€

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Pour 300 euros et plus, nous vous offrons deux places tarif plein, nous vous offrons un verre après le spectacle, nous citons votre nom sur le site de la compagnie et vous recevrez trois photos du spectacle par mail ! Et vous repartez avec une affiche du spectacle dédicacée ! Nous vous invitons également à venir déguster un boeuf bourguignon avec l'équipe (date à préciser ensemble).

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Un IMMENSE merci !