Mécénat

DE RÊVES ET DE PARPAINGS
un film sur la construction d'un bâtiment par et pour les femmes


| AUDIOVISUEL - CINÉMA
| PRODUCTION

15 826,00 €

15 781,00 € demandés

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Présentation du projet

 

Les EnChantières, association de femmes qui partagent les savoirs du bâtiment, construisent leur futur local, à Montreuil (93), sous la forme d'un grand chantier participatif. Des femmes de tous âges et profils embarquent dans l'aventure, qui s'avère épique, humaine et politique, car elle se nourrit de révoltes et de rêves... Nous, réalisatrices, embarquons aussi pour raconter leur histoire collective, celle de plus de 200 femmes qui vont se succéder sur le chantier pendant deux ans.

 

 

Nous avons achevé le tournage et commencé le montage de notre film documentaire. En participant à cette collecte, vous nous permettez de le terminer et de le diffuser. Vous lui permettez d'exister.

 

 

Synopsis 

Après plusieurs années d’activités dans des salles volantes, Les EnChantières se lancent dans la construction de leur propre local, à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Ce sera "l'Atelier des femmes". Elles organisent un grand chantier participatif ouvert à toutes, débutantes ou non. Objectif : permettre à chacune d’acquérir des savoir-faire tout en apportant une pierre / un parpaing de bois à l’édifice. Des femmes de tous âges et profils embarquent dans cette folle aventure, qui s’avère épique, humaine et politique. Car au-delà du défi de construire ensemble une bâtisse de 100 m2, avec tous les niveaux de compétence possibles, il s’agit d'investir un domaine a priori masculin : acquérir des savoirs spécifiques pour aussitôt les retransmettre et inventer des rapports de travail solidaires. Dans cet univers singulier, se vit une histoire collective fondée sur le partage de révoltes et de rêves, une expérience qui va bousculer les consciences, ouvrir de multiples débats et permettre à toutes de se réinventer.  

 

Intentions des réalisatrices

Nous nous sommes rencontrées dans les préparatifs du chantier avec la même idée : faire un film en immersion pour raconter cette aventure de l’intérieur, la faire vivre au plus près, au plus juste. L’une était apprentie bricoleuse, l’autre déjà expérimentée en menuiserie. Nous avons croisé nos regards pour donner à voir la diversité des approches et des parcours des bâtisseuses. Nous avons même co-construit avec elles à nos heures, afin de restituer au mieux la vibration collective de cette drôle de ruche. Notre implication dans le chantier et sa longue durée sont à l’origine des relations privilégiées que nous avons tissées avec elles, et qui donnent vie à nos images.   

A travers le chantier, c’est un combat que nous voulons filmer, un combat enthousiaste et joyeux qui passe par l’action : des femmes se mettent en mouvement et créent les conditions de leur transformation. Comment vont-elles, dans l’expérience de cette co-construction, se réaliser et se révéler ? Qu’est-ce qui les pousse à défier les normes pour faire leur place dans un secteur usuellement réservé aux hommes ? En quoi ce chantier participatif favorise-t-il leur émancipation ? Telles sont les questions que soulève notre film. 

Il suit les pérégrinations d’une poignée d’utopistes confrontées à la réalité d’un projet colossal, mais qui, à force de travail et de détermination, relèvent tous les défis. Ce film est leur histoire et celle de près de 200 femmes de Montreuil, d’Île-de-France et d’ailleurs, qui passent par le chantier. Ensemble, elles marquent le territoire d’une empreinte durable, un édifice implanté comme un pied-de-nez. Parce que les femmes sont les grandes oubliées de l’Histoire, nous travaillons caméra au poing à laisser des traces de ce que celles-ci créent et accomplissent. Femmes comme elles, nous les rendons visibles, certaines qu’un film aussi peut-être contagieux. 
 

 

Partis pris de narration et de réalisation

Histoire du chantier participatif. Le film raconte dans sa chronologie l’histoire de ce chantier avec ses obstacles et ses rebondissements. Encadré par deux artisanes et quelques EnChantières engagées qui viennent par roulement, sur leur temps libre, il est un monde effervescent de circulation des savoirs. Celles qui ont appris enseignent aux nouvelles qui transmettent à leur tour. Ce faisant, elles créent des liens : en équipe ou lors des pauses, elles évoquent leur raison d’être là, dévoilant une mosaïque de motivations, de personnalités, de générations. Différentes mais soudées, elles affrontent ensemble les défis techniques, les intempéries, les prises de risque, les victoires, les ratés parfois. Et peu à peu, des trajectoires se dessinent, celles de femmes que l’on retrouve à différentes étapes et qui deviennent familières. Nous suivons leur cheminement tout au long de l’aventure, comment elles s’y inscrivent et comment celle-ci les façonne, les change.  

 

 

Fonctionnement du collectif. Nous les retrouvons pour la plupart dans les réunions du collectif, dédiées à la gestion du chantier : commande de matériaux, démarches administratives, recherche de subventions. C’est un groupe évolutif d’une quinzaine d’EnChantières, qui fonctionne sur le partage des responsabilités et l’horizontalité. C’est le centre névralgique de la construction, l’organe indispensable qui insuffle sans relâche l’énergie nécessaire. Il est aussi un lieu de discussion car, en petit comité, des questionnements surgissent, qui débordent du cadre : place des femmes dans le bâtiment, dans la société, rapport au féminisme, puissance de la sororité. Ces réunions sont tramées dans le film avec les grandes étapes du chantier. Elles en rappellent à la fois l’objectif - le défi de la construction - et son principal enjeu - le chemin vers l'autonomie. Elles créent aussi une tension dramatique, en distillant tour à tour l’engouement, le doute, l’espoir, la joie, la crainte, bref le suspense.
 

 

Paroles percutantes. Nous organisons enfin avec quelques-unes - celles qui le souhaitent - un cadre formel pour recueillir une parole plus personnelle. Il s’agit d’entretiens réalisés sur le chantier même, mais de nuit pour trancher avec l’activité journalière. Dans sa dimension solennelle, la nuit invite à la confidence, à révéler ce qui ne se voit pas et à déposer telle ou telle expérience de vie qui pousse au changement : violence, injustice et indignation, qui fondent la révolte, le moteur de l’action. Saisies face caméra, ces paroles constituent dans le film des sortes de pastilles qui ponctuent la narration chronologique globale. Intimes et politiques, elles contextualisent ce chantier et en révèlent les enjeux profonds : le besoin de rompre avec l’histoire d’une domination et d’ouvrir, fût-ce au pied-de-biche, d’autres horizons.

 

 

En articulant ces différents niveaux de narration, le film fait résonner construction d’un bâtiment et construction d’une utopie - d’autres façons d’être femme et d’être au monde. Il montre aussi la convergence entre histoires individuelles et cause commune, et pointe la force collective comme vecteur d’émancipation. 

 

L’équipe

Les réalisatrices

Pour être mobiles sur le chantier et au plus près des personnes filmées, nous avons fait le choix de travailler en équipe légère. En plus de la réalisation, nous assurons donc toutes deux la prise de vue et la prise de son.

 

Anne-Sophie Birot

 

Laetitia Douanne

 

Renfort image : la cheffe opératrice

Pour tourner les entretiens de nuit, Isabelle Razavet nous a, au sens propre et au figuré, apporté ses lumières. Elle les a éclairés et filmés avec une seconde caméra.

 

Isabelle Razavet

 

La monteuse du film

Laure Budin

 

L’association de production

Les filmeuses

 

 


 

 

 

 

A quoi sert l'argent collecté

Un film en autoproduction

Ce film a pu être entrepris grâce aux engagements indéfectibles de Laetitia Douanne, Anne-Sophie Birot, Laure Budin, Isabelle Razavet, ainsi qu’à toutes les autres personnes qui, de près ou de loin, l’ont soutenu généreusement : prêt de matériel de tournage, aide à l’écriture, conseils techniques, soutien moral, transports divers, financement de disques durs, de câbles son, de cartes mémoires et de frais de régie… 

Dès l’été 2019, les réalisatrices ont commencé à faire des repérages et filmer des chantiers de préparation. En juin 2020, nous étions à pied d'œuvre pour le lancement du grand chantier participatif, que nous allions suivre de bout en bout. Une aventure de plus de deux ans.  Et qui continue !

Aujourd'hui, le tournage et le dérushage sont terminés. Nous sommes passées à l’étape suivante : le montage. Avec émerveillement, nous voyons le film prendre vie peu à peu. 

Mais pour pouvoir continuer, nous avons besoin de moyens.

 

Un financement participatif pour finir le film

  • Pour aboutir le montage (rémunérer nos techniciennes)
  • Pour financer l’étalonnage et le mixage en studio

Votre soutien est donc essentiel pour nous permettre d’aller au bout du chemin : pour que notre film, De rêves et de parpaings, puisse voir le jour.  

Nous rappelons que pour les personnes imposables, les dons sont défiscalisés à 66% 

 

 

Plan de financement

Nous nous sommes fixé deux objectifs de collecte :

Le premier palier, évalué à 10185 Euros, a été calculé au minimum du budget nécessaire à la finalisation du projet. Il finance a minima les dernières étapes techniques.

Le second, fixé à 5596 Euros, permet  la création d’une musique originale et la diffusion du film (inscription du film en festivals, conception et tirage d’affiches, traduction et sous-titrage etc).

 


Objectif de collecte

15 781,00 €

Montant Global

66 236,00 €

Dépenses

Désignation Montant

Tournage

Salaires et charges 35 000,00 €
Matériel technique 1 855,00 €
SOUS TOTAL 36 855,00 €

Dérushage et pré-montage

salaires et charges 12 000,00 €
Unité de mintage image 1 600,00 €
SOUS TOTAL 13 600,00 €

Postproduction

Salaires technicienns et charges 5 190,00 €
Traduction, sous-titrage 1 000,00 €
Droit musicaux 1 000,00 €
Disque dur 75,00 €
Projection test 120,00 €
Sortie DCP 200,00 €
Studio mixage 600,00 €
Studio étalonnage et sortie 800,00 €
Unité de montage son 1 000,00 €
Unité de montage image 2 200,00 €
SOUS TOTAL 12 185,00 €

Communication et diffusion

Inscriptions en Festivals 900,00 €
Frais d'inscription ISAN 15,00 €
Promotion, création d'un visuel + impressions 650,00 €
Frais bancaires 50,00 €
Projections (location salle) 250,00 €
Frais généraux 562,00 €
SOUS TOTAL 2 427,00 €

AUTRES

Commission proarti 8% 1 169,00 €
SOUS TOTAL 1 169,00 €

TOTAL

TOTAL 66 236,00 €

Recettes

Désignation Montant

Dérushage et pré-montage

Mise à disposition matériel 1 600,00 €
Engagement monteuse et réalisatrice, valorisation : 12 000,00 €
SOUS TOTAL 13 600,00 €

Tournage

Achat de matériel sur fonds propres 200,00 €
Engagement des réalisatrices, valorisation : 35 000,00 €
Mise à disposition de matériel 1 655,00 €
SOUS TOTAL 36 855,00 €

Proarti

Financement participatif proarti 15 781,00 €

TOTAL

TOTAL 66 236,00 €

Contreparties

Participer

pour 5,00 € et +

8 ARTINAUTES

après réduction fiscale de 66% un don de 5 € revient à 2,20 €

Soutenir

pour 50,00 € et +

10 ARTINAUTES

après réduction fiscale de 66% un don de 50 € revient à 22 €

Épauler

pour 100,00 € et +

19 ARTINAUTES

après réduction fiscale de 66% un don de 100 € revient à 44 €

Accompagner

pour 1 000,00 € et +

0 ARTINAUTES

après réduction fiscale de 66% un don de 1000 € revient à 440 € ...

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Des contreparties égalitaires

Nous acceptons tous les dons avec gratitude, sachant que chaque personne donne à sa mesure. Nous proposons des contreparties égalitaires, en cohérence avec l'esprit du projet.

  • des nouvelles de l'avancement du film
  • nos remerciements au générique
  • l'invitation à une projection ou l'envoi d'un lien pour voir le film