Mécénat

COMME UN DIMANCHE MATIN

J -3


| AUDIOVISUEL - CINÉMA
| PRODUCTION

3 000,00 €

14 000,00 € demandés

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Présentation du projet

Nous vous invitons à soutenir "Comme un dimanche matin", un projet ambitieux, une comédie satirique d'une vingtaine de minutes qui raconte en plusieurs plans séquences la "descente aux enfers" d'un personnage victime de sa propre lâcheté.

C'est un tournage de 6 jours au coeur de Toulouse où, techniciens et comédiens, portés par la voix du célèbre comédien de doublage Christophe Lemoine, vont faire vivre cette histoire et donner vie à ses protagonistes.

Afin de se dérouler dans les meilleures conditions artistiques possibles, ce projet s'inscrit dans une démarche professionnelle et nécessite du matériel technique de qualité susceptible de répondre à nos attentes, de la prise en charge des transports sans oublier la régie, le cathering etc.

Aussi, nous souhaitons rappeler aux donateurs que chaque don ouvre droit à une défiscalisation de 66 % pour les particuliers et de 60 % pour les entreprises.

Merci de faire vivre le cinéma à nos côtés !

PITCH :

Un dimanche matin apparemment comme les autres, un jeune vieux couple se rend chez un particulier pour récupérer un fauteuil acheté sur Internet. L’époux, un quarantenaire sans ambition confortablement soumis à l'autorité de l’épouse, est alors enfermé par accident dans le parking souterrain d'une résidence. Un fâcheux hasard va aussitôt le confronter à son plus grand défaut – son incapacité à prendre une initiative – et le placer au centre d'une histoire d'homicide dont il occupe malgré lui le premier rôle : celui du tueur.

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L'HISTOIRE :


Le scénario s’attache à la contrainte du « temps réel » pour favoriser l’immersion. Il contourne les ellipses et raconte comment un homme incapable de prendre une décision peut voir sa vie basculer en quelques minutes sur un simple mal entendu. Cet homme, c’est le personnage principal, dont le nom se résume à son statut : l’époux. Le court métrage raconte avec humour noir les limites de cette routine en trois phases narratives distinctes. Alors que le couple se gare devant la porte du parking d’une résidence inconnue pour acheter un fauteuil à un particulier, l’époux se retrouve accidentellement séparé de l’épouse, enfermé dans le souterrain. Commence alors la première phase: sa « descente aux enfers ». Il devient l’unique témoin de la mort soudaine d’un vieil homme en fin de course. Trop lâche pour intervenir, il se contente d’observer le dernier souffle de l’inconnu sans bouger, jusqu’à ce que Lisa, la petite fille du vieil homme, découvre la scène. S’en suit un gigantesque quiproquo — le voilà accusé de meurtre par erreur ! — puis une course poursuite absurde dans les sous-sols avec Lisa, l’épouse et divers autres personnages qui ont tous une bonne raison de lui en vouloir.
Au détour d’une porte lors de sa fuite dans les couloirs, la phase deux commence : l’époux est plongé dans l’absurde. Une brume épaisse envahit l’espace, et des masques remplacent les visages de ses assaillants. Toujours avec détachement, l’époux comprend qu’il fait face à un tournant de son existence, mais il décide de fuir. Il parvient sans trop savoir comment à trouver la sortie. La course poursuite reprend dans la cour intérieur de la résidence et se termine dans un étrange gymnase souterrain. Pris au piège entre un escadron de police à ses trousses et une partie de basket endiablée, l’époux est mis KO par le ballon…
La phase trois commence lorsqu’il se réveille au volant de sa voiture devant la porte fermée du parking. Il comprend en même temps que le spectateur qu’il n’est en fait jamais descendu dans les sous-sols. Ses élans d’émancipation ne sont donc qu’une rêverie de plus. L’épouse lui indique qu’ils se sont trompés d’adresse, et il reprennent le cours de leur routine, laissant place au narrateur qui apparait physiquement pour clôturer l’histoire sur cette phrase aux allures d’épitaphe: « Il le sait, il déteste ça, mais il s’en fout ».


LES THÈMES :


« Comme un dimanche matin » s’attaque sans détour et avec un cynisme débridé aux thèmes de la routine et de l’enfermement.
La routine est rompue par une situation extraordinaire qui vient déranger l’ordinaire et bousculer les habitudes d’un personnage qui a perdu le sens des réalités et des responsabilités. Les désirs d’émancipation qui occupent ses rêveries quotidiennes ne sont là que pour remplir un vide qu’il ne sait combler autrement. Ce dimanche matin là semblait comme tous les autres. Mais le narrateur nous indique d’emblée qu’il sort du cadre. L’époux le découvrira à ses dépends.
À travers le personnage de l’époux et sa relation avec l’épouse, le film se moque avec humour noir d’un tendance contemporaine: l’obsession de la sécurité et du contrôle. Leur vie reflète de manière caricaturale un système culturel et social fondé sur l’abolition du hasard. La raison de cette « descente aux enfers » racontée par le scénario est l’incapacité du personnage à réagir à une situation qu’il n’avait pas anticipée.
En découle le second thème central du court métrage: l’enfermement. La situation du personnage dans ce banal souterrain reflète en réalité son enfermement quotidien. L’époux est mou, mais reste toujours très sûr de lui, et le narrateur rappelle à chaque instant qu’il est conscient de ses propres défauts mais ne désire pas s’amender. En d’autres termes, « il s’en fout ». Mais lorsque l’absurde s’installe dans la narration et lui impose une remise en question, l’époux réalise l’origine de son enfermement — lui-même — et l’ampleur du problème. Il finit malgré tout par rejeter en bloc ses pensées déviantes et retourne à la réalité de son dimanche matin. Le film se clôture donc sur une note pessimiste: l’époux est non seulement bloqué dans sa routine, mais il en a conscience et n’a pas le courage, ni même le désir de changer les choses.

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LES PERSONNAGES PRINCIPAUX :

NARRATEUR :

Le narrateur est le véritable personnage principal de l’histoire. Affable et sûr de lui, il prend un malin plaisir à dévoiler tout haut ce que les personnages n’osent même pas penser tout bas. Garant de l’humour noir et de la satire du film, il n’entre pas dans le cadre classique de la « voix off » et n’hésite pas à briser le quatrième mur pour s’imposer. Tel un chef d’orchestre de la mise en scène, il rythme les plans séquences au millimètre, ralentit et stoppe le temps à sa guise et va jusqu’à donner des indications directes à la caméra.

L'ÉPOUX :

L’époux est rêveur, feignant et lâche de nature. Ses 38 ans de certitudes lui permettent d’appréhender sa vie comme une ligne droite confortable, tracée d’avance par son contrat de mariage. Comme le dit souvent le narrateur, « il le sait, il déteste ça, mais il s’en fout ». Conscient de ses propres démons, il ne cherche pourtant jamais à prendre la moindre initiative, s’abandonne aux rêveries pour mieux fuir les contraintes du réel et compte sur l’épouse, dont le constant brouhaha lui sert de guide au quotidien. Ce dimanche matin pas comme les autres, une situation exceptionnelle le confronte à lui-même: il est accusé de meurtre, et devient le suspect d’un homicide qu’il n’a jamais commis. Pourtant, il se sent coupable; coupable de n’avoir rien fait…

L'ÉPOUSE :

Ce que veut l’épouse, c’est que les choses avancent. Vite. Elle se laisse guider par son impulsivité et sa rancoeur naturelle pour mener d’une main de fer le quotidien de son ménage. L’époux semble l’aimer pour ça. En tous cas il ne s’en est jamais plaint durant ces six années de mariage. Elle est en colère ce jour-là. Comme tous les autres. Elle a pris rendez-vous pour récupérer un fauteuil acheté à un particulier sur Internet. Elle aime ce fauteuil. Elle le veut. Elle le désire. Rien ni personne ne pourra l’empêcher de mener à bien cet objectif, pas même l’époux englué dans une histoire de meurtre qu’il na pas commis.

PAPI :

Le coeur fatigué de Papi décide de passer en veille au mauvais endroit au mauvais moment, et sa vie prend naturellement fin lorsque, au milieu d’une de ses tirades à rallonge de grand père nostalgique, ses jambes abandonnent soudain le travail. Son crâne plein de souvenirs entre ainsi en contact avec l’extincteur du couloir souterrain de sa résidence. Face au spectacle d’une longue existence qui s’achève, un seul témoin se trouve là par hasard: l’époux. Trop conscient de sa lâcheté, ce dernier décide de ne rien faire en attendant que quelque chose se passe. Papi, c’est donc la victime d’un meurtre jamais commis.

A quoi sert l'argent collecté

Pour ces 6 jours de tournage à Toulouse, diverses dépenses sont à prévoir. 

La location du matériel technique, et les décors représentent d'abord la plus grosse part du budget. Ensuite, viennent les dépenses pour le défraiement, la régie, le maquillage ainsi que la communication du film. Le budget total représente alors les besoins nécessaires pour la bonne évolution d'un tournage. Bien évidemment, nous réaliserons ce projet, peu importe la somme que nous aurons récolté.  

Merci infiniement pour l'aide que vous pourrez nous apporter ! 


Objectif de collecte

14 000,00 €

Montant Global

18 500,00 €

Dépenses

Désignation Montant

COMMUNICATION

Affiches, cartes postales, CD, festivals... 2 000,00 €
SOUS TOTAL 2 000,00 €

ACCESSOIRES

Divers 160,00 €
SOUS TOTAL 160,00 €

HMC

Costumes - Maquillage 1 400,00 €
SOUS TOTAL 1 400,00 €

MOYENS TECHNIQUE

Image - Son - Lumière 10 000,00 €
SOUS TOTAL 10 000,00 €

REGIE

Repas / Collations 1 500,00 €
SOUS TOTAL 1 500,00 €

TRANSPORTS

Déplacements 700,00 €
SOUS TOTAL 700,00 €

IMPREVUS

Il s'agit de 7% de la somme totale 1 040,00 €
SOUS TOTAL 1 040,00 €

DECORS

Location - Fabrication - Achat 1 700,00 €
SOUS TOTAL 1 700,00 €

TOTAL

TOTAL 18 500,00 €

Recettes

Désignation Montant

POST PRODUCTION

Aide à la création 2 500,00 €
SOUS TOTAL 2 500,00 €

APPORTS PERSONNEL

Apports personnel 2 000,00 €
SOUS TOTAL 2 000,00 €

Proarti

Financement participatif proarti 14 000,00 €

TOTAL

TOTAL 18 500,00 €

Le style et la direction artistique
Le film mélange les genres afin de créer une expérience cinématographique singulière et immersive : une comédie satirique sur fond de drame conjugal racontée en voix-off dans un style littéraire selon la tradition du narrateur « qui sait tout ».
Le narrateur emploie un ton satirique inspiré de grands noms de la littérature satirique, comme Pierre Desproges, San Antonio ou encore Douglas Adams, et de l’univers du cartoon et de la BD (Gaston Lagaffe, Les Bidochons). Il vient accentuer le décalage entre la réalité et la perception l’époux et donne au film un ton absurde assumé — jamais bien loin des personnages désabusés et décalés de Quentin Dupieux, Wes Anderson ou encore les frères Coen.
Ce narrateur omniscient, interprété par Christophe Lemoine, doubleur officiel de la série South Park, est le véritable personnage principal et chef d’orchestre du plan séquence. Il rythme l’action, accélère, ralenti ou stoppe le temps et les mouvements des personnages, et vient combler l’absence quasi totale de dialogues dans le film ; les rares séquences de dialogues ayant pour but de montrer l’incapacité des personnages à communiquer entre eux. Le reste se joue dans leurs têtes à travers la voix du narrateur.
Ce choix implique une direction d’acteurs inspirée à la fois du théâtre et du cinéma muet. Les rôles principaux sont confiés à des comédiens et comédiennes issu(e)s du théâtre d’improvisation et spécialisé(e)s dans le comique de corps et la posture du clown, au plus proche de grandes figures telles que Charlie Chaplin ou Buster Keaton.
Le choix du plan séquence est issu d’une volonté d’immersion dans l’intimité de l’époux. La caméra se balade et alterne les phases statiques et les mouvements rapides. Elle jongle sans cesse entre le point de vue objectif — quand le narrateur décrit l’action — et le point de vue subjectif — quand il commente ou juge les pensées du personnage. La structure est construite sans coupe apparente avec fluidité et continuité afin d’accentuer le malaise et l’humour noir inhérents à l’action.
Le cadrage joue donc un rôle capital. Une très faible profondeur de champ, une faible exposition, une valeur de cadre souvent serrée et des mouvements fluides au steadicam permettent d’accentuer l’enfermement du personnage, de rester au plus proche de lui et de limiter la vision du spectateur à celle de l’époux ; à l’instar d’oeuvres contemporaines célèbres comme Birdman (A.G. Inaritu), Mother (D. Aronosfsky) ou Le fils de Saul (L. Nemes).
La lumière dans les sous-sols se veut ambivalente. Elle vient contre-balancer la légèreté apparente de la narration satirique pour rappeler la dimension dramatique de la situation et l’étroitesse des couloirs. Favorisant « l’ambiance » par l’usage de forts contrastes en lumière artificielle — inspirés de l’esthétique du film noir et de classiques tels que La nuit du chasseur (C.Laughton), Le troisième homme (C.Reed) Numéro 17 (A. Hitchcock) — , le film délaisse le réalisme pour montrer dès les premières minutes en souterrain la dimension métaphorique de l’image : derrière cette situation absurde, quelque chose de grave est en train de se jouer.
La musique joue un rôle clé et permet de caractériser les deux personnages principaux. À dominante électronique inspirée du compositeur Cliff Martinez, la musique de l’époux accompagne ses sentiments. Tout comme la lumière, elle favorise l’ambiance pour prendre le contre-pied de la narration et permet de « pousser les murs » lorsque les rêveries du personnage dépassent le cadre de claustrophobie dans lequel il se trouve. À l’inverse, l’épouse est toujours accompagnée d’un thème rythmé qui vient accentuer le stress perpétuel qu’elle procure à son mari.
Cette approche de la musique est accompagnée par des bruitages et un habillage sonore destinés à accentuer eux aussi l’enfermement du personnage. Le silence n’est jamais vraiment complet. Lorsqu’il ne se passe rien, c’est que le personnage doute et attend un signe. Une texture sonore malaisante vient ainsi souligner ses pensées qui tournent en rond et le vide de ces couloirs — dont le spectateur finit par découvrir qu’ils ne sont qu’une métaphore des erreurs perpétuelles de l’époux.

Contreparties

Une carte postale du film

pour 5,00 € et +

2 ARTINAUTES

Pour un don de 5€, vous recevrez une carte postale du film ainsi que votre nom au générique.

Une affiche du film

pour 75,00 € et +

3 ARTINAUTES

Pour un don de 75€, vous recevrez une affiche du film au format A2 (59.4 x 42 cm), en plus des contreparties précédentes.

Une grande affiche du film

pour 150,00 € et +

3 ARTINAUTES

Pour un don de 150€, vous recevrez une grande affiche du film au format A0 (118.9 x 84.1 cm), en plus des contreparties précédentes.

Un CD de la bande originale du film

pour 200,00 € et +

1 ARTINAUTE

Pour 200€, vous recevrez un CD gravé de la bande originale du film, en plus des contreparties précédentes.

Emission sur les coulisses du film

pour 500,00 € et +

0 ARTINAUTES

Pour un don de 500 € ou plus, nous vous donnons accès à l'enregistrement (ou au live) d'une émission (audio ou vidéo) sur les coulisses du film, en plus des contreparties précédentes.

Cette contrepartie n'est disponible que pour les personnes morales

Invitation à passer une journée sur le lieu de tournage

pour 1 000,00 € et +

0 ARTINAUTES

Pour un don de 1000 € ou plus, nous vous invitons à venir passer 1 journée au sein du tournage de "Comme un dimanche matin", en plus des contreparties précédentes.

Cette contrepartie n'est disponible que pour les personnes morales

Réalisation d'un film promotionnel

pour 2 000,00 € et +

0 ARTINAUTES

Pour un don de 2000 € ou plus, notre équipe réalisera un film promotionnel pour votre entreprise, association..., en plus des contreparties précédentes.

Cette contrepartie n'est disponible que pour les personnes morales