Mécénat
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PROBEDONES D'ABAIGT
Résidence internationale de recherche artistique

Collecte Réussie


| ARTS DE LA SCÈNE
|

2 660,00 €

2 500,00 € demandés

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Présentation du projet

L'ÉDITION 2015

Résident # 1

Nadège Sellier - Le Tiers paysage - Performance - France

« Il revient au politique d’organiser la partition des sols de façon à ménager dans son aire d’influence des espaces d’indécision, ce qui revient à ménager le futur. […]. Le terme de Tiers-Paysage ne se réfère pas au Tiers-Monde mais au Tiers-Etat. Il renvoie au mot de l’Abbé Siéyès : « Qu’est-ce que le Tiers-Etat ? – Tout Quel rôle a-t’il joué jusqu’à présent ? – Aucun – Qu’aspire-t-il à devenir ? – Quelque chose. »

Manifeste pour le tiers-paysage, Gilles Clément

Les tiers-paysages ce serait quoi? Ce serait avant tout parler de l’entre-deux. Ce serait une expérience. Ce serait un cheval de bataille. Ce serait un prétexte au déplacement et à la rencontre. Ce serait intimement lié à la question du désir. Au fond, le projet, je crois, est d’excaver des désirs et des possibles.

Je voudrais poser des questions: « Qu’est-ce qu’être chez soi? », « Qu’est-ce qu’être au centre ou à côté d’une chose? » et « Où se loge le vivant? ».

Récolter des rapports multiples aux lieux; ceux que l’on investit, ceux que l’on n’investit pas, ceux que nous rêvons, ceux qui nous font peur, ceux que nous ne voyons pas. À l’échelle d’un village, d’une ville, d’un territoire, d’une frontière proche ou lointaine.

La Question # 1 : http://vimeo.com/132428730

La Réponse # 1 : https://vimeo.com/132807934

Résident # 2

Clément Goethals - Et la tendresse? - Théâtre - Belgique

Par quoi commencer, si ce n’est la jeunesse. Les premiers rendez- vous avec le réel à la découverte des sens. Corps vierges à l’affut de tout ce qui bouge, tout ce qui vibre, où l’on goûte tout. Toutes les matières auxquelles je me frotte, je les mets à la bouche, je les renifle, je les écoute. Le temps de l’indéfinissable exploration d’être au vivant.

Quand je parle de cette jeunesse, elle porte le grand J et dépasse la question des âges. Je parle de la jeunesse qui se ballade dans tous les corps, celle en perpétuel apprentissage de la liberté. En quête d’équilibre, de bonheur. La jeunesse, celle qui regarde l’infini, là-bas au loin. Qui le caresse et qu’y vient s’y jeter, s’y perdre.

Pourtant, il semble si difficile d’accorder une place à notre propre jeunesse, à notre insouciance vaincue par les responsabilités pragmatiques. Je nous regarde et je vois cette jeunesse victime de tout un pilonnage sans merci, qui n’a pour but que son inhibition. Abattre l’ultime provocation de l’enfance. Se mettre en sécurité, se sauver, a pris une place en nous si grande que nous en perdons les chemins de la liberté. Comment ne pas parler dès lors de la peur? De l’ignorance? Des bras ballants le long du corps jusqu’à s’égratigner les mains sur le sol? Se lever chaque matin peut devenir chose difficile, on n’en peut plus de retourner tous les jours la barque qui a pris l’eau. La pente naturelle vers laquelle nous nous dirigeons aujourd’hui, c’est celle de l’aigreur et de l’amertume avec ses : “on ne peut rien y faire”, et ses « qu’est-ce que je peux faire, j’sais pas quoi faire »…

Comment, dans cette morosité, redécouvrir l’autre, dans la poésie d’une simple rencontre ? Comment trouver ce moi et donc ce nous lorsque le monde dans lequel je me perds refuse de se laisser saisir, de se laisser ébranler dans son fondement ? Et alors, s’émerveiller des petites choses. Ne pas perdre le frisson des couleurs, la rencontre de tous les jours avec le vivant, la simple rencontre. Accepter cette recherche perpétuelle de “qui je suis?”, de “quelle trace je vais laisser au monde?”, comme un amas de questions auxquelles je ne répondrai ni demain, ni hier, ni aujourd’hui, mais à chaque instant de mon existence. Et que la beauté se trouve à cet endroit là. Dans cette recherche incessante d’équilibre entre soi et les autres, dans le désir de l’instant. Effacer en nous l’idée que nous ne sommes que des biographies mais bien plutôt des existences traversées.

C’est à cet endroit que démarre Et la tendresse?

Avec Et la tendresse?, il ne s’agit pas de raconter une histoire, car d’histoire il n’y en a pas. Nous travaillons sur un long travelling d’existences qui n’a ni commencement, ni fin. Tout n’est que le flux du désir, désir d’être dans le présent de la vie qui s’échappe avec fougue. Nous souhaitons nous plonger dans la tête d’un être humain, retranscrire toutes ces tensions qui peuvent se bousculer en l’espace de quelques secondes.
Un être s’approche de nous et vient ouvrir son crâne. De la tête de cet inconnu ressortent quatre figures, quatre absolues qui pourraient s’apparenter à quatre quêtes singulières qui s’opposent, se ressemblent, s’assemblent et s’effacent. Nous assistons au combat entre l’inconnu et ces différents moi. Sont-ils au final cinq solitudes en recherche d’équilibre ? Ou n’est-ce qu’un seul et même être qui se débat dans des paroles de soi à soi, pour trouver ce qui pourrait s’apparenter à un sens de l’existence? Nous assistons à un recueil polyphonique de pensées, une cacophonie de flux de conscience qui s’empilent, comme si à travers les infinis singuliers, se dessinait l’universel humain.

Clément Goethals et Hélène Beutin

La Question # 3 : https://vimeo.com/133902149

La Réponse # 3:

Résident # 3

Cie Efexem - Lacuna - Danse - Espagne

A Lacuna (= una secció que falta en un text, un buit lexic del llenguatge, un llarg silenci en una peça musical) ens situem a nosaltres mateixos en una escletxa, especificament en l’espai entre l’exploració del moviment abstracte o tasca orientada vers la dansa improvisada, i la narració amb animació d’objectes. Volem posar aquests dos pols en diàleg, construint un hibrid d’eines de composició.

Lacuna esdevé d’aquesta manera un espai per questionar i experimentar, vulnerable i obert.

Lacuna es una creació colectiva de Xavi Moreno, Marine Broise-Troude i Federica Porello, que va començar al 2013 com a un espai d’investigació.

Ha estat recolzada per Antic Teare i CC Guinardó Barcelona que han posat a disposició el seu espai per a la recerca.

La Question # 2 : https://vimeo.com/133334450

La Réponse # 2 : https://vimeo.com/133902150

L'Électron Libre 2015 : Simon Gauchet - Le Campement Millénariste ( étape 1: L'Apocalypse Maintenant - Expérimentation - France

Simon et son équipe viendront tenter une expérience humaine et théâtrale dans les montagnes pyrénéennes pendant 10 jours


Le Campement Millénariste est un dispositif itinérant pour réaliser la fin du monde. Il s’agit de commettre un attentat imaginaire : mettre en scène la fin du monde pour qu’elle n’ai plus besoin d’avoir lieu dans la réalité. La notion d’Apocalypse est plus que jamais présente à notre époque. Elle plane au-dessus des crises multiples à affronter qu'elles soient écologiques, économiques ou politique. Dans le même temps, cette mise en crise du monde est le prétexte à une administration du désastre et à une soumission durable. En réalité nous sommes en train d'assister à la fin d'un monde plutôt qu’à la fin du monde. En sommes-nous les spectateurs ou prenons-nous part à la précipitation de l’après comme l’on tenté à une autre époque « les paysans millénaristes »? Au XVème siècle, on a assisté à un mouvement théologico-politique : des paysans allemand mené par un certain Thomas Münzer veulent hâter l'apocalypse et le retour du Messie. Ils détruisent tout sur leur passage, mettant à feu et à sang des régions entières, galvanisés par des visions de l'autre monde. En réalité ils s’attaquent surtout aux privilèges et aux privilégiés, réclamant une justice sociale pour inaugurer un nouveau monde maintenant. Leur révolte est sociale et métaphysique sans que l’un puisse se dissocier de l’autre.
Je cherche un endroit où la fiction pourrait s'écrire avec la réalité des acteurs en présence. Si l'on proposait à une dizaine de personnes de camper en montagne, mais qu'au delà d'une simple bivouac entre ami, on semait dans les imaginaires qu'il s'agit d'un campement millénariste, comment le groupe s'en trouverait modifié? Comment se prendrait-on au jeu d'attendre la fin du monde? Et si on considérait plutôt que la fin du monde avait déjà eu lieu ? Comment cette réalité, devenue fiction, deviendrait aussitôt un matériau possiblement théâtral.
Il s'agirait de vivre en autarcie pendant 7 jours, d'être à la fois des survivants, des millénaristes ou les créateurs de l'apocalypse. Il s'agirait de trouer l'espace et le temps par un imaginaire en action. Les habitants du pays verraient cette communauté arriver d'un drôle d'oeil, et peut-être que cette communauté serait agréable à regarder et peut-être qu'on pourrait se plaire à l'écouter divaguer concrètement,. Il y aurait quelqu'un pour documenter, archiver le délire d'une semaine. Quelqu'un filmera des images, les apportera à ceux qui n'imagine pas que là-haut on imagine. C'est un de ces journalistes venus en masse pour satisfaire le monde qui se rassure que certains s'occupent pour eux de la destinée métaphysique de l'humanité. Là-haut une sorte de rituel a commencé, personne ne sait en quoi il consiste, mais tous assistent à ce qui s'écrit peu à peu. Une sorte de regroupement de bergers qui rejoueraient les éléments et l'histoire de l'humanité, accompagnés par le son du vent prenant dans les arbres-éoliennes. Si au lieu de fonder une ZAD - Zone à défendre - on décidait d'une zone à détruire. A la fin, tout le monde sera convié à la destruction imaginaire du monde et le monde réel n’en sortira peut-être pas indemne.

L’association accueille durant trois semaines trois compagnies ou artistes émergents de différentes nationalités. Pour l’édition 2015, la résidence accueillera une compagnie de théâtre belge, une compagnie de danse en provenance de Catalogne du sud (côté espagnol), et une artiste française dans le champ de la performance. Durant ces trois semaines, chaque porteur de projet, compagnie, collectif etc. est invité à mener un travail préliminaire d’écriture, la genèse d’une recherche plastique, la première étape d’une création au plateau.

La Résidence PROBEDONES D’ABAIGT souhaite principalement voir se développer des créations originales et des travaux artistiques qui auront débuté entre ses murs. Notre démarche est d’accompagner et d’accueillir les artistes dès le commencement de leur projet.

Concrètement, la résidence PROBEDONES D’ABAIGTdispose de différents espaces structurants à Saint-Laurent-de-Cerdans, mis à disposition par la commune ou par des particuliers qui soutiennent le projet de l’association :

- Le Mas PROBEDONES D’ABAIGT proposant deux espaces de travail et le logement des artistes.

- La salle de l’Avenir, salle polyvalente située au cœur de Saint-Laurent-de-Cerdans.

Selon les projets, il sera demandé aux compagnies de s’inscrire dans une démarche participative avec les habitants de Saint-Laurent-de-Cerdans ou de leur donner accès à des temps de répétition.

Par ailleurs, les membres de l’équipe de PROBEDONES D’ABAIGT souhaitent proposer aux résidents un accompagnement dans leur recherche de partenaires en les aidant à développer des outils de production, de communication et de diffusion (vidéos, photos, dossiers, fichiers de diffusion, etc). De plus, toujours dans l’optique de s’intégrer dans le territoire et de travailler au rayonnement des œuvres de nos résidents, nous souhaitons développer des collaborations avec les acteurs culturels de la région Languedoc Roussillon. Partenariat qui ne saurait s’arrêter à la frontière puisque nous travaillons actuellement en étroite collaboration avec LA VISIVA, une structure de résidence à Barcelone, créée sous l’impulsion de l’artiste catalane Anna Rubirola, qui accueillera pour une seconde étape de création la compagnie de danse.

Pour visionner la vidéo que nous avions réalisée en 2013 pour présenter la résidence, c'est par ici.

A quoi sert l'argent collecté

Vos contributions seront essentielles au développement de l'édition 2015 de notre résidence de création.

En effet, si nous atteignons notre objectif de 5000 euros, nous pourrons entre autres transformer les espaces mis a notre disposition en salles de répétition . Nous pourrons également assurer le transport des companies accueillies. Cette somme nous permettra par ailleurs de developper une communication de proximité pour faire connaitre notre résidence à St-Laurent-de-Cerdans et plus largement en Catalogne. Enfin,vos dons nous permettront de réaliser notre week end de clôture. Vous serez bien evidemment conviés à cet évenement qui aura lieu du 4 au 6 septembre à St-Laurent. Vous pourrez ainsi découvrir les étapes de travail des companies sélectionnées.

 

 


Montant de l'appel à dons

2 500,00 €

Montant Global

0,00 €

Dépenses

Désignation Montant

TOTAL

TOTAL 0,00 €

Recettes

Désignation Montant

Proarti

Financement participatif proarti 2 500,00 €

TOTAL

TOTAL 2 500,00 €

Nadège Sellier - Le Tiers Paysage – Performance – France

Je voudrais poser des questions: « Qu’est-ce qu’être chez soi? », « Qu’est-ce qu’être au centre ou à côté d’une chose? » et « Où se loge le vivant? ».

Clément Goethals - Et la tendresse ? – Théâtre – Belgique

Par quoi commencer, si ce n’est la jeunesse. Les premiers rendez- vous avec le réel à la découverte des sens. Corps vierges à l’affut de tout ce qui bouge, tout ce qui vibre, où l’on goûte tout. Toutes les matières auxquelles je me frotte, je les mets à la bouche, je les renifle, je les écoute. Le temps de l’indéfinissable exploration d’être au vivant.

Cie Efexem - Lacuna - Danse- Espagne

Lacuna esdevé d’aquesta manera un espai per questionar i experimentar, vulnerable i obert.

Durant tout l’été, posez vos questions aux artistes de la résidence 2015 via le skype Probedones d’Abaigt et ils vous répondront!

Vous trouverez un petit tutoriel sur le lien suivant:

http://probedonesdabaigt.fr/le-repondeur-skype-probedones-dabaigt/

Contreparties

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Vous recevrez un email de remerciement et votre nom sera inscrit sur la page de notre site internet dédiée à nos partenaires.

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Vous recevrez une carte postale signée de tous les artistesen résidence.(+ précédents)

Un carnet

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Vous recevrez un carnet des Toiles du Soleil. L’une des dernières manufactures artisanales de tissages catalans. (+ précédents)

Le fameux pâté de Henri Nou

pour 100,00 € et +

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Vous recevrez un des fameux patés de chez Henri Nou. Charcutier établi à Saint Laurent-de-cerdans, reconnu internationalment et dans les plus grands restaurants pour ses spécialités catalanes.(+ précédents)

Une paire d'espadrille

pour 250,00 € et +

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3
DISPONIBLES

Une paire d’espadrille fabriquée dans la dernière usine d’espadrille de Saint-Laurent-De-Cerdans, détentrice d’un savoir-faire ancestral. (+ précédents)

Une visite touristique

pour 500,00 € et +

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Une journée devisite touristique de la Vallée du Haut-Vallespir en partenariat avec Villes et Pays d'art et d'histoire. (+ précédents)

Deux places pour un match

pour 1 000,00 € et +

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2
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Vous recevrez deux places pour assister à un match de rugby des Dragons Catalans. (+ carte postale + carnet + espadrilles)