Mécénat

Le coût de la panne
court métrage expérimental

Par: proarti

Collecte Terminée


| AUDIOVISUEL - CINÉMA
| Poitiers
| PRODUCTION

3 002,00 €

5 650,00 € demandés

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Présentation du projet

C'est notre PROJET!

Réalisateur, producteur et ingénieur du son depuis dix ans, je fais appel à votre générosité afin de réaliser Le coût de la panne, un film peut-être trop expérimental et irrévérencieux pour s'attirer les bonnes graces des financements classiques du cinéma français. N'ayant pas tourné de fictions depuis mes études, j'ai écrit ce court-métrage avec en tête l'idée que son coût de production soit faible et que je puisse le réaliser avec des petits moyens. Vous découvrirez ici des éléments qui vous permettront, je l'espère, de juger de la qualité du projet. Merci d'avance pour vos soutiens.

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Attention : Cette vidéo est une version brouillon, faite sans argent :

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Qu'est ce que ça raconte ?

Sébastien, photographe indépendant, travaille pour la plateforme en ligne ROBER-SHOOT qui s'est accaparée le marché de la photographie. Sur la route pour honorer une commande, il apprend que son entreprise est en liquidation judiciaire. Accompagné par Ilforda, l'intelligence artificielle de sa voiture, il va devoir faire le deuil de son entreprise et tenter de retrouver son désir enfoui de photographe : devenir reporter.

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Où, quand, et surtout qui ?

Le tournage se déroulera autour de Poitiers au mois de juin, pour sortir à la fin de l'année 2019.

L'EQUIPE :

Sébastien : Nicolas Hay

Ilforda: Melissa Thomas

Chef opératrice : Fanny Rondeau

Monteur : Matteo Gonnin

Directeur de production : Swann Riémain

Réalisateur : Jules Pottier

Producteurs : Bruno Tiranti, William Rougier

et quelques autres qui apparaitront vite.

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L'entrepreneuriat et l'ubérisation en question :

L'Uberisation devient doucement la norme dans le monde du travail. Nous consommons tous des services via des applications qui réunissent les professionnels du secteur. Ces plate-formes, en facilitant tout pour le consommateur, ont également un effet pervers sur les travailleurs. Ils tirent les prix vers le bas, sortent du cadre du droit du travail et prennent une commission sur le service en tant qu'agent de vente.

On connaît bien Uber, ou encore Deliveroo. Mais on connaît moins Rober, un autre géant du web qui va doucement s’immiscer dans notre vie. Rober prévoit de lancer une multitude de plateformes, pour devenir en quelques sortes le nouvel Amazon du service. Rober Teeth pour prendre rendez-vous avec un dentiste, Rober Music pour trouver un groupe de musique pour son mariage, ...et celui qui nous intéresse : Rober Shoot.

Robert Shoot vous permet facilement de trouver un photographe pour votre événement ou pour photographier un produit. Mais il permet aussi au client de trouver facilement des images pour pas cher grâce à une immense banque d'images alimentée par ce même photographe.

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Sébastien, notre héros, est un de ces jeunes photographes qui travaille pour Rober Shoot depuis deux ans. Après ses études et pour atteindre son rêve de devenir photographe reporter, il monte une EIRL (entreprise individuelle à responsabilité limitée), ancêtre de l'auto-entrepreneur. Son entreprise facture ses services à Rober Shoot qui prend une commission de 10 pour cent en tant qu'intermédiaire de ventes. Auparavant, Sébastien facturait directement aux clients. Mais maintenant, les clients ne font plus confiance qu'à la plate-forme, ils mettent une note et des avis à Sébastien et c'est Rober qui fixe les prix, le mettant en concurrence directe avec des photographes du dimanche équipés d'un Smartphone dernière génération.

C'est dans ce contexte, que Sébastien traverse la moitié de la France pour honorer une commande sur laquelle il compte beaucoup, car il sait son entreprise en petite forme financière, et il sait que les élus pourront recommander largement son profil à des futurs clients.

Seulement, sur le trajet, l'intelligence artificielle de sa voiture, j'ai nommé Ilforda, lui annonce, en lui lisant ses mails, que le tribunal de commerce a lancé une procédure de liquidation judiciaire à l'encontre de son EIRL. Sébastien ne veut d'abord pas y croire, pensant que la situation est rattrapable, que c'est justement le moment où son entreprise va cartonner. Mais ses espoirs tombent à l'eau lorsque sa voiture tombe en panne, ce qui l’empêche d'honorer sa commande.

Suite à sa fraîche prise de conscience, Sébastien devient lucide quant à la nature de son travail de photographe. En effet, il est devenu photographe de commande alors que son rêve était de devenir reporter. Il va donc tenter de retrouver son « œil de photographe » en réalisant le reportage de son propre échec et de son propre rebondissement.

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L'amalgame entre liberté et liberalisme :

Ce qui m'intéresse particulièrement dans la transformation du salariat en entrepreneuriat, c'est qu'elle met en exergue l'amalgame entre liberté et libéralisme. Nombre de jeunes y voient la liberté (bosser sans patron, choisir ses horaires, être indépendant) avec toute l'imagerie et les éléments de langage qu'il y a autour (innover, entreprendre, être son propre patron, montrer son talent, mériter sa place). Nombre de jeunes y vivent aussi les injustices sociales et fiscales tant décriées par le mouvement actuel des gilets jaunes : Pour simplifier, On devient le fournisseur de son patron qui devient votre client. On ne parle pas de la même manière à son client qu'à son patron, la principale et non moins négligeable différence étant qu'il n'y a plus de droit du travail qui encadre cette relation.

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Enfin, qui que vous soyez, artiste ou plaquiste, vous devenez aussi votre propre commercial et votre propre comptable, et ces deux compétences sont presque plus importantes que votre métier.

Selon moi, pour s'en sortir dans cette ambiance libérale, il faut avant tout être bon commercial, pour se vendre, et bon comptable, pour profiter des avantages fiscaux et administratifs (choisir le bon statut, gérer la TVA, demander des aides, etc...)

Quand Sébastien retrouve son identité primaire derrière des couches de compta et de business, il se rend compte de ce qu'il avait renié. Son boulot d'entrepreneur l'a fait abandonner ses convictions politiques, mais aussi son regard critique sur les images.

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Intentions de réalisation :

Mon film a tout d'un drame social, mais bien sûr, il n'est pas comme les autres, sinon quel intérêt ?

La transformation qui s'opère pour Sébastien tient essentiellement à sa relation avec Ilforda, son amie virtuelle. Ilforda devient tour à tour, conseillère Pole-emploi, moraliste, psychologue, représentante du libéralisme. Elle l'aide parfois à penser, grâce à sa logique mécanique, mais elle est aussi l'intermédiaire de ses oppresseurs : ses clients, la plateforme Rober-Shoot, son assurance, ses créanciers, sa compta, la société peut être...

Le film sera tourné avec une toute petite équipe. L'acteur jouaut Sébastien sera seul dans la voiture. Il sera filmé par les caméras "techniques" qui permettent à Ilforda de voir Sébastien. Je veux tourner des très longues prises aérées de séquences musicales (Sébastien écoutant les musiques) et de moments de silence pour atteindre l'état du conducteur qui roule la nuit et qui peut se retrouver à parler tout seul sans s'en rendre compte – les automobilistes assidus comprendront sûrement –. La séquence de reportage final sera tourné en roman photo. Ce procédé original permet une sacralisation des images, qui contrasteront avec l'aspect "webcam" du reste du film.

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Défiscaliser, c'est la classe à Dallas:

Lorsque vous soutenez le film, votre don est defiscalisé à hauteur de 60 pour cent. Il n'y a pas que les très riches qui peuvent profiter des niches fiscales. Grâce à nous, vous vous sentirez un peu comme Bernard Arnaud ouvrant son musée avec sa fondation Louis Vuitton. Disons que cette defiscalisation vous permet de donner un pourcentage de vos impots plus élevé à la culture que si votre argent tombait dans les caisses de l'Etat (moins de 1% du budget de l'Etat).


A quoi sert l'argent collecté

L'argent collecté va nous permettre de produire le film, c'est à dire financer les salaires, mais aussi les frais des artistes et des techniciens, de louer le matériel nécessaire à sa réalisation, de peut-être brûler une voiture, etc.


Montant de l'appel à dons

5 650,00 €

Montant Global

11 650,00 €

Dépenses

Désignation Montant

Assurances et divers

Assurances et divers 750,00 €
SOUS TOTAL 750,00 €

Post-production

Post-production image 1 000,00 €
Post-production son 2 000,00 €
SOUS TOTAL 3 000,00 €

Moyens techniques

Prise de son 1 000,00 €
Prise de vues 1 500,00 €
SOUS TOTAL 2 500,00 €

Transport - Défraiement - régie

Transport - Défraiement - régie 2 000,00 €
SOUS TOTAL 2 000,00 €

Décors et costumes

Costumes et maquillage 300,00 €
Décors 500,00 €
SOUS TOTAL 800,00 €

Personnel technique et artistique

Personnel et charges 2 500,00 €
SOUS TOTAL 2 500,00 €

Droits et dépenses artistiques

Photographies "banques d'images 100,00 €
SOUS TOTAL 100,00 €

TOTAL

TOTAL 11 650,00 €

Recettes

Désignation Montant

Apport en numéraire Hybrid Films

Numéraire 3 000,00 €
SOUS TOTAL 3 000,00 €

Apport en industries Hybrid Films

Industrie 3 000,00 €
SOUS TOTAL 3 000,00 €

Proarti

Financement participatif proarti 5 650,00 €

TOTAL

TOTAL 11 650,00 €

Ma petite entreprise....

Je connais bien le système de l'entrepreneuriat pour le vivre depuis 8 ans. J'ai participé à la création de deux sociétés de production. Et j'ai du acquérir les compétences de commercial et de comptable. La fierté issue de l'entreprenariat est réelle. On pense d'abord qu'on va pouvoir se salarier, et embaucher des gens et produire des bons films en toute indépendance, dans mon cas. Cinq ans plus tard, on se réjouit d'avoir fait survivre la boîte. On bosse à moitié gratos pour payer le loyer et l'expert comptable. On court après les aides à l'embauche, on se surprend heureux de profiter du CICE et de la réduction Fillon (reduction de charges patronales pour les salaires au SMIC) !!!

Pas si simple de garder la tête froide et de dissocier sa personne physique, "moi", et sa personne morale, "mon entreprise". Car en plus de devoir répondre à des clients le week end ou en vacances, sous peine de perdre une vente, on finit par passer ses soirées à distribuer des cartes de visites pour sa boîte au lieu de boire des coup pour soi. Est ce le prix à payer pour son indépendance ? Et de quelle indépendance parle-t-on ?

A entreprendre, l'artiste oublie de penser !

Depuis le début du mouvement des gilets jaunes, je n'arrive toujours pas à comprendre, aujourd'hui encore, pourquoi dans les manifs et les assemblées, je vois si peu de toutes ces personnes du milieu artistique, qui pourtant proposent pour la plupart, des oeuvres engagées politiquement et socialement, plus ou moins révolutionnaires et plus ou moins anti-capitalistes.

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De nombreux intellectuels et artistes français semblent tombés dans la résignation et se complaisent dans l'amour du "moins pire". Aveuglés par les vieux mythes broyés de la République (mai 68, la sécu, l'exception culturelle), ils sont fiers de leur liberté individuelle, et jubilent de vivre au pays des droits de l'homme, et pas en Syrie, en Russie ou aux Etats Unis...

Dans mon film, Sébastien s'est tellement aliéné, qu'il est dans ce cas. En plus, économiquement, il ne s'en sort pas et devrait pourtant se reconnaitre dans le mouvement des gilets jaunes, au moins pour son "pouvoir d'achat". Une fois délivré des chaines de sa boîte, il peut repenser librement la société. Ilforda le met en face de ses paradoxes. S'il dit être libertaire et révolutionnaire, pourquoi n'a-t-il pas participé au mouvement des gilets jaunes? Il ne le sait même pas, et a soigneusement évité de se poser la question.

Mon grand père prenait des photos

Ce film vient de l'amour que je porte pour la photographie, qui m'a été transmise par mon grand-père Jean Pottier. Il a pu exercer ce métier de reporter, non sans difficulté, mais à une période où le photojournalisme était encore possible pour plus qu'une dizaine d'artistes. Il m'a transmis cette passion d'un métier complexe, situé quelque part entre art et journalisme.

La photographie s'est aujourd'hui à la fois démocratisé par la technologie, et industrialisé par les plateformes de banques d'images.

Ainsi aujourd"hui, on voit plus souvent ça :

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Que ça :

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D'accord, je suis un peu simplificateur, mais je trouve ça bien dommage pour notre rapport à la réalité...

Suivez l'actualité du projet !

  • Lancement de l'appel à dons

    Et voilà, c'est aujourd'hui que commence notre appel à dons!

    Avec enthousiasme, nous espérons que vous nous aiderez à faire ce film !

    Merci d'avance à toutes et tous !

    Jules Pottier et Hybrid Films

Contreparties

une invitation à la première + votre nom au générique

pour 10,00 € et +

8 ARTINAUTES

- Une invitation pour l'avant première (à Poitiers et/ou peut être à Paris)

- Votre nom au générique de la même taille de police que tous les autres !

Un reportage online + une invitation à la première + votre nom au générique

pour 20,00 € et +

5 ARTINAUTES

- Le reportage photographique réalisé par Sébastien en ligne, avec surement quelques photos floues, mais complètement éco-reponsable de par sa dématérialisation.

(+ contreparties précédentes)

Les meilleures répliques d'Ilforda

pour 50,00 € et +

9 ARTINAUTES

Un lien vers le montage audio des meilleures répliques d'Ilforda, notre intelligence artificielle, qui ne manquera pas de vous laisser sans voix. N'oubliez pas de passer l'aspirateur avant de l'écouter, vous risquez fort de vous rouler par terre, et donc de vous salir.

(+ contreparties précédentes)

5 photos

pour 100,00 € et +

2
ARTINAUTES

98
DISPONIBLES

5 tirages issus du tournage et des photos prises par Sébastien dans votre boîte aux lettres

(+ contreparties précédentes)

L'éternelle gratitude du réalisateur

pour 500,00 € et +

1 ARTINAUTE

Le réalisateur citera votre nom lorsqu'il obtiendra la palme d'or à Cannes ou lors d'une interview pourles Cahiers du Cinéma.

Un petit déjeuner avec le réalisateur

pour 1 000,00 € et +

0
ARTINAUTES

4
DISPONIBLES

Autour d'un thé au jasmin et d'une brioche, entre 9h et 11h, Jules Pottier vous parle à votre domiciel pendant deux heures de tout un tas de sujets que vous ne choisissez pas, et qui n'ont aucun rapport avec le cinéma. De Joseph Proudhon aux marques de raquettes de badminton, en passant par le mouvement des gilets jaunes, Jules Pottier ne manque pas de ressources. Attention toutefois, il n'a pas de bouton volume.

Un Afterwork avec Hybrid Films

pour 2 000,00 € et +

0 ARTINAUTES

A la sortie de votre journée harassante de travail, les quatre producteursde Hybrid Films s'installent chez vous et vous parlent tour à tour desujets qu'ils choisissent, y compris de la ligue du lol, de journaux de droiteet de fromages d'Auvergne jusqu'à ce que vous les enjoingez à prendre la porte.