105

AUDIOVISUEL - CINÉMA
PRODUCTION
CRÉATION ÉMERGENTE

Présentation du projet

Je suis Christophe, coloriste professionnel, passionné par l’image et le cinéma indépendant. Je travaille à sublimer les films à travers la couleur et la lumière pour renforcer leurs émotions et leur univers visuel. Vous pouvez découvrir mon travail sur : www.lacoloristory.com.

Ce film explore l’impact des standards contemporains de beauté sur le corps et l’estime de soi. À travers le personnage de Marc, obsédé par un modèle au corps parfait, le film montre sa lutte contre ses pulsions et les idéaux inaccessibles, révélant la toxicité de ces normes. Le projet est intime, sensoriel et visuellement fort.

Le tournage a eu lieu les 29 et 30 décembre. La post-production qui a débuté a comme date butoire le 14 janvier. 

Ce court-métrage est né de mon désir de questionner notre rapport au corps et aux images idéalisées. Ces normes façonnent silencieusement notre perception de nous-mêmes et influencent profondément l’estime de soi. En tant que coloriste, je souhaite que l’expérience visuelle reflète cette tension et cette sensibilité.

Cette collecte via Proarti permettra de financer en partie le tournage, la post-production et la diffusion du film. Chaque contribution rapprochera le projet de sa réalisation et permettra à ce film d’atteindre son public.

Quelques images tournées :

  

A quoi sert l'argent collecté

Votre contribution permettra de finaliser le court-métrage 105 dans les meilleures conditions. Les 2500€ récoltés seront utilisés pour :

 

- L'assurance du tournage

- La location du matériel lumière (bijoute)

- la location du lieu

- la régie

 

Chaque don est un pas de plus pour donner vie à 105 et permettre à ce projet intime et sensoriel d’atteindre son public. Votre soutien est essentiel pour que le film puisse voir le jour dans sa forme la plus aboutie.


Objectif de collecte

2 500,00 €

Montant Global

2 500,00 €

Dépenses

Désignation Montant

Assurances et divers

Assurance tournage 200,00 €
SOUS TOTAL 200,00 €

Décor

Loacation du lieu + accessoires (sang et miroir) 500,00 €
Accessoires 300,00 €
SOUS TOTAL 800,00 €

Régie & imprévus

(catering, essence, défraiement...) 500,00 €
SOUS TOTAL 500,00 €

Matériel Lumière

Location matériel + livraison 1 000,00 €
SOUS TOTAL 1 000,00 €

TOTAL

TOTAL 2 500,00 €

Recettes

Désignation Montant

Proarti

Financement participatif proarti 2 500,00 €

TOTAL

TOTAL 2 500,00 €

Note de réalisation

105 explore la beauté comme tyrannie intérieure. Marc, prisonnier de son corps et d’un idéal inaccessible,tente désespérément d’atteindre l’image d’un bellâtre figé sur une photo.

Le chiffre sur la balance — 105 — devient le symbole d’une guerre invisible : celle de la chair contre l’image, du réel contre l’apparence.

Les références cinématographiques de 105 sont The Big Shave (Martin Scorsese), Seven (David Fincher) et Chernobyl.

Image et textures

L’image doit traduire la tension entre réalité brute et perfection fantasmée.

Nous tournerons avec les optiques fixes Leica soviet, avec une faible profondeur de champ, afin d’isoler Marc dans son cadre, un corps piégé dans sa bulle mentale.

Le grain sera marqué, inspiré des pellicules Kodak Vision3, pour rappeler la matière du corps : imparfaite, vivante, indocile.
Des halations rouges contamineront les surfaces brillantes ou chromées, donnant une perception diluée du réel — surtout autour des zones mouillées — jusqu’à l’explosion finale du miroir. Une légère diffusion du flou dans les hautes lumières donnera à l’image un aspect velouté et imprécis, comme si la réalité perdait sa netteté à mesure que Marc s’enfonce dans l’obsession. Ce flou sensoriel traduit sa perte de repères : son corps et son esprit se dissolvent dans la lumière, rendant sa chute d’autant plus intime et humiliante.

Enfin, le liquide non maîtrisé — eau, sueur, larmes, sang — sera un motif récurrent. Autant de traces d’un corps qui souffre, qui suinte, et qui permettront à la moiteur ambiante de devenir une atmosphère presque organique, rendant l’air épais, visuellement poisseux — comme un aquarium.

                   

Symétrie et mise en scène

Le film s’ouvre et se clôt dans la salle de bain, espace intime devenu théâtre de la honte. La balance et la photo du modèle reviennent comme des motifs obsessionnels, jusqu’à être détruits par excès d’épuisement visuel. Chaque plan adoptera une géométrie frontale et symétrique, froide et clinique, que seule la chair de Marc vient troubler. Le cadre devient un instrument de contrainte, un prolongement du contrôle que Marc s’impose. La mise en mouvement de la caméra accompagnera la dérive
psychique de Marc. 

Les premières séquences seront filmées à la dolly : des mouvements lents, précis, presque chirurgicaux, traduisant la
rigidité et la volonté de contrôle du personnage. À mesure que Marc s’épuise, la caméra se libère : les plans au steadicam deviennent plus organiques, comme s’ils respiraient avec lui. Dans les moments d’effondrement, la caméra gardera son approche rigide pour accentuer le malaise de plus en plus présent face à un homme qui se détruit : une immersion froide, millimétrée dans la confusion et la dépression, du contrôle à la désintégration.

Lumière et colorimétrie

La lumière évoluera du froid métallique (bleus, gris, blancs) vers une chaleur maladive, comme une montée fiévreuse vers la perte de contrôle. La salle de bain, lieu de vérité, sera éclairée d’une lumière dure et verticale. La cuisine, espace de tentation et de honte, baignera dans une lumière plus douce, cyan avec des hautes lumières chaudes, presque malade.

     

Son et rythme

Le son incarne la violence intérieure de Marc : respiration, mastication, gouttes d’eau, frottements de peau contre la
céramique. Chaque bruit devient une pulsation organique. L’univers sonore sera étouffé, amplifié, interne, comme si l’on percevait le corps de Marc de l’intérieur. L’absence de musique accentue la tension entre silence suspendu et décharges sonores : bip de la balance, souffle coupé, verre brisé. Le film se vit comme un battement irrégulier — celui d’un coeur à bout de souffle.

Conclusion

105 est une descente sensorielle et muette dans l’intime, le cri sans mots d’un homme dévoré par le regard qu’il porte sur
lui-même. Un film cru et stylisé, où la beauté visuelle révèle, paradoxalement, sa propre cruauté. La perfection devient un
piège, et chaque reflet, une blessure.

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Contreparties

Regard bienveillant

pour 10,00 € et +

3 ARTINAUTES

997 DISPONIBLES

  • Remerciement personnalisé par email, par SMS ou sur les réseaux sociaux
  • Nom ajouté à la liste des contributeurs

Image capturée

pour 20,00 € et +

0 ARTINAUTES

  • Contreparties précédentes
  • Accès à des photos exclusives du tournage

Derrière le miroir

pour 30,00 € et +

3 ARTINAUTES

997 DISPONIBLES

  • Contreparties précédentes
  • Accès au making-of dans un lien privé
  • Remerciement au générique digital

Corps en lumière

pour 50,00 € et +

0 ARTINAUTES

  • Contreparties précédentes
  • Affiche numérique du film

Pulsation

pour 100,00 € et +

2 ARTINAUTES

998 DISPONIBLES

  • Contreparties précédentes
  • Accès anticipé au court-métrage dans un lien privé
  • Q&A en ligne avec le réalisateur

Réflexion

pour 250,00 € et +

0 ARTINAUTES

  • Contreparties précédentes
  • Invitation à la projection privée du film.

Mécène du regard

pour 500,00 € et +

0 ARTINAUTES

  • Contreparties précédentes
  • Mention spéciale au générique en tant que “soutien”

Visionnaire du regard

pour 1 000,00 € et +

0 ARTINAUTES

  • Contreparties précédentes
  • Mention spéciale dans le générique digital de 105 comme “grand mécène”
  • Invitation à l’avant-première du court-métrage 105