Mécénat

INCARNATIO
Un film d'Aurélien Achache

Collecte Terminée


| AUDIOVISUEL - CINÉMA
| PRODUCTION

14 650,00 €

22 000,00 € demandés

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Présentation du projet

Écrit et réalisé par Aurélien ACHACHE, ce court-métrage est le deuxième du réalisateur produit par Tangible Films.

Ce film se situe dans le contexte historique du Moyen Age, il relate le premier contact entre les Francs et les Sarrasins. Venus d’Afrique du Nord et du Moyen Orient, les Sarrasins ont envahi les Pyrénées, puis occupé une partie du royaume des Francs avant d’en être progressivement chassés. Véritable choc de civilisation, la présence des Sarrasins aujourd’hui oubliée, a pourtant durablement marqué les pages de l’Histoire.

SYNOPSIS :

Au début du Moyen-Âge, un monastère isolé dans les montagnes des Pyrénées, deux moines vivent en retrait du monde. Une nuit, l’arrivée d’un sarrasin poursuivi et blessé va mettre leur croyance à l’épreuve.


Note d’intention de l’auteur réalisateur

Ce scénario est avant tout né avec l’envie de raconter le monde à travers un épisode méconnu de l’histoire, à savoir : la rencontre entre les européens et les sarrasins au Moyen-Âge. Passionné par le choc des cultures, par les différences apparentes mais également par les ressemblances évidentes qui ressortent entre deux peuples, j’ai voulu me concentrer sur une rencontre marquante et symbolique, celle de mes personnages.

Instinctivement, j’avais une image qui m’habitait depuis des mois, celle d’un personnage qui par ses actes trahit ses principes fondamentaux. Assez rapidement, le point de départ du film a fusionné avec cette image, et l’idée du film est née.

Ayant mené pendant des années une vie d’ermite, une vie faite d’ordre, de sacrifices et de discipline, Frère Benoît semble en chemin avoir perdu le sens de sa quête spirituelle. L’arrivée du sarrasin va réveiller un fantasme en lui, celui de la manifestation de christ, l’ultime preuve de l’existence de dieu.

C’est justement sur la notion de fantasme que le film se construit, soulevant la question principale à savoir :

Jusqu’à quel point l’illusion peut elle triompher de la vérité ? Mieux encore, quelles sont les frontières entre le réel et les croyances ?

Une approche documentaire

Saisir la réalité historique et authentique de deux moines qui rencontrent un sarrasin au 8ème siècle est un de mes enjeux principaux : c’est pourquoi les dialogues seront en Occitan ou latin médiéval, langue parlée à l’époque.

Avec cette approche documentaire, je cherche aussi à obtenir une image naturaliste en filmant principalement en lumière naturelle : à travers l’éclairage à la bougie dans le monastère, les torches des soldats carolingiens dans la nuit, et la lumière si particulière de l’aube. Le décor aura donc une fonction essentielle pour permettre une immersion réaliste et donner un côté authentique et sensoriel à l’image, à l’instar du film ‘’The revenant’’.

L’utilisation des focales aura également un impact déterminant sur le rendu de l’image, j’aimerais privilégier des optiques à zoom, pour reprendre les codes du reportage et permettre une immersion dans l’univers de mes personnages. En effet, plutôt que de privilégier des plans fixes qui appuieraient trop sur l’aspect narratif et fictionnel, j’ai au contraire envie de participer à la vie des personnages en ayant une caméra mobile qui se déplace avec eux et pour eux, reproduisant ainsi les codes du cinéma vérité, participant à l’histoire sans la prendre en otage.

Enfin, je souhaiterais également utiliser majoritairement des courtes focales pour être proche physiquement de mes personnages et garantir l’immersion réaliste que je recherche.

Une approche onirique

Toute la complexité du film est fondée sur la part de croyance, l’irréel au sein du réel.

De manière très pragmatique à l’image, ce qui m’intéresse, c’est de faire ressortir la part d’irréel, d’onirisme dans une image qui se veut réaliste.

L’utilisation d’un filtre de diffusion de lumière

Afin de donner à l’image une texture onirique, notamment pour les passages où Benoît observe avec fascination Nazar, la lumière diffuse, le reflet et la lueur des bougies placées derrière Nazar, accentuant de par leur disposition l’aspect christique du personnage.

De même, de manière plus subliminale, ce filtre créant une lumière diffuse pourra accentuer la croyance et le rêve dans une image qui a pourtant tous les codes d’une image réaliste.

L’utilisation de la longue focale

A travers la longue focale, je souhaite illustrer la divergence de point de vue, en effet, Thomas ne cesse de voir Nazar par le prisme d’une succession de gros plans obsédants. Cet effet d’optique créé par la longue focale permet d’exprimer la terreur qu’il ressent et de s’identifier à son point de vue de manière visuelle et narrative.

L’utilisation du ralenti

A travers ce choix visuel je souhaite exprimer la fascination que Benoît ressent à la simple vue de Nazar. Mieux encore, la distorsion du réel que provoque ce ralenti nous permet d’entrer dans la réalité fantasmée que Benoît projette sur Nazar. A l’instar de ‘’Macbeth’’ de Justin Kurzel je souhaite des ralentis conséquent qui permettent de dilater l’espace temps de manière soutenue.

L’utilisation de la surexposition

A travers cet effet tout particulier qui consiste à surexposer l’image pour lui donner un rendu abstrait et éclatant, j’aimerai souligner l’aspect onirique et fantasmé de la scène érotique d’ouverture du film.

Le rouge de l’aurore

Une des pistes visuelles qui m’intéresse serait d’illustrer l’aurore à travers un ciel rouge biblique, divin qui constituera comme un effet d’annonce de la fin du film.

La symbolique christique

Volontairement explicites et universels ces symboles ont vocation à faire douter à la fois le personnage de Benoît mais également le spectateur qui comme les personnages accède aux symboles religieux. A travers les effets oniriques précédemment cités le spectateur est en proie au doute tout comme les personnages.

Afin de dépasser le clivage de la réalité et de l’illusion, de croire ou de ne pas croire, le film propose en fin de compte trois points de vue distincts :

Le point de vue de Thomas : Celui de penser que Nazar est le diable ouu bien est envoyé par celui-ci, qui est en soit une forme de croyance.

Le point de vue de Benoît : Le fait de penser que Nazar est l’incarnation de Jésus.

La théorie de la coïncidence : Tout simplement penser qu’il s’agit seulement d’une coïncidence, que Nazar n’est autre qu’un homme et que le reste n’est qu’interprétation abusive de la part des personnages. Il faut noter que la fin du film laisse volontairement planer un doute entre ces trois points de vues.

Enfin, le symbole christique universellement connu étant la marche des eaux, volontairement choisi pour visuellement souligner l’apogée de la croyance de Benoît. Cette croyance et ce mirage qui va s’effondrer aussi rapidement qu’il est venu le plongeant dans un état de grande frustration et de déception et amorçant donc la fin du film qui se termine par une double référence christique à savoir : Saint Michel terrassant le démon et la lumière de dieu, le rayon de dieu qui vient juger les hommes.

La musique :

La musique doit avoir deux fonctions, la première illustrer la croyance de Benoît, et la deuxième illustrer la tension émanant de la venue de Nazar. Mon compositeur Jack Bartman m’a envoyé une référence de musique électronique avec un leitmotiv qui créé une véritable tension tout en soulignant la dimension onirique du film. Ecouter seulement les trente premières secondes : https://we.tl/t-wrCvFcTcnn

La bande originale du film Joker de Hildur Ingveldardóttir Guðnadóttir sera également une source d’inspiration majeure pour exprimer la passion de la croyance.

Le ratio du film :

Le ratio 2 :1 : Ce ratio correspond parfaitement pour pouvoir filmer le monastère et les paysages montagneux dans leur verticalité tout en préservant l’espace horizontal et la grandeur immersive proposée par ce format. Enfin, l’aspect horizontal du 2 :1 renvoie immédiatement à un espace filmique connecté à l’idée de la croyance, de l’onirisme, ce choix résonnera donc parfaitement avec le propos de mon film.

Aurélien ACHACHE


Note de production

Nous travaillons avec Aurélien depuis plus de 2 ans au sein de Tangible Films, en binôme de producteur-réalisateur sur la production de nos différents projets.

C’est la deuxième fois que nous décidons de porter ensemble un de ses films : ici, un court-métrage intitulé L’Incarnation, qui parle de la croyance et en questionne les frontières.

Comme pour chacune de ses créations, Aurélien a une volonté d’immersion totale. Déjà avec son précèdent court-métrage, il nous emmenait dans l’URSS des années 1960 et jusque dans l’espace, pour suivre le voyage introspectif d’un cosmonaute. Tourné en langue russe entre l’Ukraine et la France, ce film a relevé tous les défis, et commence tout juste son parcours en festivals nationaux et internationaux avec beaucoup de promesses (je peux vous fournir un lien de visionnage de ce dernier film, si vous le désirez).

Ses films sont donc des voyages à travers le temps et l’espace où rien n’est laissé au hasard. C’est toujours dans cette recherche de l’immersion que le choix s’est imposé de tourner en langue romane, dans les décors et paysages de l’Occitanie, qui donneront au film son caractère authentique, et toute sa puissance. Nous sommes notamment en contact avec l’Abbaye de Fontfroide (dans l’Aude) et le Prieuré Notre-Dame de Laramière (dans le Lot) pour y tourner les scènes à l’intérieur du monastère.

Étant moi-même passionné d’Histoire, j’adhère complètement au voyage en terres médiévales qu’il propose. Aurélien a accompagné l’écriture de son scénario de nombreuses recherches sur l’époque. Celles-ci viennent appuyer la cohérence historique de son scénario sans en dénaturer les enjeux dramatiques.

Dès la première lecture du scénario, j’ai vu l’originalité du projet et le rafraichissement qu’il peut apporter dans le paysage cinématographique français. Avec l’alternance des points de vue des personnages qu’il propose, ce film place le spectateur en observateur omniscient de la situation : à son tour, il a le choix de croire ou de ne pas croire à ce qu’il voit. Dans une société où la manipulation et l’emprise des images sur les masses est grandissante, Aurélien propose une interaction entre son histoire et celui qui la reçoit, responsabilisant ainsi le spectateur.

Jacques BIZOT - producteur et directeur de production du film


Qui sommes-nous ?

TANGIBLE FILMS est une jeune société de production basée à Paris avec une ligne éditoriale bien définie. Toutes nos réalisations mettent la narration au centre du processus de création. Nous aimons raconter des histoires qui sortent de l’ordinaire, en prenant la narration comme un voyage.

La dernière réalisation d'Aurélien avec Tangible est un court-métrage intitulé SÉPARATION, qui commence son parcours en festival avec une première sélection officielle au CHAMPS-ÉLYSÉES FILMS FESTIVAL.

http://www.champselyseesfilmfestival.com/2022/courts-metrages-independants-francais/movie-519-separation-premiere-mondiale

En voici quelques extraits avec la bande annonce :

https://vimeo.com/700015182

Déjà à travers ce trailer on peut voir notre intérêt pour l'histoire, et l'Histoire. Autrement dit, la petite histoire dans la grande. Nous voulons faire de nos films des voyages dans le temps et l'espace, sur fond de récit épique et sensationnel. Avec, dans des reconstitutions de décors historiques, des personnages qui, comme dans ce dernier film, obéissent à leurs premiers instincts et, comme dans L'Incarnation, poussent à la violence des sentiments, des émotions et se provoquent eux-mêmes.

Notre volonté est également de travailler, quand c’est possible, avec de jeunes professionnel(le)s ou en prenant en stage des étudiant(e)s. En effet, notre génération a tellement de possibilités, de façons, de manières de s’exprimer, nous voulons participer à son évolution en permettant à chacun de trouver sa place. C’est pourquoi notre projet est soutenu par l’association CINÉCLIP qui encourage cette façon d’unir ses forces de la jeune génération de professionnels et futurs professionnels du Cinéma.


Enfin, voici des extraits du storyboard réalisé par Barnabé BUHLER :

CONTACTS TANGIBLE FILMS

Aurélien ACHACHE - Scénariste Réalisateur Producteur

aurelien@tangible-films.com

06 71 16 23 95

Jacques BIZOT - Producteur éxecutif

jacques@tangible-films.com

06 40 50 10 63

A quoi sert l'argent collecté

A quoi sert l'argent collecté

Le montant récolté nous permettera de financer le transport, le logement et la cantine pour toute l'équipe, soit une trentaine de personne. 

Comment nous soutenir ? 

Nous vous proposons de participer au financement du film à travers le mécanisme du mécénat, dispositif permettant à une entreprise de verser un don, sous forme d’aide financière ou matérielle, à un organisme pour soutenir un projet artistique.

Dans le cas présent, en contrepartie du don versé à notre coproducteur proarti,fonds de dotation d'intérêt général et à but non-lucratif, vous pouvez bénéficier d’une réduction fiscale. proarti, spécialisé dans le mécénat garantit juridiquement l'opération, et vous délivera un reçu fiscal à l'issu de la collecte.

Pour les particuliers, la réduction d’impôt est de 66%. Pour les entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés (IS), la réduction d’impôt équivaut à 60% du montant du don, dans la limite de 0,5% du chiffre d’affaires HT (article 238 bis du CGI).

Ainsi, pour un don de 500 €, un donateur particulier bénéficiera d’une réduction d’impôt de 330 €, le don ne lui coûtant réellement que 170 €.

Pour un don de 1000 €, un donateur particulier bénéficiera d’une réduction d’impôt de 660 €, le don ne lui coûtant réellement que 340 €. Une entreprise donatrice bénéficiera d’une réduction d’impôt de 600 €. Le don ne lui coûtant réellement que 400 €.

Pour un don de 2000 €, une entreprise donatrice bénéficiera d’une réduction d’impôt de 1200 €. Le don ne lui coûtant réellement que 800 €.


Objectif de collecte

22 000,00 €

Montant Global

64 500,00 €

Dépenses

Désignation Montant

TOURNAGE (FRANCE - SUISSE)

Imprévus 2 000,00 €
Décors et costumes 8 000,00 €
Régie et transports 15 000,00 €
Moyens techniques 16 000,00 €
Assurances et divers 2 000,00 €
Personnel et charges 19 500,00 €
SOUS TOTAL 62 500,00 €

PROARTI

Commission PROARTI 2 000,00 €
SOUS TOTAL 2 000,00 €

TOTAL

TOTAL 64 500,00 €

Recettes

Désignation Montant

APPORT PRODUCTEUR

TANGIBLE FILMS 30 000,00 €
SOUS TOTAL 30 000,00 €

SUBVENTIONS

Film Location Valais 5 000,00 €
OC Télé 5 000,00 €
SACEM 2 500,00 €
SOUS TOTAL 12 500,00 €

Proarti

Financement participatif proarti 22 000,00 €

TOTAL

TOTAL 64 500,00 €

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Contreparties

Un grand merci et votre nom au générique

pour 50,00 € et +

4 ARTINAUTES

Accès libre au scénario

pour 200,00 € et +

0 ARTINAUTES

Scénario + Storyboard complet

pour 300,00 € et +

0 ARTINAUTES

L'affiche du film + Photos du tournage

pour 400,00 € et +

0 ARTINAUTES

Accès au making of du film

pour 500,00 € et +

0 ARTINAUTES

Invitation à la projection du film

pour 1 000,00 € et +

0 ARTINAUTES

Projection du film + cocktail

pour 2 000,00 € et +

0 ARTINAUTES