Mécénat

Ce qu'on laisse à la terre
Documentaire de 52 min de Tiphaine Honoré, produit par Fanny Chrétien


| AUDIOVISUEL - CINÉMA
| PRODUCTION

3 190,00 €

8 109,00 € demandés

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Présentation du projet

L'HISTOIRE

Un paysan qui plante des arbres, l’idée paraît absurde dans le monde agricole. Depuis 30 ans mon père met pourtant dans cet acte une part de rêve. Une trace végétale qui restera après lui, alors que l’avenir de sa ferme est à un tournant.

LES RACINES

Ingrat, solitaire, le métier d'éleveur n’est plus un horizon désirable. Lassé par les traites quotidiennes et faute de repreneur parmi ses quatre enfants, Bertrand doit imaginer une suite pour ce qu’il a construit tout au long de sa vie. Cette suite se fera par les arbres et sa transmission par ma caméra. Depuis les haies plantées il y a 30 ans à rebours du remembrement, à son projet d’associer noyers et merisiers à ses cultures, mon père a toujours été sensible à ces majestueux végétaux.

Abri pour les insectes ou rempart contre l’érosion, les vertus de l'arbre l’ont convaincu d’en faire son allié agricole quand ses confrères étaient encouragés à les éradiquer. C’est ce leg que je souhaite filmer dans ce documentaire à la dimension mémorielle, qui laisse entrevoir un avenir tourné vers un respect grandissant de la nature dans nos campagnes. Pour que cet héritage ne s’arrête pas avec moi, car l’arbre fait partie de notre généalogie.

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LA FERME, LE FILM

C’est une histoire qui questionne notre rapport à la nature, au temps, à notre manière de produire et de nous alimenter. Une histoire ancrée dans son territoire qui s’écrit dans les pages d’un herbier, l’un des premiers livres de mon père. Les arbres qui nourrissent sa ferme et son imaginaire le composent, du chêne majestueux au pommier nourricier. Pendant que le monde paysan s’agite autour de lui, chahuté par le prix du lait, les taxes et les aides, lui plante des arbres. C’est eux qui remplaceront ses vaches normandes. Une démarche lente mais déterminée, filmée sur plusieurs années, pour en voir le mûrissement.

En réalité, ce n’est pas tant le résultat que la démarche qui l’anime. A rebours de ses confrères, il plante des arbres pour se tourner vers l’avenir. Est-ce un acte de résistance face à l’appauvrissement et la désertification des campagnes? Non, plutôt un acte de construction, de dialogue, de partage. Un acte pour lequel il ne récoltera pas directement les fruits.

Mettre en terre un pied qui ne s’épanouira que dans dix ans questionne les paradigmes du monde agricole, dont la rationalité est un des fondements. En abandonnant l’activité lucrative que représente la production de lait, mon père s’en éloigne délibérément, privilégiant un projet incertain. Un choix qui déroge aux règles et à la prudence de ses propres parents, agriculteurs retraités, dont la génération est restée prompte à étudier l’utilité de chaque dépense. Le moteur de la rentabilité a été remplacé par une part de rêve, un désir de transmission.

Aujourd’hui, les arbres font partie intégrante de la ferme, ils baptisent le nom d’une prairie, servent de repères géographiques, d’abris pour les vaches. Pommiers, noyers, noisetiers, cerisiers, châtaigniers… Leur floraison a rythmé les saisons de mon enfance et continuent de nourrir la famille tout au long de l’année. Ils suscitent des instants hors du temps, entre les générations, des tâches collectives du grand-père à la petite fille pour ramasser une récolte à partager.

Cet enracinement finit par marquer une trace dans ce paysage Maine-Normand, un territoire partagé entre bocage, élevage et cultures céréalières. Je m'attellerai à mettre en images l’empreinte que mon père dessine par son labeur et le sillon qu’il veut laisser dans la profession. Quand les animaux auront disparu, que les voisins auront changé, que la famille aura peut-être quitté la ferme, les arbres seront toujours là et continueront de grandir, vulnérables à la volonté des hommes de rationaliser le territoire. Caméra à la main, j’arpenterai ce paysage découpé par son travail agricole. A travers le regard subjectif d’une fille “de”, ce film parlera des racines paysannes et d’une région encore rurale qui tente de se tourner vers le lendemain sans omettre ce qu’elle a sous les pieds.

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Ce projet participe à l'opération RETOUR VERS LA CULTURE, destinée à accompagner et soutenir la reprise du secteur culturel après la crise sanitaire, aux côté de tous les artistes qui s’engagent pour faire revivre au plus tôt la création !

Découvrez tous les projets participants à l'opération ici !



FAQ

Partagez, lisez et si le coeur vous en dit choisissez une contrepartie !

La fin de post-production est prévue à la mi-juillet 2020. Et, le film sera diffusé sur France 3 Normandie à l'automne 2021.

La loi du 1er août 2003 relative au mécénat accorde une réduction d’impôt très incitative pour les personnes physiques et morales effectuant des dons à des projets d’intérêt général. Pour les particuliers assujettis à l’impôt sur le revenu (IRPP) : réduction d’impôt équivalente à 66% du montant du don, dans la limite de 20% du revenu imposable. Pour les personnes morales assujetties à l’Impôt sur les Sociétés (IS): réduction d’impôt équivalente à 60% du montant du don.

Une fois que la collecte pour le projet que vous avez choisi de soutenir est terminée et réussie, vous recevrez automatiquement votre reçu fiscal (si vous en avez fait la demande) par e-mail à l’adresse que vous avez indiquée lors de la création de votre compte sur proarti.fr. Attention ! Votre adresse postale au moment de votre don car c’est un champ obligatoire pour l’édition d’un reçu fiscal.

Montant de l'appel à dons

8 109,00 €

Montant Global

84 727,00 €

Dépenses

Désignation Montant

Dépenses

Assurances, frais généraux, imprévus 6 991,00 €
Moyens techniques 21 585,00 €
Transport, defraiement, régie 7 670,00 €
Charges sociales 17 537,00 €
Personnel (post-production et finitions) 16 525,00 €
Personnel (préparation et tournage) 8 819,00 €
Création musique originale 2 600,00 €
Droits d'auteur 3 000,00 €
SOUS TOTAL 84 727,00 €

TOTAL

TOTAL 84 727,00 €

Recettes

Désignation Montant

Recettes

France 3 Normandie 48 618,00 €
CNC ( FSA séléctif) 25 000,00 €
Ciclic (Aide au Programme d'entreprise) 3 000,00 €
SOUS TOTAL 76 618,00 €

Proarti

Financement participatif proarti 8 109,00 €

TOTAL

TOTAL 84 727,00 €

NOTE DE REALISATION

Les premières images que j’ai tournées datent de l’automne 2017, où j’ai senti le basculement qui était en train d’opérer dans les projets de mon père pour sa ferme. Chaque semaine semblait apporter son lot d'événements et de confidences. J’ai donc pris ma caméra et commencé à filmer aussi bien son travail matinal, ses interrogations et ses silences, qui en disent parfois plus longs que ses explications.

Le film débute par le temps qui nous sépare et nous rassemble à la fois. Depuis la vitre du train qui me ramène entre Sarthe et Normandie, les paysages défilent à toute vitesse. Comme à mon habitude, je fais un retour express à la ferme dont le calme et les contours me manquent. Mon père est lui déjà au travail depuis l’aurore, répétant les gestes lents et précis de la traite. Le regard concentré sur sa tâche. Le rythme et le bruit du wagon contrastent avec la sérénité qui se lit sur son visage.

Le terminus approche, la distance se réduit, les dernières vaches regagnent l’étable. Sur la table devant moi est ouvert l’un des premiers livres de mon père : un herbier. Il rassemble les arbres qui nourrissent sa ferme et son imaginaire. Le chêne, le pommier, le frêne… C’est à travers ces pages que le film va progresser. Plusieurs vidéographies 2D rythmeront le récit. Le dessin sera personnalisé, à la manière d’un carnet de dessin, en s’inspirant de l’arbre dans son environnement, pour en faire un personnage singulier, avec ses spécificités, son histoire. Je souhaite jouer sur la transparence de l’aquarelle, qui disparaît progressivement à l’image, se dilue, pour laisser apparaître l’arbre véritable. Tous ont les branches chargées d’une signification que mon père nous racontera au fur et à mesure du film.

Paysan n’est pas seulement un métier, c’est d’abord un mode de vie. Du lever au coucher du soleil, il est le chef d’orchestre d’un petit monde autour de lui. La narration du film suivra donc d’abord le cycle d’une journée, avec un début matinal, puis la pause de 9h qui laisse la place à une première parole plus intime. Cette conversation deviendra le fil rouge du film, une voix en off qui permettra d’aborder ses préoccupations et ses convictions en lien chaque fois avec l’un des arbres qui symbolise l’une de ses sensibilités, comme un livre ouvert : le choix d’arrêter la production laitière après des années difficiles, son sentiment de tourner la page de la génération précédente, la manière dont il veut désormais travailler sa terre en replaçant le végétal au cœur du système.

QUELQUES IMAGES

Contreparties

votre nom au générique

pour 20,00 € et +

0 ARTINAUTES

Un grand merci pour votre participation !

votre séance privée

pour 50,00 € et +

4 ARTINAUTES

Dès achèvement du film, vous pourrez le découvrir chez vous en exclu grâce à un lien privé + votre nom au générique

plante un arbre

pour 100,00 € et +

7
ARTINAUTES

193
DISPONIBLES

Un chêne planté pour votre participation, qui s'épanouira tout au long des 60 années à venir. Et votre nom au générique

l'invitation à l'avant-première à la ferme

pour 150,00 € et +

4
ARTINAUTES

246
DISPONIBLES

L'avant-première du film aura lieu à la ferme à la fin aout 2021 + un arbre planté en vôtre nom

Invitation à visiter la ferme d'agroforesterie et à l'avant première du film

pour 200,00 € et +

0
ARTINAUTES

150
DISPONIBLES

Venez visiter les parcelles où l'un des arbres que vous avez contribué à planter prend ses racines. Le paysan des lieux, Bertrand, vous fera découvrir le principe de l'agroforesterie in situ. Vous serez ensuite invité à assister à l'avant-première du film, projeté dans le corps de ferme.

projection/débat

pour 500,00 € et +

0 ARTINAUTES

Nous organisons pour vous, votre association ou votre entreprise une projection privée + contrepartie plante un arbre