SANS CHEVAL

Par: Stank

J-46


| AUDIOVISUEL - CINÉMA
| Brest
| PRODUCTION

1 000,00 €

3 200,00 € demandés

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Présentation du projet


Sans cheval est un moyen-métrage d’environ 35 minutes que Lucile Mercier a écrit et qu’elle va tourner en Turquie du 25 octobre au 15 novembre prochains, avec une équipe d’une petite vingtaine de personnes… et, contrairement à ce que le titre indique, un cheval !

Les aides que nous avons pour l’instant obtenues pour le projet vont permettre de mener à bien ce tournage itinérant de trois semaines et de débuter le montage du film. Mais, sans votre soutien, il sera très compliqué d’aller jusqu’au bout de la fabrication du film, aussi on compte sur vous !


Résumé du film

Sans cheval retrace le parcours de Paul, un homme qui retourne dans un lieu où il n’a jamais été.
Entrainé par un marin, Paul arrive dans un petit village abandonné depuis presque un siècle, Kayakoy, en Turquie.
Paul est envoûté par l’endroit mais en est pourtant vite écarté.
Il va alors s’enfoncer dans la nature et dans son âme, jusqu’à sa rencontre avec un cheval : Pégase, animal doué de parole avec qui il va poursuivre sa quête et son périple…
Cheval mythique ou cheval mystique, il va l’amener à éclairer sa route.


La genèse

À l’origine de Sans cheval il y a une double inspiration : un visage et un lieu. Le visage de Paul qui va jouer, dense et expressif ; et Kayakoy, en Turquie, qui est un lieu chargé des vies passées.


Paul

Le personnage de Paul s’appuie sur la personnalité d’une « vraie personne » qui s’appelle aussi Pôl. Personnage fictif et personne réelle ont le même nom, comme si j’avais pu projeter cette personne que je connais dans une histoire inventée mais qui aurait bien pu lui arriver. Lorsque j’ai rencontré Paul il y a une dizaine d’années, j’ai eu l’impression de l’avoir reconnu comme une « âme amie » : ces personnes, ces visages, ces sourires qu’on rencontre et qu’on re-connait même si on ne les a jamais vus.

Dans la vraie vie, Pôl est un libanais, francophone, arabophone et polyglotte, d’une trentaine d’années. C’est un homme-orchestre qui vit dans plusieurs endroits, plusieurs pays, dans lesquels il a toujours su se constituer des
familles. Pour le personnage fictionnel, le prétexte du voyage arrive à un moment clef, comme un appel, une
révélation, comme s’il vivait une expérience de migration des âmes et que lui-même devenait migrant.

Le personnage de Paul aime voguer, son errance va le ramener grandi, plus présent et plus lucide. Le « vrai » Pôl appelle cet aboutissement, c’est une personnalité marquante et simple, sa façon d’être au monde respire la liberté et la vitalité. C’est cette figure-là qui apparait à la fin du film : un homme joyeux, conscient. Par la fantaisie de Pôl, j’aimerais aussi que se dessine un ton loufoque au film, de sorte à contrebalancer cette fresque métaphysique par des surgissements drôles et saugrenus.


Kayakoÿ

Il y a ensuite la découverte d’un lieu, sa porosité : comment un lieu inconnu peut paraître familier, comment cela s’éprouve : sans raison s’y sentir bien, se sentir lui appartenir. C’est ce que j’ai pu ressentir à Kayaköy et dans la région alentour que j'ai moi-même parcourue. Kayaköy s’appelait autrefois Livissi, c’était un village grec qui fut déserté à la chute de l’Empire Ottoman, et abandonné en 1922. À cette époque, les Grecs qui peuplaient le village ont dû partir de leurs terres et quitter leurs demeures. Ils ont été expulsés dans le cadre d’un échange de populations entre la Grèce et la Turquie à l’issue de la deuxième guerre gréco-turque pour l’Indépendance.

Paul se retrouve donc dans ce lieu à la fois vierge et chargé historiquement, et il a l’impression d’y trouver une maison, comme s’il pouvait, à son tour écrire ou réécrire l’histoire. Seulement il va en être rapidement expulsé et être amené à aller voir "ailleurs". Commence alors une longue errance à travers les montagnes turques, loin des hommes, comme une mise à l'épreuve ou un rituel chamanique, jusqu'à son retour à la civilisation.

Il y a une forme d’exil dans la démarche de Paul, un exil tant réel qu’intérieur. Paul n’est plus dans son pays, n’a pas de maison, il s’en va vers l’inconnu. Il se lance dans une sorte de voyage chimérique guidé par d’étranges oracles, jusqu'à sa rencontre avec un cheval qui parle : Pégase.


Pégase

Faire parler un cheval - mythique qui plus est - emmène le film vers une frontière fantastique que je souhaite à la fois légère et frôlant une certaine normalité, un peu à la manière des manifestations extraordinaires chez Apichatpong Weerasethakul. Pégase parle comme par proverbes, il est dépositaire d’une forme de sagesse mais elle se livre tour à tour de manière obscure, poétique ou absurde.

Pégase est une figure symbolique, à la fois palpable par la présence d’un véritable animal, mais aussi un miroir imaginaire pour Paul : un dialogue qu’il a en fin de compte avec lui-même. Sans cheval s’envisage ainsi comme une fable ou un conte initiatique. Pégase pourrait s’apparenter au lapin d‘Alice aux pays des merveilles : il ouvre la voie vers une approche différente du monde et du réel comme on le retrouve beaucoup dans les histoires ancestrales où le cheval incarne ce rôle de « passeur ».


L'esthétique du film

Lorsque j’étais enfant, pour se prémunir de la casse dans un magasin si nous touchions quelque chose, ma mère nous disait à mon frère et moi de seulement « toucher avec les yeux ». J’entendais alors cela de manière littérale et restait perplexe devant ma mère. Aujourd’hui, prenant l’acception à l’inverse, c’est ce à quoi j’aspire avec le film : par les yeux, par la manière de filmer, que nous sentions la possibilité de toucher, toucher Pégase et sentir les paysages, à la suite de Paul.

C’est le rapport de l’homme à la nature qui m’intéresse. Avec la pérégrination de Paul, on embrasse des étendues sauvages, la vasteté d’un regard dans un rapport à l’espace, à l’infiniment grand : confronter visages et paysages dans la lignée d’un film tel que Mimosas d'Oliver Laxe où des plans larges de personnages-fourmis perdus dans l’espace succèdent à des plans serrés qui décrivent les lignes des visages comme des reliefs de montagnes.


La fabrication du film

Les trois semaines de tournage auront lieu en Turquie du 25 octobre au 15 novembre 2018 sur la côte Lycienne entre Fethiye et Antalya. La société de production turque Periferi Film va prendre en charge la production exécutive du film sur place. Lucile réalise et assure la photographie du film, accompagnée d'une équipe moitié-turque moitié-française, qui sera composée d'une dizaine de personnes, pour voyager léger dans l'idée d'un tournage itinérant, dont voici les principales étapes :

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La plupart des comédiens sont déjà trouvés, et certains ont directement, comme Pôl, inspiré les personnages qu'ils vont interpréter. En voici certains :


Haydar Ködel est un comédien turc qui incarnera le rôle de Farouk, le marin qui guide Paul jusqu’à Kayaköy.


Shirin, une jeune fille anglo-turque de 12 ans qui vit à Kayaköy et qui a inspiré le personnage qu’elle va incarner.


Haluk Yuksel incarnera le chauffeur de bus/oracle que rencontre Paul avant d’entrer le village. Il est aussi le palefrenier de Kappadokiali.

Deux villageois de Kayakök que Paul rencontrera sur son chemin.



Nous ne manquerons pas de vous tenir informés de l'avancée du tournage par des petits compte-rendus et photographies au cours de ces trois semaines.

Le montage image aura ensuite lieu en France, entre décembre et janvier, avec la monteuse Margaux Serre, en parallèle de la composition de la musique originale par Paul Gautier et Pôl Seif, tous deux membres de la formation Mólo Sâyat.

C'est pour les étapes finales de la post-production (montage son, mixage, étalonnage, copies et diffusion) que nous faisons aujourd'hui appel à votre soutien. Ces différentes phases auront lieu entre février et avril 2019, afin que nous puissions vous montrer le film fini au printemps prochain.


A quoi sert l'argent collecté

Votre soutien nous permettra de mener à bien toutes les étapes de finalisation du film : montage image, montage son, étalonnage, mixage, fabrication des copies, sous-titrage anglais, mais aussi la diffusion, afin que le film ne reste pas dans l'ombre et puisse voyager le plus possible.

 


Montant de l'appel à dons

3 200,00 €

Montant global

80 306,00 €

Dépenses

Désignation Montant

Diffusion

DVD 300,00 €
Inscription festivals 600,00 €
Location salle avant-première 400,00 €
Traduction anglaise et sous-titres 600,00 €
SOUS TOTAL 1 900,00 €

Post-production

Musique originale 4 500,00 €
Salle d'étalonnage 1 000,00 €
Auditorium de mixage 1 500,00 €
Salle de montage son 1 200,00 €
Repas et transports 850,00 €
Salaires de l'équipe 3 873,00 €
Charges sociales 1 743,00 €
SOUS TOTAL 14 666,00 €

Tournage

Assurances et comptabilité 1 200,00 €
Matériel image et son 6 500,00 €
Repas, transports, hébergement 18 700,00 €
Salaires de l'équipe 19 580,00 €
Salaires des comédiens 3 250,00 €
Charges sociales 3 735,00 €
Pégase 4 310,00 €
Décors, accessoires, costumes 650,00 €
Location des décors 2 565,00 €
SOUS TOTAL 60 490,00 €

Préparation

Repérages en Turquie 1 250,00 €
Ecriture scénario 2 000,00 €
SOUS TOTAL 3 250,00 €

TOTAL

TOTAL 80 306,00 €

Recettes

Désignation Montant

Sacem

Aide à la création de musique originale 4 500,00 €
SOUS TOTAL 4 500,00 €

CNC

Aide au programme de production 68 000,00 €
Aide à la réécriture 2 000,00 €
SOUS TOTAL 70 000,00 €

Stank

Salle de montage image 1 600,00 €
SOUS TOTAL 1 600,00 €

Stank

Apport producteur 1 006,00 €
SOUS TOTAL 1 006,00 €

Proarti

Financement participatif proarti 3 200,00 €

TOTAL

TOTAL 80 306,00 €

Gerry, Gus Van Sant


Petrous Koublis, photographe grec


Bernard Plossu, photographe français


Bella e perduta, Pietro Marcello



« Je donnerais beaucoup pour un chemin conduisant d’un lieu d’où personne ne vient, vers un lieu où personne ne va. Que j’aimerais consacrer ma vie à la construction d’une route commençant en plein milieu d’un champ, et allant se perdre au beau milieu d’un autre ; une route qui, prolongée, aurait son utilité, mais qui resterait à jamais, sublime, une moitié de route.
La beauté des ruines ? Celle de ne plus servir à rien.
La douceur du passé ? C’est de nous le remémorer, et, ce faisant, de le rendre présent - ce qu’il n’est pas et ne peut être : l’absurdité, mon amour, l’absurdité. »
Fernando Pessoa, Le livre de l’intranquilité

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  • EN ROUTE!

    TOURNAGE J-4! Depuis une semaine Pôl et Kapadokiali répètent à Istanbul. Toute l'équipe arrive à Kayaköy ce lundi.

    Cette fois, c'est en route!

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Contreparties

Votre nom au générique et une place pour l'avant-première

pour 10,00 € et +

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Votre nom au générique + une invitation à l'avant-première du film

1 carte postale !

pour 20,00 € et +

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Le DVD du film !

pour 40,00 € et +

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La musique originale du film

pour 60,00 € et +

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1 tirage argentique

pour 80,00 € et +

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1 bonne adresse !

pour 120,00 € et +

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Une rencontre Skype

pour 2 000,00 € et +

0 ARTINAUTES

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