Mécénat

Viva la Vie
Court-métrage adapté d'un extrait de "La Réunification des deux Corées" de Joël Pommerat

J-18


| AUDIOVISUEL - CINÉMA
| PRODUCTION

5 585,00 €

6 920,00 € demandés

38
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80%

Présentation du projet

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Adapté d'un extrait de la pièce de théâtre La Réunification des deux Corées de Joël Pommerat, Viva la Vie est un court-métrage accompagné par la boîte de production KIDAM et le collectif STUDIO LAMBDA. Tout une équipe est déjà engagée sur le projet, la date de tournage est annoncée : fin janvier dans les hauteurs et sous la neige du massif des Ecrins !

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Le scénario de Viva la Vie est adapté d’une scène de la pièce de théâtre La Réunification des deux Corées, écrite et mise en scène par Joël Pommerat. Après Cendrillon et Pinocchio, j’assiste à une représentation de cette pièce aux Ateliers Berthier, à Paris. Une vingtaine de courts tableaux explorent la complexité des liens amoureux : un plateau nu, deux gradins en bi-frontal, des costumes sommaires et pourtant, sans prévenir, une force émotionnelle, visuelle, une force de jeu, une force des mots se dégage, nous captive et nous émeut.

Ayant grandi dans un cadre familial qui donnait une place très particulière à l’amour, ayant accompagné mon grand-père, second père, clown triste, dans sa douloureuse affection, je m’attache particulièrement à une des scènes : Mémoire, la femme amnésique (titre original de Viva la Vie). Travailler sur cette histoire me permet de continuer à m’interroger sur ma notion de noyau familial et à explorer dans mes films des formes d’amour rarement mises en scène. Je veux parler de l’amour là où on l’attend trop peu, ou plus. Le texte de Joël Pommerat touche à cela avec justesse et humour et tire son originalité dans le fait que tout est abordé mais sans être dit.

J’écris alors une lettre enflammée à cet auteur et lui demande les droits d’adaptation. Très vite, je reçois un appel de la co-directrice de sa compagnie, Compagnie Louis Brouillard, Anne de Amezaga. Je lui expose mes envies et mes raisons. Elle s’enthousiasme et prêche en ma faveur. D’autres manifestent la même envie que moi, pour du long principalement, mais la chance et la passion sont de mon côté : je reçois les droits.

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Viva la Vie est l’histoire d’un couple de cinquantenaires qui se promène à côté de son histoire engloutie par la maladie. La femme, Cécile, a Alzheimer. L’homme, Serge, est là, elle ne le reconnait pas. Ils marchent ensemble et s’aiment, malgré tout. Tous les jours. Comme deux étrangers qui se connaissent depuis toujours. Mais aujourd’hui, Serge a décidé de lui dire qu’il ne reviendrait pas.

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(…)

CECILE : Est-ce qu’il y a des choses sur lesquelles on est vraiment d’accord aujourd’hui tous les deux ? Ou qu’on aime le mieux faire ensemble par-dessus tout ?

SERGE (toujours ému) : En dehors de faire l’amour ?

CECILE : Euh oui…

SERGE (avec un léger sourire) : Ramasser des champignons.

CECILE (très surprise) : Ah bon ??

SERGE : Oui.

CECILE : Mais c’est ridicule !!

SERGE : Absolument. Je sais, mais on adore faire ça.

(…)

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Le financement public d’un court-métrage n’est pas simple et très demandé. Cela prend beaucoup de temps et des fois un peu trop au vu de la nécessité de tourner.

L’histoire de Viva la Vie se déroule à la neige et pour ça il n’y a qu’un rdv par an. Cette année, nous avons décidé de ne pas le louper et de partir à l’aventure en « système D », sans financement public.

Je suis très bien entourée d’une équipe professionnelle et bénévole qui généreusement soutient ce projet avec des apports en nature. Néanmoins, nous avons aussi besoin d’un apport financier pour louer du matériel professionnel son et image, pour défrayer, loger et nourrir l’équipe et pour acheter des costumes, du maquillage, des accessoires… à vous de jouer ! Merci d’avance !

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La mémoire est la fonction par laquelle l’homme entretient son rapport au temps et définit son attitude et son intégration face à l’histoire. Elle lui donne la conscience de soi, la personnalité, les conduites symboliques et langagières, l’intelligence et l’expérience. Dans Viva la Vie, Cécile, la femme de Serge, a perdu sa mémoire. Qui sommes-nous sans cette mémoire ? Quand on oublie, que devient l’autre ? Que devient l’amour ?

Puisque rien ne reste de tangible dans le cerveau d’un malade. Puisque tous les moments heureux et magiques de la vie de couple ont disparu. Comment ne pas être affecté par ce néant ? De si beaux souvenirs engloutis arrivent à faire douter qu’ils ont bien existés… C’est le passé avec Cécile qui a construit Serge. Si elle ne se souvient de rien, c’est presque nier l’existence de Serge. Serge a changé d’espace-temps, il vit dans une autre dimension. Il est presque devenu étranger à sa propre vie puisqu’il n’existe plus dans le souvenir de la femme qu’il aime.

Cécile est redevenue enfant, un enfant vif, caractériel et plein d’humour mais un enfant, vierge et vide. Serge, chaque jour, redonne une chance à cet enfant et lui raconte à nouveau toute leur histoire. Au nom de leur histoire. Au nom de leur amour.

Je regarde cette scène et l’admire. J’admire l’amour qui unit ces personnages, malgré tout. J’admire Serge, sa force, sa patience, son amour pour Cécile. Je respecte ses tiraillements et sa mauvaise humeur. Pour autant, je me questionne sur la possibilité d’évolution d’un tel amour. J’aspire à une forme d’amour qui n’est pas figée, qui évolue, qui fait de Serge quelqu’un de libre. Serge doit se réinventer.

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Cette histoire appartient à Serge, Cécile étant incapable de nous la raconter. Je choisis alors comme décor un immense parc enneigé, entièrement lisse et épuré, qui représente l’espace subjectif du souvenir de Serge. L’espace blanc, infini, dans lequel, pas à pas, Serge grave à nouveau cette histoire dans sa mémoire. Un espace que l’on ouvre, que l’on imprime et qui se referme, malgré nous, quand le temps passe et que la neige recouvre les traces. L’éphémère passage humain balayé par une nature surpuissante (la maladie). Tout comme le cinéma qui ouvre et referme des histoires sans cesse.

A l’image de cette maladie, cette abondance de neige me permet de déguiser le décor, de le rendre identique de part et d’autre. Comme une boucle spatio-temporelle dans laquelle les personnages seraient bloqués.

Le blanc est aussi la couleur qui va le mieux au personnage de Cécile. Elle met en avant sa pâleur, son absence, sa proximité avec la mort et pour autant, son innocence, son esprit vierge, sa renaissance.

Dans la pièce de Joël Pommerat, la scène que j’adapte trouve son écho final et global dans la confrontation aux autres scènes. Il me fallait donc trouver le moyen de donner à cette scène une dynamique indépendante et auto-suffisante : transformer une journée quotidienne en une journée particulière. Ce jour-là, Serge a quelque chose d’important à dire à Cécile. Il se positionne différemment et se donne le choix de rompre ou non cette situation. Face à cette tragédie, il se réinvente, s’offre une issue. Un enjeu supplémentaire se rajoute, ébranle leur marche quotidienne et donne du pouvoir à Serge. Cette histoire lui appartient. Le personnage s’adoucit et sa résignation et son fatalisme sont remplacés par l’espoir et le courage, malgré l’épuisement.*

Je sors des murs du théâtre et amène au cinéma cette histoire. Je me sers des outils du cinéma pour extraire cette promenade d’un tout englobant et la rends unique, je la rends à Serge. Je lui offre un décor personnel dans lequel chaque question soulevée peut trouver son écho, sa confrontation. Serge ne se pose plus en exemple dans une réflexion plus large sur les liens amoureux mais réfléchit à sa propre et unique situation, évolue et se libère.

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J’imagine l’ouverture du film en plans très larges (format 2.35). Un écran blanc, un paysage qui se distingue à peine. Le bruit du vent et de la neige. Un oiseau apparaît au loin, il lutte, n’avance guère puis disparaît. On observe longuement cet impressionnant paysage enneigé : une montagne dressée, une forêt serrée. Peu à peu une musique retentit, un chant, des voix, discrètes au début puis de plus en plus prenantes. Répétitives. Bruyantes. Accentuant la grandeur effrayante de cette nature intacte. Je pense à l’ouverture de films de genre comme Les Huit Salopards de Quentin Tarantino ou Shining de Stanley Kubrick. Dès les premières images, le ton est donné. La nature (la nature de l’homme) s’imposera sur tout le reste. A l’image de la maladie, je cherche à englober cette histoire dans un paysage fort, qui isole nos personnages, les coupe de la réalité, les engloutit. Des plans larges qui appuient sur la petitesse de ce couple, nos personnages sont perdus, impuissants.

Puis, au loin, sur le plat du pied de la montagne, les deux personnages, immobiles et silencieux, apparaissent. Les chants se coupent, un impressionnant silence s’impose.

Serge brise alors la neige et se met à marcher, suivi de près par Cécile. La caméra se rapproche des personnages et rompt son immobilité de cadre. L’action est alors suivie de beaucoup plus près. Pour autant, la caméra ne colle pas l’action au sens strict, elle cherche le point de vue émotif de l’action : filmer la réaction plus que la parole. Les corps qui affrontent la neige, les pieds qui s’enfoncent, qui laissent des traces, les démarches maladroites, les regards, l’impatience, la naïveté, le rire, la tristesse ; la proximité de ces deux corps puis leur distance ; l’amorce de Cécile qui regarde Serge s’éloigner et le rattrape rapidement ; ses pas plus légers ; quelques flocons sur sa veste…

A la différence du théâtre, le cinéma me donne accès à ces différents points de vue. La caméra peut tourner autour des personnages, se rapprocher d’eux, les filmer de dos puis s’en éloigner à nouveau. Je pense à Lars Von Trier qui dans Melancholia mélange des formes extrêmes. Une caméra très agitée pour filmer un mariage bien réel puis de longs plans, d’interminables travellings et ralentis pour filmer la fin du monde.

Plus en douceur, je cherche à me servir des outils du cinéma pour à la fois envelopper cette histoire d’une nature reine qui épuise les personnages et, à la fois, ancrer cette marche dans une réalité plus palpable, plus sensorielle qui laisse apparaître la force et le courage de ces personnages malgré tout.

Dans le film Valley of love de Guillaume Nicloux, le réalisateur perd volontairement ses personnages dans un décor immense et étranger : la Vallée de la Mort. Un couple, recomposé le temps du voyage, part à la recherche de leur fils décédé sous un soleil écrasant. Le décor extraordinaire rapproche étrangement les deux personnages, les rend ridicules et accentue leur désespoir. Les personnages ressentent physiquement le poids écrasant du vide laissé par la mort de leur fils.

Un Roi sans divertissement de François Leterrier. Les paysages enneigés entourent les personnages d’un lourd manteau blanc, un espace clos qui les enferme et, en même temps, un espace infini, invisible, où tout est possible.

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http://www.kidam.net/

Depuis 2006, Kidam, société de production basée à Paris, a produit plus de 180 programmes de tous formats sur les cinq continents : documentaires, fictions, captations de spectacle, vidéoclips…

Avec plus de 25 court-métrages et 5 long-métrages produits en 6 ans, sélectionnés et primés dans les plus grands festivals, Kidam a su montrer son savoir-faire pour accompagner dans le développement de leur travail des auteurs singuliers et d’horizons diverses. Aujourd’hui si la société se concentre principalement sur le long métrage cinéma, elle continue néanmoins la production de court métrage, celui-ci restant un lieu privilégié de découverte de nouveaux auteurs et de liberté. La ligne éditoriale hétéroclite est guidée par la volonté de proposer un cinéma qui défend une vision « surréelle » du réel, où l’imaginaire sert de révélateur à la réalité.

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http://www.jesuislambda.fr/

" Ils prirent un peu de leur temps, beaucoup d’energie, leur passion : le cinema, et de leurs idees : me modelerent. Me voila. Je suis lambda."

Collectif bouillonant de cinéastes éclectiques et passionnés !

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Très très court - pour le Nikon Film Festival 2017 : https://www.festivalnikon.fr/video/2017/479?lang=fr

Clip - pour une interprète marseillaise : https://www.youtube.com/watch?v=Mir-9SW7neo

Capsule - pour la compagnie de théâtre l'Agence de Voyages Imaginaires : https://vimeo.com/204760138

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A quoi sert l'argent collecté

Tout une équipe est déjà engagée sur le projet, la date de tournage est annoncée : fin janvier dans les hauteurs et sous la neige du massif des Ecrins !


Montant de l'appel à dons

6 920,00 €

Montant global

15 570,00 €

Dépenses

Désignation Montant

POST-PRODUCTION

Etalonnage 200,00 €
MIxage 200,00 €
Montage son 200,00 €
Montage image 400,00 €
SOUS TOTAL 1 000,00 €

REGIE

Repas 1 170,00 €
Hébergement 1 000,00 €
Transports 2 230,00 €
Contribution Proarti 470,00 €
SOUS TOTAL 4 870,00 €

TECHNIQUE

Location matériel image 6 600,00 €
Location matériel son 2 400,00 €
Diques durs 300,00 €
SOUS TOTAL 9 300,00 €

MAQUILLAGE COIFFURE COSTUMES

Maquillage coiffure 100,00 €
Costumes 300,00 €
SOUS TOTAL 400,00 €

TOTAL

TOTAL 15 570,00 €

Recettes

Désignation Montant

REGIE - PRETS ET REMISE

Hébergement - Remise 850,00 €
Transports - Prêts véhicules 800,00 €
SOUS TOTAL 1 650,00 €

APPORT EN MATERIEL

Image 5 000,00 €
Son 2 000,00 €
SOUS TOTAL 7 000,00 €

Proarti

Financement participatif proarti 6 920,00 €

TOTAL

TOTAL 15 570,00 €

Suivez l'actualité du projet !

  • REPERAGES

    Ce week-end, avec ETIENNE le chef opérateur, THIBAUD le 1er assistant réalisateur et PEPITA la régisseuse générale, nous sommes partis en repérages ! Dans les hauteurs de Puy Saint Vincent, nous avons rencontré une nature grandiose et sauvage !

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  • REPETITIONS

    A Paris, dans un bel appart' aux plafonds hauts, on répète...

  • ACTUALITES

    En préparation du film : plein d'actu' à venir !

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MILLE MERCI INFINI !

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Contreparties précédentes.+.joyeuse projection à domicile du film en avant-avant-première en présence de la réalisatrice et de certains membres de l’équipe (en région marseillaise ou parisienne).

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1
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2
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Contreparties précédentes.+.projection à domicile précédée d’un concert de poche de vos chansons préférées! (En région marseillaise ou parisienne)

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