Mécénat

Chat noir !
Cabaret des poètes et des gueux

Collecte Réussie


| ARTS DE LA SCÈNE
| Paris
| PRODUCTION

733,00 €

700,00 € demandés

9
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Suivent
104%

Présentation du projet

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Après le succès au Théâtre 13 la saison dernière, notre Chat Noir s'apprête à fouler les toits d'Avignon pour le Festival Off 2018 et c'est au Théâtre des 3 soleils qu'il a décidé de planter ses griffes. Le génie montmartrois de la belle époque va donc pouvoir encore illuminer le monde contemporain connu, et c'est pour notre compagnie (et pour l'humanité aussi un peu...) une grande chance ! Mais Avignon, c'est devenu bien cher (plus cher même que Montmartre, c'est vous dire...) et nous avons besoin de votre aide.

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" CE CABARET est le plus Etonnante, Merveilleuse
BIzarre, Grandiose, Supéfiante, Vibrante Création
des sècles écoulés sous la Faux du Temps."

Rodolphe Sails

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Le spectacle

Au cabaret du Chat Noir, on chante, on danse, on boit un coup, on joue de la musique, on écrit, on peint, on boit encore un coup... A partir des textes de l'époque, nous plongeons dans cet antre de la poésie et de la désinvolture, haut lieu de la bohème montmartroise de la fin du dix-neuvième siècle, où le facétieux Rodolphe orchestre une bande d'artistes joyeux et dévergondés.

Le Chat Noir ouvre ses portes à Montmartre en 1882, dix ans après la Commune. Tandis que le Sacré-Cœur, étendard de l’ordre moral retrouvé, pousse au-dessus de leurs têtes, une fourmillante faune d’artistes en tous genres se retrouve dans ce cabaret bizarre et merveilleux pour y chérir deux marraines : l’Indépendance et la Fantaisie. Dans cette épo- que où tintent sourdement les premières alertes d’un conflit mondial, leurs chansons, leurs poèmes et leurs toiles disent le désespoir et la gaieté d’une jeunesse insolente et triom- phante. Au Chat Noir, on publie un journal et on crée des spectacles d’ombres dans les- quels s’affirme, avant les dadas et les surréalistes, l’art subtil de se moquer de tout avec une studieuse application : de la morale, de la religion, de la politique, des artistes établis, et surtout de soi-même...

Sept comédiens, tous musiciens et chanteurs, s’emparent de cette matière ancienne qui, à la lueur de leur lampe, s’éclaire d’un éclat neuf et intense. Ils rouvrent pour un soir les por- tes du vieux cabaret pour y trouver intacte une verve folle : tour à tour et à la fois bla- gueurs, ironiques, tendres, lyriques, fumistes, anarchistes, réactionnaires, ils abordent tous les genres... sauf le genre ennuyeux.

D’après des textes, poèmes et chansons d'Aristide Bruant, Jean Richepin, Alphonse Allais, Rodolphe Salis, Adolphe Willette, Charles Cros, Stéphane Mallarmé, Edmond Haraucourt, Jules Vallès, Jules Jouy...

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Les chansons

Les chansons que nous avons choisies sont unique- ment des textes de l’épo- que. Pour certaines, elles ont été mises en musique postérieurement. Certains morceaux sont des poèmes que nous avons mis en musi- que.

Les arrangements sont pour le piano, l’accordéon, la gui- tare, la clarinette et les per- cussions.

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Dramaturgie

« Le talent, d’où qu’il vienne, quelque forme qu’il revête, est accueilli à por- tes ouvertes. Le public réuni là juge silencieusement. Il aime l’un, déteste l’autre. Il suffit de se présenter pour être admis. Le public est notre juge en dernier ressort ; il n’y a qu’une Cour de Cassation qu’on appelle la Postérité, mais elle se réunit rarement du vivant de l’auteur. [...] La tribune se dresse, vous y montez, vous parlez, et , en face de vous, directement, en pleine lu- mière, vous avez le monstre à mille têtes qu’il faut dompter, séduire, et ren- dre doux... »

Emile Goudeau

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Le propos

C’est d’abord une atmosphère que nous voulons raconter : celle d’un endroit où l’on défie les convenances et où l’on transgresse la morale. En dehors, ou plutôt au dessus des soucis de son époque qu’il ne cesse de railler, cet endroit est un petit ilot d’invention et d’innova- tion d’où s’échappent des fulgurances. A l’image des dadas ou des surréalistes qui les pren- dront pour modèle, les pensionnaires du Chat Noir bousculent et modifient la pensée de leur temps. En racontant l’histoire de ce lieu, nous racontons aussi la bohème de la fin du XIXème qui, pétrie du romantisme qui a animé le siècle, refuse catégoriquement le natura- lisme qui semble vouloir lui succéder, et invente avec désinvolture une autre façon d’écrire, de créer, de penser et de vivre.

C’est donc l’histoire du lieu que nous racontons : sa création, les règles qui le régissent, la rédaction du journal, les opérations de promotion, les campagnes électorales... La vie du lieu est aussi celle de ses habitants. Rodolphe est le maître des lieux et orchestre la bande : il y a Nini qui voudrait bien toucher son salaire, Maurice qui pianote en regardant les jam- bes des filles, Marie qui vit sa vie à côté, Jules qui boit les verres qu’il n’écrit pas, Aristide qui conteste l’autorité de Rodolphe et Yvette qui menace de rejoindre le Moulin Rouge... Leurs relations, leur rivalité, leur complicité, leurs amours, leurs disputes... sont la chair de notre spectacle.

Mais Montmartre, c’est aussi l’endroit où la Commune a été réprimée dans le sang quel- ques années auparavant. Le Sacré-Cœur, sorte de monument expiatoire, qui est en cons- truction sur les hauteurs de la butte, pèse comme une sourde menace sur les têtes des pensionnaires du Chat Noir : menace d’un nouvel ordre moral, menace d’un populisme po- litique, menace d’un conflit mondial en gestation...

Notre spectacle est cette grande fête échevelée qui, au milieu de l’insouciance générale, laisse présager le drame et palpite d’une certaine inquiétude à laquelle le seul remède est une ardeur plus grande encore à la fête.

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La forme

Pour construire le spectacle, nous nous sommes servis des modes d’expression propres au Chat Noir : les chansons bien sûr, mais aussi les textes des auteurs qui fréquentaient le ca- baret, les articles du journal, le récit des anecdotes, les commentaires sur des peintures ou des dessins, les affiches électorales... et le théâtre d’ombres qui a fait la réputation du Chat Noir et qui nous permet de conclure notre fable. Nous avons aussi recueilli d’autres textes de l’époque : des discours politiques, des prêches, des articles... Autant que possible, nous avons voulu utiliser la matière de l’époque. Le travail a consisté à articuler toute cette ma- tière autour des enjeux narratifs.

La forme de cabaret est idéale pour raconter tout cela de manière impressionniste : sans s’attarder sur des détails circonstanciels, nous passons d’un évènement, d’un ton, d’une ambiance à une autre avec fluidité et simplicité. Nous avons construit le spectacle comme une succession de numéros : des chansons, des danses, des bagarres, des moments orches- traux, des morceaux de virtuosité donnent le rythme et l’élan du spectacle. Le paysage que nous peignons est plein de nuances qui se mêlent et se répondent l’une l’autre. Le specta- cle va de même : les numéros s’additionnent, et se modifient à la lumière de l’ensemble qu’ils composent.

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Notes de travail

Un travail orchestral

Dès le début du projet, nous tenions à ce que tous les comédiens chantent et jouent d’un instrument. Avec de petites choses, des arrangements dans la couleur de l’époque, des gammes debusyennes et des accords satiens, nous avons commencé à constituer un grou- pe. Le piano domine notre orchestre et il est soutenu par la clarinette, la guitare, l’accor- déon et par des percussions. L’idée principale est de faire la part belle à l’interprétation de la chanson pour que s’en dégage une atmosphère.

Ce travail musical a créé sur le plateau une singulière manière d’être ensemble, une écoute et une densité à la fois joyeuses et intrigantes. C’est cet esprit que nous avons tenté de conserver pendant tout le reste du travail. Si bien que les équilibres ont été trouvés sur le plateau de manière assez musicale : comme dans un orchestre, la partition de chacun s’est modifiée à mesure que celle des autres s’écrivait. Le travail de metteur en scène a consisté à « accorder » les comédiens ensemble, à définir au fur et à mesure du travail le ton sur le- quel nous jouions ensemble.

Les rôles

Les rôles ont été créés par chacun des comédiens : nous nous sommes d’abord choisis des personnages de l’époque comme figures tutélaires et nous y avons mêlé notre nature et notre invention. Notre intention n’était pas d’incarner un artiste particulier du Chat Noir mais de faire connaissance avec lui, avec eux, pour en dégager une identité assez forte dont on puisse s’emparer, dont on puisse se vêtir. Des personnages dont nous nous sommes ins- pirés, nous avons tout de même gardé le prénom, comme pour se rappeler que ces rôles, si proches de nous, vont un peu au-delà et que c’est cet au-delà que nous voulons sans cesse questionner dans le spectacle.

L'espace

L’espace est le cabaret du Chat Noir et plus particulièrement le premier, celui du Boulevard Rochechouart. Il est décrit par les chroniqueurs comme un endroit plutôt exigu, au mobilier modeste, où une petite estrade sert de scène et où les tableaux des peintres du lieu cô- toient au mur des objets hétéroclites d’inspiration moyenâgeuse. Sans chercher à le recons- tituer, nous nous en sommes inspirés : les instruments en bric-à-brac occupent le centre du plateau et le décor du cabaret se construit autour d’eux avec des objets simples (cageots, planches, chaises, tables...). De la même façon qu’au Chat Noir, le moindre bibelot était supposé avoir appartenu à Charlemagne, les objets prennent sur le plateau des sens ou- trés : deux planches deviennent la Sainte-Croix, trois cageots posés les uns sur les autres deviennent une barricade, un tapis devient une scène, une nappe devient un théâtre d’om- bres...


A quoi sert l'argent collecté

Pour nous épauler dans cette aventure, nous bénéficions de l'aide providentielle d'une production en la personne morale de Scène&Public (qui, comme par hasard, est basée non loin de Montmartre...). Cela nous permet d'aller à Avignon dans de bonnes et sereines conditions. Toutefois un producteur n'est pas forcément un millionnaire et nous sommes un peu juste, surtout sur le travail en amont : le décor et les costumes demandent des réfections ; nous devons aussi modifier notre création lumière et acheter du matériel en conséquence ; le spectacle va être modifié pour rentrer dans les formats avignonnais ce qui exigera des temps de répétition... Et c'est à tout cela que servira l'argent récolté ici.


Montant de l'appel à dons

700,00 €

Montant Global

60 100,00 €

Dépenses

Désignation Montant

Salaires

Comédiens 31 800,00 €
Technique 1 700,00 €
SOUS TOTAL 33 500,00 €

Transports

Equipe 700,00 €
Décors 550,00 €
SOUS TOTAL 1 250,00 €

Frais divers

Artistiques 250,00 €
Adminsitratifs 4 200,00 €
SOUS TOTAL 4 450,00 €

Frais supplémentaires Avignon

Location salle 13 850,00 €
Communication 1 100,00 €
Résidence 4 500,00 €
Location et accordage du piano 100,00 €
Divers et imprévus 1 350,00 €
SOUS TOTAL 20 900,00 €

TOTAL

TOTAL 60 100,00 €

Recettes

Désignation Montant

Fond propres

Fonds propres compagnie 12 600,00 €
SOUS TOTAL 12 600,00 €

Billeterie

Recette excomptée 22 000,00 €
SOUS TOTAL 22 000,00 €

Subventions

Subventions 18 000,00 €
SOUS TOTAL 18 000,00 €

Proarti

Financement participatif proarti 700,00 €

TOTAL

TOTAL 53 300,00 €

Contreparties

Madame Arthur

pour 10,00 € et +

0 ARTINAUTES

Un grand merci de toute l'équipe du Grand Théâtre !

Rose Blanche

pour 30,00 € et +

4 ARTINAUTES

Un grand merci de la part de toute l'équipe du Grand Théâtre et une affiche signée par l'équipe !

Les oiseaux de passage

pour 65,00 € et +

1 ARTINAUTE

Un grand merci de la part de toute l'équipe du Grand Théâtre, une affiche signée, et une invitation pour venir voirLe Chat noirau 3 soleils à Avingon !

A la Bastille

pour 100,00 € et +

0 ARTINAUTES

Un grand merci de la part de toute l'équipe du Grand Théâtre, une affiche signée, et deuxinvitations pour venir voirLe Chat noirau 3 soleils à Avignon !

Les Amis de Monsieur

pour 150,00 € et +

0 ARTINAUTES

Un grand merci de la part de toute l'équipe du Grand Théâtre, une affiche signée, et une invitation pour venir voirLe Chat noirau 3 soleils à Avignon, et un verre avec l'équipe après une représentation !

Autour du Chat noir

pour 1 000,00 € et +

0 ARTINAUTES

L'équipe du Grand Théâtre vous offre un chat noir !