CHEZ LES ZEBUS FRANCOPHONES
Long-métrage made in Madagascar / La Réunion

J -16


| AUDIOVISUEL - CINÉMA
| PRODUCTION
| EDUCATION, SOLIDARITÉS INTERNATIONALES, ENVIRONNEMENT

11 745,00 €

22 000,00 € demandés

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Présentation du projet

 

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IMPORTANT : Pour recevoir par mail une carte cadeau à offrir à Noël, vous devez faire votre don de préférence AVANT LE 19 DECEMBRE. La carte sera à télécharger, à imprimer, à découper, à plier en deux et à personnaliser à l’intérieur. Sur le verso, vous y trouverez un QR Code ou un lien qui permettra d’accéder (en fonction de la contrepartie choisie) à certains de nos films en streaming ou à la musique du film Ady Gasy et à des sonneries de téléphone créées à partir de la musique de générique de ce projet.

 

RESUME DU FILM

Depuis la construction en 2016 d’une route traversant leur hameau, les paysans assistent impuissants à l'appropriation de "leurs" rizières par de mystérieux investisseurs aux bras longs. C’est dans ce contexte que Tiana essaie de convaincre son père de privilégier l'agroécologie aux produits chimiques. 

Elle veut aussi éveiller la créativité et l'esprit critique des enfants du village grâce au soutien d'artistes célèbres et à la complicité du réalisateur. Tour à tour, par petites touches, ils leur parlent de leur histoire et des raisons pour lesquelles personne n’a à rougir de vivre de la terre !

Un spectacle de théâtre d’objet, un film et une campagne médiatique ici à MADAGASCAR et dans le reste du monde, ce sont les seules armes que ces artistes ont à offrir aux paysans. Chacun tente de rappeler au monde qu’on a tous beaucoup à perdre à laisser disparaître les paysans. 

Les journalistes sont invités au concert de Bekoto du groupe Mahaleo et à la représentation de marionnettes mise en scène par les enfants du village et par Gégé, un comédien âgé, connu de tous dans la Grande Île. Gégé a été lui-même victime d'accaparement de terres comme tant d’autres. Ce spectacle, allégorie de la course effrénée et insensée au développement, offre les derniers mots à la marionnette paysanne dans un discours sous forme d'art oratoire. 

De "manipulés", les villageois deviennent, le temps du spectacle, ceux qui tirent les ficelles.

 

DATES DE SORTIE PREVUES

  • Entre Mai et Novembre 2023, première mondial dans un festival
  • 2024, sortie nationale au cinéma
  • 2025 sur TV5monde et sa plateforme accessible dans le monde entier

 

EQUIPE TECHNIQUE

Auteur - Réalisateur - Cadreur - Monteur : Nantenaina Lova
Co-Autrice et Productrice déléguée : Eva Lova-Bély (Papang Films / Endemika Films)
Conseil écriture : Guillaume Begue
Co-producteurs : Nicole Gehards (Niko Films - Allemagne), Michel Zongo (Diam Production - Burkina Faso)
Chargées de production : Candy Radifera (Endemika Films), Nina Fernandez (Niko Films)
Equipe de tournage : Nantenaina Fifaliana, Jonathan Rafidiarison, Maminihaina Rakotonirina, Hery Rafanomezantsoa
Equipe de montage : Emmanuel Roy, Jean-Michel Perez, Lanto Tiana "iBemaso" Rabearison, Serge Payet
Monteur son : Julien Verstraete, Jonathan Rafidiarison, Maminihaina Rakotonirina 
Animateur : Herizo "Bashy" Ramilijaona
Dessinateur : Eric "Dwa" Andriantsialonina
Musique originale : Bekoto, Dedz (Tsilavina Andrisoa), groupe de musique traditionnelle (Hira gasy)
Etalonnage : prix d’aide à la post-production des JCC offert par Charbon Studio

 

 

RECHERCHE DE PARTENAIRES POUR LA DIFFUSION

Si vous êtes une organisation souhaitant apporter un soutien autre que financier, n'hésitez pas à nous contacter ! Nous sommes ouverts à toute collaboration à travers le monde (mise en place de projections, communication auprès de votre communauté ou de la diaspora, campagne d'impact, etc.). Nous cherchons notamment des associations en France prêtent à solliciter le cinéma de leur localité lors de la sortie du film ! MERCI.

 

PRODUCTEURS


 

PARTENAIRES

                        

 

                     

                             

A quoi sert l'argent collecté

Après 7 ans de travail et le soutien de différents partenaires qui ont cru en notre projet, nous approchons du but  Nous avons eu notamment le soutien de la Région Réunion et de l'Aide aux Cinémas du Monde (partenaire du festival de Canne) et du fonds rattaché à la Berlinale et à Hot docs (Toronto). Votre aide nous sera cruciale :

  • pour que toutes les étapes de la finition soient à la hauteur de nos ambitions ;
  • pour le distribuer à l’international dans les grands festivals mondiaux puis lors d’une sortie nationale en France et dans les DOM ;
  • pour rendre le film accessible au plus grand nombre à Madagascar, notamment les élites et les paysans, principaux concernés par notre sujet

Remarque : Si vous êtes une organisation souhaitant apporter un soutien autre que financier, n'hésitez pas à nous contacter ! 


Objectif de collecte

22 000,00 €

Montant Global

22 000,00 €

Dépenses

Désignation Montant

Pour la post-prod

Location du studio de mixage 1 250,00 €
Salaire des autres techniciens de post-production 8 250,00 €
Salaires des animateurs malgaches 2D/3D (marionnettes) 1 000,00 €
SOUS TOTAL 10 500,00 €

Pour la promotion et la distribution

Commission proarti 1 750,00 €
Outils de communication (affiche, bande-annonce,...) et prospection partenaires 2 000,00 €
Inscriptions du film dans de grands festivals y compris le festival de Cannes 500,00 €
Distribution du film à Madagascar notamment auprès des paysans et dans les campagnes 3 000,00 €
SOUS TOTAL 7 250,00 €

Pour l’édition de différentes versions

Rémunération des comédiens pour version doublée en Français 1 000,00 €
Achat de droits de musiques malgaches 1 500,00 €
Rémunération des traducteurs en anglais pour la distribution internationale du film 750,00 €
Rémunération de la compagnie Miangaly pour la version destinée aux malgachophones 500,00 €
Location du studio d’enregistrement pour voix de la narratrice (jouée par une comédienne française célèbre) 500,00 €
SOUS TOTAL 4 250,00 €

TOTAL

TOTAL 22 000,00 €

Recettes

Désignation Montant

Proarti

Financement participatif proarti 22 000,00 €

TOTAL

TOTAL 22 000,00 €

LES INTENTIONS DU “DIRECTOR” : 

LE TON DU FILM

Si je devais définir ce film, je le qualifierai de drame, de chronique sur les mésaventures d’une famille paysanne qui subit les effets pervers de l’urbanisation et les décisions des puissants corrompus. Il aurait pu prendre la forme d’une saga du réel mais, fidèle à l’humour malgache, je tiens à y apporter une touche sarcastique. 

J’oserai l’alternance de légèreté et de gravité, car pour exprimer le désespoir, nous avons coutume de dire « mampihomehy », « ça fait bien rire ». Rire de l’injustice plutôt que pleurer, c’est une forme de pudeur, et résister plutôt que s’apitoyer, c’est une forme de courage.

Dans ce film, on découvre la voix d'une narratrice taquineuse qui prend à partie, tour à tour, le réalisateur, les spectateurs et les protagonistes. Elle sera jouée par une comédienne et humoriste française célèbre pour la version française du film et par Fela de la compagnie Miangaly pour la version malagasy, destinée aux paysans qui sont, pour beaucoup d’entre eux, illettrés contrairement aux héros de ce film.

 

LA MOTIVATION DE L’AUTEUR - RÉALISATEUR

Avec ce film, je voudrais proposer mon regard, celui d’un Malgache qui est allé au-delà des mers et a vu que les jeunes pousses de riz ne sont pas forcément plus vertes ailleurs. Il y a une dizaine d’années, en France, j’ai lu une pancarte sur le dos d’un militant disant : « il n’y a pas de quoi être fier d’être bien intégré dans un monde malade ». J’ai pensé alors que mon prochain film raconterait comment les Malgaches s’épuisent à s’adapter à cette modernité malsaine. J’ai pris conscience par exemple que les représentants des intrants chimiques agricoles se rendent même dans les régions les plus isolées de cette île immense.

Je tiens à retranscrire l’ambiance paisible initiale de ce hameau qui s’oppose à la frénésie de la ville avec son rythme, ses bruits et son sens du paraître et de l’avoir. Je ne veux pas pour autant d’un film manichéen qui opposerait systématiquement la sagesse traditionnelle à la modernité, ou même le bonheur de la vie à la campagne à l’agressivité de la ville. Le débat que je cherche à susciter avec ce film se situe ailleurs. Beaucoup d’intellectuels, de dirigeants et d’étrangers, avec de bonnes ou de mauvaises intentions, présentent les choses comme des évidences indiscutables et imposent leurs intérêts aux gens qui devraient dire “merci”. 

Depuis le Roi Radama Ier, on nous fait miroiter un développement à la façon des Occidentaux ou des Chinois. Plutôt que de courir derrière les grandes puissances, j’aimerais dire aux paysans qu’il est peut-être encore temps de prendre un raccourci en favorisant la culture paysanne respectueuse de la nature dont l’humain fait partie. J’aimerais les inviter à réinventer les trésors que nous ont laissés les ancêtres. 

Nous prenons le risque de perdre nos terres, nos paysans et leurs âmes pour profiter d’un développement qui n’est pas au rendez-vous. Conséquences : le manque d’autonomie alimentaire et la famine mais aussi l’immigration clandestine dans les pays dit « développés », perçus comme des eldorados.

 

L’ACCAPAREMENT DES TERRES

A Madagascar et dans de nombreux pays du monde, africains notamment, les faits racontés ici n’ont malheureusement rien d’exceptionnels. Nous intégrerons dans la narration d’autres histoires d’accaparements de terres pour montrer que ce hameau n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Les terres non cadastrées sont devenues très prisées des “investisseurs” étrangers ou même nationaux. Elles deviennent l’objet d’un business juteux pour les dirigeants corrompus qui se gardent bien de donner un titre de propriété aux paysans qui y vivent.

 

LE RÊVE D’UN FILM KABARY (art oratoire) 

Mon défi pour ce film est de retranscrire dans sa forme même la tournure de pensée de mes compatriotes paysans et de mes ancêtres : un film construit en référence à leur humour et à leur poésie, le « kabary », un discours argumenté, une lecture du réel baroque et métaphorique, fruit de l’observation de la Nature et des Humains. Je chercherai à faire de l’ensemble du film « mon kabary cinématographique » que la voix de la narratrice décrira comme “du jazz cinématographique malgache”. 

 

LA PIÈCE DE TANTARA MARIONNETTES

Nous avons choisi de monter un spectacle de théâtre d’objets en adaptant le jeu du «tantara». Tantara signifie « histoire » en Malgache, ce sont les petites histoires que les enfants racontent sous forme de dialogues entre des personnages, symbolisés par différentes pierres que l’enfant tape en écrasant une brindille à chaque prise de paroles. 

Dans la philosophie malgache, nos manières de vivre et de penser définissent notre âme et vice-versa. Cette définition du concept d’âme, « fanahy », m’a inspiré l’écriture de la trame du spectacle qui amène à se demander comment favoriser la naissance et l’épanouissement de belles âmes. J’ai donc décidé de symboliser l’âme sur le front des galets - marionnettes par une case à remplir. 

Pour une bonne qualité d’interprétation, les voix ont été jouées par des comédiens professionnels de la Compagnie Miangaly de Christiane Ramanantsoa. Quant au décor, aux marionnettes sous forme de galets et aux accessoires, ils ont été manipulés par les enfants en suivant approximativement le rythme des dialogues diffusés en playback.

Le choix d’intégrer une forme malgache de marionnettes est un clin d’œil, un petit renversement dans l’ordre des choses: c’est au tour de ceux de la plaine de manipuler les marionnettes de ceux de la « colline aux chimères », au moins symboliquement ! Ceci est à l’image du jeu enfantin du «tantara» où les enfants jouent le rôle des adultes qui d’habitude décident pour eux. Je montrerai que le « kabary », le « tantara » et notre culture en général donnent une place importante à notre langue imagée. En effet, le mot “coloniser” dans la langue malgache se traduit par “MANJANAKA” littéralement «infantiliser» et c’est ce qui se passe, on infantilise les paysans.

 

UN DOCUMENTAIRE POUR LE RESPECT DE L'HUMAIN & DE LA TERRE

J’aime l'idée qu'au-delà de l’émotion suscitée, le spectateur ait appris des choses par le biais de discussions entre mes personnages. Ainsi, les séquences d’ateliers entre les artistes et les enfants et les visites de fermes en permaculture permettront d’évoquer l’un des sujets du film : l’importance fondamentale des cultures vivrières et des pratiques sans intrants chimiques. En m’opposant aux discours des vendeurs de pesticides, je tiens à dire aux paysans que les pratiques de leurs ancêtres, remises au goût du jour, sont celles du futur.


 

Suivez l'actualité du projet !

  • Montage du film et enregistrement de la voix de la narratrice

    Quelques photos de nos derniers périples, entre le montage du film à Marseille avec un monteur spécialisé en documentaire, et l'enregistrement de la voix conteuse du film à Paris.

     

     

  • Des mois de réécriture au montage

    Nantenaina et Eva Lova travaillent actuellement à la réécriture du film et de la voix off avec Guillaume Begue, notre script doctor réunionnais.

Contreparties

Jaune safran

pour 10,00 € et +

5 ARTINAUTES

Votre nom au générique de fin

+ Carte cadeau imprimable avec lien de visionnage de 3 courts de Nantenaina Lova pour petits et grands

Bleu outre-mer

pour 20,00 € et +

10 ARTINAUTES

Contreparties précédentes

+ Île était une fois (57 min) d'Eva et Nantenaina Lova en streaming

Rouge sang

pour 40,00 € et +

8 ARTINAUTES

Contreparties précédentes

+ Zanaka (29 min) de Nantenaina Lova en streaming

+ BO de la musique de Ady Gasy téléchargeable + sonneries de téléphone téléchargeables créées à partir de la BO de ce projet

Bleu mer

pour 75,00 € et +

6 ARTINAUTES

Contreparties précédentes

+ Aza Kivy, Etoile du Matin (77 min) de Nantenaina Lova en streaming

Vert tendre

pour 200,00 € et +

0 ARTINAUTES

Contreparties précédentes

+ Invitation à une projection en présence d’un membre de l’équipe, une photo avec lui, une dédicace et comme “voandalana” (fruits du voyage) un sachet de riz noir bio cultivé par un paysan du film

Nacré

pour 300,00 € et +

1 ARTINAUTE

Contreparties précédentes

+ invitation VIP à un after en France ou à La Réunion (avec le réalisateur et la productrice) ou à Madagascar (avec certains artistes du film dont Gégé)

Arc-en-ciel

pour 300,00 € et +

0 ARTINAUTES

Pour les structures associatives, réservez et pré-achetez les droits de projection du film dès à présent !