Mécénat

MON AMOUR FOU // AVIGNON 2016
TOUT UN CIEL

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| ARTS DE LA SCÈNE
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Présentation du projet

MON AMOUR FOU connaît depuis sa création à La Loge en février 2015 un succès public et presse qui s'est confirmé lors de l'exploitation au Festival Off d'Avignon en 2015.

A l'heure actuelle, pour assurer la pérennité du projet, nous faisons le choix stratégique d'accorder une place prépondérante à la diffusion, à tout un travail de fond réalisé auprès des programmateurs.

Cette année nous sommes en coproduction avec Artéphile, le théâtre qui nous a accueilli en 2015 et c'est ce qui nous permet d'y retourner en 2016.

Sans cette économie conséquente sur le prix de la salle, nous n'aurions pas pu imaginer refaire le festival cette année.

Pour tirer tous les bénéfices de cette nouvelle présence sur Avignon, nous choisissons de miser sur la diffusion en engageant un bureau reconnu dans la profession : La Strada & Cies.

Chaque compétence a un coût et c'est pour financer cet axe essentiel au développement du projet que nous vous sollicitons aujourd'hui.

Nous vous remercions d'avance pour toute l'aide que vous pourrez nous apporter et vous donnons d'ores et déjà rendez-vous chez Artéphile à partir du 7 juillet à 12h35. A très bientôt.

MON AMOUR FOU // Synopsis

Lucidité bien ordonnée commence par soi-même. Elle tombe amoureuse folle d'un homme intensément vivant, intensément fou. On la met en garde, elle n'entend rien. Elle va le sauver car elle est libre-femme-héroïne.

Ça c'était il y a 8 ans. Ce soir elle sent que sa peau se fissure : la colère arrive. Elle est à un carrefour, elle a 1h pour déterminer le cours de ce qui reste.

Elle cherche à contenir ce qui arrive là tout au bord des dents serrées, prêt à déborder.

C’est aussi l’histoire d’une rencontre entre une actrice et une metteur en scène. Elles donnent un visage à une femme sauvage qui cicatrise en direct.

NOTE D’INTENTION

Ce qui me passionne dans la vie et au théâtre, c’est la pulsion et l’énergie créatrice. Ce texte nous confronte à une poussée d’âme. On sent régulièrement poindre en soi, à des âges très spécifiques, des poussées d’âme. Je parle de poussée car il y a en plus de la force du jaillissement, une direction vers l’avant. Droit devant, les amis changent, les routes professionnelles bifurquent, les mentors s’effondrent etc. C’est dans ces âges-là, dans ces poussées-là, qu’arrivent les CRISES. En plein bouleversement de l’âme on voit poindre la bipolarité.

C’est un seul-en-scène pour une femme en cours de recomposition.

L’actrice ouvre des yeux plus grands, elle est en arêtes, sa pensée est aiguë, tendue vers un choix :

A se draper dans le manteau noir de la mélancolie souveraine

B accepter d’avoir souffert, sans que cela ne lui confère un statut particulier dans ce monde où les anciens combattants filent droits.

L’espace scénique est un espace mental. Elle endurcit son esprit à la réflexion, s’entraîne à revenir sur les événements, comme elle endurcit son corps à affronter les coups de cette nouvelle lucidité. Il n’y a aucune place au vide, une course effrénée dans un seul sens : chercher à comprendre ce qui s’est passé. Elle regarde cette vie et se dit c’est bien ma vie ? J’ai voulu ça ? Vraiment ? Et maintenant ?

Le spectateur voit une princesse de conte de fées ravagée par la réalité des choses. Elle sort de ses illusions et entre de plein pied dans la vie. La vidéo projection nous fait apparaître les héroïnes auxquelles elle s’est identifiée depuis Emma Bovary, jusqu’aux blondes des séries américaines. Les mots clés de son histoire apparaissent, clignotent et la forcent à continuer la course et penser, même si elle n’en a plus envie. Contrainte par sa propre histoire à aller au bout. Une dernière fois.

Depuis le premier choc pétrolier nous sommes en crise. Ainsi donc nous vivons en période de crise économique depuis près de 40 ans. Ma génération ne connaît que ça : la crise. J’aime ces rapprochements étranges entre l’architecture de la société et l’architecture intime. Souvent les ruines se ressemblent. Et j’ai envie de voir la bipolarité comme une miniature d’un désordre plus vaste, symptomatique de son époque, comme les hystériques l’étaient au temps de Charcot.

Elsa Granat

NOTE DE L’AUTEUR

Lorsqu’on parle de folie on parle des fous, mais si rarement de la personne qui accompagne, de celle qui est tombée amoureuse de l’homme ou de la femme. Il y a quelque chose de Kafkaïen dans ces amours-là, dans le combat permanent qu’ils représentent, de celui qui lutte et se perd dans les labyrinthes de l’institution et des décisions médicales.

Et on ignore souvent cette réalité concrète. Aujourd’hui tant de gens se disent bipolaires, ce mot semble presque ordinaire, bien loin de l’effrayant et ancien terme maniaco-dépressif. J’ai ainsi voulu écrire un concret extraordinaire.

C’est une maladie dont souffre plus de 600.000 personnes en France et ce n’est pas un simple trait de caractère. Ce sont des personnes qui se transforment radicalement, comme un serpent change de peau. Ce sont des vies ligotées à des sièges de montagnes russes. Des personnes qui vivent l’enfer de ne plus savoir ce qui s’est passé, ce qu’ils ont fait, ce qu’ils ont dit. Qui doivent redescendre sur terre après des envols qu’ils regrettent parce que Dieu que c’est bon de ne plus avoir de censure, de se sentir grands et indestructibles.

Le théâtre est tout à coup l’endroit idéal pour traverser ces extrémités et raconter l’amour intense.

C’est aussi l’histoire d’un affranchissement. Quelque chose s’est effondré chez cette femme. Les prémices de l’effondrement c’est la terre qui tremble sous les pieds, ce sont les meubles qui tombent, le désordre de ce que nous avions minutieusement placé au millimètre près ; on essaye de s’accrocher au mur, de se rattraper à la lampe, de garder l’équilibre, d’appeler au secours et dans ce cataclysme reviennent alors des images de films-catastrophe. La ressemblance est frappante. Les réflexes de survie, les corps et les visages tendus sont les mêmes. La course pour dépasser la tornade qui s’avance comme une furie est aussi frénétique. Enfin, lorsque que tout a été détruit, lorsqu’il ne nous reste plus qu’à contempler nos maisons sans murs, la désolation empreinte d’une fatigue quasi ancestrale à la vue du désastre est en tout point pareille.

Nous sommes dans un drame où finalement on se ressemble tous. Dans ces moments où tout semble être comme suspendu dans le vide, on s’imagine que personne ne saurait comprendre, que personne n’a vécu dans un tel désarroi, et nous devenons uniques comme jamais.

Écrire ce texte était une nécessité, le jouer en est une deuxième.

Il est devenu un appel à déposer, à prendre conscience et à renaître.

Roxane Kasperski

LA PRESSE // CE QU'ILS EN DISENT

Création à La Loge. Février 2015.

(…) L’actrice Roxane Kasperski a écrit d’un jet ce monologue incandescent. Elle sait de quoi elle parle, mais elle va au-delà. La poésie sauvera le monde, elle le sait, le prouve. Un texte contre le silence, travaillé, malaxé, sublimé au fil des répétitions où elle l’interprète sous le regard précis d’Elsa Granat, actrice et metteuse en scène. Un conte d’aujourd’hui. (…)

Jean-Pierre Thibaudat / Mediapart

(…) Le combat de l'auteur avec un "autre" qui lui échappe, se double, et c'est fascinant, du combat que mène l'actrice avec une émotion qu'il lui faut, à chaque seconde, juguler et canaliser. Son humour lui permet l'esquive mais l'humour est, on le sait, la politesse des désespérés. Et cela donne une heure d'un théâtre insensé, haletant, dont on sort sans aucune autre option que de laisser la fièvre retomber. (…)

http://www.franceculture.fr/emissions/changement-de-decor/roxane-kasperski

Joëlle Gayot / France Culture

(…) Nous sommes tenus par ce qui nous parle autant que par ce qui nous est étranger. En nous, résonnent l’écho de ses tripes, le mouvement de son âme. (…)

Muriel Gandois / Bloggeuse

(…) C’est l'uppercut Roxane Kasperski qui vous reste là, au creux du ventre. Une histoire d'amour douloureuse et sidérante, menée à mille à l'heure aux moyens d'une mise en scène intraitable (celle d'Elsa Granat) et d'une interprétation au cordeau et toute en émotion. (…)

Gaëlle Chalude / Horizons, journal de Centre Île-de-France, Chartres

Festival d’Avignon. Juillet 2015.

(…) C’est remarquable et extrêmement bien joué. (…)

Coup de cœur Vincent Josse / Le Masque et la plume / France Inter

(…) Roxane Kaperski parvient, aidée par la mise en scène pointilleuse d’Elsa Granat à dompter ce feu, domestiquer cette braise, garder à distance l’émotion qui pourtant ne cesse d’affleurer. Avec souvent l’humour comme arme pour canaliser les cris de désespoir. Cette femme, elle la conduit, la tient par la main, la soutient. Et la sauve. Une lutte nécessaire contre le silence qui entoure cette maladie, magnifiquement servie par un travail prodigieux, éloquent, sans aucun pathos, qui vous éclabousse, vous saisit aux tripes et ne peut laisser indifférent. (…)

Nicole Bourbon / Reg’Arts

(…) Portrait d’un homme en crise et de la lente et aléatoire reconstruction d’une femme témoin de toutes ses crises. C’est fort, poignant et très juste ! (…)

S.M / Vaucluse Matin

(…) Roxane Kasperski a écrit la pièce et la joue de tout son corps et de toute son âme, appuyée sur la mise en scène d’Elsa Granat qui ouvre parfois la scène par la vidéo, ou nous plonge dans un enfermement lyrique. (…)

Alain Pécoult / La Provence.com

(…) Le spectateur est témoin de cette difficile prise de conscience avant de renaître. C’est un excellent travail d’écriture et de comédien dans une mise en scène originale. (…)

AVI City Local News

(…) J’étais fascinée par cette femme qui parait perdue comme un oiseau qui se cogne aux vitres. On pourrait dire que c’est un manifeste pour la passion, pour aller vers son désir, quel qu’en soit le prix. C’est sutout un cri d’amour, d’un amour fou, désespéré. (…)

Au Coeur du Off / Aline Pailler

(…) La capacité de Roxane Kasperski à s’engager, pour nous donner à imaginer à partir de ses mots, emporte le morceau. Et l’on se prend à être marqué par la narration de ce spectacle, inattendue et stimulante.

Geoffrey Nabavian / Toute la culture

(…) Roxane Kasperski a signé ce texte mis en scène par Elsa Granat. Elle campe avec fougue une femme à vif, à cœur ouvert. Telle Camille Claudel devenue folle de ne pouvoir vivre son amour pour Rodin, elle est folle de la folie de l’homme qu’elle voit plonger, inexorablement, comme un corps qui sombre dans l’océan. Ce genre d’expérience scénique est du genre casse gueule. L’actrice est toujours sur le fil du rasoir, avec le risque de sombrer dans le pathos. Même si elle n’évite pas quelques débordements, Roxane Kasperski tient le pari, et sa prestation est un vrai choc.

Jack Dion / Marianne

(…) Mystère de la justesse. Avec une précision confondante la metteur en scène Elsa Granat et la remarquable Roxane Kasperski évitent tous les écueils. L’altérité du couple est porté à son paroxysme. On reste saisi par ce combat, cette tempête d’émotions maîtrisées, qui viennent éclairer deux phares : l’humour et la poésie.

Marie Soyeux / La Croix

(…) Voilà donc bien un monde rarement montré sur scène. Pas directement celui de la folie ou de la maladie. Mais le monde de celui qui chemine à côté. Pas malade, mais tout comme. Pas malade, mais tout aussi atteint. Desarmé face à une maladie que les traitements sont impuissants à enrayer. Une maladie aussi épuisante pour celui qui l'a que pour son entourage. La voix et les mots de Roxane Kasperski se font porte parole de tous ces invisibles. Vaillants. Et fragiles.

Karine Prost / Rue du Théâtre

(…) Roxane Kasperski, auteure et comédienne, donne voix et corps à cette jeune femme éprise d’un fol amour. La mise en scène d’Elsa Granat nous place en témoins d’une passion qui coûtera ses ailes à un ange. C’est le type d’oeuvre cathartique, qui ébranle, traverse et fait se sentir vivant !

Angelique lagarde / Kouran d’Art

(…) Elle est au monde, dans cette pièce encombrée dont elle foule les éléments épars, comme en elle-même. (…) La parole de Roxane Kasperski, si juste, se scinde de la même façon, fait frémir un pôle et l’autre, éclater un chemin de traverse entre deux « extrémités ». Elle appuie comme elle soutient – trace un sillon de survivance.

Cathia Engelbach / Théâtrorama

(…) Ce jusqu’au boutisme, cette abnégation, ce refus de l’échec sont autant de moteurs pour cette femme malmenée, secouée, blessée mais toujours debout.

Marie-Do Moracchini / La Marseillaise

La reprise à La Loge. Mars 2016.

(…) Roxane Kasperski et Elsa Granat nous proposent, une petite pièce de tout premier ordre. Elle retrace avec une intelligence et une justesse extraordinaires une histoire d’amour qui l’a été tout autant.(…) Lorsque la pièce, abruptement, se termine, on est presque choqué. Allons, c’est fini, il faut sortir du théâtre, reprendre le cours ordinaire de son existence– un peu triste, mais sans regret, et avec, dans le cœur, un ineffaçable « merci ».

Vincent Morch / Les Trois Coups

(…) Seule sur scène, Roxane Kasperski interprète avec brio son propre texte, à la fois vertigineux, passionné et déroutant. Ce monologue tourbillonnant, nourri de références artistiques et de jeux de mots, sert à merveille une mise en scène multimédia aussi originale qu'efficace, et la comédienne est comme habitée par son propre langage tout au long de la représentation. Être témoin passif de ses tourments, c'est comme se faire administrer une gifle en pleine figure, et l’on ressort de la salle complètement sonné, presque incapable de retrouver son chemin, et profondément conquis par la puissance de son interprétation.

Margot Grellier / Les 5 Pièces

LES PHOTOS de Sébastien Godefroy

Ce travail photographique tissé avec Sébastien, constitue notre prologue. Dans ce conte d'aujourd'hui, la dernière photo représente le début du spectacle.

Nous vous attendons donc dès le 7 juillet 2016 à 12h35 chez Artéphile, 7, rue du Bourg Neuf, Avignon.

A très bientôt et merci mille fois pour votre aide précieuse, votre croyance et volonté de donner tout l'élan possible à ce spectacle qui nous tient tant à coeur.


Photographe : Sébastien Godefroy // Graphisme : Erick Danos

A quoi sert l'argent collecté

Pour tirer tous les bénéfices de cette nouvelle présence sur Avignon, nous choisissons de miser sur la diffusion en engageant un bureau reconnu dans la profession : La Strada & Cies.

C'est pour financer cette nouvelle orientation que nous faisons aujourd'hui appel à vous.

Au cas où votre générosité dépassait nos espérances, nous continuerons de consacrer vos dons à l'approfondissement de ce travail de diffusion nécessaire à l'essor de MON AMOUR FOU.

 


Montant de l'appel à dons

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TOUT UN CIEL où comment devient-on quelqu’un dans le champ partagé du monde ?

L’écriture contemporaine est au cœur du projet de compagnie. Raconter des parcours puissants comme des mythes, héroïques et accessibles à tous, car il ne s’agit finalement que de gens qu’on pourrait croiser au coin de la rue.

C’est ce type de parcours qu’Elsa Granat écrit et met en scène dans J’ai plus pied (Festival d’Avignon 2010 et Prix Paris Jeunes Talents), dans le jeune public Misérables, Libre cours (Lauréat des défis jeunes), ou bien quand elle travaille sur Les Enfants, d’Edward Bond. (Ferme de Bel Ébat 2013.)

Aujourd’hui le texte de Roxane Kasperski creuse le sillon et nous donne accès à une métamorphose.

Contreparties

Mon Amour de geste

pour 5,00 € et +

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Un bisoude notre régisseur !

Mon Amour de soutien

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Une affiche / Un bisoude notrediffuseuse !

Mon Amour de force

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Une affiche remplie de nos petit mots/Uneinvitation chez Artéphile pour voir le spectacle à 12h35 au Festival Off d'Avignon 2016 / Un bisou de notre dramaturge - metteur en scène !

Mon Amour d'alliance

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Une affiche / Uneinvitation chez Artéphile pour voir le spectacle à 12h35 au Festival Off d'Avignon 2016 /Un sac MON AMOUR FOU / Un bisoude l'auteur-comédienne.

Mon Amour de folie furieuse

pour 500,00 € et +

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Une affiche / Uneinvitation chez Artéphile pour voir le spectacle à 12h35 au Festival Off d'Avignon 2016 / Un texte imprimé / Un sac MON AMOUR FOU / Impression d'une photode votre choix du travail de Sébastien Godefroy /Un bisou simultané de toute l'équipe!