La Montagne était un Volcan
Long-métrage


| AUDIOVISUEL - CINÉMA
| PRODUCTION

1 360,00 €

8 500,00 € demandés

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Présentation du projet


"La Montagne était un Volcan" est notre deuxième long-métrage. Il y a près de deux ans, nous vous avons fait confiance en vous présentant "La Berceuse d'Elphie", notre premier long-métrage et seconde création, qui, grâce à vous et à notre producteur délégué et distributeur Franck Llopis, est sorti en salles en décembre 2019. Pour ces raisons, nous souhaitons renouveler l'expérience avec ce nouveau film.

Après une année d'écriture, nous sommes actuellement en préparation du tournage qui débutera courant 2020.

Ce film traite de l'amitié, de son évolution, des destructions et de l'évolution des relations au sein d'un groupe en apparence soudé mais soumis à l'épreuve du temps.

Les répétitions avec nos acteurs, rencontrés pour la plupart sur le tournage de notre précédent film, ont débutées et se déroulent dans une ambiance familiale, avec un rythme soutenu. Nous travaillons sur le découpage séquentiel, permettant d'apporter du sens à l'image, à chaque plan et chaque scène, et de choisir les lieux dans lesquels nous souhaiterions que se déroule notre film. Il s'agit d'un quasi-huis clos, au fil des soirées, entrecoupé de scènes de respirations dans lesquelles plusieurs narrateurs se succèderont pour guider le spectateur.

Franck Llopis, représentant de la société de production et distribution "Les Films à Fleur de Peau", notre producteur délégué et fidèle ami depuis le début de nos aventures, prend une nouvelle fois la double casquette de producteur et distributeur.
Si nous avons besoin de vous aujourd'hui, c'est pour apporter un financement nécessaire au démarrage du tournage, prévu pour ce printemps 2020, et particulièrement pour la post-production. Si nous parvenons à réaliser notre projet, ce sera grâce à vous.


PRÉSENTATION

Le temps, « cette chose que toute chose dévore » et « rabat les plus hautes montagnes », selon Tolkien, vient peu à peu éroder la relation solide qu’entretiennent depuis l’enfance Ismaël, Basile et Tiphaine, jeunes trentenaires installés à Paris. Au fil des soirées qu’ils passent ensemble, accompagnés de la jeune Zoé, sœur d’Ismaël, du discret Victor, récemment intégré au groupe, et de l’énigmatique Natacha, les non-dits creusent les malaises, les relations se transforment, les amitiés évoluent ou s’éteignent. Passé, présent et futur s’entremêlent suivant le cours, à rebours, de toute une année, à travers ces banales soirées tant aimées.


SYNOPSIS


Natacha, actrice et dramaturge d’une cinquantaine d’années, reçoit un colis qu’elle n’attendait pas. Il s’agit d’écrits venus d’une autre vie, celle d’Ismaël et de son groupe d’amis. Elle va replonger, à travers divers calepins écrits par Ismaël et qu’elle lira à l’envers, dans l’année qui a marqué la dissolution de ce groupe, vingt ans auparavant.

Jusqu’à quel point peut-on éprouver l’amitié ? Où sont ses frontières ? Le temps peut-il réparer toutes les blessures, ou au contraire les aggraver ? Ces questions, chaque personnage les pose, d’une façon ou d’une autre, dans le cercle très fermé qu’ils forment entre eux. Ismaël tente de développer ses talents de dramaturge à Paris. Fantasque et enjoué mais aussi torturé et envieux, il est en conflit avec lui-même, et les autres. Il ne parvient pas à se détacher de Natacha, qui ne semble avoir été proche que de lui et avoir été rejetée par les autres. Zoé, sa petite sœur, s’est presque imposée au trio et a été acceptée. Elle voit son amitié pour Tiphaine, meilleur ami d’Ismaël et grand frère de substitution, se transformer progressivement en amour, amour réciproque mais jaloux et incertain. Tiphaine, le meilleur ami d’Ismaël, se réfugie dans un cadre qui lui est familier, il accepte difficilement le changement et, si son amour pour Zoé grandit, sa relation avec Ismaël se dégrade à force de non-dits. Basile est le gardien du groupe, le pilier sur lequel chacun s’appuie. Clown triste, il est lucide sur les événements qui amèneront le groupe à se séparer, mais il considère que son rôle est de retarder cette dissolution. Victor, récemment intégré au groupe, y prend timidement sa place. Discret et bienveillant, il est le meilleur soutien de Basile. Dans le tissu complexe et fragile, mais aussi précieux et adoré que constituent les liens qui unissent ces personnages, des entailles vont se creuser, des liens vont se briser, mais d’autres vont se créer.


MISE EN SCÈNE


Sur l’image de la colline du Faron, lieu du passé, le film débute. La voix off d’Ismaël compare l’amitié à une montagne, alors que nous voyons chacun des personnages se préparer dans un miroir. Miroirs qui seront présents tout le film, visuellement, dans la construction ou dans le parcours de chacun. Le temps est inversé. Nous partons de la fin pour remonter à l’explosion primaire, mais nous avons également une notion de cycle. Le film se déroule donc, pour l’essentiel, à l’envers. Chaque scène se fait le miroir d’une autre. Un exemple flagrant est le départ de Natacha, qui fait miroir avec le départ d’Ismaël au début du film. On passe une année entière à remonter vers le nœud du problème. En parallèle, nous avons le présent, qui est le futur de Natacha. Dans cette dimension, elle a 51 ans. Cette phase se déroule 20 ans après les événements racontés. Elle rythme le film, c’est elle qui fait évoluer l’histoire, et cette action, au contraire de l’année qui se déroule dans le passé, n’est concentrée que sur quelques heures d’une journée. Ce sont les narrateurs qui marquent les pauses dans le récit et permettent de passer d’une dimension temporelle à l’autre : Natacha (51 ans) est une forme de narratrice, même si elle reste muette, c’est elle qui emmène le spectateur avec elle dans le passé. De la même façon, Basile se transforme en narrateur lorsque le récit prend une pause pour le flash-back à Toulon. Nous avons ici un récit dans le récit : Natacha raconte l’histoire en la rythmant par l’ouverture des calepins, et Basile s’en échappe temporairement en remontant le temps, le temps d’un récit à son ami. Lorsque les boucles sont bouclées, à la toute fin du film, le récit prend seul des libertés, et le temps s’envole alors.

Cette notion de temps va permettre de mettre en valeur la notion de deuil et d’acceptation. En effet, chaque personnage va suivre une boucle d’acceptation. Mais c’est Ismaël qui fera le parcours complet. Un événement est à la base de tout, et nous l'apprendrons à la fin du film.

La mise en scène vient appuyer le jeu avec le temps et les miroirs. Premièrement, nous avons trois périodes, trois lignes principales : le présent de Natacha (51 ans), en 2044, le présent du groupe d’amis, entre 2020 et 2021, et les images du passé toulonnais en flash-back. Les scènes de 2044 sont des scènes de grande intimité, mais Natacha est totalement en accord avec son temps et son décor, il s’agit donc de longs plans fixes, filmés en courte focale. Dans la loge, Natacha est chez elle. Ce sont les rares fois où l’on verra le jour et les décors extérieurs également. Dans le présent des amis, en 2020, les personnages se cherchent, et ne maîtrisent pas le temps. Nous avons donc des scènes en plans séquences avec une caméra très mouvante, opposées à des scènes aux plans très rapprochés, rythmées par de nombreux cuts, et beaucoup de champs-contrechamps, le tout filmé en longue focale. Dans le découpage des soirées, le rythme soutenu et les joutes verbales sont inspirés du film « Le Prénom ».

Beaucoup de fonctionnements se font en binôme : Ismaël et Natacha sont en miroir, Ismaël et Zoé en opposition, Ismaël et Tiphaine en décalage, avec un rapprochement occasionnel, Victor-Basile en complicité...


DÉCORS ET LUMIÈRE


Une grande attention sera portée sur les petits éléments dérisoires de la vie. Si le décor général est très en retrait, l’accent sera mis très particulièrement sur des petits objets, en apparence anodins, mais qui ont tout leur sens dans une vie : le tire-bouchon, la lettre, un brin de lavande, le collier de Zoé, un élément de repas, un verre… Les inserts seront donc extrêmement nombreux, et serviront souvent de transition entre deux séquences ou deux plans du récit à l’autre (passé/présent/futur) : ce sont ces petits objets, témoins du temps, qui nous font traverser le récit et nous donnent des indices sur l’époque ou le lieu. L’importance que ces petits détails peuvent avoir dans la vie est donc bien appuyée : ce sont eux qui nous font traverser notre existence et nous ramènent à des moments passés : des objets, des odeurs, des couleurs, des sons. Le contact avec le temps est donc sensuel : leurs sens ramènent les personnages à différents moments de leur vie. Concernant les costumes, ces derniers suivent un code, les couleurs ont un sens. Chaque personnage a une couleur représentant un trait de caractère et un élément de la montagne. Ainsi, Ismaël est en vert (envie et végétation, espoir), Tiphaine en bleu (constance, comme l’eau des rivières), Natacha en violet (mysticisme, mélancolie, et l’améthyste, cachée sous un tapis de roches), Basile en marron (chaleur, protection, c’est la terre), Victor en crème (neutralité), Zoé en jaune (jeunesse et joie, présente dans les fleurs et le soleil) puis de plus en plus de touches violettes apparaissent alors qu’elle vieillit. Concernant la lumière, elle sera douce, assez diffuse, sur les séquences de soirée, donnant une apparence plus impressionniste, avec peu de contrastes, associée à la longue focale. Au contraire, sur les passages de Natacha à 51 ans, nous aurons un éclairage plus expressionniste. Nous sommes dans le monde du théâtre, de la différence, de l’inconstance et de la variation. Beaucoup de sources lumineuses seront également intradiégétiques, et cette opposition subsistera : chez Basile et Ismaël, il s’agira de la lumière diffuse des guirlandes électriques de Noël, ou encore des petites lampes d’Ismaël. Pour Natacha (51 ans), il s’agira au contraire de la lumière directe des projecteurs, contrastée.


AMBIANCE SONORE


Les sons sont comme les objets ou les couleurs. Par l’appel aux sens, ils permettent de passer d’un moment à l’autre, d’une séquence à l’autre (orage, rire, bruits de verres, d’assiettes). A cela s’ajoute la voix off d’Ismaël, qui, comme la lecture des carnets de Natacha, se passe dans un moment ultérieur à l’action, et vient ponctuer le récit.

La musique, quant à elle, est très présente. Certaines scènes se feront avec une musique intradiégétique (scène de Victor et Basile au début, scène des runes ou du quadrille), musique qui deviendra extradiégétique lorsqu’il s’agira d’amplifier le ressenti des personnages, leurs sensations. En ce qui concerne la musique uniquement extradiégétique, certains personnages ont leur thème, permettant de donner des indices dès le début sur l’identité et l’avenir de chacun (Natacha et Ismaël partagent un thème, Zoé a le thème de l’amour, repris pour Tiphaine, Basile celui de l’amitié). Nous avons donc également un miroir dans la musique.


POINT SUR LE CASTING


Concernant le casting, les personnages ont été créés sur mesure. Ainsi, si les relations et les histoires sont créées de toutes pièces, dans les caractères, chaque personnage est nourri de la personnalité de l’acteur, permettant une grande proximité et une sympathie directe entre chaque acteur et son personnage. De nombreuses répétitions sont prévues, à l’instar d’une résidence théâtrale, pour que la rythmique du film et la progression de chaque personnage soient entièrement respectées. Il est pertinent d’ajouter que les six acteurs principaux sont déjà des amis dans la vie, mais une amitié provenant de leurs expériences de jeu précédentes et non de leur enfance. Ce film est donc une véritable histoire d’amitié.


CRÉATIONS CADAREA


Retrouvez sur notre site toutes nos précédentes créations et notre actualité :

https://cadarea.wordpress.com/

Pour découvrir nos films précédents :


LA BERCEUSE D'ELPHIE :

Durée : 70 minutes

Production déléguée : Les Films à Fleur de Peau

Sortie nationale : 4 décembre 2019

Lien AlloCiné


NÉFASTE :

Durée : 29 minutes

Production déléguée : Les Films à Fleur de Peau

Film actuellement en festivals

Lien IMDb

Bande annonce

A quoi sert l'argent collecté

Nous avons le matériel technique nécessaire. La collecte nous permettra d'assurer les meilleures conditions de tournage possibles pour nos acteurs et notre équipe technique, ainsi que financer certains décors et costumes dont nous ne disposons pas encore.

C'est dans la post-production que la plus grande part du budget sera dépensée. En effet, la réussite du film dépend essentiellement d'un travail optimal sur le son et l'image.


Montant de l'appel à dons

8 500,00 €

Montant Global

11 000,00 €

Dépenses

Désignation Montant

Technique

Equipement son 500,00 €
Cadrage et photographie 1 000,00 €
Lumière 1 000,00 €
SOUS TOTAL 2 500,00 €

Post-production

Musique et effets sonores 500,00 €
Mixage son 2 500,00 €
Montage et étalonnage 2 000,00 €
SOUS TOTAL 5 000,00 €

Tournage

Costumes et décors 500,00 €
Régie et nourriture 1 500,00 €
Déplacements 500,00 €
Défraiement équipe technique et comédiens 1 000,00 €
SOUS TOTAL 3 500,00 €

TOTAL

TOTAL 11 000,00 €

Recettes

Désignation Montant

Technique

Equipement son 500,00 €
Cadrage et photographie 1 000,00 €
Lumière 1 000,00 €
SOUS TOTAL 2 500,00 €

Proarti

Financement participatif proarti 8 500,00 €

TOTAL

TOTAL 11 000,00 €

Voici quelques sources d'inspiration pour notre projet.


  • Juste la fin du monde, Xavier Dolan, 2016

Pour ses gros plans, ses non-dits et dans le style de mise en scène, le film trouve beaucoup de références dans l'univers de Xavier Dolan, en particuiler "Juste la fin du monde".


  • Le Prénom, Alexandre de La Patellière, Matthieu Delaporte, 2012

Les joutes verbales, les couleurs à la fois chaleureuses et froides et les plans du "Prénom" ont été une source d'inspiration pour l'écriture et le découpage.


  • Black Swan, Darren Aronofsky, 2010

  • Persona, Ingmar Bergman, 1967

"Black Swan" et "Persona" sont des films qui jouent beaucoup sur l'effet miroir entre deux personnages, et seront des références pour les personnages d'Ismaël et Natacha


  • The Haunting of Hill House, Saison 1 épisode 6, Mike Flanagan, 2018

Cet épisode en faux plans séquences se déroulant pourtant sur plusieurs lieux et époques est une grande source d'inspiration pour le passage d'une séquence à l'autre : il y a peu de transitions brutales, on change de soirée ou de lieu, et pourtant les mouvements de caméra semblent fluides.


  • La La Land, Damien Chazelle, 2016

La mise en scène pour la Natacha de 2044 n'est pas sans rappeler les plans faits sur Mia lors de sa représentation et son audition dans "Lalaland" : on parle d'un accomplissement.


  • Tolkien, Dome Karukoski, 2019

La nostalgie dans l'écriture d'Ismaël et notamment le monologue de la montagne feront écho au film "Tolkien" et cette amitié idéalisée.


  • Annihilation, Alex Garland, 2018

Les miroirs sont aussi déformants et ne se font pas qu'à travers la mise en scène ou les véritables miroirs, très présents cependant. L'effet miroir déformant, annonceur de la fin, se retrouvera également à travers certains objets, à l'instar du verre d'eau dans "Annihilation".

Contreparties

Premier seuil

pour 10,00 € et +

1 ARTINAUTE

Un grand merci par mail personnalisé ainsi que votre nom au générique.

Second seuil

pour 30,00 € et +

2 ARTINAUTES

Contreparties précédentes ainsi qu'un lien pour visionner le film avant sa sortie.

Troisième seuil

pour 50,00 € et +

0 ARTINAUTES

Contreparties précédentes ainsi qu'un scénario envoyé par mail.

Quatrième seuil

pour 100,00 € et +

1 ARTINAUTE

Contreparties précédentes ainsi qu'une invitation à la projection du film.

Cinquième seuil

pour 500,00 € et +

0 ARTINAUTES

Contreparties précédentes ainsi qu'une invitation à un repas avec l'équipe.

Sixième seuil

pour 1 000,00 € et +

0 ARTINAUTES

Contreparties précédentes ainsi que l'envoi d'une affiche du film.

Dernier seuil

pour 2 000,00 € et +

0 ARTINAUTES

Contreparties précédentes ainsi que certains objet fétiches de vos personnages préférés