Mécénat
Icon proarti

Frères
Théâtre d'objet pour deux comédiens et un café très sucré

Collecte Réussie


| ARTS DE LA SCÈNE
|

3 236,00 €

2 000,00 € demandés

29
Soutiennent
0
Recommandent
0
Suivent
161%

Présentation du projet

Après avoir mis a contribution 18 boîtes de sucre roux et blancs en morceaux, 60 kilos de sucres roux antillais, 3 kilos de café décaféiné, 1 kilo de café robusta, 1 kilo de café moulu bio, 30 kilos de sucres cristal-cuisine, plusieurs sachets d’aspartame, des centaines de grains de café, de filtres à café et autres objets caféïnés… nous voici à quelques semaines de la sortie de création de notre spectacle. Du 18 au 22 janvier 2016, au studio Théâtre de Nantes, programmation du TU-Nantes, la compagnie les Maladroits vous présentera sa nouvelle création Frères, un théâtre d’objet documentaire sur la guerre d’Espagne. Pour valoriser ce travail, nous souhaitons nous assurer de solides outils de diffusion. Nous lançons ainsi un appel à contributions pour le financement du teaser et de la captation de Frères. La création de ces vidéos nous permettra, nous en sommes sûrs, de mettre sous les projecteurs notre projet, avec autant de succès qu’une célèbre marque de café et sa non moins célèbre star George C...

What else ? Merci à vous tous et toutes pour votre soutien !


Frères - Conte épique.

Il était une fois la guerre d'Espagne. Il était une fois nos grands-parents qui, dans la première moitié du 20e siècle, avaient la conviction de fabriquer une société nouvelle. Sur les traces du passé, la compagnie les Maladroits compose un spectacle de théâtre d'objet qui reconstitue les trajectoires d'une fratrie dans l'Espagne en guerre, du coup d'Etat de Franco, à l'exil vers la France. Avec du petit, du presque rien, un café et quelques sucres, nous vous proposons de partir à l'aventure.


Espagne, 1936.

Angel, Antonio et Dolores quittent leur village pour Barcelone avec l’espoir d’un monde meilleur. Face à l’effervescence de cet été-là, et le début de la guerre civile, leurs chemins les emmèneront bien plus loin que ce qu’ils auraient pu imaginer.

Deux personnages nous racontent l’histoire d’une fratrie dans l’Espagne en guerre, du coup d’État de Franco à l’exil vers la France. Une histoire racontée à travers leurs souvenirs de petit-fils, une histoire qui leur a été racontée et qu’ils veulent à leur tour transmettre, pour comprendre et ne pas oublier.

Du sucre et du café pour parler de la Guerre d’Espagne, la cuisine comme terrain de jeux, les objets du quotidien comme protagonistes, la table à manger devenant l’échiquier de notre histoire commune.

Points de vue, idéologies et mémoire se mélangent dans le café noir des souvenirs familiaux.

Le café, on l’aime avec ou sans sucre, Frères est l’histoire amère de ceux qui gardent le goût de la jeunesse et des utopies.


Ce projet de création, pour mieux le partager avec vous, il nous semble nécessaire de préciser le contexte dans lequel il s'inscrit. Frères est une histoire inspirée d'une histoire vraie, d'une histoire de famille, de l'histoire d'Angel Marin, de ses frères et de sa sœur, qui en 1936 en Espagne, se sont levés contre le fascisme, animés par un désir de liberté et d'égalité.

Pour Frères, notre travail empreinte un chemin particulier, à la fois documentaire, historique et fictionnel, croisant dans son récit petite et grande, histoire individuelle et l'Histoire collective.

Un travail documentaire, donc. Notre travail d'écriture fait en effet directement intervenir des documents d'archives historiques et familiales (textes de loi, discours authentiques, courriers, écrits personnels). Notre processus d’écriture est par ailleurs emprunt d'une série d'interviews (avec des filles et fils de réfugiés, Espagnols issus de la génération de l'après-franquisme, des universitaires). Ces interviews n'ont pas été utilisées de manière brute dans l'écriture, mais ils transparaissent néanmoins. Nous avons autant puisé dans le contenu « factuel » des interviews que dans leurs caractères sensibles. Comme notre rencontre avec Fernand Sanchez, fils d'exilés espagnols, qui pendant dans la discussion, s'emporte en nous racontant le manque de reconnaissance de « la France » pour les combattants espagnols impliqués dans la Résistance. Documentaire, enfin, car le travail tente de faire comprendre cette période dans son ensemble, de l'Espagne des années 1930 à la France au lendemain de la guerre, le moment où les exilés espagnols vivent une nouvelle désillusion, lorsque la France et les forces alliées ne s'opposeront pas à Franco, malgré la chute des fascismes allemands et italiens.

Fictionnel, d'autre part, car en tissant un récit fait de mémoire et de souvenirs familiaux, nous rencontrons des cases vides, des endroits d'incertitudes. C'est un véritable travail d'enquête. Et lorsque nous sommes face à des impasses historiques, que nous ne parvenons pas à déterminer ce qui s'est réellement passé, pour la petite histoire, nous inventons des récits, nous jouons entre le vrai et faux, le réel et le vraisemblable.

Et puis, il y a nos deux personnages : Mathias et Camille. Finalement, ils ne sont pas très éloignés de nous. Dans notre récit, ils sont tous deux les petits-fils d'Angel Marin, et c'est ensemble qu'ils racontent les pérégrinations de leur grand-père. Ce qui nous intéresse ici, c'est de mettre en lumière leur relation filiale, montrer ce qu'il se fabrique entre eux. Quels regards portent-t-ils chacun sur leur histoire commune ?

Nous arrivons à un moment de notre existence où nos grand-parents disparaissent et nous prenons conscience, comme un revers de bâton, que nous perdons à travers eux une partie de notre histoire. Si nous écrivons aujourd'hui, c'est pour comprendre, pour ne pas oublier. Et même si l’histoire que nous vous présentons est emprunte de faits personnels, nous ne considérons pas qu'elle nous appartient exclusivement.

Cette histoire, c’est celle de nos grands-parents, des générations passées, de celles et ceux qui avaient la conviction de fabriquer une société nouvelle. Leurs utopies ne peuvent que nous renvoyer aux nôtres. Doit-on penser que ces dernières sont le gage exclusif de la jeunesse ? Un ancien combattant anarchiste nous témoignait ceci : « Les idéaux portés à l'époque ne sont plus réalistes aujourd'hui, on y croyait pourtant (...) mais comment faire sans utopies ? Comment on fait ? »

A quoi sert l'argent collecté

L'argent collecté servira à la réalisation des outils de communication vidéos du spectacle : teaser et captation vidéo. Dans cette perspective, nous travaillerions avec le vidéaste Charlie Mars. La réalisation de ces objets audiovisuels sera organisée lors de la sortie de création du spectacle (pour la création du teaser), puis au printemps 2016 (pour la captation intégrale).

 

 

 

 


Objectif de collecte

2 000,00 €

Montant Global

0,00 €

Dépenses

Désignation Montant

TOTAL

TOTAL 0,00 €

Recettes

Désignation Montant

Proarti

Financement participatif proarti 2 000,00 €

TOTAL

TOTAL 2 000,00 €

J’ai peu de souvenirs de mon grand-père. Angel Marìn est décédé en 1993 alors que je n’étais âgé que de 7 ans. Réfugié politique, anarcho-syndicaliste, combattant antifasciste, militant, ouvrier, poète, père et grand-père. Il parlait avec un accent si fort qu’il m’était difficile de le comprendre. Aujourd’hui, vingt-deux ans plus tard, en tant que petit-fils d’exilé, je me pose la question de l’héritage culturel et politique qu’il m’a laissé. Quand je voyage en Espagne, j’ai le sentiment d’être un peu chez moi, pourtant je n’y ai ni attache ni proches. Alors, quelles traces je porte de cet exil ? Quel lien j’entretiens avec cette histoire ? Arno Wögerbauer, co-auteur et interprète de Frères.

Mon grand-père a vécu la guerre 39-45 de l’intérieur, dans la poche de Saint-Nazaire en Loire-Atlantique. Quand j’étais petit, il m’emmenait faire de longues balades dans la campagne, et chaque fois, je lui posais la même question : « Papi, raconte comment c’était la guerre ? ». Systématiquement, avec ses souvenirs, mon imaginaire partait refaire l’histoire. Aussi, lorsque Arno a commencé à raconter la vie de son grand-père, j’ai tout de suite eu envie de l’accompagner dans cette histoire.

Nous sommes en effet à des âges où la génération de nos grands-parents disparaît et nous prenons conscience, comme un revers de bâton, que nous perdons à travers eux une partie de notre histoire. Notre premier spectacle, portait sur le monde du travail et a été créé au moment où il nous fallait faire des choix professionnels. Ce moment où à la sortie des études la question du travail devient essentielle pour un jeune adulte. Quelques années plus tard, notre réflexion se pose ici, sur la filiation (valeur, pensée, souvenir), sur la transmission et la mémoire. Comment apprendre du passé pour penser l’avenir. Valentin Pasgrimaud, co-auteur et interprète de Frères.

Quand nous utilisons l’expression « dans quel(s) temps vivons-nous ? » l’entendons- nous au singulier ou au pluriel ? Le présent à peine posé est déjà balayé dans l’attente du temps futur, et le temps à peine passé est déjà tombé dans les spams de l’histoire. C’est pourquoi, regarder vers le passé, tenter de comprendre son histoire, et réaliser que cette histoire c’est la nôtre, est un mouvement qui est contraire au mouvement général, mais qui, en même temps, le nourrit.

Frères est une tentative de raconter au temps présent une histoire passée, au temps présent une histoire que l’on croit passée, mais qui peut ressurgir demain, parce que les conditions qui ont fait naître l’histoire d’hier sont parallèles à celles d’aujourd’hui. Angel Marin, espagnol, anarchiste dans l’âme et dans les faits, passe la majorité de sa vie, en exil, à Toulouse, loin de Franco, proche de sa terre natale, après une lutte fratricide. Des décennies plus tard, son petit fils croisera sa route pendant quelques années, mais que lui reste-t-il aujourd’hui de cet idéal qui a mû son grand-père, dans les années 30 ? Qu’en est-il de l’idéal politique aujourd’hui ? De la foi en l’homme ? D’un projet de société ?

Éric de Sarria, metteur en scène de Frères

Contreparties

L'expresso

pour 1,00 € et +

1 ARTINAUTE

Un grand merci à tous nos chers et chères donateurs avec une mention spéciale sur notre site internet

L'allongé

pour 6,00 € et +

2 ARTINAUTES

Une carte postale avec un joli mot de la compagnie les Maladroits vous sera personnellement adressée.

Le café Calvas

pour 15,00 € et +

3 ARTINAUTES

Un apéro collectif pour nos affectueux donateurs

Irish Coffee

pour 25,00 € et +

5 ARTINAUTES

Une affiche du spectacle + apéro collectif

Cappucino

pour 55,00 € et +

3 ARTINAUTES

Une place pour une spectacle hors Loire-Atlantique, mais en Pays de la Loire. Prise en charge de l’aller-retour(au départ de Nantes) et rencontre avec l’équipe de la compagnie lors des représentations.

Un chocolat chaud

pour 100,00 € et +

1 ARTINAUTE

Carnet de bord et manuscrit du texte du spectacle

Café gourmand

pour 500,00 € et +

0 ARTINAUTES

Un brunch à domicile made inMaladroits

Café-spectacle

pour 1 000,00 € et +

1 ARTINAUTE

Une représentation de Frères, version courte à domicile. Pour le bon déroulé dela représentation à domicile, nousproposons de fixer la jauge minimumde spectacteursà une douzepersonnes, maximum, trente personnes.