Mécénat

VAE VICTIS
"Malheur aux vaincus"

Par: Rec-Line

J -44


| AUDIOVISUEL - CINÉMA
| PRODUCTION

890,00 €

10 000,00 € demandés

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Présentation du projet

VAE VICTIS est un court-métrage de fiction historique de 20min, pilote d'une série portant sur la même période : la guerre des Gaules (-58 à -52).

Si on vous disait : un projet audiovisuel sur les gaulois ?

Quiquequoi ?

Vous nous répondrez sans doute que : si vous vous doutez bien que les gaulois ne sont pas les gentils braillards un peu rustiques qui s’obstinent à refuser un mode de vie civilisé, mis en scène dans Astérix ou, pendant longtemps, dans nombre de livres d'histoire ; tout le monde connait plus ou moins les grandes lignes.

Au moins celles qui parlent de la lutte héroïque de la résistance gauloise face à l’envahisseur romain, et de ses rêves de liberté tués dans l’oeuf à la bataille d’Alesia en -52, à cause d'un génial Jules César, et ce malgré la bravoure d’un jeune chef arverne, et de sa moustache, Vercingétorix.

On vous dirait…

Sans la moustache. Ou peut être. Enfin bref.

Dans tous les cas, vous imaginez bien que cette histoire, plus que convenue et un peu poussiéreuse, qui nous est inculquée dès notre tendre enfance, mérite que le cinéma fasse un point sur ce que nous savons.

Qui sait, par exemple, que cet épisode d’Alesia met fin (en fait non) à une guerre longue de presque dix ans ? Que ce Vercingétorix (il y en a eu "plusieurs") ne prend le commandement de la coalition que la dernière année du conflit ? Que les pertes (estimations hautes) gauloises dépassent les pertes françaises des deux guerres mondiales réunies ? Que la moitié de l’armée romaine est composée d’alliés gaulois ? Qu’il y a plusieurs centaines de tribus différentes (imaginez le nombre de moustaches) ? Qu’au début de la conquête romaine, les peuples qui vivent sur le territoire l’occupent depuis presque mille ans ? Que cette guerre a connu une escalade, un prétexte, une trahison, et enfin, un déclenchement ?

Et bien c’est de cela dont parle VAE VICTIS...


LE FILM

SYNOPSIS

(58 avant notre ère)

Au beau milieu d'une guerre opposant deux coalitions gauloises rivales, LITA et son grand frère ARGIO, participent à l'affrontement décisif. Mais le combat tourne au massacre et ils sont séparés. Sur le champ de bataille, LITA va tenter, coûte que coûte, à travers la débacle de leur clan et les lignes ennemies, de retrouver son frère.

RÉSUMÉ

En ce début d'année -58, les Helvètes -l'une des plus puissantes peuplades de Gaule- quittent leur plateau Suisse, pour fuir les excursions de leurs remuants voisins germaniques. Leur migration doit emprunter la route qui traverse le territoire Éduen (Nièvre, Saône-et-Loire) et ces derniers redoutent qu'une telle armée ne dévaste leurs terres ou pire, n'en profite pour les destituer. Malgré le fait qu'ils furent alliés par le passé, la guerre est déclarée.

Mais les Helvètes sont des guerriers réputés, expérimentés et redoutables ; face à eux la confédération Éduenne (alliance de plusieurs peuples) ne fait pas le poids. Le plan est simple : tenir ces "envahisseurs" en respect jusqu'à l'arrivée des renforts promis par Diviciacos, le chef spirituel de la confédération.

Lita et son grand frère se méfient de ce dernier. Ils le soupçonnent de vouloir renverser la situation à son avantage. En effet une victoire lui assurerait un grand prestige, mais une défaite le débarasserait, une fois pour toute, de ses opposants politiques. En particulier Argio qui a osé s'opposer à lui en public, lors de l'assemblée des chefs.

La liste des ennemis commence à s'allonger. Les deux frères vont devoir urgemment, trouver des alliés avant qu'il ne soit trop tard.

-NOTE D’INTENTION

Immersif, brut, réaliste, basé sur une reconstitution rigoureuse -en fonction de nos connaissances actuelles-, une forte documentation, et soutenu par nombre d'intervenants extérieurs, tous spécialistes de la période ; VAE VICTIS est une courte fenêtre sur une époque méconnue et peu traitée au cinéma : la Gaule pré-romaine.

Cette dernière joue un rôle fondamental dans la construction de notre nation, voire de l'Europe ou de l'Occident. Pourtant, en dehors de rares et malheureuses tentatives issues du roman national (voir plus bas) ou avec légèreté (Astérix), elle n'a jamais été abordée avec sérieux

Ainsi, nous sommes d'abord partis à sa recherche.

Pendant plus de deux ans, il nous a fallu prospecter, se renseigner, rencontrer, lire et écouter, les passionnés de la période, experts ou profanes : historiens, archéologues, linguistes, maîtres d'armes, musicologues, reconstituteurs etc. Et les rassembler, autour d’un projet commun, afin de donner vie à une époque qui, fardée d’images d’Épinal vieillottes et dépassées, n’a en somme jamais été ni vue, ni entendue, ni partagée.

De plus, ce projet est peut être avant tout, né d’un manque.

Le même que celui de nombreux spectateurs : un manque de propositions historiques dans le paysage audiovisuel de notre pays, ou un manque de rigueur, d’ambition ou d'intérêt, quant à leur approche de la restitution des faits.

Ensuite, si ce film, de par sa durée, n’a ni les moyens ni l’ambition de parler de ces évènements, ô combien riches et complexes de manière exhaustive ; la promesse de développer, à partir de toutes ces "alliances", un objet audiovisuel plus conséquent, trouve son écho dans une volonté commune de nous réemparer de notre histoire.

Car, au vu de l'engouement de plus en plus grandissant pour les films et séries historiques, il nous paraît impératif, pour ne pas dire vital, de nous réapproprier et réhabiliter une mémoire malheureusement trop souvent laissée aux mains des superproductions holywoodiennes ou pire à l'oubli...

Aussi, Il nous faut donc aller chercher et faire émerger le grand absent de l'histoire : le point de vue gaulois.

Enfin, sans dénigrer le spectacle, l'émotion, le cinéma en somme ; la synergie de toutes ces forces en présence, l'exigence avec laquelle nous abordons la période, et les progrès de l'archéologie de ces vingt dernières années -en particulier l'utilisation de la photo aérienne- nous permettent, aujourd'hui de présenter une vision neuve, proportionnellement étoffée, et d’autant plus surprenante de ces peuples et de ces gens que l’on se plait parfois à appeler « nos ancêtres ».

On compte sur vous ! À ces jours-ci !

Louis Dubergey, réalisateur

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C'EST QUOI VAE VICTIS ?

Vae Victis c'est avant tout une bataille.

À la fois historique et fictive.

  • Historique car il s'agit d'un affrontement réel qui opposa deux confédérations gauloises : Les Éduens et les Helvètes en -58 et qui marqua le début de la guerre des Gaules.
  • Fictive car les évènements (qui s'étendent sur plusieurs mois) y sont condensés en une seule journée.

(Visuels : Jean Cadilhon)

(Dessins préparatoires : Victoria Humbert)

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C'est aussi...

FORCES EN PRÉSENCE

- Une centaine de figurants

- Une quinzaine d'associations de reconstitutions venues de toute la France (et pays limithrophes) pilotés par l'APHV (Association Pour l'Histoire Vivante)

https://www.histoire-vivante.org/

- Une dizaine de cascadeurs issus de CTC (Contre temps Compagnie)

https://www.contretemps-cie.com/

(Contre-temps CIE)

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- Une cinquantaine de techniciens de l'audiovisuel (voir équipe technique)

- Quatre linguistes spécialistes des langues celtiques

- Deux groupes de musique (pour l'instant, on ne vous en dit pas plus !)

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(Dessins préparatoires : Victoria Humbert)

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DÉCORS

- Une assemblée politique (hémicycle antique) gauloise

- L'intérieur d'une hutte gauloise

- Un campement militaire gaulois

- Les forêts du parc naturel régional du Périgord-Limousin et du parc naturel régional des Pyrénées

- Un village fortifié reconstitué

(Dessins préparatoires : Victoria Humbert)

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Essais Brume-Forêt (Charente)

Plan drone du village "Coriobonna" à Esse (Charente)

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COSTUMES ET ACCESSOIRES

- Une centaine de costumes militaires + accessoires (lances, épées, boucliers, javelots, casques, etc.)

Fabriqué pour le film par ARMES GARCIA...

https://www.armesgarcia.fr/presentation

...et ARMAE

https://www.armae.com/categories/1a-antiquite/1hl-casques

- Une cinquantaine de costumes civils + accessoires (agriculture, commerce, artisanat, etc.)

- Matériel technique pour chorégraphies d'action (protections, cables, tapis de chute, armes de jeu etc.)

- Liste technique audiovisuelle (lumière, image, son, etc.)

(Visuels : Victoria Humbert)

UN FILM ÉCO-RESPONSABLE

La majorité des décors se trouvant en pleine nature, le tournage de Vae Victis se fera aussi propre que possible !

Par exemple, pour abreuver l'équipe (d'eau la journée, de cervoise le soir) : une gourde par personne utilisable tout le tournage. Pas de plastique sur le set !

Une utilisation maximale de la lumière naturelle plutôt qu'artificielle, des covoiturages, un logement au plus proche du décor, un catering bio, tri des déchets...

Vae victis est un projet respectueux de l'environnement !

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LES PERSONNAGES

- LITA -

Physiologie : 15/16 ans, ténu, juvénile, alerte, vif

Psychologie : Débrouillard, tête brûlée, intrépide, curieux, bon, altruiste, effronté

Bio :

Amarco Litanos ("celui qui voit en grand") de son nom complet, est un jeune Éduen d’extraction modeste, c’est un « homme libre » mais il n’appartient pas à l’aristocratie guerrière. De plus, s’il a, comme tous les jeunes gaulois, reçu une éducation militaire, il est naturellement plus porté sur les arts, la science et la diplomatie que sur les armes. Il participe pour la première fois à un affrontement armé, accompagnant son grand frère, Argio, qu’il admire sans discernement. De dix ans son aîné, il est la seule famille qui lui reste et leur relation est ce qu’il a de plus cher. Par malchance, il est né dans une époque troublée... De spectateur il va devoir devenir acteur de son temps et très vite comprendre que c’est à lui, et sa génération, de rebâtir un avenir sur les décombres de l’ancien monde.


- ARGIO -

Physiologie : 30/35 ans, athlétique, leader, mélancolique, solitaire, renfrogné

Psychologie : Protecteur, méfiant, incorruptible, brave, “né pour se battre”, sanguin

Bio :

Vétéran des guerres d’Italie et d’Ibérie, une part de lui semble être restée là bas. Envoyé enfant faire sa formation à Rome, c’est un des guerriers les plus réputés de Gaule, ses faits d’armes lui ont valu une certaine reconnaissance sociale et une grande notoriété. Néanmoins, la violence est la seule chose qu’il ait toujours connu. S’il a juré de défendre l’hémicycle Éduen jusqu’au bout, néanmoins ; fatigué par une vie de lutte, il est le premier à s’opposer à la guerre, flairant une machination plus grande et plus machiavélique. Fin stratège, il pourrait commander si l’autorité ne lui déplaisait pas autant et préfère se battre dans la ligne, au milieu des « conscrits ». Ainé de la fratrie, il veille sur Lita avec sévérité et bienveillance. Son sens du devoir aigu n’empêche pas sa franchise de s’exprimer et ses prises de positions drastiques, tout comme sa condition de « personnalité publique » lui valent autant d’ennemis que d’amis.

- DIVICIACOS -

Physiologie : 65/70 ans, sévère, autoritaire, trouble, charismatique,

Psychologie : Manipulateur, cruel, avide, malfaisant

Bio :

Homme important en charge de nombreuses responsabilités, brillant, conspirateur, polyglotte, éduqué et fin diplomate, il est l’incarnation du pouvoir “caché”, et tire les ficelles depuis sa forteresse de Bibracte, capitale du peuple Éduen. Jules César dit de lui que c’est “l’un des hommes les plus riches et les plus influents de Gaule". Chef spirituel des Éduens, il rêve d’en devenir le chef suprême. Un obstacle l’en empêche encore : le conseil. En effet, la confédération (alliance de plusieurs clans) et son fonctionnement démocratique fait bien attention à faire fonctionner les mécanismes ancestraux qui limitent le pouvoir personnel. Pourtant, en difficulté dans sa guerre contre les Helvètes, la confédération est en position de faiblesse. Diviciacos compte bien profiter de la “crise” pour asseoir sa légitimité, quoi qu’il en coûte, et quitte à ce qu’elle soit portée par Rome…

- SACRAPO -

Physiologie : 30/35 ans, sec, athlétique, visage creux, traits saillants, balafré, sourire railleur

Psychologie : Sanguinaire, sans pitié, avide, violent, belliqueux, hautain

Bio :

Homme de paille de Diviciacos, veinal, colérique, apatride, on ne sait rien de lui si ce n’est qu’il s’agit d’un des meilleurs guerriers de Gaule. Sa balafre et son sourire narquois, tout comme la fine moustache qu’il prend tant plaisir à effiler sans cesse entre ses doigts, sont presque aussi célèbres que ses exactions. Sacrapo (“le maudit”) doit son nom au fait qu’il ait rapidement troqué son code d’honneur contre une célébrité forgée dans le sang. Cupide, arriviste et sans merci, ancien compagnon d’armes d’Argio, il jalouse secrètement la popularité de ce dernier. Il a, à leur retour de la guerre, choisi le camp de Diviciacos contre celui de Celtill car, dit-il, “il paie mieux”.

- CELTILLOS -

Physiologie : 20/25 ans, élégant, calme, flegmatique

Psychologie : Ambitieux, respectable, rusé, précieux, m’as-tu-vu

Bio :

Jeune prince de la très puissante tribu des Arvernes, il fut banni de chez lui après que son père eut été destitué. Traqué par les sbires de Diviciacos, il tente de rassembler des fidèles autour de lui pour s’opposer au grand druide. Il tient à assister aux délibérations de l’assemblée incognito, et fait la rencontre d’Argio et Lita. Jeune coq sûr de son destin exceptionnel, il ne le sait pas encore mais il entrera dans l'histoire en prenant, des années plus tard, la tête de la coalition anti-romaine sous le titre de "Vercingétorix".

- CRITOGNATOS -

Physiologie : 40/50ans, bourru, buriné, solide, rustique

Psychologie : Bouillonnant, intègre, renfrogné, bougon, intrépide

Bio :

Râleur, buté, vétéran de toutes les guerres gauloises du dernier demi siècle, marqué tant physiquement que psychologiquement par une vie de combats. Son statut de guerrier accompli l'oblige à suivre un code moral et spirituel très strict. Exigeant, il a appris à se méfier de tout et de tout le monde, et s’il ne prend (plus) aucun plaisir à tuer, son expérience de la guerre en fait un adversaire redoutable. Homme de peu, malgré sa haute naissance, il déteste le faste, le luxe et la classe aristocratique, qui est toujours prompte à déclarer la guerre, mais jamais à la faire. Allié fidèle de Celtillos, il a juré de donner sa vie pour protéger la sienne.

(Portraits robots d'après fiches personnages : Victoria Humbert)

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(Le texte qui suit s'adresse aux plus braves d'entre vous, Belges ou non)

CONTEXTE HISTORIQUE

- PARTIE I -

- LE DÉBUT DE LA FIN -

Composées de guerriers hors pair, d’artisans talentueux, de commerçants réputés ; les cultures gauloises furent pérennes, prospères et respectées.

Néanmoins, vaincues par Rome à la suite d’une terrible et longue guerre, et tombées dans l’oubli, ces civilisations, comme la période, restent, pour le grand public, encore très méconnues.

Si VAE VICTIS traite du début de la guerre des Gaules il nous faut ici, remettre les choses dans leur contexte.

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- LES GAULOIS : INCONNUS NOTOIRES -

Ce que nous appelons les « gaulois » est un regroupement abusif (mais pratique) d’une mosaïque de peuples partageant plus ou moins la même langue, la même culture et les mêmes fonctionnements sociétaux ; occupant, lors d’une période longue d’à peu près un millénaire, un vaste territoire aux limites floues, allant des Pyrénées à la Hollande actuelle et du nord de l'Italie au coeur de l’Angleterre.

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- HÉRITAGE -

Englobant la totalité de la superficie du territoire que l'on appellera bien plus tard France, on comprendra que c'est cette nation qui revendique le plus leur héritage.

Car, si la France a tout d'une culture latine (la langue, le système juridique, administratif, législatif, et même le calendrier !) l'héritage gaulois étant certes moins ostentatoire, moins visible que son homologue latin, plus dissimulé, plus dissous, mais bel et bien réel.

Les gaulois, en réalité, sont partout !

Ils sont dans le nom de nos villes, régions et départements (les Arvernes ont donné l’Auvergne, les Parisii : Paris, les Rèmes : Reims, les Namnètes : Nantes, les Ambiens : Amiens, les Santones : Saintes, etc.), dans notre langue (canton, bec, brigand, caillou, charriot, chêne, parmi tant d’autres sont tous des mots d’origines gauloises), et, dans une certaine mesure, dans notre identité.

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-- INVRAISEMBLABLE, UN VRAI SEMBLABLE -

Longtemps décrits comme des barbares aux moeurs primitives ; batailleurs, indisciplinés, râleurs, irresponsables, bourrus, habitants misérables de forêts mal défrichées et vivants de la chasse (presque de la cueillette) ; les gaulois traînent encore des poncifs et clichés dont ils ont du mal à se défaire -pour lesquels les auteurs antiques grecs et latins ont leur part de responsabilité- faute de représentations fidèles.

Leur lutte contre l’envahisseur romain, immortalisée à la bataille d’Alésia, en -52, dont le nom résonne encore aujourd’hui, cristallise leur image d’éternels résistants, de rebelles dans l’âme, et de surcroît, d’ennemis immuables de la modernité, refusant obstinément les bienfaits de la civilisation, que leur grand rival semble au contraire incarner.

Cette représentation, évidemment entièrement fausse, modelée, fabriquée, mythique, a servi et sert encore de terreau pour notre imaginaire national.

N’ayant pas encore été démantelée ou contredite auprès du grand public, il est tout à fait normal qu'il continue de les considérer, avec tendresse et crédulité, comme de vagues parents éloignés, clandestins de l’Histoire et patriotes avant l’heure.

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- (RÉ)INVENTION -

En effet, si l'on ne peut pas dire que les Gaulois ont fait la France, n'ayant jamais constitué d'entité unique bien définie, on peut certainement dire que la France -et avant elle Rome- a fait les Gaulois.

Après la révolution, et tout au long du XIXème siècle, les historiens français cherchent à définir la France autrement qu’à travers exclusivement une succession dynastique de souverains : il est à présent question d’ancrer la nation dans le territoire et de rassembler son peuple autour d’origines culturelles communes.

Cela suggère aussi de se démarquer de Rome et de son histoire impériale, et d’aller chercher ailleurs, plus loin, une identité ancestrale profondément enracinée dans le sol national.

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- LE ROMAN NATIONAL -

Après la défaite de 1870 contre la Prusse, la toute nouvelle troisième République va, dans une volonté d’unité nationale, inventer et cristalliser ses héros ; afin de rivaliser avec le voisin allemand, en pleine quête identitaire, et dont les länder commencent à se rassembler autour d’un héritage germanique commun.

Il s’agit, en grande partie, de faire apprendre aux petits écoliers en cette fin de XIXème siècle, ce que cela signifie d’être français.

(Visuel : Jean Cadilhon)

Et ce, à travers des héros en lutte contre l’envahisseur qui, vaincus certes, restent néanmoins glorieux dans la défaite.

C’est, par exemple, l’époque de la recrudescence de Jeanne d’Arc (dont le nombre de statues, de pièces de théâtres ou de livres explose) mais aussi, et surtout, la cristallisation d’une mythique première forme d'appartenance nationale grâce à l'impulsion d'un jeune chef Arverne (Celtill le jeune), dont l’histoire a retenu le titre de « grand roi de tous les guerriers » : Vercingétorix.

Et, grâce aux fouilles archéologiques (les premières) et la redécouverte des textes antiques, ces « ancêtres » sont tout trouvés.

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- LES PREMIÈRES RÉPUBLIQUES -

Parler des gaulois c'est donc avant tout, parler d'une disparition.

Celle d'une civilisation florissante, brillante, et de ses fonctionnements politiques.

En effet, si l'on prête aux grecs "l'invention" de la démocratie, il faut savoir qu'à la même époque (Vème siècle avant notre ère) la très grande majorité des civilisations (dont les gaulois) adoptent sensiblement les mêmes fonctionnements politiques.

Les rassemblements, les conseils, les discussions et les votes sont autant d'éléments qui alimentent la vigueur démocratique, jusqu'à ce que cette dernière soit engloutie par la guerre et les véléités impériales romaines.

En fait, en -58, en Europe, seules les démocraties gauloises résistent encore et toujours à l'envahisseur.

PARTIE II

- LA GUERRE DES GAULES -

Si nous connaissons, quelques épisodes de « l’Histoire » gauloise, c'est grâce à l’archéologie et aux textes antiques. Un en particulier, le plus détaillé, unique en son genre, est parvenu jusqu’à nous : le récit de leur chute.

Écrit par le très célèbre Jules César et intitulé « La guerre des Gaules », ce texte relate sa conquête, entre 58 et 52 avant notrre ère, de l’ensemble du territoire gaulois. Témoignage contemporain exceptionnel, il décrit quasiment au jour le jour, les évènements ayant entrainés l’effondrement de la civilisation gauloise.

Ces derniers, bien que modelés et arrangés par et en faveur de l’auteur, et n’offrant qu’une seule version des faits, ne seraient cependant jamais parvenus jusqu’à nous sans l’existence de cette narration.

Il faut rendre à César ce qui est à César…

Néanmoins, si elle a sauvé de l’oubli une myriade de noms de lieux, de personnages, de dieux, etc. elle nous condamne aussi, malheureusement, à appréhender les gaulois sans autre point de vue que celui de leurs vainqueurs.

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- FRÈRES ENNEMIS --

Le texte est si important, qu’il nous est difficile de considérer les gaulois en dehors de leur rivalité avec Rome (on va quand même essayer).

Pourtant, loin de l’antagonisme clivant et manichéen dans lequel les deux « factions » sont enfermées, la relation qu’elles entretiennent est passionnante, riche et complexe. L'Italie du nord par exemple est appelée Gallia Togata (La Gaule en toge).

Ainsi, de nombreux peuples gaulois cultivent des relations cordiales, amicales avec leurs homologues latins, lorsque une alliance ne les lie pas carrément entre eux.

Leur fonctionnement politique, leur équipement militaire et leur pratique de la guerre, voire leurs civilisations respectives, ne différent que peu. On ne pourrait donc réduire ce conflit à celui entre deux pays, ou deux nations : il s’agit avant tout, et comme souvent dans l’histoire, d’un problème politique.-

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- ROME -

La puissance dominante de l’époque est une ville d’Italie centrale devenue, au fil des conquêtes, capitale d’un territoire à l’étendue sans pareille, et dont le nom, chez ses voisins, suscite effroi et admiration : Rome.

En 59 avant notre ère (la 694 ème année de la fondation de la ville dans le calendrier romain) la vieille république (ce n’est pas encore un empire) est à la tête d’un vaste territoire qui s’étend du coeur de l’Espagne aux rives de l’Euphrate, et des Alpes aux dunes du Sahara.

Elle connecte l’océan Atlantique à la mer noire et, carrefour des civilisations grecques, celtes, africaines, et orientales, contrôle entièrement la Méditerranée, qu’elle appelle non sans peine « Mare Nostrum » (« Notre mer ») depuis presque deux siècles.

La République n’a jamais été aussi riche, aussi grande, aussi puissante, mais des hommes à l’appétit et l’ambition insatiables sont sur le point de la faire vaciller.

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- L’AFFAMÉE -

À l’ouest, comme au sud, il ne reste plus rien à conquérir. À l’est se dressent encore les gigantesques empires orientaux que la "cité éternelle" (urbs eternita), marchant dans les pas d’Alexandre le grand, rêve de soumettre. Le nord, quant à lui, abrite des hommes farouches que les grecs appellent celtes (Keltoï).

Rome a déjà connecté l’Espagne (définitivement conquise par le rival de Jules César : Pompée) et l’Italie à travers le sud de la France qu’elle nomme « Povincia » et qui deviendra la Provence (Gallia bragata : La Gaule en Braie). Mais il reste à s’enfoncer plus profondément dans les terres…

La guerre contre les peuples de la Gaule (des Gaules) approche, et elle sera la dernière des guerres républicaines. D'un côté comme de l'autre.

- JUSTICIER ET JUSTIFIÉ -

Vu de Rome, les gaulois inquiètent, et leurs auteurs n’hésitent pas à attiser les flammes de la xénophobie : ce sont des voisins craints et respectés, guerriers redoutables, « fous de guerre, ivres de violence, leur force au combat n’a d’égale que leur confiance en elle. » (Cicéron).

Les gaulois, pour leur part, ne se sont effectivement pas privés à plusieurs reprises et tout au long de leur existence, de quitter la plaine du Pô, dans laquelle certains peuples étaient installés, ou traverser les Alpes pour piller et ravager la péninsule italienne, jusqu’à dévaster la capitale romaine au IV ème siècle avant notre ère.

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(Gravure pour l’Histoire de France en cent tableaux de Paul Lehugueur - 1886).

- LA LÉGENDE DE BRENNOS --

Selon la légende, en -390, pour négocier le départ de ces envahisseurs gaulois (du peuple des Sénons : Yonne et Seine-et-Marne actuelles), les romains doivent payer un lourd tribut. Lors de la pesée, ils se rendent compte que les balances sont truquées et protestent contre la supercherie. Le chef gaulois Brennos (un autre protagoniste dont l'histoire n'a retenu que le titre : "Brenn" signifiant "chef") s'avance alors et, ultime offense, jette ses armes dans la balance en s'écriant "VAE VICTIS" (Malheur aux vaincus).

Depuis, cet épisode traumatique, Rome attend son heure.

Rancunière, elle guette l’arrivée d’un évènement, d’un dérapage, d’une opportunité, et rêve d’un prétexte, d'un casus belli pour se venger, une fois pour toute, de ces barbares qui ont « osé s’en prendre au sol sacré de Rome » (Crassus) en les privant définitivement du leur.

Et ce prétexte, en ce début d’année 58 av. J.-C., arrive.

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- LE PRÉTEXTE HELVÈTE --

Le film raconte un mensonge "d’état", survenu il y a très exactement deux-mille-quatre vingts ans. Nous sommes en 58 avant notre ère et une confédération de peuples gaulois (la confédération Éduenne), mise en difficulté par une autre confédération gauloise (Helvète), décide d’appeler leur allié à l’aide : la très puissante république romaine. Cette dernière va en profiter pour rester, et conquérir, n'en déplaise à Astérix, l’ensemble du territoire.

Enfin, six ans plus tard, en -52, lorsque le Vercingétorix, après la chute d'Alesia, implorera Jules César d'épargner les siens, ce dernier répondra : "Vae Victis". La boucle est bouclée.

Mais nous n'en sommes pas encore là...

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PARTIE III

- LES DÉS SONT JETÉS -

Pour conclure, cette histoire est celle d’une tragédie.

Celle du déclin, de l’agonie et de la fin d’une civilisation, tout en étant paradoxalement, si l’on en croit le roman national : le début de la notre…

C’est le récit d’une démocratie bousculée, chahutée, malmenée, remise en question, traversant une grave et farouche crise à la fois politique, économique, culturelle et institutionnelle.

Aussi, cette histoire est celle d’une spoliation, d’un vol : les romains ayant planifier l’annihilation, ou du moins, l'assimilation de la culture gauloise et, la privant de point de vue, l’excommunication de sa mémoire.

Tout cela, qui plus est, grâce au concours, à la trahison, d'une poignée de chefs gaulois, de puissants, d'arrivistes ou de lâches, tout autant de personnages troubles ; qui en véritable "collaborateurs", se sont empressés de rallier le "projet" romain, et de les aider dans leur entreprise, en leur livrant la Gaule.

Une (ou des) Gaule(s), sur le point de basculer dans un conflit que l’on ne peut non plus qualifier de « défense nationale », mais certainement, et comme beaucoup d’autres fois dans l’odyssée de notre pays, de guerre civile.

Cette dernière, complexe, terrible, fratricide, au bilan effroyable de plus de 3 millions de morts (soit, encore une fois, plus que les pertes françaises des deux guerres mondiales réunies) qui dura dix ans, semble aujourd’hui totalement oubliée ; n'attend qu'une chose : que le cinéma s'en empare, et qu'il présente une vision originale, nouvelle, surprenante, à travers des récits détachés de la version officielle, bienséante, convenue ou fallacieuse.

Ainsi pour conclure, il me parait, de fait, important, pertinent, voire nécessaire, aujourd’hui, d’aborder ces évènements sans précédents, ayant inéluctablement jetés les bases de notre nation, en racontant l’histoire de ces gens, de ces peuples, de ces disparus, dont, qui sait, l’obscurité de certains aspects de leur temps, une fois mis en lumière, pourront éclairer quelques-uns des nôtres.

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Louis Dubergey, réalisateur


FAQ

10 jours de tournage sont prévus pour tourner Vae Victis ! smiley

A quoi sert l'argent collecté

Les fonds de la collecte :

L'argent collecté via la cagnote servira en premier lieu à financer les accessoires, tout particulièrement les armes. Nous travaillons avec des armuriers qui n'attendent que le feu vert pour forger épées, casques, lances, boucliers, ainsi que des côtes de mailles adaptées pour le cinéma. Moins lourdes qu'à l'époque mais semblables en tout point, ces accessoires permettent une meilleure mobilité des acteurs et des cascadeurs et diminuent le risque de blessures.

L'armement, à lui seul, représente 5 500€ dans le budget du film.

Il nous faut loger aussi notre équipe, venue de toute la Nouvelle-Aquitaine, en Charente, département du tournage. Le logement, pour la durée du tournage, représente 4 500€ de dépense.

 

Produire : Un Challenge

Le contexte historique, qui encadre le récit et les personnages, est scrupuleusement respecté et représente un coup financier important ainsi que de longs mois de travail. L'histoire se déroule dans une époque peu racontée et peu mise en scène, encore de nos jours, ce qui fait du projet un véritable challenge.

Vae Victis réunit plusieurs complexités de production : la reconstitution historiquemais aussi l'action et la prise en charge de chorégraphies de combat.

Le film se déroule à l'époque de la Guerre des Gaules. Qui dit guerre... dit cascades, effets spéciaux, figurants, trucages...

Le film d'action, même si aujourd'hui les techniques utilisées sont plus accessibles, nécessite une organisation milimétrée, des spécialistes et des professionnels aux compétences précises et, bien entendu, un coup financier fort.

Nous pouvons simplifier le budget pour Vae Victis de cette façon :

Le budget total du film hors paie s'élève à 80 000€.

 

Les Paliers :

10 000€ récoltés grâce à votre soutien : Vous assurez l'ensemble des besoins du film et promettez un sommeil réparateur à l'équipe du film durant les 10 jours de tournage !

15 000€ : Vous nous permettez de tourner deux scènes en plus (une dialoguée et une d'action) et de rajouter un personnage au récit !

20 000€ : Vous êtes innarétables, on tourne (presque) toute la saison 1 de VAE VICTIS et certains membres de l'équipe (choisis pour leur bravoure) peuvent enfin se payer des vacances bien méritées aux Bahamas !


Objectif de collecte

10 000,00 €

Montant Global

10 000,00 €

Dépenses

Désignation Montant

Logement en Charente

Logement équipe 4 500,00 €
SOUS TOTAL 4 500,00 €

Accessoires Gaulois (à forger)

Epées, Boucliers, Côtes de Maille, Casques 5 500,00 €
SOUS TOTAL 5 500,00 €

TOTAL

TOTAL 10 000,00 €

Recettes

Désignation Montant

Proarti

Financement participatif proarti 10 000,00 €

TOTAL

TOTAL 10 000,00 €

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Contreparties

Abonnement Newletters

pour 10,00 € et +

1
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29
DISPONIBLES

Recevez sur votre boîte mail directement les avancées du film tout au long du processus de création ! (possibilité de se désabonner dès réception du premier mail)

Remerciement Nominatif au Générique

pour 25,00 € et +

1
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29
DISPONIBLES

Avez-vous déjà vu votre nom défiler lors d'un générique de film ? Et bien vous serez cité(e) dans celui de Vae Victis !

(+ les contreparties précédentes)

Bande Annonce

pour 50,00 € et +

4
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16
DISPONIBLES

Vous recevrez le lien privé de la bande annonce du film bien avant sa parution sur les réseaux et dans les salles ! Une exclusivité rien que pour vous !

(+ les contreparties précédentes)

Dépliant du Film

pour 100,00 € et +

2
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38
DISPONIBLES

Recevez chez vous le dépliant officiel du film avec en bonus un mot doux du réalisateur en personne !

(+ les contreparties précédentes)

Invitation à la Première du Film

pour 200,00 € et +

0
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20
DISPONIBLES

Venez assister avec 1 accompagnateur de votre choix à la Première Projection du Film ! Rencontrez au passage notre équipe lors de ce moment convivial et cinématographique !

(+ les contreparties précédentes)

Bienvenue sur le tournage !

pour 350,00 € et +

0
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5
DISPONIBLES

Pour 350€ ou plus, on ne savait plus quoi vous offrir... Alors vous êtes les bienvenues sur le tournage durant une demie journée !

(+ les contreparties précédentes)