Mécénat

I AM THE COSMOS - Avignon 2019
De et par Luc Guiol


| ARTS DE LA SCÈNE
| PRODUCTION

3 685,00 €

5 000,00 € demandés

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73%

Présentation du projet

I AM THE COSMOS
Au festival d'Avignon du 5 au 28 Juillet à 20h40, au Théâtre des Barriques

TEASER PRESENTATION

EXTRAITS

Avec le soutien de du fonds SACD Humour Avignon Off et de la SPEDIDAM

Original, brut, sensé, intéressant, intelligent un peu fou

FIP

On sort avec la conviction d’avoir rit "intelligent"

TÉLÉRAMA

Un sésame d’espoir

LEMONDE.FR

Un seul en scène brillant sur l’existence

PUTSCH

I am the cosmos ne se raconte pas, I am the cosmos se vit en direct. Un spectacle rare.

LA PARISIENNE LIFE

Férocement drôle et tendrement vrai

THEÂTRES.COM

Improbable, surprenant, riche et réjouissant! Une boufée d’oxygène artistique et humaine

LA JASEUSE

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QU'AI-JE FAIT?

I AM THE COSMOS est un spectacle né de mon envie de faire rire et de partager avec le public les choses auxquelles j'aime réfléchir: que ce soit à propos des expériences banales de la vie ou de ma "place" au sein de l'Univers. Et d'ailleurs: quelle différence?

Une seule règle à prévalu au niveau de l'écriture et du jeu : s'en tenir à une forme de vérité. Et au niveau de la mise en scène: laisser le plus de place possible à la surprise, à l'étonnement, qui sont les marques communes de tout ce qui provoque et le rire et la réfléxion.

Luc Guiol


POURQUOI LE FINANCEMENT PARTICIPATIF?

Un accueil généreux a été fait au spectacle lors de sa présentation à Paris à La Petite Loge puis au Feux de la Rampe, entre 2016 et 2018. De nombreux spectateurs ont fait part de leur plaisir à découvrir un spectacle inédit, inhabituel, à la fois drôle et sincère, et poussant à la réflexion.

Cependant ce projet n'est pas commun et sa diffusion n'a rien d'évident, malgré sa belle réception. Sa présentation au festival d'Avignon 2019 est donc une nouvelle étape indispensable pour tenter de donner au spectacle la possibilité de continuer sa route, de rencontrer son public, et de creuser un sillon pour de futures créations.

C'est pour cette raison que nous faisons appel à vous. Pour permettre à un spectacle iconoclaste, qui échappe aux catégories établies, de trouver sa place dans un paysage théâtral parfois bien formaté.

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LA PRODUCTION

Dès le début, I AM THE COSMOS a été soutenu par la Compagnie Le Bouc sur le Toit pour la création, rapidement suivie par Grégory Ragot et la compagnie de la Lionne pour l'exploitation parisienne. Un investissement humain et financier important a été fait pour cela, et le spectacle a fait suffisamment parler de lui pour attirer l'attention des professionnels, mais n'a pas pu à ce jour tout à fait trouver sa place dans le paysage théâtral et humoristique existant.

Poursuivre les représentations à Paris représentant un coût financier trop élevé pour le moment, le choix stratégique de miser sur Avignon a semblé plus pertinent: en effet, sur un mois, il sera possible de toucher un éventail beaucoup plus large de programmateurs et producteurs au niveau national voire international qu'à Paris.

Ce choix est également coûteux cependant, car il n'est pas envisageable pour un spectacle professionnel d'y participer "à moitié": une équipe cohérente, rémunérée légalement, est indispensable pour postuler aux aides à la prodcution existantes par exemple. Dans notre cas, la SPEDIDAM et la SACD sont les deux aides auxquelles nous sommes éligibles. Plusieurs autres ne nous sont pas accessibles au vu de leur critères spécifiques (barrant les seul-en-scène par exemple, ou réservées à un certain genre de spectacle seulement).

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Restent:

1/ les fonds propres du Bouc sur le Toit et de la Compagnie de Lionne ( ressources très limitées actuellement suite aux investissements sur les dates à Paris),

2/la billetterie (par nature incertaine) et

3/les fonds privés (particuliers et mécènes).

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>La configuration de la production, à ce stade du développement du spectacle, explique ainsi l'appel à participation Pro Arti dont nous avons besoin.


MERCI DE VOTRE SOUTIEN!


A quoi sert l'argent collecté

L'argent collecté financera les postes de dépenses les plus stratégiques:

1/Chargée de diffusion (1440€), c'est ce qui permet véritablement au spectacle de continuer à se jouer après le festival, grâce à la venue des programmateurs qui , étant très sollicités, ont besoin de savoir quel spectacle aller voir en fonction de leur ligne de programmation annuelle. C'est le rôle de la chargée diffusion que d'opérer ce ciblage, grâce à son réseau professionnel et son expérience du festival.

2/ Communication (1000€) - soit : programme, flyer , affiche, conception graphique - Le festival d'avignon est saturé d'informations, il est vital d'y avoir une communication précise et de qualité

3/Relations publiques - presse (700€) - le bouche à oreille est le principal atout d'un spectacle à Avignon; s'il est par nature imprévisible,, il faut cependant savoir le développer, en étant présent sur les lieux  (réels et nulmériques) où l'on échange sur les spectacles. Un renfort ponctuel sera nécessaire pour cela, étant donné que l'équipe présente sera très réduite (comédien+ chargée de diffusion seulement)

4/Gestion billeterie (300€) - le service mutualisé de de gestion de  billetterie du théâtre permet une économie importante, libérant de cette tâche l'équipe sur place , à la fois pour la prise de réservation et la comptabilité courante qu'elle occasionne.

5/Hébergement 2 personnes (1400€): le surcoût du logement à Avignon pendant le festival est un des obstacles majeurs pour les structures de production de petite taille, car il n'y a pas véritablement d'aide spécifique possible pour ce type de dépense, aussi élevée qu'inéchappable. C'est un marché libre, sans véritable réglementation, où l'écart entre l'offre et la demande joue en défaveur des compagnies. Un logement correct étant important, vu l'endurance requise pour faire Avignon (21 représentations en 24 jours), les options de logement trop éloignées ou trop rudimentaires ont été écartées, afin d'offrir de bonnes conditions de travail à l'équipe.

6/Entretien matériel et costumes  (160€): une enveloppe raisonnable pour parer à toute éventualité en cours de festival.


Montant de l'appel à dons

5 000,00 €

Montant Global

14 650,00 €

Dépenses

Désignation Montant

Théâtre des Barriques

co-réalisation minimum garanti 3 900,00 €
gestion service billeterie 300,00 €
SOUS TOTAL 4 200,00 €

Communication

inscription Avignon Off 313,00 €
impressions flyers (15 000) affiches (500) dossiers 410,00 €
conception graphique 250,00 €
SOUS TOTAL 973,00 €

DIffusion et Relations publiques

Chargée de diffusion 1 440,00 €
relations publiques - presse -pros 700,00 €
SOUS TOTAL 2 140,00 €

Salaires

comédien mensualisé 2 940,00 €
régisseur spectacle 985,00 €
administratrice 800,00 €
SOUS TOTAL 4 725,00 €

Hébergement et transport

location studio 2 personnes Avignon 1 400,00 €
transport équipe et matériel Paris Avignon AR 490,00 €
SOUS TOTAL 1 890,00 €

Droits

SACD 560,00 €
SOUS TOTAL 560,00 €

Divers

entretien costulmes /décors 100,00 €
assurances 62,00 €
SOUS TOTAL 162,00 €

TOTAL

TOTAL 14 650,00 €

Recettes

Désignation Montant

Billetterie

vente billets 4 410,00 €
SOUS TOTAL 4 410,00 €

Subventions organismes professionnels

SPEDIDAM 1 450,00 €
SACD Fonds humour Avignon Off 2 500,00 €
SOUS TOTAL 3 950,00 €

Fonds propres co-producteurs

La compagnie de la Lionne 700,00 €
Le bouc sur le toit 590,00 €
SOUS TOTAL 1 290,00 €

Proarti

Financement participatif proarti 5 000,00 €

TOTAL

TOTAL 14 650,00 €

LE SPECTACLE

Voici les données du problème. Suivant David Foster Wallace*, «dans mes expériences immédiates, tout concourt à ma croyance profonde que je suis le centre de l’univers, l’être vivant le plus réel, le plus vif, le plus important ».
Or, j’ai l’impression tout aussi vive et réelle que ma vie ne s’apparente le plus souvent qu’à un fourbe plan B.
De la tension entre ces deux impressions contradictoires naît donc la seule question possible : comment vivre ?

(Bon alors oui, manifestement, on peut toujours devenir végétarien.)

EXTRAIT DE "C'EST DE L'EAU" DE DAVID FOSTER WALLACE:

"Dans mes expériences immédiates, tout concourt à ma croyance profonde que je suis le centre de l'univers, l'être vivant le plus réel, le plus vif, le plus important. Nous pensons rarement à cet égocentrisme naturel, fondamental, car il est repoussant sur le plan social, mais pourtant il est pratiquement identique chez nous tous, au fond de nous. C'est notre configuration par défaut, programmée dans notre carte mère le jour de notre naissance. Réfléchissez-y: vous n'avez jamais vécu une expérience dont vous n'étiez pas le centre parfait. Le monde tel que vous le percevez est là devant vous, à gauche ou à droite de vous, à la télé, peu importe. Vous avez besoin que les pensées et les émotions des autres vous soient communiquées d'une manière ou d'une autre, mais les vôtres, elles , sont immédiates, urgentes, réelles. Je suis sûr que vous savez tous maintenant à quel point il vous est difficile de rester vigilants et attentifs sans vous laisser hypnotiser par le monologue permanent de la voix dans votre tête. "Apprendre à penser" signifie bien apprendre à contrôler comment vous pensez et ce que vous pensez. Ca signifie être assez ouverts pour choisir ce à quoi vous prêtez attention et pour choisir comment vous construisez le sens à partir de l'expérience. Car si vous n'arrivez pas à exercer ce genre de choix dans votre vie d'adulte, ou si vous le refusez, vous êtes foutus. Et c'est tout sauf une coïncidence si les adultes qui se suicident avec une arme à feu se tirent presque toujours dans...la tête. Et la vérité est que la plupart de ces suicidés sont déjà morts bien avant de presser la détente. Et j'avance que la véritable valeur d'une éducation devrait être la suivante: comment faire pour traverser votre vie d'adultes à l'aise, prospères et respectables sans être morts, inconscients, serviteurs de votre esprit et de la configuration par défaut qui vous veut solitaires, royalement seuls, jour après jour après jour. Vous pouvez décider en toute conscience de ce qui a un sens et de ce qui n'en a pas. Vous pouvez décider ce que vous vénérez.. Car il y a une autre vérité. Dans les tranchées de la vie d'adulte, l'athéisme n'existe pas. On ne peut pas ne rien vénérer. Tout le monde vénère quelque chose. On peut seulement choisir ce qu'on vénère. Si vous vénérez l'argent et les objets - si c'est là que vous puisez le sens de la vie - vous n'en aurez jamais assez. Vous n'aurez jamais le sentiment d'en avoir assez. C'est la vérité. Vénérez votre corps, votre beauté, votre sex-appeal et vous vous sentirez toujours moches, et quand le temps et l'âge pointeront le bout de leur nez, vous souffrirez un million de morts avant qu'ils ne finissent pasr vous enterrer. On le sait tous déjà - ça a été codifié sous forme de mythes, de proverbes, de lieux communs, de banalités, d'épigrammes, de paraboles: l'ossature de toutes les grandes hisoires. Le truc, c'est de garder cette vérité au premier plan de nos consciences, tous les jours.Vénérez le pouvoir et vous vous sentirez faibles, vous aurez peur, vous aurez besoin d'accroître votre pouvoir sur les autres pour éloigner la peur. Vénérez l'intellect, l'impression d'intelligence que vous donnez, et vous finirez par vous sentir idiots, des imposteurs toujours à deux doigts d'être découverts. Vous savez , ce qu'il y a d'insidieux dans ces différents cultes, ce n'est pas qu'il soient mauvais ouamouraux; c'est qu'ils sont inconscients. Ce sont des configurations par défaut. Et le soi-disant monde réel ne vous dissuadera pas de focntionner sur vos configurations par défaut, parce que le soi-disant monde réel des hommes, de l'argent et du pouvoir, ronronne très bien comme ça, alimenté par la peur, le mépris, la frustration l'envie et le culte de soi. Notre culture exploite ces forces de façon à générer d'extraordinaires niveaux de richesse, de confort et de liberté personnelle. Mais bien sûr il y a de nombreuses libertés et vous n'entendrez pas parler de la plus précieuse d'entre elles dans le vaste monde de ceux qui gagnent, qui accomplissent et qui affichent. La liberté la plus importante nécessite de l'attention, de l'ouverture, de la discipline et la capacité de s'intéresser pour de vrai aux autres, de se sacrifier pour eux, encore et encore, chaque jour, avec une infinité de petits gestes pas très sexy. Ca c'est la vraie liberté. Ca, c'est apprendre à penser. L'autre option c'est l'inconscience, la configuration par défaut, la "foire d'empoigne" - être rongé par l'ilmpression chronique d'avoir possédé et perdu quelque chose d'incommensurable. Il n'est pas question de morale, de religion, de dogme ou de grandes questions chics de vie après la mort. La vérité avec un grand V est celle de la vie avant la mort. Comment arriver à trente ans, peut être même cinquante, sans avoir envie de vous mettre une balle dans la tête."

Epitaphe de Marcel Duchamp, vue par l'artiste Entaku Kikaku



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*Vous êtes ici (la Terre vue par la sonde Cassini)


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  • ENTRETIEN - CULTURE ETC

    ENTRETIEN - PARU VENDREDI 8 JUIN:

    https://www.facebook.com/notes/culture-etc/avignon-2019-i-am-the-cosmos-luc-guiol-de-retour-sur-terre-th%C3%A9%C3%A2tre-des-barriques/2328635924057300/

    Retranscription ci-dessous;!

    [Avignon 2019] “I am the Cosmos”: Luc Guiol de retour sur terre. Théâtre des Barriques, 20h40

    CULTURE ETC·FRIDAY, JUNE 7, 2019

    A la question l’univers est-il fini ou infini, il n’y a pas vraiment de réponse, mais en tous cas, vous pouvez être rassuré: “I am the Cosmos”, le spectacle qui pose plein de bonnes questions est de retour! Je l’ai personnellement découvert aux Feux de la Rampe à Paris en 2018, vous pourrez le (re)voir à Avignon cet été, au théâtre des Barriques. Luc Guiol nous explique le pourquoi du comment et même plus encore. Bonne lecture!

    Bonjour Luc! Comment se porte l'univers en ce 7 juin 2019 pluvieux ?

    Bonjour Philippe. Il se prépare à l’avenir plus ensoleillé d'Avignon !

    Oh la la il a saisi la perche ! Oui, il y a une question de Barrique si j'ai bien compris...

    Voilà. On a été invités par le théâtre des Barriques qui est un joli théâtre d'Avignon, une salle d'une 50aine de places, qui avait déjà proposé au spectacle de venir il y a deux ans, mais à l'époque, ça n'était pas trop faisable pour moi. Et du coup on y va cette année, on a des bonnes ondes pour ça, on a notamment la SACD qui nous soutient cette fois-ci puisse je suis l’un des lauréats du fonds SACD humour Avignon Off 2019. Plusieurs partenaires intéressants, dont le théâtre des Barriques qui co-réalise, et la compagnie de la Lionne de Gregory Ragot qui s’associe cette année avec la compagnie Le Bouc sur le Toit, donc ça permet d'aller plus loin

    In the Cosmos a pas mal avancé depuis qu'on s'est parlé en fait... (cf à la fin)

    Ca a pas mal avancé et ce qui est intéressant , c'est qu'il a été joué dans des contextes très différents. Les 1ères dates que j'avais faites à Paris c'était dans un tout petit théâtre de 20 places avec un plateau minuscule , La Petite Loge, et ça donnait quelque chose de très spécial, après aux feux de la rampe dans une salle plus conséquente , de 120 places , avec un public un peu différent. Il y a eu quelques dates de tournée, notamment dans un superbe théâtre à l'italienne, à Sens, donc des grandes salles qui ont permis de tester comment le spectacle change en fonction des lieux. C'était super. Il était en pause depuis un an, puisque j'étais parti travailler à Berlin, là c'est la reprise avec l'idée de trouver le public qui pourra permettre au spectacle de continuer à vivre.

    De tous ces différents univers que tu as testés, de tous ces différents, publics, lieux, est-ce qu'il a bougé dedans ? Le Cosmos s'est réglé, déréglé ? Tempête magnétique en vue ?

    Disons qu'il s'est étoffé… La trajectoire qu'a pris le spectacle c'est une amplitude qui a augmenté, c'est à dire que je suis vraiment à la fois dans un rapport toujours très proche du public , façon un peu stand up où je m'adresse aux gens avec l'objectif déclaré de faire rire, que ça soit un moment intéressant où on réfléchisse aussi, mais j'ai l'impression que le parcours du personnage que j'ai créé s’est étendu . C'est à dire qu'il y a vraiment un moment où ça s'envole. On part un peu ailleurs dans une autre dimension, c'est ce qui me plaît le plus, c'est que c’est très inattendu pour le public vers où ça va, entre ce qui se passe au début du spectacle et là où on en arrive à la fin, c'est imprévisible. Je trouve que là dessus ça vraiment pris une autre dimension, et peu importe la taille de la salle d’ailleurs, et c'est quelque chose que me plaît.

    Tu joues avec les limites de l'absurde en fait ?

    Alors oui et en même temps c'est ce qui est intéressant pour moi, c'est que l'absurde permet aussi de se poser des questions très rationnelles et très terre à terre. L'absurde est un outil, on parle de raisonnement par l'absurde justement. C'est à dire qu'on arrive finalement à poser des questions vraiment pertinentes, mais en utilisant un biais qui paraît aller nulle part. C'est vrai que je joue beaucoup avec ces limites-là et ce qui se passe, c'est que souvent ça permet au public de se perdre, d'être lui-même un peu confus sur ce qu'il pense, comment il perçoit les choses vraiment, et je le mets à l'épreuve. C'est un peu ça ma sensation du spectacle, c'est une mise l'épreuve commune de moi et du public sur tout ce qui nous traverse l'esprit au cours d'une journée, n'importe quelle journée banale dans une vie humaine.

    Oui, en fait, à certains moments dans le spectacle, tu aimes bien mettre les gens un peu mal à l'aise quand même, il faut dire les choses comme elles sont...

    Ca, c'est quelque chose... La perception de ça est très très variable, il y a des choses qui peuvent mettre les gens mal à l'aise en fonction de leur vécu, de leur histoire, de comment ils perçoivent certaines questions, il y a plusieurs moments où je parle de la mort par exemple , du rapport à la mort, c'est un thème qui existe depuis des lustres, mais c'est vrai que je le fais d'une façon où je ne laisse pas le public dans la tranquillité de simplement en rire comme ça vite fait ou d’en parler superficiellement. J'essaie de donner une réalité. Et ça, ça vient aussi de mon métier d'acteur. C'est le travail de l'acteur que de rendre réel quelque chose d'imaginé et il y a plusieurs moments dans le spectacle où j'essaie de faire ça. J'essaie d'amener le public avec moi dans une sorte d'expérience de pensée où soudainement on se retrouve à percevoir la réalité de quelque chose que d'habitude on laisse de côte parce que ce sont des choses qui sont inconfortables. Après, j'essaie toujours que ce soit un accompagnement, c'est pas mettre mal à l'aise pour mettre mal à l'aise. C'est pour provoquer de l'étonnement, pour provoquer un peu de réflexion ou parfois juste de remettre les pieds sur terre et ça en règle générale quand même c'est quelque chose qui est apprécié. Après, c'est sûr que chaque spectateur a sa perception, mais ça, ça ne m'inquiète pas, pour moi ça fait partie du spectacle.

    Oui, c'est une vraie expérience de réflexion.

    Moi en tous cas, j'aime le penser comme ça, c'est sûr. Parce que c'est ce que j'aime faire moi, c'est comme ça que j'aime passer mon temps, ma vie, j'aime être le plus possible à ne pas prendre les choses pour acquises et à toujours voir ce qu'on peut remettre en question simplement aussi pour vivre mieux, pour être plus conscient de ce que c'est notre vie. Et la pensée, làjustement avec le décès de Michel Serres qui est un philosophe que j'aime vraiment bien, il y a quelque chose que je viens de relire sur ce qu'il dit de la pensée , c’est la joie de la pensée. C'est une activité joyeuse. Et c'est vrai que c'est quelque chose d'excitant de chercher à comprendre, de chercher à deviner quelque chose de comment on vit. et c'est joyeux . et pour moi le théâtre c'est vraiment l'endroit qui peut permettre ça. Mais c'est un échange, c'est quelque chose où il faut que les acteurs, le public aient envie de participer à ça. Si on a pas envie d'aller là-dedans du tout on peut rester à l'extérieur et imperméable. Là dessus, il y a une part de responsabilité ou disons de prise de risque du public lui même qui, soit, veut voir ça et d'emblée ça l'intéresse, soit accepte de se laisser surprendre. En tous cas, ce que je veux éviter moi, c'est d'être dans la reproduction de choses stéréotypées que ce soit dans l'humour ou dans les réflexions en général. De briser les habitudes de pensée en fait. Moi, c'est ça qui me pousse, qui est mon moteur sur scène quand je joue Cosmos.

    Question finale : qu'y-a-t'il après le cosmos ?

    Tu veux dire pour la suite du spectacle ou indépendamment ou autrement que le spectacle ? Pour le Cosmos lui-même, Avignon, ça va être un test pour voir quels autres partenaires on peut trouver pour que le spectacle continue à se jouer, on a quelques possibilités qui se présentent éventuellement à nouveau sur Paris, on va voir comment ça se passe. Et puis, sinon, moi de mon côté je commence à rassembler des idées pour écrire un nouveau spectacle. Ca se fait petit à petit comme j'ai fait pour celui-ci. J'ai des fragments d'idées, des choses qui me viennent. La trame qui m'intéresse toujours, c'est réconcilier l'irréconciliable. J'ai l'impression qu'on est dans une période où beaucoup de gens prennent vraiment conscience de l'interrelation des choses, comment l'économie, la société, le comportement individuel, sa manière de vivre, comment tout est connecté et, effectivement, tout est réellement connecté et ça c'est quelque chose qui moi me fascine parce que c'est un peu insaisissable et en même temps on vit une époque où ça commence à devenir du bon sens. Ca c'est vraiment un aspect des choses auxquelles je réfléchis, mais toujours dans l'idée de conserver une forme d'humour parce que pour moi, c'est l'expression qui m'est la plus proche. Voilà, je travaille déjà là-dessus.

    Clin d’oeil à Grégory Ragot... Propos recueillis par #PG9.

    Si vous voulez aider ce chouette projet pour l’aventure d’Avignon, il y a un crowdfunding en cours ici.

    Notre rencontre avec Luc date de Mars 2018 et avait donné lieu à un premier article que vous pouvez lire ici: [Plonger dans l’âme de...] Luc Guiol. Un humour venu d’ailleurs (Culture Etc, 1er/03/2018)

    Un dossier Spécial Avignon 2019 est en préparation... A bientôt!

    Partageons la Culture !

    Logo: Thibault Doucet (c)

  • Stickers I AM THE COSMOS

    [OPERATION STICKERS]

    Pour toutes les contributions , les donateurs pourront choisir un sticker de leur choix:)

Contreparties

Affiche I AM THE COSMOS

pour 25,00 € et +

6 ARTINAUTES

Une affiche de I AM THE COSMOS, édition Avignon 2019

invitation Avignon

pour 50,00 € et +

2 ARTINAUTES

Vous êtes invitéà une représentation de I AM THE COSMOS au Théâtre des Barriques, 20h50 , du 5 au 29 juillet 2019

invitation pour 2 , AVIGNON et +

pour 100,00 € et +

5 ARTINAUTES

Invitation pour 2 personnes valables sur n'importe quelle future représentation de I AM THE COSMOS, sans limite de durée.

Citation liste mécènes + invitation pour 2

pour 150,00 € et +

3 ARTINAUTES

Votre nom sera cité sur les divers supports de communication numériques et imprimés, sous la forme : "grâce au soutien de", et 2 invitations pour le spectacle vous seront offertes, représentation au choix, sans limite de durée