Mécénat

La conversion de Don Juan
Texte de Fabrice Hadjadj - mis en scène par Siffreine Michel


| ARTS DE LA SCÈNE
| PRODUCTION

3 012,00 €

3 000,00 € demandés

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Présentation du projet

Nous sommes une toute jeune compagnie sans trésorerie mais avec un grand désir de vous faire découvrir et vivre ce magnifique texte qu'est La Conversion de Don Juan de Fabrice Hadjadj. Nous avons la grande chance d'être dirigés par l'incroyable Siffreine Michel et d'avoir la confiance de l'Auguste Théâtre.

Mais nous avons besoin de vous pour que ce projet se concrétise vraiment !


QUE RACONTE NOTRE PIECE ?

10 ans.

Voilà 10 ans que Don Juan s’est converti et se fait désormais appelé Père Juan de la mise au tombeau.

Mais voici que de vieilles connaissances, qui sont aussi de ses anciennes victimes encore
à vif, resurgissent de son passé et mettent en doute la vérité de son repentir :

Ne serait-il pas seulement passé de la prédation des corps à celle, plus subtile, des âmes ?
Peut-on d’ailleurs bénéficier de la miséricorde alors que le mal que l’on fit jadis
continue de faire des ravages ?


QUAND JOUONS-NOUS ?

Nous jouerons à l'Auguste Théâtre dans le 11e arrondissement de Paris aux dates suivantes :

- Vendredi 4 octobre à 21h

- Dimanche 6 octobre à 19h

- Vendredi 18 octobre à 21h

- Vendredi 15 novembre à 21h

- Samedi 16 novembre à 21h

- Dimanche 17 novembre à 19h

- Dimanche 24 novembre à 19h

- Vendredi 29 novembre à 21h

- Samedi 30 novembre à 21h

- Dimanche 1er décembre à 19h


POURQUOI UNE COLLECTE ?

Etant une jeune compagnie, nous ne possédons aucune trésorerie. Afin de financer nos décors, la communication, les costumes et autres frais administratifs, nous avons besoin de vous !

Les bénéfices seront reversés à l’institut Philanthropos.

QUI SOMMES NOUS ?


Nous sommes issus de Philanthropos, institut d’études anthropologiques où le théâtre tient place d’« anthropo-praxie ». Désireux de poursuivre leur travail sur l’incarnation de la parole et le jeu dramatique, nous nous sommes réunis pour vous proposer La Conversion de Don Juan.


Fabrice Hadjadj – Auteur

Fabrice Hadjadj est essayiste, dramaturge et musicien. Il fait éclore une pensée originale, qui joue souvent avec le paradoxe. Il n’en est pas à sa première pièce puisqu’il a déjà eu plusieurs succès avec Pasiphaé, Jeanne et les Post-Humains ou encore Le Massacre des innocents. La Conversion de Don Juan est sa dixième pièce.


Siffreine Michel – Metteur en scène

Siffreine Michel est issue de la classe libre des cours Florent. Elle a travaillé entre autres avec Michel Fau et Éric Genovese de la Comédie Française et mis en scène de nombreux spectacles notamment les Troiennes de Sénèque, Macbeth de Shakespeare, Meurtre dans la Cathédrale de TS Elliott et l’Echange de Claudel. Elle a collaboré à de nombreuses reprises à l’œuvre de Fabrice Hadjadj en tant que comédienne et metteur en scène.


Merci de votre générosité et surtout, venez nous voir !



A quoi sert l'argent collecté

L'argent récolté servira à financer :

- les décors

- les costumes

- les déplacements

- les supports de communication

- les frais administratifs


Montant de l'appel à dons

3 000,00 €

Montant Global

4 800,00 €

Dépenses

Désignation Montant

Répartition du budget

Autres frais (déplacements, frais administratifs) 900,00 €
Costumes et décor 900,00 €
Communication 3 000,00 €
SOUS TOTAL 4 800,00 €

TOTAL

TOTAL 4 800,00 €

Recettes

Désignation Montant

Prévision de recettes

Billetterie 1 800,00 €
SOUS TOTAL 1 800,00 €

Proarti

Financement participatif proarti 3 000,00 €

TOTAL

TOTAL 4 800,00 €

Note d'intention de notre metteur en scène :

L’actualité de cette pièce est évidente. Il y a l’intrigue de toujours, celle de la conversion du pécheur, mais il y a aussi cette autre intrigue, que de sinistres histoires contemporaines nous rappellent, de l’imprudence dans la miséricorde. Peut-on mettre en situation d’autorité pastorale une personne qui a commis des actes pervers ? La question se pose non seulement pour les nouvelles victimes potentielles, mais pour cette personne elle-même, car cette charge qu’on lui impose au nom du bien qu’elle peut faire afin de compenser ses crimes passés, cette charge peut être plus écrasante, au bout du compte, que la simple justice. Bien sûr, à cette question, la pièce ne donne aucune réponse. Mais elle a le mérite de la poser.

Ici, la tâche du metteur en scène est d’abord de dégager la dimension existentielle de ce qui pourrait apparaître comme un drame théologique. Le théâtre de Fabrice Hadjadj est un théâtre de la parole, même si cette parole parle surtout de la chair. On pourrait commettre l’erreur de le réduire à un débat philosophique par personnages interposés. Le travail de la mise en scène consiste donc à replacer les répliques dans l’urgence du jeu, le concret des situations, l’incarnation du texte dans la rencontre des personnes, avec tout ce qu’elle contient d’imprévu. Comme le dit Fabrice à propos du texte théâtral (ou de la partition musicale) par rapport à son interprétation : « Tout est écrit, mais rien n’est encore joué. » C’est ce jeu qu’il s’agit de porter à la vie des acteurs et des spectateurs.

Cette pièce s’y prête spécialement : des six personnages, chacun a son parcours ; il n’y a pas de seconds rôles, pas de figure figée dans son attitude, pas « les gentils et les méchants ». Tous sont animés par un désir de bien faire. Et ce sont leurs meilleures intentions qui précipitent la tragédie.

Enfin, il y a un parallèle entre ce qui se passe pour l’acteur et ce qui se passe pour le converti. La parole au théâtre est un « mentir-vrai », où l’on « fait semblant de faire semblant ». La parole de confession a quelque chose d’analogue, même si c’est en sens inverse. Le chrétien, lorsqu’il s’interroge sur son être de chrétien, et parce qu’il manque encore à la sainteté, ne peut se défaire d’un sentiment d’imposture. Si on l’interroge : « Es-tu sûr d’être converti ? As-tu vraiment l’espérance ? Vis-tu vraiment de charité ? », il est décontenancé, il se demande s’il n’est pas en train de jouer un rôle, de se fabriquer un personnage. Face à ce soupçon, il ne peut produire de preuve absolument objective. Il est obligé d’avoir foi en sa foi, et de réclamer la foi de son interlocuteur. Sommes-nous chrétiens ou jouons-nous à l’être ? Il faut tenir dans cette incertitude certaine, jusqu’à l’heure où nous sortirons du théâtre de ce monde pour paraître au-delà du rideau déchiré.

Siffreine Michel

Suivez l'actualité du projet !

  • Les dates des représentations

    Notez bien toutes les dates de nos représentations :

    - Le vendredi 4 octobre 2019 à 21 h

    - le dimanche 6 octobre 2019 à 19 h

    - le vendredi 18 octobre 2019 à 21 h

    - le mercredi 6 novembre 2019 à 21 h

    - le vendredi 15 novembre 2019 à 21 h

    - le samedi 16 novembre 2019 à 21 h

    - le dimanche 17 novembre 2019 à 19 h

    - le dimanche 24 novembre 2019 à 19 h

    - le vendredi 29 novembre 2019 à 21 h

    - le samedi 30 novembre 2019 à 21 h

    - le dimanche 1er décembre 2019 à 19 h

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