Mécénat
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Marx est mort

Collecte Réussie


| ARTS DE LA SCÈNE
| Vanves
| PRODUCTION

3 055,00 €

3 000,00 € demandés

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Présentation du projet

Bonjour à tous !

Nous faisons aujourd'hui appel à vous afin de finaliser la création du spectacle Marx est mort.

En effet, nous jouons une semaine au Théâtre de l'Oprimé, du 24 au 28 mai 2017, et il nous manque encore de l'argent pour entrer dans la dernière phase de production du spectacle (construction du décor, costumes, lumière, son, dernières résidences).

Un petit coup de pouce de votre part nous donnerait l'élan qu'il nous manque pour pouvoir montrer notre travail comme nous le souhaitons.

Cette collecte est aussi un moyen de vous informer de notre projet, ce qui n'est pas rien pour nous ! En 4 années d'existence, la compagnie des grands mâtins a été accompagnée, aiguillée et soutenue par de nombreuses personnes. Nous avons longuement hésité avant de nous lancer dans l'appel aux dons... Il est toujours préférable de ne pas avoir à demander de l'argent à son entourage !

Néanmoins, nous pensons le projet suffisamment fédérateur pour vous emporter avec nous et vous mobiliser. La compagnie a besoin de toutes les personnes qui croient à son travail, pour lui permettre de franchir un cap, de grandir et de pouvoir toucher la prochaine fois un cercle plus large et les institutions publiques.

Et en plus, tout bénef pour vous, votre don ouvre droit à une réduction fiscale (un don de 100 euros ne vous coûtera réellement que 34 euros) !

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Alors pour tout ceux qui s'engagent auprès de nous et contribuent à ce projet : un immense merci !

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PS : La collecte sera ouverte jus'au 10 décembre, mais autant donner tout de suite, comme ça, on a moins peur...

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MARX EST MORT

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"Tu fais quoi dans la vie ?"

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Pour notre deuxième création nous avons interrogé le monde du travail et plus particulièrement celui de l’entreprise. Avec ce projet, nous souhaitons explorer les conséquences individuelles et globales qui découlent de notre rapport au travail. Notre acceptation, ou refus, des règles du jeu mises en place par la société dont chacun est partie intégrante.

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« Sur les 225 insectes suivis, quatre grandes catégories sont apparues : celle des puéricultrices : 34 fourmis. Celle des ouvrières travaillant hors du nid : 26. Celle des généralistes faisant un peu de tout : 62. Et enfin, celle des oisives : 103 fourmis, ne faisant rien de leur temps, ou presque, quelle que fût la période du jour ou de la nuit où on les observât. »

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Nous travaillons sur Marx est mort depuis un an.

A partir de notre problématique de départ, et de cette question simple et directe : « Qu’est-ce que tu fais dans la vie ? », nous avons établi un protocole de recherche. Pendant plusieurs semaines nous avons interrogé des employés de grandes ou petites entreprises, des proches, des inconnus. Fidèles à notre démarche documentaire nous avons placé ces témoignages au centre du processus de création.

Parallèlement, nous avons mené notre propre enquête « de plateau », pour tenter d’exprimer notre propre vision de l’organisition du monde du travail tel que nous le voyons : recherches, improvisations, débats internes également. Nous avons travaillé autour de l’organisation des insectes sociaux, plus particulièrement des fourmis, qui représente le mythe des travailleurs organisés, infatigables et productifs.

Finalement, après plusieurs semaines de recherches et d’improvisations, d’expérimentations au plateau, nous avons tissé collectivement notre propre histoire, qui sert de base au travail d’écriture de l’auteur.

Nous avons déjà fait plusieurs résidences ( Théâtre de Vanves, Théâtre de la Girandole par le biais des plateaux solidaires d'Arcadi, Théâtre de la Chélidoine, et Centre Culturel Jean Vilar à Champigny ). Ces théâtres nous soutiennent et suivent l'avancée du projet. Ils nous permettent de répéter dans de bonnes conditions et d'avoir un retour sur l'avancée de la création. Cette année à venir, nous retournons chez eux.

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INTENTIONS

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Nous faisons le constat qu’aujourd’hui en France, le travail est de moins en moins équitablement réparti : certains cherchent en vain, tandis que d’autres portent le poids des baisses d’effectifs, et subissent une pression et des horaires en augmentation régulière. Dans un contexte global de pertes des valeurs humaines, au profit de l’augmentation des bénéfices de quelques uns, les rapports sociaux se durcissent. Le travail peut devenir de plus en plus nécessaire et envahissant, aussi bien que source de souffrance, de conflit moral.

En effet, on sacralise l’investissement professionnel comme réalisation de soi, alors que la crise idéologique actuelle en entraine beaucoup à exercer leur métier à l’encontre de leurs valeurs.

L’actuel débat au sujet du Code du Travail nous renseigne clairement sur la position des législateurs, à rebours de plus d’un siècle de défense des salariés. La réforme propose littéralement de « limiter les droits et libertés fondamentaux de la personne si elles sont justifiées par les nécessités du bon fonctionnement de l’entreprise. »

Nous n’entendons pas, par ce projet, trouver des solutions globales à la perte de pouvoir du salarié sur son lieu de travail, ou encore au problème de la souffrance au travail. Nous récoltons des informations, des témoignages, des expériences individuelles que nous pensons représentatifs d’un syndrôme actuel, afin d’exprimer des ressentis personnels, esquisser des alternatives. Explorer la question de l'oisiveté, du droit à la paresse. Finalement, permettre un débat que nous pensons nécessaire.

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MISE EN SCENE

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Cela se déroule après un enterrement. Le spectateur vient d’assister à une mise en bière. Notre postulat de départ est celui-ci : quelque chose se meurt, dans le monde du travail. On ne sait pas très bien dire ce que c’est, on ne sait pas très bien quelle en est la cause, mais nous vivons actuellement une fin de cycle.

L’enterrement est une cérémonie privée, c’est un de ces moments où les sentiments sont à fleur de peau, où l’on rend des comptes. Nous ne voulions pas placer notre pièce dans un environnement professionnel, car notre préoccupation est justement de sentir comment le professionnel s’imprègne dans le privé, jusqu’aux moments les plus intimes, parfois jusque dans nos rêves. Le spectacteur est placé dans cette situation où il assiste à ce à quoi il ne devrait pas assister.

La fratrie gravite autour du cercueil de la mère. Comme en orbite, ils sont attirés par elle sans pouvoir s’en approcher. Ils essaient de lui dire adieu, ou à tout de suite. Ils sont réunis par cette force d’attraction, mais entre eux, les énergies s’opposent parfois, s’évitent, souvent.

Les personnages sont sur un fil. Ils sont à l’endroit de fragilité où l’on pense tenir à bout de bras notre structure sociale, notre fierté active, mais où il en faudra peu pour qu’on admette qu’on ne sait pas où tout cela mène, ou peut-être qu’on ne préfère même pas savoir.

Des brèches sont ouvertes sur leur intimité, où ils peuvent témoigner, hors d’atteinte, de leurs contradictions, et de leurs fêlures. En suspension de la cérémonie familiale, les personnages s’extraient ponctuellement de leur propre réalité présente, pour s’exprimer librement. Faire son deuil, c’est douloureux, mais c’est aussi accepter de reprendre le contrôle de sa vie. C’est finalement cet enjeu que nous tenons à explorer dans ce spectacle.

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SCENOGRAPHIE

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Trois frères et sœurs se retrouvent dans un huis clos autour d’un cercueil au centre de la scène. C’est dans cet espace d’intimité, de recueillement que va s’immiscer petit à petit l’extérieur et plus précisément le travail.

La scénographie propose ainsi une réflexion sur la frontière entre l’intime et le public, entre le lieu de vie et le lieu de travail : Comment l’un gangrène l’autre, comment on en vient aujourd’hui à se définir uniquement par notre activité rémunérée.

A cette strate là, s’ajoutera celle du rêve, de l’espoir ou du désespoir, de l’avenir de chacun des personnages, comme la visée dans l’objectif d’une envie de s’en sortir.

L’espace s’ouvrira, dévoilant d’autres lieux, d’autres horizons. Nous permettant d’entrer dans la tête des personnages. Le plateau deviendra alors un phare au milieu de la mer bretonne, la chambre de la reine en plein cœur d’une fourmilière ou la salle d’une réunion de l’entreprise carglass.

Les parois du huis clos se feront poreuses, transparentes, permettant aux personnages de s’en échapper ou de sombrer davantage sous terre.

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NOTE DE L'AUTEUR

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Qui est allongé dans le cercueil ? On ne saura pas vraiment. Ce n'est pas le plus important. Plus tard peut-être, on pourra entrevoir dans les dialogues le lien que le mort avait avec eux... Ce que l'on sait précisément en revanche c'est que le mort, l'absent, a mis fin à ses jours à cause de son travail.

Voilà pour résumer, brièvement, le noyau de la pièce « Marx est mort ».

Le titre, d’emblée, a une résonance politique de taille et se suffit à lui-même pour évoquer en nous une histoire. Le contexte de l'enterrement permet aux personnages de se raconter, de se confesser. Au fur et à mesure de la fable ils vont parler de leur souffrance au travail, dans le Monde du travail. Monde qui déborde, nous engloutissant insidieusement, jusqu'au point de non retour.

La présence de ce cercueil nous raconte déjà la fin.

Il y a une dimension universelle et intime dans cette image. Nous entendons régulièrement que de plus en plus de personnes se suicident à cause de leur travail et même sur leur Lieu de travail : dernier acte accusateur et désespéré. On se souvient tous de cette scène, dans Les temps modernes, où Charlot, employé dans une usine où il ressert des boulons, répétera une fois dehors, une fois sortie de l'usine, ces gestes mécaniques qui finiront par le rendre fou et étranger à lui même.

Monde du travail, vie privée, où est l'équilibre ? Comment le garder ? Existe-t-il ?

Je me souviens d'un homme me disant : « Le travail vole mon temps, il m'habite tout entier, il n'y a plus de frontière. »

Un transporteur de fonds me racontait aussi : « En sortant du fourgon mon cœur bat à toute allure, il cogne tellement fort que j'ai chaque fois l’impression qu'il va s’arrêter. Le soir, en rentrant chez moi, quand je descends de ma voiture , je ressens exactement la même chose... »

De même nos trois personnages devant le cercueil se laisse submerger : Jean-Louis : n'a pas coupé son téléphone car il doit vendre à tout prix et se laisse harceler par son entreprise. Emmanuel : recherche du travail et est prêt à tout accepter. Même un poste de gardien de phare. Métier qui est aux antipodes de sa formation mais qui lui semble être la dernière solution. Olga : a une passion pour les fourmis et nous oblige à en faire un rapprochement avec nous-même.

Marx est mort. Marx est mort, ici ou là, et continuera de mourir tous les jours. L'important étant bien de toujours y croire, car chaque être humain reste irremplaçable et « L'histoire ne fait rien, c'est l'homme, réel et vivant qui fait tout. »

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PRESSE

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"Marx est mort, une affirmation pour mieux interroger

En résidence au théâtre La Chélidoine depuis une semaine, les grands mâtins présenteront une maquette de leur pièce « Marx est mort»ce soir à 21 heures.

Avec le tourbillon médiatique provoqué par la Loi travail et la dernière mobilisation, hier, la pièce de la jeune compagnie tombe à pic.

Pensée, repensée et préparée ces derniers jours dans les murs de La Chélidoine, "Marx est mort" sera jouée par trois comédiens ce soir. Engagée sans être partisane, l’œuvre se veut propice « au débat », mise Raphaël Barani, le metteur en scène.

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Après un minutieux travail d’interviews, d’échanges, de documentation et d’écriture, la pièce est née d’une « réflexion collective », insistent les six membres de la compagnie qui revendiquent l’absence de hié­rarchie au sein de leur groupe.

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Au commencement de la pièce, le cercueil et la scène de sortie d’enterrement peuvent surprendre mais, "Marx est mort" n’est pas « un drame sociologique », prévient le comédien Jérôme Fauvel. C’est plutôt « une ré­flexion sur le travail, détaille Ariane Heuzé, la comédienne : "Lorsque l’on entend “Marx”, on a tendance à penser au rouge, au communisme mais ce n’est qu’un bout de la lorgnette. »

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Hier, alors qu’ils répétaient avant le jour J, certains reconnaissaient qu’ils auraient bien aimé « battre le pavé » en ce jour de mobilisation. Et, s’ils n’aborderont pas clairement la Loi travail ce soir, certains mots résonneront forcément dans la salle. "

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Malik Kebour, pour "La Montagne", avril 2016.



FAQ

C'est possible ! Envoyez nous un mail et nous vous informerons des procédures à suivre pour avoir du chien.

Adhésion d'un minimum de 10 euros pour l'année.

A quoi sert l'argent collecté

L'argent collecté servira à la production du spectacle Marx est mort.

Plus précisément dans ces différents domaines :

- Construction de la scénographie et accessoires

- Création costumes

- Son et lumière

- Défraiement résidences

 

Que ce passerait-il si nous récoltions plus de 4500 euros ?

Nous pouvons d'ores et déjà vous répondre !

Nous pourrons, par exemple, acheter certains éléments de scénographie dont nous rêvons mais qui sont pour le moment hors de notre portée, utiliser des matériaux plus onéreux, louer un atelier de serrurerie, et investir dans un vidéo projecteur.

 

 


Objectif de collecte

3 000,00 €

Montant Global

5 300,00 €

Dépenses

Désignation Montant

Production marx est mort

Construction de la scénographie 3 000,00 €
Costumes 600,00 €
Défraiements résidences 1 200,00 €
Son et lumière 500,00 €
SOUS TOTAL 5 300,00 €

TOTAL

TOTAL 5 300,00 €

Recettes

Désignation Montant

Billetterie Opprimé

Billetterie 500,00 €
SOUS TOTAL 500,00 €

Mécénat

Dons et adhésions 300,00 €
SOUS TOTAL 300,00 €

Proarti

Financement participatif proarti 3 000,00 €

TOTAL

TOTAL 3 800,00 €

Nos recherches ont commencé après avoir visualisé un documentaire de Jean Robert Viallet "La mise à mort du travail", diffusé sur ARTE en 2010. Des histoires d'hommes et de femmes, des employés d'une grande surface chez les psychologues, les médecins du travail, à l'Inspection du Travail et au conseil des prud'hommes, un cadre de chez Carglass avec son équipe, et pour finir, des employés d'une grande multinationale. Le constat dressé est glaçant.

Lors des premières résidences de recherche, nous avons travaillé sur plusieurs comédies de Remi De Vos ("Débrayage" et "Cassé" publiés chez Actes Sud Papiers), qui nous ont offert un contrepoint non sur le sujet mais sur la forme, puisque ces textes, grimaçants et souvent très drôles, nous offrent un constat tout aussi glaçant sur la place du travail dans nos vies de tous les jours.

Les autres inspirations viennent des personnes qui nous entourent, interrogées dans le cadre de notre création sur leur métier, leur vie de famille et leurs loisirs... Interviews utilisées dans nos improvisations.

Les photographies de Lynne Cohen, "Cover" et de Paolo Woods, "Paradis" nous accompagnent également par ce qu'elles nous renvoient de notre rapport à la vie.

Suivez l'actualité du projet !

  • Première lecture du texte

    Nous nous retrouvons ce week end pour une première lecture du texte de Grégo.

Contreparties

loup solitaire

pour 1,00 € et +

2
ARTINAUTES

4498
DISPONIBLES

Parce qu'on a aussi le droit d'être un vieux loup solitaire qui ne veut pas de contreparties...

Merci de votre don !

caniche

pour 20,00 € et +

11
ARTINAUTES

4489
DISPONIBLES

Vous qui avez du chien, nous vous offrons lors des représentations au Théâtre de l'Opprimé un grignotage ou un verre, selon l'humeur des cuisiniers.

Merci de votre don !

lévrier

pour 50,00 € et +

5
ARTINAUTES

95
DISPONIBLES

Vous qui avez du chien, venez chercherun beau badge caninau théâtre de l'Opprimé lors des représentations de Marx est mort.

Vous pourrezl'accrocher sur votre chemise, tout près du coeur.

Merci de votre don !

berger allemand

pour 100,00 € et +

2
ARTINAUTES

98
DISPONIBLES

Vous qui avez du chien, venez chercher la bande originale du spectacle Marx est mort,au théâtre de l'Opprimé lors des représentations.

Vous bénéficierez également d'un tarif réduit pour voir le spectacle à une date de votre choix durant toute la semaine de représentations.

Merci de votre don !

mâtins de naples

pour 200,00 € et +

0
ARTINAUTES

95
DISPONIBLES

Vous devenez tout simplement un grands mâtins, membre bienfaiteur de l'associassion pour l'année 2017.

Nous vous proposons également de venirassister en avant première au spectacle Marx est mort pour fêter avec nous la création du spectacle.

Spectacle suivi d'un potpour échanger ensemble et partager vos impressions avant notre semaine de représentations au théâtre de l'Opprimé.

Merci de votre don !