Mécénat
Icon proarti

La Boîte à joujoux
Spectacle musical, théâtral et chorégraphique

Collecte Réussie


| ARTS DE LA SCÈNE
|
|

1 480,00 €

1 400,00 € demandés

13
Soutiennent
0
Recommandent
0
Suivent
105%

Présentation du projet

Aidez-nous à faire revivre une oeuvre extraordinaire et méconnue de Debussy à l'occasion de son centenaire ! Un grand merci d'avance !

L'association MESCENESXXI est heureuse de vous présenter La Boîte à joujoux, un ballet unique en son genre, mêlant musique, danse, théâtre masqué et beaux arts.

La partition pour piano est de Claude Debussy, le texte est adapté du scénario original d’André Hellé, célèbre dessinateur dans les années 1900.

Piano : Catherine Imbert

Chorégraphie et danse : Afshin Ghaffarian

Mise en scène, adaptation et jeu : Alexandre Martin-Varroy

Assistante mise en scène : Claire Faurot

Lumière : Mariam Rency

Décors : Nicolas Goletto

Participation : Béatrice Martin


HISTOIRE DE L’ŒUVRE

En 1913, André Hellé, fabriquant de jouets pour enfants, décorateur à l'opéra et au théâtre, dessinateur, imagine un nouveau conte illustré pour les fêtes de Noël : La Boîte à joujoux

Pour pousser plus loin sa créativité, il demande à Claude Debussy de composer une partition qui accompagnerait l'ouvrage !

Debussy, père depuis 8 ans d'une petite fille qu'il adore, renoue avec son enfance dont il ne parle jamais... Peut-être en a-t-il peur ? Peut-être a-t-il gardé quelques traumatismes de l'emprisonnement de son père, à la suite de la Commune de Paris ?

Debussy accepte sans ambages et ensemble ils éditent une revue originale.

Hellé illustre le récit de ses dessins, et tout du long, la partition de Debussy pour piano accompagne l’action.

La Boîte à joujoux doit ensuite être portée à la scène sous forme de ballet dans une scénographie de Hellé.

Malheureusement, ce n'est pas possible tout de suite car l'histoire parle d'un soldat et d'une guerre de jouets.

Nous sommes en décembre 1913 : neuf mois plus tard, la première guerre mondiale éclate.

Il est jugé inopportun de traiter de la guerre avec humour et ironie dans ce contexte.

Cependant, leur projet n'est en rien politique et se veut un petit diversement s'appuyant sur une mise en scène minimaliste, un projet de spectacle pouvant même être joué par des enfants ou des marionnettes.

Argument d’origine

"Des poupées dansaient : Un soldat vit l’une d’elles et en devint amoureux.

Mais la poupée avait déjà donné son cœur à un polichinelle paresseux, frivole et querelleur.

Alors les soldats et les polichinelles se livrèrent une grande bataille au cours de laquelle le pauvre petit soldat de bois fut fâcheusement blessé.

Délaissée par le vilain polichinelle, la poupée recueillit le soldat, le soigna et l’aima : ils se marièrent furent heureux et eurent beaucoup d’enfants.

Le polichinelle frivole devint garde- champêtre.

Et la vie continua dans la boîte à joujoux."

André Hellé - La Boîte à Joujoux ; éditions Durand 1913.


QUELQUES ELEMENTS DE MISE EN SCENE

Pourquoi la version pour piano et non la version orchestrale qui existe ?

Parce que cette version est un chef d’œuvre injustement délaissé.

Par erreur, la partition pour piano de 1913 fut longtemps considérée comme la réduction d'une version orchestrale qui n’aurait pas vu le jour immédiatement, à cause de la guerre.

La partition pour orchestre finira en effet par sortir en 1919, achevée par un autre compositeur (Debussy n'eut pas le temps de finir le travail avant sa mort en 1918).

Depuis, on a prouvé que la version pour piano n’est pas une réduction mais bien une œuvre pianistique à part entière, digne d’être jouée comme telle.

Aujourd’hui encore, l’identification de la version pour piano comme « réduction » persiste.

Cent ans après la parution du ballet, il m’a paru important de redonner ses lettres de noblesse à une création pianistique des plus originales de Debussy, mais aussi la plus longue.

Adapter le scénario de La Boite à joujoux pour une plus grande théâtralité, en intégrant jeu masqué, danse et jeu de marionnette :

- Adaptation

L’œuvre de Debussy et de Hellé, s’accompagne d’un texte narratif écrit par Hellé, nécessitant la présence d’un acteur-récitant.

L’histoire du soldat, du polichinelle et de la poupée y est racontée, et autour d’eux, d’autres « jouets » (une quinzaine environ !) participent à l’action.

L’œuvre se destinait à deux possibilités de représentation :

La version concert avec récitant, ou la version ballet avec danseurs mais sans récitant.

Tout en respectant l'histoire de Hellé, j’ai souhaité adapter l’œuvre pour que le spectacle puisse intégrer musique, théâtre, danse et même de la marionnette, avec seulement trois interprètes : une pianiste, un comédien et un danseur.

Pour que cela fonctionne, une adaptation théâtrale du livret était nécessaire, et j’ai resserré l’histoire autour de trois protagonistes :

La poupée, incarnée par la pianiste, est poursuivie par deux amoureux jaloux : le soldat, interprété par le danseur, et le polichinelle interprété par un acteur masqué.

- Théâtre et jeu masqué

Le polichinelle, personnage de la Commedia dell Arte, confié au comédien, vivra l’action et la commentera en jeu masqué, avec tous les codes techniques de ce registre.

Le masque permet de pouvoir jongler d’un personnage à un autre tout en étant joué par le même acteur. Ainsi, l’adaptation a pu conserver trois autres petits personnages qui prendront vie au quatrième tableau, grâce à des changements de masques furtifs.

Outre les avantages dramaturgiques et d’effectif, elle est au plus proche de ce que souhaitaient Debussy et Hellé : se rapprocher « d’une pantomime musicale pour les enfants ». (Monsieur Croche et autres écrits, Claude Debussy, Gallimard, 1987, p.176)

- Danse et mouvement

Le rôle du soldat sera confié au danseur. Il s’exprimera à la manière des films muets d’autrefois et s’exprimera uniquement grâce au mouvement.

Debussy ne souhaite pas un ballet trop développé, trop construit, à l’encontre des ballets grandioses de Diaghilev. Selon lui, « un maitre de ballet ne sera pas utile. Seul un metteur en scène « habile » suffira » (Lettres de Debussy à son éditeur / Durand,1927)

Rien de très étonnant, quand on connaît la soif de liberté de Debussy, son goût pour l’arabesque toute en nuance, et la simplicité.

Afshin Ghaffarian, jeune artiste et danseur d’origine iranienne (diplômé du Centre National de la Danse) effectuera l’écriture chorégraphique du spectacle, et interprètera le rôle du soldat.

L’univers chorégraphique du spectacle suivra l’histoire originale imaginée par Hellé mais s’éloignera d’un ballet trop réaliste, au profit d’un univers souvent abstrait et onirique, proche de l’esquisse et du symbolisme, que la poésie et la créativité de ce jeune artiste aux multiples talents saura parfaitement susciter.

La présence et la sensibilité orientale d’Afshin se prête admirablement à ce ballet. Debussy aimait l’exotisme et les voyages, il manifestait un goût prononcé pour les sonorités lointaines, rêves d’union entre orient et occident.

- Marionnette

Le personnage de la poupée sera une vraie poupée de chiffon, qui prendra vie comme une marionnette.

Ce principe nécessitera un vrai travail de « manipulation » pour l’acteur et le danseur qui seront amenés à l’articuler.

Mais la poupée sera le miroir de la jeune pianiste en personne, elle sera physiquement son prolongement. C’est pour cela qu’elles seront habillées de la même façon.

L’ensemble de ces registres nous permet de remédier à beaucoup d’obstacles dramaturgiques et d’installer une vraie dynamique théâtrale, ludique et créative.

En outre, l’utilisation du masque et de la marionnette est un aspect historique de l’œuvre puisque Hellé, dans la version chorégraphique de 1919, avait utilisé des masques et des costumes de « jouets-marionnettes » pour ses danseurs.

La mise en scène que j'ai imaginée tentera de donner un nouveau souffle à cette fable métaphorique de la société humaine imaginée par Hellé.

"Les boîtes à joujoux sont en effet des sortes de villes dans lesquelles les jouets vivent comme des personnes. Ou bien les villes ne sont peut-être que des boîtes à joujoux dans lesquelles les personnes vivent comme des jouets."

André Hellé - La Boîte à Joujoux / éditions Durand,1913


Alexandre Martin-Varroy

A quoi sert l'argent collecté

Soutenir La Boîte à joujoux c'est :

 

- Participer à la réalisation du spectacle (location d’un lieu de répétitions, achats de costumes et accessoires, financement de la construction des décors etc.)

 

- Assurer son avenir (communication et vente, captation vidéo, photos, dossiers artistiques, administration etc.)

 

En résumé, tout ce qui permettra l’édification artistique du spectacle et son parcours à venir.


Objectif de collecte

1 400,00 €

Montant Global

0,00 €

Dépenses

Désignation Montant

TOTAL

TOTAL 0,00 €

Recettes

Désignation Montant

Proarti

Financement participatif proarti 1 400,00 €

TOTAL

TOTAL 1 400,00 €

BEAUX ARTS

Hellé, artiste peintre, et Debussy, compositeur, ont créé ensemble La Boîte à joujoux, afin d’obtenir un mariage savoureux entre les beaux-arts et la musique. Hellé devait signer les costumes et les décors du spectacle, ce qui se fera en 1919.

Debussy, grand amateur de peinture et de tableaux a considérablement teinté sa musique d’influences picturales, s’inscrivant souvent dans le courant symboliste, de l’art nouveau et même du cubisme qu’il a vu naître et dont Hellé serait un des précurseur. Nous nous devions de rester fidèles à cet aspect, et notre scénographie tentera de suivre quelques lignes graphiques dans le style de Hellé, mais sans tendre à reproduire exactement son esthétique, car nous ne voulons pas aller vers de la « reproduction ». Nous proposerons, en somme, une sorte de « variation » !

Nous tenterons de nous inspirer aussi des différentes influences picturales qui ont alimenté l’œuvre de Debussy dans toute son étendue, sous forme d’allusions, d’impressions, de petites touches. Enfin, des effets de théâtre d’ombres pourront être imaginés et insérés subtilement à la scénographie. Hormis l’intérêt créatif et onirique des images que peut susciter le théâtre d’ombres, l’histoire de ce procédé est étroitement liée à l’époque de Debussy. Il fréquentait le cabaret du Chat Noir à Montmartre, où les pièces pour théâtre d’ombres battaient leur plein.

Alexandre Martin-Varroy

LUMIERE ET PROJECTION VIDEO FLOUTEE

« La boîte à joujoux sera comme une boîte lumineuse. La lumière viendra souligner l’espace étagé de la scénographie et dessiner le cirque où tout se passe. Le motif du temps qui s’écoule et de la boucle infinie sera le dessin des mouvements et des pulsations de la lumière vidéo. La partition lumineuse agira comme un instrument de musique sur scène : motifs, mouvements, variations de couleurs, vibrations et matières évolueront au cours de la narration. De la joute amoureuse à la bataille de laine couleur verte, la vidéo exacerbera le « jeu » des personnages jouets, accentuant l’immatérialité des actions et le fantastique pouvoir de l’imagination. Blessures, voyage, combats, la violence de l’histoire n’aura d’égal que son décalage humoristique et virtuel. La boîte à joujoux sera un lieu où tout se métamorphose dans le temps et l’espace, qui, tournant sur lui-même, reste pourtant identique…comme une boîte à musique… La parole et le lien particulier entre le Polichinelle et le public seront renforcés par une rampe de lumière chaude à l’avant-scène. L’éclairage, en contre plongée, sera chaud, vacillant et ténu. Cette direction de lumière est celle du conteur et des secrets dévoilés près des chandeliers. Reprenant les caractéristiques de l’éclairage à la bougie des théâtres du 17ème siècle, cette direction reliera la scène et la salle, via le masque du Polichinelle, qui, comme dans la Commedia dell’arte, prendra vie devant les flammes »

Mariam Rency, créatrice lumière

Contreparties

Adagio

pour 10,00 € et +

0 ARTINAUTES

Dès 10 € :une bise de la poupée,une poignée de main du soldat et une blague (drôle)depolichinelle

Adagietto

pour 25,00 € et +

0 ARTINAUTES

Envoid'une photo dédicacée de la troupe, en costume ! par courriel (plus contrepartie précédente !)

Andante

pour 50,00 € et +

1 ARTINAUTE

1 affiche, dédicacée ou pas,du spectacle (plus contreparties précédentes)

Allegro

pour 100,00 € et +

2 ARTINAUTES

Une place offerte (plus contreparties précédente)

Allegro molto

pour 250,00 € et +

0 ARTINAUTES

Répétitions ouvertes et 2 places offertes (plus contreparties précédentes)

Scherzando

pour 500,00 € et +

1 ARTINAUTE

Entretien privéavec le metteur en scène ouune conférence historique et musicale sur la pièce (plus contreparties précédentes)