Mécénat

"En réalités" en Avignon

Par: CALC

Collecte Réussie


| ARTS DE LA SCÈNE
| DIFFUSION

4 100,00 €

4 000,00 € demandés

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102%

Présentation du projet

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EN RÉALITÉS


MISE EN SCÈNE

Alice Vannier

COLLABORATION ARTISTIQUE

Marie Menechi

JEU

Anna Bouguereau
Margaux Grilleau
Judith Zins
Adrien Guiraud / Thomas Mallen
Hector Manuel / Vincent Steinebach
Sacha Ribeiro / Julien Breda


SCÉNOGRAPHIE

Camille Davy

CONCEPTION LUMIÈRE

Clément Soumy

SON

Manon Amor

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QUI SOMMES NOUS ?


Nous sommes Sacha et Alice,

La compagnie Courir à la Catastrophe est née suite à notre rencontre pendant notre formation à l'ENSATT.

C’est l’idée de courir pour ne pas s’enraciner, courir le monde, courir les rues, courir à perdre haleine, courir sur le haricot, courir comme un dératé, courir après son ombre ou vers sa propre mort… Se dépasser, se déborder, se chercher, se tromper, tomber, amoureux, dans le panneau, dans le fossé, à la renverse. Au risque, qui court, toujours, d’aller à la catastrophe.

Nous avons le désir profond, à travers notre théâtre, de transmettre une autre idée de ce que pourrait être la force, la réussite, la beauté en tentant, autant que possible, de s’avouer : fragiles, ignorant.e.s, faibles, humain.e.s.

Il s'agit pour nous de ne pas faire un théâtre qui nous éloigne de la vie mais au contraire, qui nous y plonge pleinement, un théâtre qui cherche sans arrêt, qui fouine, qui racle, qui s'essaye à démonter les mécanismes pour comprendre un peu mieux qui nous sommes et ce que nous faisons.

« En réalités » (d’après La Misère du Monde de Pierre Bourdieu) a remporté les prix du public et du jury du Prix Théâtre 13/Jeune metteur en scène.

L’équipe réunie par Alice Vannier est composée d’artistes rencontrés tantôt lors de ses deux formations théâtrales, au Conservatoire du 5e et à l’ENSATT, tantôt lors de projets professionnels.

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Ce spectacle a nécessité un gros travail d’adaptation de l’oeuvre, La Misère du monde, réalisé avec Marie Menechi, ainsi qu’un travail d’écriture de plateau avec tou·te·s les comédien·ne·s.

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Pourquoi les gens font ce qu’ils font ? Comment la société, les institutions, les médias déterminent-t-ils nos comportements et notre vision du monde ? Comment l'individu existe-t-il au milieu de ces déterminations sociales si puissantes ?

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LE PROJET

En réalités est une adaptation de La Misère du monde, ouvrage sociologique fleuve, composé d'entretiens réalisés et analysés au début des années 1990 par une équipe de sociologues, sous la direction de Pierre Bourdieu, auprès d'individus de toutes catégories sociales : chacun.e, quel que soit son milieu social, vit une forme de misère contemporaine qui doit être rendue visible.

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Tout d’abord, il me semble important de parler du mémorandum que nous avons reçu, de la part des ayants-droits de Bourdieu, très précis et très exigeant, stipulant les conditions requises pour pouvoir créer ce spectacle. En effet, l’inquiétude des sociologues quant à la protection des personnes interrogées dans l’ouvrage, le jugement que peut susciter leurs propos etc, sont très présents dans La Misère du monde et c’est précisément à cet effet qu’ont été écrites toutes les analyses sociologiques qui gravitent autour des témoignages. En tant que portes-paroles de ces textes sur un plateau, ces problèmes se posent également à nous, et la maxime de Spinoza, devenue maxime de l’oeuvre de Bourdieu, « ne pas déplorer, ne pas détester, de pas rire, mais comprendre » s’applique tout au long du travail de l’acteur·trice et du/de la metteur·e en scène.

En effet, un·e artiste, dans son domaine, est un·e chercheur·se. Le travail de l’acteur consiste en une observation constante du monde qui l’entoure afin d’établir une connaissance accrue de lui-même apportant une meilleure connaissance de l’autre.

Pour aborder cette oeuvre, nous partons du postulat que les six comédien·ne·s présent·e·s sur le plateau, en tant que chercheur·se·s, incarnent les sociologues qui ont chacun interrogé les personnes dont les propos sont retranscrits dans le livre. Ils vont partager les soucis de « vérité » qui ont été posés au moment de réaliser les interviews, les inquiétudes qui se posent au moment de rendre public ces propos, les moments de découragement face aux différentes complexités de fond et de forme qui s’entrechoquent… Ces observations concentrent autant de problèmes qui se sont posés à nous dans la réalisation de ce spectacle.

Ensuite, il faut savoir que Pierre Bourdieu a eu le souci de créer cette oeuvre, avec de réels témoignages bien plus accessibles que le vocabulaire analytique et scientifique, à un moment où il lui a semblé urgent d’étendre à un public plus large les enjeux de la recherche sociologique, en l’occurence ici : « Comprendre pourquoi les gens font ce qu’ils font ». Et le pari fut gagné puisque le livre a été vendu à 100 000 exemplaires au lieu des 80 000 espérés par Bourdieu. Malgré tout, l’oeuvre reste extrêmement dense, assez peu accessible et trop peu connue.

Nous suivrons, tout au long du spectacle, le processus de ces chercheur·se·s, dans leur salle de réunion : nous passerons subtilement de l’analyse sociologique des propos recueillis à la reconstitution des propos-même.

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L’idée est que le spectacle, par cette suite de mises en abymes, mette en résonance plusieurs visions de la réalité qui se complètent et qui s’opposent, filtrées par des regards différents : le regard de celui qui vit cette misère contemporaine, un regard scientifique sur le monde, un autre qui passe par le prisme de l’art et celui diffusé par les médias, à caractère plus sensationnel. Pierre Bourdieu insiste beaucoup sur le fait que la sociologie s’inscrit, pour une part, en opposition aux médias et plus particulièrement à la télévision qui, d’après lui, « fait courir un danger très grand aux différentes sphères de la production culturelle, art, littérature, science, philosophie, droit », et également « un danger non moins grand à la vie politique et à la démocratie » (Sur la télévision, Pierre Bourdieu). Il nous a semblé capital d’aborder, dans le projet, la question de notre responsabilité, en tant que « producteurs d’idées », quant aux discours que l’on fait circuler, la vision de la réalité que nous véhiculons et donc, plus globalement, la question de notre engagement en tant que tel.

Enfin, les propos de La Misère du monde ont été recueillis entre 1990 et 1993. Ils dessinent le portrait d’un monde sur lequel nous avons du recul et qui, pourtant, ressemble de très près à la réalité à laquelle nous sommes confrontée aujourd’hui. Etant nous-même nés dans les années 90, ces textes nous semblent d’autant plus importants qu’ils recontextualisent historiquement et socialement le monde dans lequel nous sommes arrivés et permettent ainsi de mieux comprendre les fondements complexes de la société dans laquelle nous vivons.

Comprendre pourquoi les gens font ce qu’ils font était la démarche de Bourdieu et devrait être la notre à chaque instant. Dans La Misère du monde, les individus s’accusent mutuellement d’être les bourreaux les uns des autres sans même se rendre compte qu’ils sont victimes d’un même système qui vise à les diviser au lieu de les réunir dans un même combat. Ce recueil met côte à côte des personnes séparées par des gouffres sociaux et pourtant chacune d’elles vit, dans son milieu, une forme d’exclusion.

Comme tous ces gens, réunis dans un même ouvrage, nous faisons tous partie du même monde et si nous voulons profondément le changer nous devons nous atteler à comprendre les causes des propos qui nous révoltent ou des violences qui nous choquent et nous y confronter plutôt que de nous remplir stérilement de peur et de haine face aux conséquences.

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POURQUOI AVOIR CHOISI DE FAIRE
UNE COLLECTE SUR CE PROJET ?

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Nous avons décidé de lancer une collecte pour ce projet car nous avons l’opportunité de le jouer au Théâtre du Train Bleu pour le festival d’Avignon OFF cet été. Il s’agit d’un théâtre dont la programmation est belle, exigeante et engagée.

C’est un spectacle auquel nous sommes tou·te·s extrêmement attaché·e·s car nous le pensons nécessaire, et nous avons le grand désir de continuer de le faire vivre. Avignon est une occasion en tant que jeune Compagnie de rencontrer de nombreux professionnels et ainsi de pouvoir diffuser ce spectacle les saisons suivantes.

Cette collecte, nous permettrait de pouvoir loger l’équipe artistique de manière décente et d’être capable de rémunérer tout le monde lors de ces représentations, c’est pour cela que nous sollicitons votre aide.

Enfin, en tant que jeune compagnie, et le projet étant déjà créé, de nombreuses aides publiques ne sont pas envisageable pour nous.

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CALENDRIER

En réalités a joué :

Au Théâtre 13 / Seine à Paris
Au Théâtre Victor Hugo à Bagneux
Au Théâtre Jacques Carat à Cachan
A la MTD d’Epinay
Au Théâtre des Clochards Célestes à Lyon

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Et jouera :

Au Festival JT19 au Théâtre de la Cité Internationale à Paris les 18 et 19 mai 2019
A Théâtre en mai à Dijon du 25 au 27 mai 2019

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A quoi sert l'argent collecté

Les 4 000€ collectés serviront à financer l'hébergement de la compagnie.

Certains de nos comédiens jouent dans plusieurs théâtres en Avignon, parfois à l'opposé dans la ville. Nous avions donc besoin d'avoir un lieu assez central, pour leur permettre de se reposer un peu.

La maison réservée coûte 8500 € pour le mois, la collecte nous permettre donc de payer la moitié de la location.


Montant de l'appel à dons

4 000,00 €

Montant Global

40 000,00 €

Dépenses

Désignation Montant

Défraiement

Transports de l'équipe 600,00 €
SOUS TOTAL 600,00 €

Droits

Spedidam, Sacem 2 500,00 €
SOUS TOTAL 2 500,00 €

Frais de communication

Publicitié et promotion 1 000,00 €
SOUS TOTAL 1 000,00 €

Location Maison Avignon

Location hébergements 10 personnes 8 500,00 €
SOUS TOTAL 8 500,00 €

Location de Salle

Location salle de spectacle 11 700,00 €
SOUS TOTAL 11 700,00 €

Salaires équipe

Salaires techniciens, Metteuse en scène, chargée de diffusion 5 200,00 €
SOUS TOTAL 5 200,00 €

Salaires artistes

Salaires 6 artistes pour 9 représentations 10 500,00 €
SOUS TOTAL 10 500,00 €

TOTAL

TOTAL 40 000,00 €

Recettes

Désignation Montant

Aide diveses

Spedidam 4 300,00 €
SOUS TOTAL 4 300,00 €

Aides diverses

Fonpeps 4 800,00 €
SOUS TOTAL 4 800,00 €

Ventes de billets

Récupération billetterie 15 200,00 €
SOUS TOTAL 15 200,00 €

Co-production Anthistène

Co-production Bureau Antisthène 11 700,00 €
SOUS TOTAL 11 700,00 €

Proarti

Financement participatif proarti 4 000,00 €

TOTAL

TOTAL 40 000,00 €

P R E S S E

« En réalités, un spectacle d’intérêt général »

Le Monde

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« Retenez bien le nom de cette compagnie et de toute l’équipe dont les noms vont suivre : Anna Bouguereau, Julien Breda, Margaux Grilleau, Adrien Guiraud, Vincent Steinebach, Judith Zins, car on risque d’en entendre parler longtemps et en bien ! Ils sont à l’origine de En réalités, un spectacle choral, adapté d’une œuvre de Pierre Bourdieu : La Misère du monde. Et de misère, il va en être question… »

Inferno magazine

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« La théâtralité de ce spectacle documentaire et politique réussit à nous montrer avec simplicité et fluidité la violence incommensurable de la réalité d’un déterminisme social qui ravage en toute impunité et construit un sous-prolétariat qui vit peu à peu au-delà des frontières de la société. »

Spectatif

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« Boum, la claque. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas vu une telle qualité de jeu sur scène. Oserais-je dire que c'était, et de loin, les meilleurs comédiens que j'ai vu sur les planches jusqu'à présent pour la saison 2018-2019? Le discours est d’une fluidité naturelle, les dialogues vécus et non déclamés. Pas non plus de clichés dans la diction, et notamment pas de faux accents qui peuvent donner un air risible ou ridicule mais des phrasés, un parlé qui donne à entendre une réalité. Bref, une impression générale de vrai. »

Les Rats de Planches

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« Ils ont tout récemment reçu les prix conjoints du jury et du public du Théâtre 13 parisien, ils seront présents bientôt au renommé festival Théâtre en mai à Dijon. Ces récompenses ne sont pas volées, car En réalités, créé en juin, a la modestie des premiers travaux (sans esbroufe, fabriqué avec des bouts de ficelle) et l'ambition de ceux qui montent sur scène avec un réel propos à défendre (ce n'est pas si courant) »

Le petit bulletin

Contreparties

Votre nom sur la grande liste des remerciements à tous ceux sans qui Avignon n'aurait pas été possible

pour 20,00 € et +

0
ARTINAUTES

100
DISPONIBLES

Notre reconnaisse éternelle

Un flyer avignonnais dédicacé

pour 50,00 € et +

1
ARTINAUTE

99
DISPONIBLES

Notre reconnaissance éternelle

Un verre avec l'équipe sur la Place des Corps Saints

pour 100,00 € et +

1
ARTINAUTE

99
DISPONIBLES

Notre reconnaissance éternelle

Un invitation pour voir En réalités

pour 200,00 € et +

2
ARTINAUTES

48
DISPONIBLES

Notre reconnaissance éternelle