Mécénat

COLLAPSE


| ARTS DE LA SCÈNE
| PRODUCTION

800,00 €

5 000,00 € demandés

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Soutiennent
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16%

Présentation du projet

Cher.e.s futur.e.s donatrices et donateurs,


Tout d'abord, quel est ce projet ?


Collapse est une pièce chorégraphique traitant de la chute, corporelle comme mentale, et des diverses représentations que l'humain peut en avoir. Nous tentons ici de la magnifier pour lui rendre un symbole de liberté, éloigné au contraire d'une vision trop souvent honteuse.
Nous avons créé la première partie de cette pièce en juillet 2019 à Gare au Théâtre - Vitry sur Seine. Cette première restitution de travail, alors d'une durée de 25 minutes, nous a confirmé l'envie de poursuivre sa création.
Pour ce faire, la compagnie entre en résidence au Dansarium ainsi qu'au CentQuatre - Paris et continue de travailler avec le compositeur autour d'une création musicale originale.


Collapse, une pièce chorégraphique en cours de création.


Collapse, c’est l’effondrement, l’affaissement, la chute.
Dans un espace de 4m², cinq danseurs luttent contre l’emprise de la gravité sur leur corps pour ne pas tomber. A cinq dans un espace restreint, chuter devient impossible : on trébuche, on se rattrape, on s’épuise.
Comme absorbés par un trou noir, les danseurs illustrent ensemble l’image de corps luttant contre un effondrement physique et moral. Progressivement, chacun tentera de trouver, grâce aux corps des autres ou par seule maîtrise de son propre corps, la force d’abandonner sa verticalité, d’accepter sa chute pour la magnifier.

D’un acte de défaite, chuter devient une poétique de l’instabilité.




Quelques détails de production :


Création chorégraphique 2020 - 2021
Durée : 50 minutes
Pièce pour cinq danseurs
Chorégraphie et direction artistique : Circé Poyet
Danseuses et danseurs interprètes : Arnaud Arvengas, Marie Fleur Hofmann, Clara Jacquin et Lucie Megna-Zürcher
Musique originale : Raphaël Mouterde
Création lumière : Kim Peacock et Circé Poyet


Quelles sont les étapes de créations passées, prévues et en cours ?


Rien de tel qu'un calendrier de création pour y voir plus clair quant aux diverses avancées du projet :

12-15 avril 2019 : première résidence de création à Gare au Théâtre - Vitry sur Seine.
15 avril 2019 : sortie de résidence à Gare au Théâtre - Vitry sur Seine devant un public scolaire.
10-24 juin 2019 : deuxième résidence de création à Gare au Théâtre - Vitry sur Seine.
25-26-27 juillet 2019 : Représentations de la première partie de Collapse en coréalisation avec Gare au Théâtre au sein de leur festival Nous n’irons pas à Avignon.
16 - 22 mars 2020 : Résidence de création au Dansarium/La Piscine d’en Face - Ste Geneviève des Bois (91).
20 - 26 avril 2020 : Résidence de création au CentQuatre-Paris.

Mai-juin 2020 : Résidence de création au Centre National de la Danse (en cours)



Qui sommes-nous ?


La Compagnie les Erres - Circé Poyet est une compagnie de danse contemporaine née en 2017 et basée à Paris. Menée par la chorégraphe Circé Poyet, elle présente sa première création Relâche, une pièce pour trois danseurs, au Théâtre de l’Aquarium - La Cartoucherie à Paris, en novembre 2017, en coproduction avec le Festival des idées Paris. Par la suite, elle collabore avec cinq interprètes autour de la pièce Collapse dont la première partie de création est présentée en coréalisation avec Gare au Théâtre - Vitry sur Seine en juillet 2019, pour la 21ème édition de leur festival Nous n’irons pas à Avignon. En décembre 2019, Circé Poyet crée Nous n’irons pas au Bal, courte création pour 12 danseurs amateurs et professionnels traitant du corps contraint à danser, à travers la mise en scène d’une danse populaire : le Madison.



Enfin, et c'est un peu la raison de votre visite ici, pourquoi réaliser un appel aux dons ?


La Cie les Erres - Circé Poyet est ce que l'on nomme une compagnie émergente. Cela signifie que la structure a été créé il y a mois de cinq ans et n'a pas réalisé plus de cinq pièces.
Ce statut d'émergence nous permet d'avoir accès à de nombreuses résidences et de mises à dispositions de studios de répétitions et quelque fois, ouvre droit à certaines subventions.
Cependant, l'émergence concerne... beaucoup de porteurs de projets !
Il nous est donc difficile de réunir tous les fonds nécessaires pour mener à bien la création et la production de Collapse.
Ce n'est pas nouveau, l'argent manque dans la culture, les subventions se font plus rares, encore plus sélectives, le réseau a toute son importance. Pour mobiliser ce réseau, il faut alors réunir tous les acteurs et outils qui font naître et vivre cette création :

- mobiliser les danseuses et danseurs sur des temps de répétitions
- collaborer avec un compositeur autour de la création musicale originale
- travailler avec un.e technicien.nne sur la création lumière
- louer des espaces de répétitions en + des résidences

- procéder aux achats et défraiements nécessaires à la création
- trouver un lieu pour une présentation publique

Et c'est là que vous avez un rôle clé ! En effet, la somme que nous espérons récolter via cet appel aux dons, ajoutée aux différentes subventions demandées nous permettront de salarier chaque acteur de cette création, qu'il soit artistique, technique et logistique.
Puisque travailler et vivre de l'art c'est un vrai métier, qui nécessite salariat, contrat de travail, assurance... enfin, ce que nous connaissons tous !

Aussi, l'idée d'un financement participatif nous plaît : d'une certaine manière, le public participe lui aussi à la réalisation de ce projet en soutenant sa production, en en parlant autour de lui, il se fait l'écho de sa création et de sa diffusion.

Nous espérons donc mener à bien cette pièce qui nous tient fort à coeur et que nous portons depuis bientôt un an.
Pouvoir la finaliser et la présenter donnera au travail de la compagnie une belle visibilité et nous permettra de faire ce qui nous anime le plus : être au plateau et défendre les intuitions qui font de Collapse une pièce chorégraphique forte de sens et dont l'ôde à l'abandon désire résonner chez chacun.e d'entre nous.



Pssssttt.... si vous avez été jusqu'au bout de cette présentation, voici quelques mots de la chorégraphe Circé Poyet autour de Collapse qui vous permettront d'en savoir encore plus :

Lorsque j’ai commencé à travailler autour de la notion de chute, je me suis aperçue qu’elle était d’abord communément définie comme une conséquence : synonyme de douleur, d’une conscience de la gravité du corps, de l’esprit, qui ont chu et sur lesquels allaient porter les traces d’un choc violent.
Or, la chute est à la fois un temps de lâcher-prise, de laisser aller, autant physique que mental. Tomber est un acte naturel, une liberté du corps à s’abandonner. C’est accepter d’avoir perdu. Perdu contre le poids de son corps face à la gravité, perdu contre son mental que l’on croyait solide. Mais chuter permet aussi de re-trouver notre verticalité et, conscient de ce qui nous a fait buter, de parvenir ensuite à renforcer ses appuis qui sont autant de parades pour conjurer l’effondrement.

Cependant la société n’aime pas les individus qui tombent, qui perdent. Alors on voit s’installer dans l’espace des rampes de sécurités, des sols adhérents, des avertissements, on pousse les esprits à être droits, peu revendicatifs, résiliants, et à ne réserver leurs désarrois - leurs chutes - à une stricte intimité, hors de l’espace public. Chuter reste une honte.
Mais si chuter est un acte naturel, pourquoi priver les êtres de cette liberté ? Comment les corps peuvent-ils accepter leur verticalité si jamais on ne leur laisse découvrir, sans jugement aucun, le poids de leur horizontalité ?

En créant Collapse, j’ai cherché justement à mettre en avant ces corps empêchés de tomber. Pour ce faire, j’ai proposé à cinq interprètes d’évoluer, de danser sur une surface restreinte de 4m², délimitée par un scotch blanc phosphorescent, et de chercher un espace pour ancrer son corps en chute, de trouver de la place pour s’écrouler.
Dans un espace restreint, tomber devient impossible : on trébuche, on se rattrape, on s’épuise de perpétuellement chuter sans véritablement tomber. La pièce recherche ainsi, dans cette impossibilité de tomber au sol, l’état d’épuisement des corps, qui paradoxalement voudraient tomber, laisser leur poids gagner, mais qui en sont privés.

Ces 4m2 symbolisent l’interdit social et public, la violence de la rigueur qui ne nous permettent pas d’être à terre et permettent alors de faire exister deux moments cruciaux à l’action de tomber : la propulsion et l’amortissement. J’ai donc choisi de faire exister ces deux moments, l’amont et l’aval du corps en chute. Le danser, le magnifier, l’extrapoler, le tordre, le renverser, telle une matière visible dans l’espace. Chorégraphier ces moments de propulsions et d’amortissements qui font naître un temps de suspension. Casser, inhiber la fonction tonique qui fait tenir le corps debout pour accepter l’emprise de la gravité sur son corps. Les mouvements spontanés de surprise, de peur, de protection du corps lorsqu’on se sent chuter, deviennent alors les mouvements de base du corps dansé.

En proposant aux interprètes de danser dans un espace de 4m², une question est apparue : existerait-il un autre espace que le sol dans lequel mon corps chutant pourrait s’ancrer ? J’ai donc incité les danseurs à utiliser la propulsion de départ pour finalement amortir leurs chute et l’ancrer dans un autre espace intermédiaire : leurs propres corps. A cinq dans un espace confiné, d’obstacles ils deviennent surfaces.
Aussi, le regard des danseurs, et notamment celui qu'ils se portent entre-eux, autour d'eux, a toute son importance. Témoins de l’ivresse du danger de leur chute, ils parviennent alors faire d’un accident soudain une descente contrôlée.

La multidiffusion du son permet également de démarquer deux espaces distincts, donc deux niveaux de perception pour le spectateur. Les sons provenant du plateau sont confinés à la zone de 4m² créé par les pans de lumière et dans lequel les danseurs et danseuses évoluent. Ils sont mêlés aux sons des corps qui déambulent et chutent, des respirations. La musique semblera naître du corps des danseurs. Les sons provenant de la salle permet de créer un deuxième espace perceptif : comme un échos lointain, une réminiscence, une matière semblant davantage onirique ou irréel, pour jouer en contrepoint de la danse à l’œuvre au plateau, comme une réflexion.

Collapse est avant tout une ode au droit à l’abandon, au renoncement à une pression sociale qui pousse à rester vertical. D’un acte de défaite, chuter devient un acte de maîtrise : Collapse n’est donc plus un effondrement, mais la représentation de chutes provoquées pour être magnifiées.


Circé Poyet.



A quoi sert l'argent collecté

Comme expliqué brièvement dans la description du projet, l'argent collecté permettra à la compagnie de salarier et donc rémunérer chaque personne s'impliquant dans la création de Collapse, notamment durant les temps de résidence à venir.
L'argent de ce financement participatif servira également à louer des espaces de répétitions pour travailler la pièce en profondeur et présenter un travail d'une belle qualité !

Cette somme nous permettra également de réaliser les achats et défraiements nécessaires à cette création.
Aussi, ajoutée à la somme des subventions demandées, cet argent nous aidera à monter des supports de communications visuels et audiovisuels (photos, réalisations de teaser, captation de la pièce).

Important : ce projet est éligible au mécénat, il donne donc droit à une réduction fiscale. A la fin de la récolte, vous recevrez un reçu fiscal de la part de proarti. Lors de votre déclaration de revenus, vous indiquerez votre don à ce projet, et vous en serez remboursé à 66%.

 

 

 

 


Montant de l'appel à dons

5 000,00 €

Montant Global

43 455,00 €

Dépenses

Désignation Montant

Achats

Costumes et décors 2 000,00 €
SOUS TOTAL 2 000,00 €

Frais de personnels

Charges patronnales 13 315,00 €
Frais de personnels administratifs en brut 2 400,00 €
Frais de personnels techniques en brut 2 600,00 €
Frais de personnels artistiques en brut 17 110,00 €
SOUS TOTAL 35 425,00 €

Services extérieurs

Défraiements artistes 2 000,00 €
Imprévus 1 000,00 €
Communication visuel - réalisations vidéos 1 000,00 €
Location salles de répétitions 1 000,00 €
Assurance 30,00 €
Location matériels techniques 1 000,00 €
SOUS TOTAL 6 030,00 €

TOTAL

TOTAL 43 455,00 €

Recettes

Désignation Montant

Subventions

Spedidam 8 555,00 €
Ville de Paris 9 500,00 €
Adami 17 000,00 €
SOUS TOTAL 35 055,00 €

Recettes propres

Coréalisation - billetterie 2 400,00 €
Apport de la compagnie 1 000,00 €
SOUS TOTAL 3 400,00 €

Proarti

Financement participatif proarti 5 000,00 €

TOTAL

TOTAL 43 455,00 €

La Gravité - Steve Paxton (et d'autres encore)...


... tant son travail sur le contact-improvisation et la puissance de la gravité sur la création chorégraphique en elle-même a su inspirer bon nombre de processus de création de Collapse.


Les Lignes d'Erre - Fernand Deligny...


... d'où provient le nom de la Compagnie les Erres - Circé Poyet. Fernand Deligny regroupe des tracés représentant les chemins réalisés dans l'espace par des enfants autistes -ou mutiques, comme il préfère les appeler. Par ce processus, il entend montrer ce qui ne se voit pas à l'oeil nu.
Les formes de ces cheminements laisseraient à imaginer de nombreuses autres visions, comme par exemple celle d'un tracé chorégraphique où la danse, cette fois, évoquerait ce que l'on ne voit pas mais qui nous traverse tous. L'errance comme manière de retrouver des sensations communes, autour de gestes et habitudes les plus courantes de nos vies.


Auguri - Olivier Dubois...


... par la puissance de la course, 22 interprètes tentent de faire corps, de construire une micro-société dans laquelle chacun cherche sa place. La masse se crée alors, presque sans que ses acteurs ne s'en apperçoivent, sans qu'elle soit régie par aucune règle sinon de prêter de l'attention au corps de l'autre.
Collapse tire une partie de son inspiration autour d'un enjeu similaire : trouver, grâce à la chute, une poétique de l'instabilité.

Contreparties

Un grand merci

pour 10,00 € et +

0 ARTINAUTES

Mais vraiment grand, de soutenir la jeune création.

Un grand merci dédicacé

pour 30,00 € et +

1 ARTINAUTE

Avec votre accord, votre nom apparaîtra dans les remerciements des divers supports de communications de la création.

Un grand merci stylé

pour 50,00 € et +

1 ARTINAUTE

Un grand merci

+ votre nom dans les remerciements

+ un totebag de la Cie les Erres - Circé Poyet

Un grand merci répété

pour 100,00 € et +

0 ARTINAUTES

Venez assister à une heure de répétition de la création

+ votre nom dans les remerciements

+ 1 totebag de la Cie les Erres - Circé Poyet.

Un grand merci invité

pour 150,00 € et +

0 ARTINAUTES

Recevez une invitation pour la première

+ venez assister à une heure de répétition de la création

+ votre nom dans les remerciements

+ 1 totebag de la compagnie.

Un grand merci doublement invité

pour 300,00 € et +

1 ARTINAUTE

Obtenez deux invitations pour la première

+ votre nom dans les remerciements

+ venez assister à deux heures de répétitions de la création

+ 1 totebag de la compagnie.

Un grand merci dansé

pour 550,00 € et +

0 ARTINAUTES

Venez prendre un cours de danse (contemporaine ou barre au sol) d'1h30

+ deux invitations pour la première

+ votre nom dans les remerciements

+ venez assister à deux heures de répétitions de la création

+ 1 totebag de la compagnie.

Un grand merci arrosé

pour 1 500,00 € et +

0 ARTINAUTES

La compagnie vous invite à boire un verre dans son troquet préféré

+ un cours de danse (contemporaine ou barre au sol) d'1h30

+ deux invitations pour la première

+ votre nom dans les remerciements

+ venez assister à deux heures de répétitions de la création

+ 1 totebag de la compagnie.

Un grand merci Martin-Scorcesé

pour 3 000,00 € et +

0 ARTINAUTES

Obtenez une captation professionnelle d'une représentation de la création

+ la compagnie vous invite à boire un verre dans son troquet préféré

+ un cours de danse (contemporaine ou barre au sol) d'1h30

+ deux invitations pour la première

+ venez assister à deux heures de répétitions de la création

+ votre nom dans les remerciements

+ 1 totebag de la compagnie.