Mécénat

Artémis
Le film


| AUDIOVISUEL - CINÉMA
| PRODUCTION

400,00 €

2 600,00 € demandés

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Présentation du projet

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Je m’appelle Guilhem Cléry, J’ai 23 ans et je suis étudiant en DURCA à l’Ecole Nationale Supérieure de l’AudioVisuel (ESAV) de Toulouse. En 2017, j'ai réalisé mon premier court-métrage intitulé "Soupir", projeté à la cinémathèque de Toulouse et diffusé au short film corner du Festival de Cannes.

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Aujourd'hui je me lance dans un projet plus ambitieux. La majeure partie du matériel étant prétée par notre Ecole (publique), nous ne pouvons toucher d'aide du CNC. C'est pourquoi nous nous tournons vers le mécénats afin de trouver des fonds.Le tournage aura lieu du 5 au 15 juillet avec une équipe majoritairement composée de camarades de l'ENSAV et d'ami-e-s.

Ainsi, si le projet vous intéresse,n'hésitez pas à le soutenir à la hauteur de vos moyens. Toute aide venant de nos ami.e.s, de nos connaissances, des curieux.ses de tout poils et des partenaires de toutes sortes, sera la bienvenue.

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Synopsis

Dans un futur proche, la campagne russe est ravagée par la guerre. Au cours d’une nuit pluvieuse, un homme et son chien trouvent refuge dans un village abandonné, dont les murs sont couverts de slogans et messages politiques. Dans l’une des maisons se cache déjà une petite fille. Visiblement suivis de loin par une voiture, l’homme et son compagnon sont en réalité pistés par une mystérieuse milicienne armée d’un arc à poulies qui ne tarde pas à les débusquer. La chasse s’engage alors jusque dans les décombres d’une usine où l’homme, gravement blessé, voit finalement la milicienne mettre un terme à sa fuite.

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- Intentions de réalisation

Ce court-métrage est pour moi l’occasion de décliner dans un univers fait de sensations, de corps et bien sûr de musique des thèmes qui me touchent depuis longtemps, parmi lesquels la mélancolie, la bestialité, l’effondrement mais aussi la beauté éphémère et pourtant primordiale. Car c’est cela que cette histoire tend à raconter. Un homme qui avant de succomber à une mort depuis longtemps à ses trousses, entrevoit dans de fugaces apparitions un peu de divin.

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- Mise en scène et univers visuel

A travers le film Artémis j’aimerais expérimenter deux esthétiques cinématographiques, et à première vue antagoniques : Le cinéma soviétique, notamment celui d’Andrei Tarkovsky, et le cinéma mexicain influencé par Alfonso Cuaron ou Alejandro Inarritu.

Le but est de décrire l’univers dans lequel le personnage principal évolue via le premier style, en exploitant toute la lenteur et la contemplation d’un univers en ruine, froid et boueux. Un peu à la manière de Belà Tarr, le paysage serait une extension de l’intériorité du personnage qui pour sa part restera silencieux la plupart du temps. Seul, dans un monde mélancolique et mourant.

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A l’inverse, les scènes de danger emploieront un style plus proche de celui des réalisateurs mexicains des années 2000. La mise en scène adoptera alors de longs plan-séquences sur steadycam pour ressentir l’urgence du personnage, puis subir par le montage, à chaque seconde, la même peur que cet homme sans échappatoire.

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- Décor

La présence d’un « hors-film » est quelque chose que j’apprécie au cinéma. Le fait de sentir que d’autres êtres que les personnages ont été aux mêmes endroits, y ont souffert et surtout y ont laissé des traces. L’action se déroulant principalement dans des lieux désaffectés, le graffiti est un bon moyen de faire ressentir cette présence passée.

L’approche plastique quant aux graffitis évoluera également au long du film.

Les premiers graffitis et affiches seront surtout constitués de mots et de lettres en cyrillique, parfois des slogans ou des logos, parfois des coupures de journaux recouvrant entièrement les murs. L’idée est de s’inspirer de l’art constructiviste russe où le verbe avait une place prédominante.

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À mesure que le personnage pénètre dans les profondeurs de l’usine, le verbe fera place à des visages. Des dessins rudimentaires, inspirés du photographe et dessinateur Roger Ballen, et de l’art celtique. Des visages naïfs, cornus, dont le regard est omniprésent. Le but étant d’évoquer les religions antiques, tournées vers des divinités de la nature, plus animales, telle qu’Artémis. L’objectif sera de faire ressentir une sorte de retour à une spiritualité plus ancienne, primaire.

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- Écriture des corps

Concernant la direction d’acteur, elle sera surtout tournée vers l’écriture des corps. Le dialogue étant peu présent, chaque personnage aura une identité corporelle propre. Par exemple, le personnage principal aura une démarche boiteuse, voûtée. La petite fille sera presque immobile et monolithique alors que le montage la fera apparaître comme pratiquement fantomatique. La chasseresse dans sa démarche militaire contrastera avec la souplesse de la danseuse.

Dans chaque scène l’enjeu sera de mettre en opposition le corps neuf et le corps usé, le doux et le dur, le lourd et l’aérien.

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- L’univers sonore et musical

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Pour ce qui est du son, l’objectif là encore sera de faire vivre le « hors-film ». Les bruits de guerre et d’avions de chasse se perdant dans la nuit sont là pour faire ressentir un danger proche et environnant. Les éléments naturels disposeront également de gros plans sonores, pour faire ressentir la pluie torrentielle et omniprésente ainsi que la boue épaisse.

De la musique extra diégétique sera présente notamment à l’arrivée de la chasseresse, mais tiendrait plus du sound-design ou du cluster atonal, avec des sonorités métalliques.

De la musique orientale serait également présente dans certaines scènes, inspirées du travail de Dhafer Youssef.



FAQ

Le tournage se déroulera entre le 5 et le 15 juillet dans les alentours de Toulouse (Haute-Garonne).

Le film devrait être terminé durant l'hiver 2019 et sera diffusé à l'ENSAV, à la faculté Toulouse II Jean Jaurès et dans divers festivals.

A quoi sert l'argent collecté

Etant donné qu'il s'agit d'un projet bénévole, autant pour les comédien.ne.s que pour les technicien.ne.s, et que la majeure partie du matériel est prêtée par l'ENSAV, les fonds collectés serviront surtout aux défraiment, à payer les repas ainsi qu'à la location de matériel supplémentaires. De plus, nous louons l'un de nos lieux de tournage, l'usine Brusson à Villemur-sur-Tarn.


Montant de l'appel à dons

2 600,00 €

Montant global

2 600,00 €

Dépenses

Désignation Montant

Location Usine Brusson à Villemur-sur-Tarn

Location pour 2 jours 400,00 €
SOUS TOTAL 400,00 €

Moyens Techniques

Location Commande de Focus HF x 10 jours 480,00 €
Location Ronin à la semaine 624,00 €
SOUS TOTAL 1 104,00 €

Défraiement-Régie

Péage, essence. 288,00 €
SOUS TOTAL 288,00 €

Catering

Catering x 10 jours 808,00 €
SOUS TOTAL 808,00 €

TOTAL

TOTAL 2 600,00 €

Recettes

Désignation Montant

Proarti

Financement participatif proarti 2 600,00 €

TOTAL

TOTAL 2 600,00 €

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Contreparties

Votre nom au générique, un lien de visionnage et une invitation aux projections

pour 10,00 € et +

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ARTINAUTES

1
DISPONIBLES

Votre nom ou celui de votre entreprise seront au générique du film et vous recevrez un e-mail personnalisé contenant un lien privé pour pouvoir le visionner.

Invitation

pour 40,00 € et +

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ARTINAUTES

1
DISPONIBLES

Vous serez invité.e.s à la projection à l'ENSAV+ contreparties précédentes.

DVD du film

pour 100,00 € et +

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Un DVD contenant le film ainsi que des photos de tournages+ contreparties précédentes.

Affiche du film format A4

pour 500,00 € et +

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Pour ce don vous obtiendrez une affiche format A4 du film, réalisée en infographie par Jean-Gabriel Loquet (le monteur, responsable sfx)+ Les contreparties précedentes.

Projection Privée

pour 1 000,00 € et +

0 ARTINAUTES

Nous organiserons une projection du film monté dans votre entreprise (ou lieu de votre convenance) + contreparties précédentes.