Mécénat

Troisième fougère à droite

J -36


| ARTS DE LA SCÈNE
| PRODUCTION

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4 000,00 € demandés

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Présentation du projet

Nous sommes Laurette et Charlotte.

Depuis 2015, Laurette Tessier dirige PRIS DANS LES PHARES, un collectif de 9 personnes (comédiens, circassien, photographe). Originaire de Gavaudun, un petit village du Lot-et-Garonne, elle a eu envie d’ancrer sa pratique artistique dans son territoire d’origine. Nous nous interrogeons sur où et comment on fait de l’art vivant aujourd’hui ?

Chaque année, nous créons des spectacles uniques pour des lieux uniques, nous investissons l’espace public ou des endroits délaissés par l’Homme (ruines de château médiéval, anciennes carrières, hôtel abandonné…), en donnant au spectateur une place centrale et active. Nos spectacles sont écrits pour chaque lieu et sont intransportables.

Aujourd’hui, pour la première fois, avec Charlotte Desserre, artiste du groupe PRIS DANS LES PHARES, nous nous lançons dans une création pour une seule comédienne. Un seule en forêt.

Avec ce projet, nous écrivons pour un lieu, mais un lieu qui traverse les mêmes problématiques dans d’autres espaces qui lui ressemblent. Adaptable dans d’autres bois. C’est une belle opportunité pour le groupe de se développer au-delà de nos territoires déjà explorés. Une évolution. Un envol.

Troisième fougère à droite est un solo pour une comédienne en forêt. Avec tendresse et humour, nous dessinerons le parcours d’une trentenaire en crise existentielle. Le spectateur, tantôt voyeur, tantôt confident, sera témoin de son cheminement intérieur, d’une quête de soi hors des repères familiers. La forêt, à la fois décor et personnage, nous semble un terrain de jeu idéal pour un questionnement sur le rapport humain à toutes les formes de vivant.

Le projet verra le jour au printemps-été 2023.

Nous faisons appel à votre générosité pour nous aider à boucler le budget. L'argent récolté sera réinjecté dans une partie du salaire des artistes.

A quoi sert l'argent collecté

L'argent servira à assurer une partie de la rémunération des artistes.  


Objectif de collecte

4 000,00 €

Montant Global

34 400,00 €

Dépenses

Désignation Montant

Charges des personnels

Rémunération des personnels 11 972,00 €
Charges sociales 7 792,00 €
SOUS TOTAL 19 764,00 €

Autres services extérieurs

Rémunération intermédiaires et honoraires 2 993,00 €
Publicité 500,00 €
Déplacements, missions 3 400,00 €
Services bancaires 150,00 €
SOUS TOTAL 7 043,00 €

Services extérieurs

Location d'espaces de répétition 500,00 €
Assurance 150,00 €
Documentation (tages de survie) 750,00 €
SOUS TOTAL 1 400,00 €

Achats

Achat de matériel pour la construction du décor 4 193,00 €
Prestations de services 2 000,00 €
SOUS TOTAL 6 193,00 €

TOTAL

TOTAL 34 400,00 €

Recettes

Désignation Montant

Ressources indirectes liées à l'action

Autofinancement 1 550,00 €
SOUS TOTAL 1 550,00 €

Autres produits de gestion courante

Coproductions 6 800,00 €
SOUS TOTAL 6 800,00 €

Subventions d'exploitation

État SACD Auteurs d'espaces 3 000,00 €
Commune Gavaudun 150,00 €
Département Lot et Garonne 9 000,00 €
DRAC Nouvelle Aquitaine Aide au projet 9 000,00 €
SOUS TOTAL 21 150,00 €

Prestations de services

Ateliers 900,00 €
SOUS TOTAL 900,00 €

Proarti

Financement participatif proarti 4 000,00 €

TOTAL

TOTAL 34 400,00 €

NOTES D’INTENTIONS.

Seule en forêt.

Cette nécessité est probablement née de plusieurs influences.

La lecture des textes de Baptiste Morizot qui plaident pour un monde où l'humain n'est plus en son centre ? Ma collaboration avec les membres des Urbaindigènes, leur sensibilité à l’artisanat et aux savoirs-faire traditionnels qu’ils m’ont partagée ? La découverte des clichés d’animalités magnifiques prises sur le vif par Vincent Munier ? Les ravages du pangolin dégusté ou le clivage créé au sein de la société française par les trottinettes électriques ?

Sa source est peut-être plus intime et personnelle.

À 33 ans, je me trouve à une période charnière de mon existence. Comment faire lorsqu’on a grandi en ville et qu’on se rend compte que manger un simple avocat a des conséquences désastreuses sur l’environnement ? Des choix de vie s’imposent.

Mon cas est symptomatique d’une génération en proie à des contradictions existentielles : manger bio mais vivre Iphone, commander des t-shirts fabriqués au Bangladesh mais payer un pourcentage pour l’éco emballage, fantasmer une vie en cabanon mais garder une fenêtre ouverte sur Instagram, plaider pour une utilisation modérée de l’avion alors que toute ma famille travaille à Air France.

Tandis que poussent partout des initiatives écologiques, (alimentation, hygiène, transport, habitat, spiritualité…), j’ai envie de questionner notre capacité de passer à l’action. Aller de la théorie à la pratique implique de faire des choix difficiles. C’est l’écart entre le mythe et la réalité que je veux sonder et qui me semble fécond.

Comment cela se passerait-il si je partais vivre seule en forêt pendant quelques mois ?

Le retour à la nature est-il réellement possible lorsque l’on a connu le « tout-confort » ou n’est-ce qu’un fantasme ? Est-ce une bonne solution pour palier à la crise environnementale ? Comment gérer l’éloignement de ses proches lorsqu’on vit seule dans les bois ? Serais-je capable de vivre sans d’autres humains et avec la seule compagnie des chevreuils ? Mon expérience dans la forêt serait-elle différente de celle d’un homme ?

Ces considérations ont débordé le cadre personnel pour imprégner peu à peu mes pratiques artistiques. La question « Comment on vit aujourd’hui ? Où ? Avec qui ? Dans quel cadre ? » s’est muée en « Comment on fait du théâtre aujourd’hui ? Et avec la même série de questions qui s’en suivent.

Depuis sa création sous l’impulsion de Laurette Tessier, Pris dans les phares, le collectif d’artistes dont je fais partie, développe ces problématiques. Dans son rapport aux lieux qu’il investit, les formes de ses créations, ses liens avec les publics, Pris dans les phares fait des tentatives radicales. Aux cotés de Laurette, j’ai été suspendue à un donjon à 40 m du sol au dessus du public, pris un bain en improvisant des dialogues avec quelques spectateurs dans une vieille salle de bains de 5m2, partagé une pastèque avec quinze spectateurs autour d’un banquet.

Aujourd’hui nous partons en quête d’un dialogue entre une femme et la nature. La forêt, à la fois décor et personnage, nous semble un terrain de jeu idéal pour questionner le rapport humain à toutes les formes de vivant.

Charlotte Desserre.

Comédienne, autrice, porteuse du projet.

NOTES D’INTENTIONS (suite).

Seule en forêt ?

J’ai tout de suite répondu “oui” à la demande de Charlotte de l’accompagner dans cette aventure. C’était une suite logique du travail que l’on partage depuis 6 ans avec Pris dans les phares en Lot-et-Garonne.

Répondre à la nécessité pressante de cette jeune femme et amie. Les questionnements qui la traversent, je les comprends. Pourtant, il y a 11 ans maintenant, j’ai fait le choix de quitter la maison au fond des bois dans laquelle vivent mes parents pour m’installer en ville.

Ces mêmes bois qui seront notre lieu de recherche dans les premiers temps du travail.

Un besoin d’être proche des racines. Les miennes. Pour aider ce projet à s’enraciner à son tour. Il ne sera pas le fruit d’une culture hors sol. Cet espace connu m’apporte des repères. Pour autant, les bois proches de chez moi subissent actuellement une attaque massive d’exploitants forestiers assoiffés de sève fraîche.

Le paysage est en train de changer.

Je prends la proposition de Charlotte comme l’opportunité d’investir ces espaces avant qu’ils ne disparaissent.

Je me dis aussi que cette campagne profonde, dure, je la connais. Les longs hivers humides. Le brouillard qui peine à se lever durant des jours entiers. Couper son bois pour se chauffer. Les canicules de l’été. Cela sera un point important pour ancrer l’écriture dans une réalité. Ne pas se laisser emporter par l’utopie de “l’appel de la forêt”. Le retour à la nature, fantasmé par un bon nombre de citadins en pleine crise sanitaire.

D’autres raisons m’ont poussée à suivre Charlotte dans ce projet. L’envie d’expérimenter, pour la première fois, le travail avec une seule comédienne. J’ai l’habitude de diriger des créations avec 9 personnes.

Et aussi, ce spectacle sera transportable. Adaptable dans d’autres bois. Ça aussi, c’est une première pour Pris dans les phares. Depuis la création de ce groupe, nous investissons des lieux uniques pour y créer des spectacles uniques. L’écriture pour les lieux, au centre.

Avec ce projet, nous écrivons pour un lieu, mais un lieu qui traverse les mêmes problématiques dans d’autres espaces qui lui ressemblent.

J’ai donc vu aussi une belle opportunité pour le groupe de se développer au-delà de nos territoires déjà explorés. Une évolution. Un envol.

Laurette Tessier

Metteuse en scène / accoucheuse, autrice, porteuse du projet.

Suivez l'actualité du projet !

  • La tournée des popotes

    Pour suivre l'avancée du projet et toutes les actions menées en parallèle, nous vous donnons rendez-vous sur le site: https://prisdanslesphares.wordpress.com/troisieme-fougere-a-droite-la-recherche/

    La tournée des popotes :

    Les popotes, c’est qui ?

    Ce sont les structures choisies, avec lesquelles il nous semble important de tisser des liens. Parce que nos démarches artistiques sont communes, que nous nous retrouvons dans la volonté de s’ouvrir et de sortir des sentiers battus.

    La tournée des popotes, c’est quoi ?

    C’est un road trip en camping-car pour venir à la rencontre de ces lieux et de ces personnes. Nous voulons que cette étape de montage de production s’intègre dans le processus de création. Nous irons toquer aux portes dans le but d’avoir de vrais échanges avec les personnes qui font vivre ces lieux, mais aussi avec les habitants qui occupent ces territoires. Nous garerons notre véhicule à proximité de forêts ou d’espaces boisés qui se trouvent sur leur chemin. Nous terminerons la route à pied, et déploierons la boîte à outils* de Pris dans les phares.

    Ce protocole de rencontre d’usagers de la forêt permettra d’une part, de découvrir un nouveau public, et d’autre part, de constituer de la matière d’inspiration pour la création du spectacle. Toutes les méthodes employées seront en lien avec les thématiques du projet et aux problématiques relatives à la forêt. Nous alimenterons régulièrement cette page afin de rendre compte de ces moments et de partager ces échanges.

    La tournée des popotes, c’est quand ?

    La semaine du 24 janvier.

    Un café chaud est toujours bienvenu après une marche hivernale…!

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    *Notre boîte à outils est remplie :

    – d’une carte sensible du territoire. Un plan dessiné par Laurette représentant le territoire choisi (la région élargie). Sur ce plan, sont positionnées des cartes représentant les lieux que l’on souhaite rencontrer. Au dos de celles-ci, des questions orientées sur notre sujet de création permettent au joueur de se dévoiler. De manière sensible. Nous enregistrons les réponses sur un Dictaphone. Ces cartes constituent un support ludique et concret pour faire naitre la parole des personnes qui se prêtent à l’expérience.

    – d’audio description d’une vidéo. Nous tournerons en amont une vidéo de la forêt. Représentant la protagoniste de notre histoire. Cette vidéo sera suffisamment étrange pour interroger l’imaginaire de celui qui la visionne. Le participant devra décrire à haute voix ce qu’il voit et ce que cela lui provoque. Nous espérons questionner le rapport de chacun face aux légendes et à la féerie des bois. Nous enregistrons les paroles sur un Dictaphone.

    – d’une camera obscura, Nous nous déplacerons avec une petite caméra obscura portative. Nous inviterons les personnes que nous rencontrons à regarder dans la boîte face à un paysage que nous aurons choisi. (Un espace boisé) Ils devront inventer une rencontre entre deux personnages qui pourrait se passer dans ce décor. Nous récolterons ces paroles.

Contreparties

Une carte postale personnalisée

pour 8,00 € et +

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Vous recevrez une nouvelle carte postale avec un petit mot personnalisé ! N'oubliez pas de nous communiquer votre adresse !

Une marche et une photo polaroïd

pour 50,00 € et +

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Vous recevrez une photo polaroïd unique prise en forêt pendant les résidences de travail. Elle sera en plus relayée sur les réseaux et votre nom apparaîtra dans la publication.

Plant d'une plante ou fleur comestible

pour 150,00 € et +

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Nous planterons une plante ou fleur comestible dans les lieux que nous investirons.

Plant d'un arbre

pour 250,00 € et +

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Un arbre planté pour réoxygéner la planète !

Une invitation et une rencontre autour d'un verre

pour 500,00 € et +

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Une invitation pour deux personnes au spectacle et on vous invite à boire un verre !