Pharmakon : Une Musique douce-amère
Un film de Florence Heim

Collecte Réussie


| AUDIOVISUEL - CINÉMA
| Meaux
| PRODUCTION

1 080,00 €

1 000,00 € demandés

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Présentation du projet

« Pour pouvoir rendre justice à cette œuvre,

il faut souffrir de la fatalité de la musique comme d’une plaie ouverte ».

Ecce Homo, Nietzsche

Titre : Pharmakon : Une musique douce-amère

Catégorie : Court-métrage de fiction

Durée estimée : 25 minutes

Scénariste/réalistrice : Florence Heim

Dates de tournage : Fin octobre/début novembre 2018

Date de fin de post-production : Septembre 2019

Pitch :

Quelques traits de la légende nietzschéenne, librement transposés à l’époque contemporaine. Fred, écrivain, philosophe, est en clinique de repos. Il se rappelle, par bribes, de sa relation tumultueuse passée avec un couple de musiciens qui le hante. Le triangle repose sur des sentiments d’admiration, d’envie, de désir, de haine. Fred ne peut s’empêcher de jouer leur morceau, qui agit comme une drogue, comme un poison-doux-amer.

Le projet :

"Pharmakon" est un mot grec signifiant tout à la fois remède et poison, mot dont on ne trouve malheureusement pas l’équivalent en langue française. Le scénario relate de façon non-linéaire une histoire d’obsession (intellectuelle et peut-être amoureuse – en tout cas une relation pathologique) d’un homme à un Nietzsche moderne pour un autre, un musicien égocentrique, assimilé à un Wagner. Et il est rare que les films se confrontent au défi de mettre en scène des philosophes.

Dans la chambre sobre et austère d’une clinique est interné Fred, la quarantaine, philosophe et critique. On l’a retrouvé accroché au cou d’un cheval dans un centre équestre. Les traits fatigués, il ressemble étrangement au philosophe Nietzsche ; il en possède la grande moustache. Au milieu de sa pièce trône un piano et des livres de philosophie. Il souffre de problèmes de vue qui le mettent en difficulté pour écrire la suite de son ouvrage sur la volonté de puissance. Malgré tout il persévère. Cependant, à son piano, il ne peut s’empêcher de jouer une musique qui l’obsède. L’auteur de ce morceau est devenu un fantôme qui l’accompagne et le poursuit. Fred, par flashs, se remémore de façon obsessionnelle son étrange relation passée, peut-être seulement fantasmée, avec Richard, ce pianiste égocentrique, et sa compagne, Ariane, chanteuse. Le psychiatre de la clinique tente tant bien que mal de résoudre le mal de Fred, qui sombre toujours plus dans la folie, hanté par l’amour, la jalousie et la culpabilité. Vous reconstituerez, au fil des flashs la relation que Fred entretient avec ce couple fantomatique.

J’ai donc choisi pour protagoniste de mon court-métrage un homme qui ferait écho à Nietzsche, à l’époque contemporaine. Fred me permet de reprendre quelques topos autour du philosophe, notamment l’effondrement du philosophe au cou d’un cheval. Il s’agit de jouer avec les images d’Épinal. Fred aura des traits communs avec les portraits de Nietzsche que beaucoup ont en tête. Yeux bleus et présence d’une forte moustache. Cependant, je ne cherche ni à me référer à la figure historique, ni à réaliser un film pour initiés à la philosophie nietzschéenne. Je m’inspire librement de la légende autour de Nietzsche pour mettre en place un monde fictionnel parallèle qui reprend des éléments du mythe. Ne pas connaître l’histoire du Nietzsche historique ne donc nuit pas à la compréhension de l’histoire, qui se focalise sur les sensations de Fred et ses sentiments envers Richard, des sentiments très profondément humains. Fred envisage Richard comme un homme talentueux sachant exprimer des idées qu’il pensait tout bas, il admire l’artiste qu’il voudrait être, il s’identifie à ce double, et la relation amène des enjeux de rivalités qui deviennent insupportables. Je chercherai sans cesse au sein du dispositif filmique à mettre l’accent sur les sensations de Fred que nous ne quittons pas. La musique de Richard conduit Fred dans un monde d’apparences, dans un monde plastique, spectral, fantomatique ; elle l’éloigne des réalités sensibles et empiriques, qui peuvent être douloureuses ; j’envisage un traitement particulier pour ces images dont l'esthétique onirique tranchera avec l’esthétique plus naturaliste du « présent ». Pharmakon : Une musique douce-amère a l’originalité d’utiliser la musique de manière prégnante sans pour autant être une comédie musicale – ce court-métrage serait plutôt une tragédie musicale, même si je me plais à quelques saillies burlesques. C’est pourquoi j’ai choisi de travailler dès l’étape de réécriture avec une compositrice, et avec un assistant réalisateur qui a également de solides bases en musique.

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Chloé Sposito, compositrice : "Ce qui m’a tout de suite plu lorsque j’ai lu le scénario de Pharmakon, c’est que la musique et surtout le piano soient les éléments moteurs de l’histoire. En effet, la relation Fred/Richard/Ariane évoquée comme une forme de triangle amoureux, est guidée tout au long du film par la chanson Ariane, qui est donc le cœur même de ce court-métrage. [...]. Elle aura également pour but principal d’apporter le plus d’émotion possible à l’image et donc d’apporter une vision plus profonde du scénario. [...] Le piano sera donc la pièce maîtresse de la musique et il sera quasiment omniprésent dans toutes les apparitions musicales. De plus, il adoptera plusieurs styles d’écritures, que ce soit la chanson (piano et chant), la pièce pour piano seule ou bien le « concerto » (piano et orchestre). La musique va alors se présenter tout au long du court-métrage sous deux grandes formes : Tout d’abord, comme dit plus tôt, la chanson Ariane sera le fil conducteur et l’élément clé de l’histoire. Cette chanson fait partie de la comédie musicale que Richard a écrite et qui utilise le concept d’œuvre d’“art total“ (œuvre mêlant tous les arts et fusionnant parfaitement le texte et la musique). C’est également une chanson à succès qui fait beaucoup parler d’elle, elle doit donc être « accrocheuse ». Elle va alors se présenter sous la forme d’un duo piano/voix qui utilise l’esthétique musicale des musiques populaires actuelles. Mais cette musique devra également employer quelques techniques compositionnelles que Wagner utilisait dans ses œuvres afin de donner l’illusion que Wagner lui-même aurait pu la composer à notre époque. En effet, cette chanson comportera de nombreux éléments de style qui définissent la musique de Wagner comme le fameux accord de Tristan en introduction ainsi que l’utilisation variée de la 9e, ce qui apportera une touche « jazzy » à la chanson ; ou encore une harmonie à l’apparence complexe qui sort des schémas de la chanson populaire actuelle. Wagner était connu pour faire « du neuf avec du vieux » puisqu’il utilisait des préceptes simples et basiques auxquels il insufflait beaucoup d’expressivité et de dramaturgie. Cette chanson va donc regrouper un grand nombre d’éléments que Wagner a utilisé dans ses œuvres, et cela va être mêlé à une esthétique plus moderne. Le chant aura une mélodie simple mais entêtante à la manière des leitmotivs et le piano offrira un accompagnement qui sera en parfaite osmose avec la voix, comme il est courant de le voir dans les musiques actuelles. [...] La deuxième forme que la musique va également prendre est celle de musique d’“habillage“. En effet, cette dernière sera écrite pour orchestre et reprendra le thème principal de la chanson pour le décliner dans les différentes scènes en tant que musique d’ambiance et musique thématique. L’aspect « Wagnérien » se fera d’autant plus ressentir puisque Wagner avait davantage l’habitude d’écrire pour des formations orchestrales que pour le piano. Ce sera donc une musique puissante mais aussi très lyrique qui s’adaptera à chaque péripétie et à chacune de ses apparitions. Elle s’inspirera du courant romantique avec une mise en valeur des cordes (qui soulignent cet amour impossible et nocif entre Fred et Ariane mais aussi entre Fred et Richard) mais également la mise en valeur des cuivres et des percussions (comme dans la Tétralogie de Wagner et notamment la Chevauchée des Walkyries)."

Je suis touchée par le fait que Fred (comme Nietzsche) avait conscience d’être malade du musicien dont les œuvres lui causent du plaisir, de l’enthousiasme et du réconfort, mais aussi l’éloignent de la réalité/de la vérité. Charme narcotique de l’œuvre d’art, qui aliène le penseur qui ne cherche qu’à s’en défaire. En vain. Fred, le personnage, pourtant fasciné par la volonté de puissance, finit impuissant. Richard et sa musique sont drogues, remèdes et poisons, masques et révélateurs des désirs, de désirs parfois indicibles ou ineffables. Effectivement, la source du désir et ses causes demeurent obscures. Ariane, être fantomatique, le suggère. Cosima Wagner aurait eu une attache pour Nietzsche. Nietzsche lui aurait alors envoyé une lettre « Ariane. Je t’aime. Dionysos ». J'aime développer cinématographiquement tout ce qui tourne autour du désir inassouvi : le sentiment de frustration/d’impuissance, l’obsession pour l’objet inatteignable qui, privé d’incarnation tangible, n’est qu’un fantasme, un fantôme. Avec ce film, j’aimerais travailler plus frontalement encore que je ne l’ai fait dans mes courts-métrages précédents, l’imaginaire de la culpabilité, du remord, du ressentiment qui est, à tort ou à raison, affilé à des désirs non assumés ou non réalisables.

L'équipe :

La scénariste, réalisatrice, directrice de production : Florence Heim, étudiante en Master de cinéma. Dîplomée de Maîtrise de Lettres et Cinéma, je travaille sur les liens entre Abel Gance et Friedrich Nietzsche.

La compositrice : Chloé Sposito, étudiante en Master 2 Musicologie Composition à l'Université Paris 8 Vincennes -- Saint-Denis. "Le fait que le piano tienne une place aussi importante dans l’histoire m’a immédiatement attirée car c’est un instrument que je connais très bien, étant moi-même pianiste depuis plus de 15 ans maintenant et ayant suivi un long cursus au conservatoire."

Acteur, rôle Fred : Joris Digianantonio, formation Acting International (2013 - 2016) ; pianiste.

Acteur, rôle Richard : Morgan Thauvoye, formation Laboratoire de l’Acteur, Paris 11 (2013-2016) et Académie des Beaux-Arts, formation Peintre (2009-2012) ; pianiste.

Actrice, rôle Ariane : Alix Corre, étudiante au cours Florent.

Acteur, rôle le psychiatre : Nicolas Verdier, formation Conservatoire Arthur Honneger, classe d’Art Dramatique, Le Havre ; étudiant à l'Ecole Supérieure d'Art Dramatique du Limousin ; pianiste.

Acteur, rôle le journaliste : Romain Perraud, étudiant à l’école de comédiens Aberratio Paris. Il a déjà joué dans deux de mes courts-métrages.

La chargée de production : Aurore Moloux, ancienne étudiante de l'Université Sorbonne-Nouvelle -- Paris 3 et dîplomée du Master Coproduction internationale d'oeuvres cinématographiques et audiovisuelles de l'Université de Strasbourg.

L'assistant réalisateur : Adrien Riviale, étudiant à l'Université Sorbonne-Nouvelle -- Paris 3, passionné de cinéma, philosophie, musique.

Le chef opérateur : Christophe Vincent, ancien étudiant à l'Université Sorbonne-Nouvelle -- Paris 3 et étudiant à la Sorbonne et à Dijon, passionné par l'image cinématographique, les arts et l'histoire.

La maquilleuse : Stacy Siurana, étudiante à l'Ecole Métamorphoses, maquilleuse professionnelle, perruquière et maquilleuse FX (effets speciaux).

Le régisseur : Alexandre Bittar, étudiant à l'Université Sorbonne-Nouvelle -- Paris 3, passionné de cinéma, philosophie, musique.

Pourquoi sollicitons-nous votre aide ?

Majoritairement composée d'étudiants, toute l'équipe est bénévole et souhaite vivement voir aboutir ce projet sur lequel nous travaillons depuis plus d'un an. Nous avons besoin d'aide pour financer les costumes, les accessoires, le maquillage, la location et l'achat du matériel de prise de vue, lumière, son, post-production, stockage, et la régie (transports, nourriture...) sur une dizaine de jours. Le projet est particulièrement ambitieux, et nous serions ravis que vous contribuiez à sa réussite !

© Florence Heim, 2018


FAQ

A quoi sert l'argent collecté

Votre participation nous permettra de : 

- co-financer les costumes et le maquillage pour parvenir à vous faire voyager à travers le temps

- nourrir et couvrir les frais de déplacement des participants (tous) bénévoles du film, soit environ 20 personnes

- compléter notre attirail de tournage car le matériel prêté par l'université ne sera hélas pas suffisant

- nous procurer les consommables indispensables pour tourner dans les règles de l'Art 

- et enfin de achat de disques durs et espaces de stockage (cartes SD, clefs USB) 

 


Montant de l'appel à dons

1 000,00 €

Montant Global

1 000,00 €

Dépenses

Désignation Montant

Déplacements

Repas 200,00 €
Transports 50,00 €
SOUS TOTAL 250,00 €

Décors et costumes

Accessoires et costumes 50,00 €
Maquillage 100,00 €
SOUS TOTAL 150,00 €

Moyens techniques

Disques durs et espaces de stockage (cartes SD, SSD) 450,00 €
Matériel de prise de vues, son, lumière 150,00 €
SOUS TOTAL 600,00 €

TOTAL

TOTAL 1 000,00 €

Recettes

Désignation Montant

Proarti

Financement participatif proarti 1 000,00 €

TOTAL

TOTAL 1 000,00 €

Sources d'inspirations filmiques :

J'Accuse ! (1918) D'Abel Gance

Klimt (2005) de Raoul Ruiz

Suivez l'actualité du projet !

  • Nouveau membre équipe technique

    Nous avons le plaisir d'accueillir Stacy Siurana au maquillage ! Et on remercie vivement les donateurs qui nous ont permis d'atteindre les 5% :)

Contreparties

Contrepartie #1

pour 10,00 € et +

2 ARTINAUTES

Un super merci de la part de toute l'équipe + votre nom au générique + une version digitale du film !

Contrepartie #2

pour 20,00 € et +

2 ARTINAUTES

Un grand merci de la part de toute l'équipe + votre nom au générique + une version digitale du film + des photos de tournage en version numérique !

Contrepartie #3

pour 30,00 € et +

0 ARTINAUTES

Un immense merci de la part de toute l'équipe + votre nom au générique + une version digitale du film + des photos du tournage en version numérique + le scénario !

Contrepartie #4

pour 50,00 € et +

1 ARTINAUTE

Un intense merci de la part de toute l'équipe + votre nom au générique + une version digitale du film + des photos du tournage en version numérique + le scénario + making of !

Contrepartie #5

pour 80,00 € et +

0 ARTINAUTES

Un gigantesque merci + votre nom au générique + une version digitale du film + des photos du tournage en version numérique + le scénario + making of + une invitation à figurer dans le court-métrage !

Contrepartie #6

pour 100,00 € et +

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Un titanesque merci de la part de toute l'équipe + votre nom au générique + une version digitale du film + des photos du tournage en version numérique + le scénario + making of + une invitation à figurer dans le court-métrage + une invitation au premier visionnage du film en présence de l'équipe !

Contrepartie #7

pour 200,00 € et +

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Il n'y a guère de mot assez grand pour exprimer notre reconnaissance : merci infiniment + votre nom au générique + une version digitale du film + des photos du tournage en version numérique + le scénario + making of + une invitation à figurer dans le court-métrage + une invitation au premier visionnage du film en présence de l'équipe durant laquelle nous vous remettrons un accessoire du film !

Contrepartie #8

pour 300,00 € et +

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Il n'y a plus de mot assez grand pour exprimer notre reconnaissance : merci de tout coeur + votre nom au générique + une version digitale du film + des photos du tournage en version numérique + le scénario + making of + une invitation à figurer dans le court-métrage + une invitation au premier visionnage du film en présence de l'équipe durant laquelle nous vous remettrons un accessoire du film + vous pourrez assiter à une demi-journée de tournage !