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ZOOM, ou l'itinéraire d'un enfant pas gâté
AVIGNON - Théâtre des Corps Saints du 7 au 30 juillet - 15h20

Collecte Réussie


| ARTS DE LA SCÈNE
| Montereau-Fault-Yonne
| DIFFUSION

6 575,00 €

5 000,00 € demandés

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Présentation du projet

ZOOM

Festival OFF d'Avignon

Du 7 au 30 juillet 2016 au Théâtre des Corps Saints


Après le vif intérêt du public et de la presse lors des représentations que nous avons donné au Théâtre Douze, nous avons pris la décision d'emmener Zoom, ou l'itinéraire d'un enfant pas gâté à Avignon ! Ce Festival est un investissement important pour notre compagnie mais nécessaire à notre désir principal : que ce spectacle rencontre un large public. C'est grâce à vos dons, donnant droit à une déduction fiscale, que cette envie pourrait se concrétiser. C'est aussi un moyen de faire venir des programmateurs pour donner de la visibilité à ce texte.

8ème création de la Compagnie Scènes en Seine, Zoom, ou l'itinéraire d'un enfant pas gâté est né en 2013. Véritable coup de coeur, c'est une nécessité presque sociale que ce texte rencontre un large public. Avignon nous apparaît comme le festival qui pourrait ouvrir la possibilité que cette création soit vue par de nombreuses personnes et tourne partout en France. Les nombreux sujets abordés par ce texte tels que l'école, la culture, la norme, la violence s'avèrent parler à un large public de tout horizon social et de tout âge.


Brève histoire du projet

5 avril 2013, Zoom est créé au Conservatoire G. Litaize de Montereau-Fault-Yonne.

Entre 2013 et 2015, Zoom tourne en Seine-et-Marne, en Bourgogne et en Isère dans des collèges, salles de spectacle et en appartement. Déjà plus de 40 représentations depuis sa création !

Du 2 au 14 février 2016, Zoom monte enfin à Paris au Théâtre Douze.

Du 7 au 30 juillet 2016, Zoom sera à Avignon !

Les partenaires de ce projet sont la ville de Montereau-Fault-Yonne et les mécènes qui nous ont aidé, l'année dernière, à faire vivre ce spectacle à Paris.


L'histoire

La salle des profs d'un collège. Tout le monde attend le prof principal. Une mère prend la parole et ne la lâche plus. Elle se bat avec les mots, la syntaxe et les souvenirs. Elle nous raconte son histoire et celle de son fils, un enfant difficile, comme on dit. Elle dialogue avec ses fêlures, et sa détresse. Elle nous fait rire, avec sa vie déglinguée et ses rêves de réussite en carton-pâte. Elle nous dit une certaine misère ordinaire. Comme elle sait le dire, elle qui n'a jamais tant parlé: avec mordant, avec humour, avec audace !

Tout commence là, quand une mère invente pour son fils le destin qu'elle n'a pas eu.


Notes du metteur en scène

"Cette femme se taisait. Et voilà qu'elle éprouve le besoin de raconter.

Peu importe les règles du langage, la grammaire, la syntaxe, elle libère sa parole, comme un torrent décousu, spontané. Elle nous parle des relations entre une mère et son fils, de ses relations aux institutions, aux autres, toujours empreintes de désarroi, d'incompréhension, de violence. Seule, sans amour, sans grande instruction, nourrie des programmes télévisés comme les Feux de l'amour ou Le Juste prix, elle est en décalage tout le temps, elle est en dehors du "système", elle ne "fait pas partie de la famille". Par les espoirs fous qu'elle place dans le cinéma, les jeux télévisés, pour échapper à la misère, elle écrase son fils Burt, sans le vouloir, sans le savoir. Malgré les épreuves, absence du père, scolarité défaillante, humiliations multiples, emprisonnement de sa mère, il saura transcender ses souffrances par la musique et trouver dans le violoncelle une chance d'être lui-même.

L'histoire nous tient en haleine, par la force d'un personnage haut en couleur. Le texte, ni sociologique, ni misérabiliste, nous plonge d’emblée dans une fiction théâtrale, précisément par la densité des péripéties, mais aussi par le langage imagé de cette femme. Son parcours chaotique, où elle prend sa part de responsabilité, pose des questions, par exemple sur l’école, les institutions, les valeurs et les modèles que la société nous impose. J’aime un théâtre qui rit, qui pleure, et qui pense, et je crois à la vertu cathartique de la mise en miroir auquel nous invite le théâtre « … où tant de destins sont proposés dont on reçoit la poésie sans en souffrir l'amertume. », pour citer Camus.

On le voit, les interrogations qui émergent et susceptibles de nourrir les débats sont nombreuses: le langage et l'expression, la norme et l'exclusion, l'individu et les institutions, la culture et l'instruction, l'éducation et l'école, la violence, le formatage et le libre arbitre. La résilience."

Jean-Marc Galéra

La pièce

Zoom est une œuvre commandée à Gilles Granouillet par François Rancillac, auquel le Théâtre de Sartrouville–CDN avait lui-même commandé un spectacle à destination des adolescents et joué à même une classe de collège.

Alors pourquoi le recréer, avec une autre comédienne?

"Pour moi, c'est presque une nécessité sociale que cette pièce rencontre encore un nombreux public. Enseignant naguère, homme de théâtre aujourd'hui, père et citoyen concerné, ce texte m'a touché profondément." Jean-Marc Galéra

Les spectateurs à l'issue d'une représentation

Ce qu'en pense la presse

LE MONDE.FR «Ah ce buisson d'émotion qui vous a empêché de vous exprimer, qui vous a cloué sur place, face au juge, face au proviseur, patron ou n'importe quel fonctionnaire, vous pouvez l'entendre frémir, rayonner à travers ce personnage incroyablement nature qu’interprète cette remarquable comédienne Annette BENEDETTI, bouleversante !» Évelyne Trân, Février 2016

SPECTACLES SELECTION «Tant qu’il y aura des hommes, peut-être, tant qu’il y aura des femmes surtout, et le théâtre et de bouleversantes actrices, telle Annette Benedetti, pour dire leur désarroi, avec humour et l’évidence de la simplicité au filigrane des larmes et de la colère.» Annick Drogou, Février 2016

FROGGY'S DELIGHT «La comédienne donne à son personnage l'émotion, la violence rentrée, mais aussi l'humour qui rendent crédible cette héroïne sans qualités. Elle porte, avec culot et énergie, toute la pièce sur ses épaules et insuffle à son personnage émotion, colère, détresse et rire avec beaucoup de justesse.» Froggy's delight par Laurent Coudol, Février 2016

LE SNES «Le texte de Gilles Granouillet dit tout ce que la sociologie nous enseigne sur les voies de garage où se trouvent enfermées les catégories les plus défavorisées (…) Annette Benedetti, dans une mise en scène sobre de Jean-Marc Galera, est cette femme avec son jean, son petit blouson et son grand sac clinquant, mâchonnant son chewing-gum, riant pour cacher sa gêne, ne maîtrisant pas toujours la syntaxe, mais qui une fois lancée ne s’arrête plus et dit tout ce qu’elle a sur le cœur. Elle a une énergie folle, elle nous entraîne dans les castings, dans le bureau du proviseur, sur les bancs du tribunal, elle nous fait rire ou nous emporte au bord des larmes. Elle est formidable.» Micheline Rousselet, Février 2016

L'ECOLE DES LETTRES «Dans la mise en scène nerveuse qu’en a donnée Jean-Marc Galéra, Annette Benedetti joue ce « seule en scène » avec juste ce qu’il faut de l’outrance qui sied au propos, en mère à la fois déglinguée et sublime. Car bien évidemment, c’est d’elle d’abord que nous parle la pièce de Gilles Granouillet. Mère et fils – oui, c’est vrai – sont en jeu. Mais c’est bien elle qui est en scène – joie et douleur – et qui joue sa vie. Déglinguée et sublime. Forcément sublime.» Robert Briatte, Février 2016

HOLYBUZZ «C'est le théâtre tel qu'on l'aime, à la fois drôle, tendre et violent. C'est l'histoire de notre société et de quelques-uns de ses paradoxes. (…) L'auteur Gilles Granouillet navigue avec une semblable aisance des rives de l'humour à celles de la peinture de notre société. Sa plume saisit les charmes et aspérités d'un personnage à l'éloquence incertaine (…) En accord avec cette langue cabossée, Annette Benedetti sert son personnage avec une farouche détermination (….) Ce travail mérite d'être salué et soutenu. Faites le pari d'un gros plan sur une des composantes sociales de notre siècle.» David Westphal, Février 2016

REGARTS.ORG «Gilles Granouillet est un auteur subtil qui s’inspire souvent de la dureté que le monde contemporain impose aux êtres faibles, ceux dont la carapace ne s’est jamais endurcie depuis l’enfance. (…) Pourtant rien dans l’écriture de Gilles Granouillet ni dans le jeu d’Annette Benedetti n’est misérabiliste. Ce sont les facettes naïves et imaginaires du personnage qui s’incarnent sur le plateau. (…) Il y a beaucoup de tendresse, beaucoup de colère contenue dans l’interprétation d’Annette Benedetti.» Bruno Fougniès, Février 2016

LEXITIMES.FR «Une histoire à l'origine somme toute assez banale mais mise en mots et mise en scène de manière magistrale et que nous offre Annette Benedetti dans une interprétation fort réussie.» Alfredo Allegra, Février 2016

SORTIES A PARIS «Cette mère si éloquente est interprétée avec talent par Anne BENEDETTI, dans une Mise en Scène de Jean-Marc GALERA. Parfois on rit, mais la plupart du temps, elle nous tient en haleine, et on partage sa souffrance. De la tendresse et de l'émotion.» Fabienne SCHOULER, Février 2016

AU BALCON.FR «Seule en scène pendant une heure et demie, Annette Benedetti campe de façon MA-GISTRA-LE cette "mère-courage" qui nourrit de si grandes ambitions pour son fils.» If Pot-Haie, Février 2016

JOURNAL DE SAÔNE ET LOIRE «Epoustouflant, superbement interprété, le spectacle nous tient en haleine…Le public ne s’y est pas trompé en ovationnant la performance de la comédienne Annette Benedetti.» Avril 2014

VAUCLUSE MATIN «Avec son interprétation, la comédienne a su conquérir le public par une présence de tous les instants, alternant les situations cocasses et les moments d’intense émotion.» Mai 2013

LA PROVENCE «L’histoire est drôle, émouvante, parfois violente, déjantée à souhait» Mai 2013

DAUPHINE LIBERE «Le ton est juste, l’écriture séduit, le personnage fascine» Mai 2013

LA REPUBLIQUE DE SEINE ET MARNE «Annette Benedetti joue face au public une palette de personnages qui donnent la réplique au personnage principal de la pièce : La Mère du Burt» Mai 2013



FAQ

Oui, vous pouvez calculer le montant de votre déduction fiscale en cliquant sur "soutenir" - "je souhaite défiscaliser en tant que" - tapez le montant que vous souhaitez donner > le "montant après réduction fiscale" s'affichera automatiquement à droite.

Suivre toutes les étapes nécessaires en remplissant bien les champs adresse mail (sur laquelle vous recevrez le reçu fiscal) et celui de votre adresse postale (champ obligatoire pour l’édition d’un reçu fiscal).

Bien sûr, plusieurs modes de paiement sont proposés.

Je contacte proarti : 06 52 37 93 09 // contact@proarti.org

A quoi sert l'argent collecté

Vos dons nous permettront de rembourser les frais liés à la salle et d'offrir une plus grande visibilité de notre spectacle lors du Festival où des centaines de compagnies seront présentes !

Si les dons récoltés atteignent :

- le 1e pallier "tapis rouge", 5000 euros : nous pourrons assurer deux tiers de la location de la salle

- le 2e pallier "montée des marches", 7700 euros : nous pourrons rembourser les frais liés à la salle et l'argent collecté nous permettra de renforcer les moyens de communication

- le 3e pallier "Hollywood", 9000 euros : vous participerez à la promotion de notre spectacle et lui donnerez une plus grande visibilité auprès du public (encart publicitaire, programme OFF, etc).


Objectif de collecte

5 000,00 €

Montant Global

21 012,00 €

Dépenses

Désignation Montant

Salaires et charges

1 régisseur 800,00 €
1 comédienne 2 200,00 €
SOUS TOTAL 3 000,00 €

Services

Droits d'auteur 766,00 €
1 attachée de presse 3 000,00 €
Frais structure 100,00 €
SOUS TOTAL 3 866,00 €

Réalisation

Frais de régie 100,00 €
Location Théâtre 7 080,00 €
Programme OFF 316,00 €
Encarts publicitaires 1 000,00 €
Publicité/promotion 500,00 €
Divers 500,00 €
Défraiements 1 720,00 €
Hébergement 1 500,00 €
Transports 650,00 €
Tractage/affichage 780,00 €
SOUS TOTAL 14 146,00 €

TOTAL

TOTAL 21 012,00 €

Recettes

Désignation Montant

Recette

Billetterie 5 280,00 €
SOUS TOTAL 5 280,00 €

Subvention

Réserve parlementaire 4 000,00 €
SOUS TOTAL 4 000,00 €

Apport

Fonds propres 6 732,00 €
SOUS TOTAL 6 732,00 €

Proarti

Financement participatif proarti 5 000,00 €

TOTAL

TOTAL 21 012,00 €

L'auteur

Gilles GRANOUILLET, né à Saint-Etienne en 1963, est actuellement directeur artistique du Théâtre Le Verso. Il exerce plusieurs métiers avant de commencer, en 1989, à s'intéresser au théâtre. Il fonde la compagnie Travelling Théâtre. Il est d'abord metteur en scène et comédien, puis se tourne vers l’écriture. De 1999 à 2010, il fut auteur associé à la Comédie de Saint-Etienne. Ses pièces ont été mises en ondes à France Culture, et traduites et jouées dans une douzaine de pays

Extraits

J'aurais dû venir ces autres années. Je ne sais pas comment j'aurais fait, en petite souris peut-être, sortie par un trou de souris pour rendre visite à la grande réunion de parents d'élèves de début d'année. [...]

C'est que je ne fais pas la maligne quand je dis que mon Burt vient tout droit d'Hollywood, parce que c'est vrai, il vient tout droit d'Hollywood, même si le début de son film était plutôt raté. (...) Les choses ne se passent jamais tout à fait comme on les raconte. Si on les racontait comme elles se passent, on ne pourrait pas les raconter. [...]

Enfant difficile, Burt ! Enfant difficile, vient pas, fout rien, tire la langue, jamais pardon, pas de cahier, tire des beignes, plein de mots merdeux dans la bouche, vous le savez ! Enfant difficile, Burt ! (...) C'est l'assistante sociale qui m'a appris le mot. Enfant difficile, j'avais jamais entendu. Des mots que je connais depuis toute petite mais jamais collés ensemble! [...]

au début, les AS, psycho, éduc, quand elles venaient, j'offrais le café, polie, pour faire gentille mais après j'en avais plus de café, même plus pour moi, c'est cher le café [...]

je voyais bien qu'ils m'avaient trouvé une boîte juste à ma taille et que derrière cette grosse boîte, une plus petite se dessinait pour y mettre Burt, une petite boîte où on pourrait lire à l'envers : Burt : fils de sa mère, absence de l'image du père, échec scolaire, pas de projection dans l'avenir et tout le toutim ! (...) Ecoute, mon Burt, ton destin il ne passe pas par Lorette, ton destin remonte sur Paris, tu seras vedette, une grande, tellement grande que tu voudras même pas passer au "Juste prix" ! [...]

L'avenir, je le voyais pourtant venir mais il ressemblait tellement au présent, que ce n'était pas l'avenir, c'était le présent reporté à demain. [...]

voilà, la parlotte c'est une locomotive, ça me fait dire que les vôtres, excusez-moi mais vos très chers et très doux et tout blonds, mon Burt, ils ne l'ont pas longtemps appelé Burt mais plutôt XXL, gros cul ou Bouboule et le soir c'est bien du chagrin qui sortait de ses larmes, NON ! Il pleurait, mon fils, [...]

Je demande pardon à tous ceux qui ont pu souffrir du comportement de mon fils dans cet établissement. Et de sa mère aussi, par conséquent. [...]

« Zoom » est passé par là…


Théâtre Douze, Paris (75), Saint-Martin d’Hères (38), Luzy (58), Vizille (38), Thomery (77), Montereau-Fault-Yonne (77), Autun (71), Donnemarie-Dontilly (77), Isle-sur-la-Sorgues (84), Château-Chinon (58), Uriage (38), La Bodelière (49), La Chapelle aux Filzméens (35), Pollyonnay (69)

40 représentations dans et hors les murs

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