Mécénat

Dans la République du bonheur à Avignon
Aidez-nous à aller au festival d'Avignon cette année !

Collecte Réussie


| ARTS DE LA SCÈNE
| Paris
| DIFFUSION

7 002,00 €

6 535,00 € demandés

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Recommandent
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107%

Présentation du projet



Pour gagner en visibilité auprès de la presse et des diffuseurs, nous voulons emmener notre projet de théâtre musical Dans la République du bonheur de Martin Crimp au festival d'Avignon cette année. Et vous pouvez nous y aider !



QUI SOMMES NOUS ?

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La Compagnie Satin Rose est une jeune compagnie parisienne qui défend une vision artistique singulière, associant un théâtre de texte, exigeant et contemporain, avec des esthétiques outrées queer et kitsch, en faisant la part belle à l'interdisciplinarité (création musicale originale, musique live, danse, vidéo). Elle a été créée en 2015 sous l'impulsion de Camille Saintagne à l'occasion d'une adaptation cabarétique des Bonnes de Jean Genet. Après un an de mise en suspens, la compagnie a souhaité se réunir de nouveau en septembre 2017 pour monter le texte de Martin Crimp Dans la République du Bonheur. La compagnie se développe et se structure, en accueillant en son sein sept nouveaux comédiens, mais aussi une administratrice/productrice et deux costumières.

Équipe : Camille Saintagne, Daniel Baldauf, Ninon Leyshon, Louise Cassin, Moïra Dalant, Lise Moreau, Pablo Gallego, Cécile Oquendo, Henry Lemaigre, Victor Pitoiset, Anouk Pellet, Anna Salles, Mathilde Ozanam.

(pour plus d'informations (bios...), vous pouvez cliquer sur l'onglet "Équipe"



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LE PROJET

C'est en novembre 2017 que nous avons mis en branle un projet ambitieux avec huit comédiens sur scène plus un musicien/compositeur : porter au plateau Dans la République du bonheur de Martin Crimp. Ce texte de théâtre musical constitué de sept chansons terriblement actuel, engagé, complexe et passionant est le moteur de ce projet, sa motivation première.

Pour permettre à cette mise en scène de rencontrer des diffuseurs, des programmateurs de théâtre, avoir des retours presse qui étofferont notre dossier de diffusion et donneront de la légitimité à ce projet, Avignon nous semble un passage obligé. En effet, pour qu'un projet d'une telle envergure fonctionne (9 artistes sur scène) et perdure sur le long terme, il doit être acheté par des théâtres ou des structures de diffusion.

Mais Avignon est aussi un terrain miné où de nombreuses compagnies viennent s'échouer. On tient réellement à ce que ce projet fonctionne car la dynamique de groupe est très bonne et que ce texte nous tient à coeur. Ainsi, nous faisons appel à vous pour que cette aventure soit possible mais aussi qu'elle se déroule dans les meilleures conditions d'un point de vue financier, moral et artistique (les trois étant intrinséquement liés).



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LE TEXTE

C'est Noël, Maman, Papa, Grand-mère, Grand- père, Debbie, Hazel dégustent la dinde, baignés par les lumières du sapin artificiel. Les discussions se font tantôt convenues et tantôt acerbes jusqu'à ce qu'apparaisse subitement l'Oncle Bob. Ce qui débutait comme un vaudeville se transforme bien vite en une satire trash et musicale, une réflexion sur notre vision du bonheur dans nos sociétés occidentales. Plongés dans une dramaturgie déstructurée qui emprunte à la Divine Comédie ses trois parties (l'Enfer, le Purgatoire et le Paradis), nous sommes confrontés aux vices de ces personnages. Le microcosme de la bulle familiale devient le miroir de la société : ses névroses, ses obsessions, sa violence. Ce texte est constitué de sept paroles de chansons que nous interpréterons en live sur une musique composée par Victor Pitoiset.

Crédit : Louise Courtel

Acte II, tableau 5, « La liberté d'être bien + vivre pour toujours »

  • ⁃ Je suis passé à autre chose. J'ai l'air bien. Je regarde dans le miroir : j'aime ce que je vois.

  • ⁃ J'ai l'air bien. Je mange.

  • ⁃ Je mange du chocolat. Je mange des

    crèmes glacées. Je fais de l'exercice.

    Je regarde dans le miroir : pas mal !

  • ⁃ Je mange un légume. C'est un bon légume. Je mange un morceau de

    viande.

  • ⁃ Je mange de la viande. Je mange un

    légume, je fais de l'exercice, je regarde dans le miroir, j'aime ce que je vois.

  • ⁃ Je mange, je regarde, je vérifie

  • ⁃ Je vérifie mon poids

  • ⁃ Je vérifie mon allure

  • ⁃ Je vérifie mon chocolat : oui le

    chocolat est toujours là.



CALENDRIER

SORTIES DE RÉSIDENCE
Sortie de résidence au DOC !, 75019 (travail en cours) : Vendredi 2 février 2018, 20h
Sortie de résidence à Mains d’Oeuvres, Saint Ouen : Lundi 5 mars 2018 15h

REPRÉSENTATIONS

5,6,7 avril 2018 : Théâtre de Ménilmontant
Avril/mai/juin 2018 : 2 dates à Mains d’Oeuvres, Saint Ouen, Saison 2017/2018 (dates à re-préciser)



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NOTE D'INTENTION MISE EN SCÈNE

Influences et point de départ

J'ai découvert le texte de Martin Crimp à Montréal en janvier 2016 alors que je suivais un cours de direction d'acteur avec Denis Marleau. J'ai lu La Ville dans le cadre de mes recherches pour l'atelier et, dos à dos, sur le rayon de bibliothèque, il y avait Dans la République du bonheur. C'était une période où l'état d'urgence était fortement critiqué en France et on en percevait distinctement l'écho au Québec. Ce même Québec qui, en comparaison apparaissait comme la terre promise, terre d'accueil des migrants, avec son taux de criminalité au plus bas et ses habitants toujours souriants, bref une véritable République du bonheur. J'avais par ailleurs assisté, très peu de temps auparavant à un colloque dans lequel une jeune chercheuse avait prôné la dépression comme outil de résistance au capitalisme et aux valeurs bourgeoises de manière générale. C'était une idée étonnante qui m'a beaucoup ébranlée. On ne sait jamais trop ce qui nous pousse à nourrir une curiosité soudaine pour telle ou telle chose mais ces éléments ont sans doute été le terreau favorable à la découverte de l'oeuvre. Le titre m'a donc interpellé instantanément. Finalement, après avoir tant travaillé sur Genet, Crimp est apparu comme une évidence, une suite logique et nécessaire.

Questionnement

Qu'est-ce que ne pas avoir sa place dans une société ? dans une famille ? Il existe ceux qui sont à leur place, ceux qui restent, ceux qui font partie de la famille, ceux qui sont dans la lumière, ceux qui mangent la dinde et puis il y a ceux qui partent, qui sont de passage, qui sont dehors dans la voiture, qui sont des éléments périphériques, molécules indépendantes, ceux qui n'ont pas leur place.
Dans la République du bonheur nous intéresse car ce texte joue avec la notion de limite et questionne donc la marge. Il met en scène les codes de la société bourgeoise, la performance douteuse du bonheur familial.

Ce bonheur nous l'exhibons à la manière d'un soap américain ou d'une pub Moulinex, nous en grossissons les contours pour que la peinture craquelle peu à peu.
Mais de quelle société parle-t-on exactement ? Nous avons choisi de voir en cette scène familiale une forme de dystopie. Du monde extérieur on ne voit rien. L'électricité est devenue chère au point qu'une famille bourgeoise ne se permet pas d'allumer les lumières de leur salle à manger. On peut donc projeter la vision d'un monde où les ressources premières viennent à manquer cruellement, où le désir et les sentiments font défaut et où l'alimentation est devenue une obsession, le tout contrôlé par un État fort qui prône le bien-être et la réussite personnelle.



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COSTUMES ET SCÉNOGRAPHIE

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Conception et croquis : Anna Salles


"Journée. Noël, Perdu dans l'espace, un petit arbre artificiel avec des lumières. La famille est réunie – Maman, Papa, Grand-mère, Grand- père, Debbie, Hazel. Papa fixe Debbie. Silence. »


L’espace - visuel et sonore - s'inspire des pubs des années 60 et de l'engouement futuriste des années 80 mais pour créer un espace-temps indéfini dans une société imaginaire, miroir grossissant de la nôtre. Cette société, c'est peut-être celle que décrit Grand- mère, une société où est en train de naître « une nouvelle espèce d'être humain magnifique, qui ne serait peut-être même plus humain du tout », une société où l'on peut réserver des séjours sur la Lune.

Coté jardin, un sapin en aluminium, de ceux qui se vendaient aux États-Unis dans les années 60, agrémenté d'une roue de couleur qui projette sur ses épines artificielles une lumière diffuse et changeante. Au centre du plateau une table avec une nappe, une dinde, des couverts en argent. En arrière scène une porte vitrée, la salle de bain.

Les costumes sont outrés et dichotomiques : majoritairement du bleu pour les garçons et du rose pour les filles dans des vêtements qui pourraient sembler être des uniformes. Le spectateur ne doit pas pouvoir trancher. Les femmes (grand-mère et maman) ont des « choucroutes capillaires » inspirées de celles du groupe B'52s.

La volonté n'est donc pas de créer une atmosphère réaliste mais bien une forme de fantasmagorie aux couleurs et matières criardes et kitsch : du bleu, du rose, de l'aluminium.



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MUSIQUE LIVE

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Le texte est composé de sept chansons. Nous avons fait appel à un compositeur qui a travaillé en étroite collaboration avec la metteuse en scène dans le but de créer sept parties musicales qui s’intègrent à l’argument de l’oeuvre. La musique est jouée live par un guitariste -pianiste - chanteur qui a aussi sur scène un philacorda (orgue synthétiseur) des années 60 et quelques pads pour lancer des boîtes à rythmes et des samples. Les comédiens sont aussi chanteurs et prennent en charge les paroles. L’esthétique de la musique est résolument kitsch. Du kitsch assumé des B'52's au kitsch involontaire de C. Jérôme.

Nous interprétons ces chansons comme des comptines trash, dont l'esprit chants de noël guillerets et légers contraste avec les paroles cyniques et virulentes. De nombreuses chansons des années 80 suivaient d'ailleurs ce modèle . On pense notamment à la chanson « Voici les clés » (1976) de Gérard Lenorman, chanson injustement sous-estimée, dotée de paroles affreusement tristes chantées sur un air très joyeux.

Ces parties chantées s'accompagnent de chorégraphies inspirées de celles des Scopitone (juke box affublés d'un écran souvent présents dans les bars).

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Dans la République du bonheur
de Martin Crimp / Traduction Philippe Djian* Théâtre musical / à partir de 14 ans
1h40

Mise en scène -

Camille Saintagne

Avec -

Daniel Baldauf Moïra Dalant Ninon Leyshon Lise Moreau Henry Lemaigre Cécile Oquendo Pablo Gallego Louise Cassin

Composition et musique live -

Victor Pitoiset

Coproduction -

Compagnie Satin Rose
Lieu Mains d’Oeuvres
Fond social européen
« Initiative pour l’Emploi des Jeunes »
DOC !

Chargée de production et administration -
Anouk Pellet

Création à Paris - 2018


A quoi sert l'argent collecté

L'argent collecté servira majoritairement à prendre en charge la location du théâtre et le logement à Avignon. En effet, ce sont deux dépenses tout à la fois importantes et pressantes. La réservation de la salle tout d'abord se fait bien en amont du festival car les directeurs de théâtre doivent avoir bouclé leur programmation en mars. En réalité, certains l'ont déjà terminée dès septembre 2017 ! Nous avons donc déjà envoyé un chèque de réservation au Théâtre du Vieux Balancier. Par ailleurs, en ce qui concerne le logement les prix flambent à l'approche du printemps et ce uniquement sur le mois de juillet.

Le deuxième poste de dépense sera le paiement des droits d'auteur. Nous tenons et nous sommes tenus de reverser, en fonction des entrées et de la jauge de la salle, une partie des recettes au traducteur Philippe Djian et à l'auteur Martin Crimp via la SACD.

Le reste des fonds servira à prendre en charge l'aspect technique et logistique de la représentation (emploi d'un régisseur son/lumière, transports...). Travailler dans de bonnes conditions et être entre de bonnes mains est essentiel dans un environnement comme celui d'Avignon.

 

Au final, cet argent sera une vraie aide à la diffusion de ce spectacle qui pourra ainsi aborder sans peurs (du moins pas financières) le mois à Avignon. Nous sommes encore en attente de réponses concernant les subventions et la compagnie a déjà épuisé ses fonds propres pour l'achat de costumes et de certains éléments de la scénographie. Dans cette phase de transition et d'attente incertaine, le financement participatif est un réel besoin, justifié et réfléchi


Montant de l'appel à dons

6 535,00 €

Montant global

9 885,00 €

Dépenses

Désignation Montant

LOCATIONS

Location salle 2 750,00 €
Location logements pour 10 pers. 4 000,00 €
SOUS TOTAL 6 750,00 €

DROITS D'AUTEUR ET TAXES

Droits d'auteur 600,00 €
TVA sur la billeterie 165,00 €
SOUS TOTAL 765,00 €

COMMUNICATION

Imprimerie tract et affiches 300,00 €
SOUS TOTAL 300,00 €

TECHNIQUE

Salaire technicien son/lumière 500,00 €
SOUS TOTAL 500,00 €

LOGISTIQUE

Transport décor 250,00 €
Transport comédiens 500,00 €
Petit matériel 20,00 €
Défraiement nourriture comédiens 600,00 €
SOUS TOTAL 1 370,00 €

AUTRES

Imprévus 200,00 €
SOUS TOTAL 200,00 €

TOTAL

TOTAL 9 885,00 €

Recettes

Désignation Montant

RECETTES BILLETERIE

Recettes Ménilontant 750,00 €
Recettes Avignon 2 600,00 €
SOUS TOTAL 3 350,00 €

SUBVENTIONS (en cours)

FSDIE - Sorbonne Nouvelle (en cours) 0,00 €
DGCA - Composition de musique originale 0,00 €
SOUS TOTAL 0,00 €

Proarti

Financement participatif proarti 6 535,00 €

TOTAL

TOTAL 9 885,00 €

UNE ESTHÉTIQUE « CAMP » POUR CRIMP

« Many things in the world have not been named; and many things, even if they have been named, have never been described. One of these is the sensibility -- unmistakably modern, a variant of sophistication but hardly identical with it -- that goes by the cult name of "Camp."


A sensibility (as distinct from an idea) is one of the hardest things to talk about; but there are special reasons why Camp, in particular, has never been discussed. It is not a natural mode of sensibility, if there be any such. Indeed the essence of Camp is its love of the unnatural: of artifice and exaggeration. »
Susan Sontag, Notes on camp.

Le « camp » est une sensibilité qui pousse à voir le monde comme un phénomène esthétique. C'est un amour profond pour tout ce qui comporte un certain degré d'esthétisme, de stylisation mais qui échoue d'une manière ou d'une autre à atteindre sa cible. Il n'y a qu'à lire La Pièce de Martin Crimp pour se rendre compte que l'auteur, sorte de double diabolique de Crimp, semble en permanence spectateur de sa propre vie, observateur perpétuel du monde, des gens qui deviennent de gros insectes qui « vibrionnent » autour des pubs et des bars comme autour de « nids sur le point d'essaimer », de sa propriété qui se présente assemblant la belle façade bourgeoise et « les miettes et les tâches » de sa relation amoureuse. La vie est considérée esthétiquement que ce soit le son agréable voire apaisant de la chasse d'eau lorsque le réservoir des toilettes se remplit ou les rais de lumière qui strient la table de la cuisine, le fracas de la vaisselle brisée sous le coup de la colère. L'idéal n'est alors pas la beauté et les catégories même du vrai, du bien, du beau sont remises en question. Le slogan du « camp » pourrait être « it's good because it's awful...*».

*"C'est beau car c'est affreux'' *La Pièce, Martin Crimp

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Contreparties

Une affiche du spectacle

pour 20,00 € et +

10
ARTINAUTES

40
DISPONIBLES

Une affiche du spectacle avec la mise en scène photographique de notre famille parfaite réalisée par un photographe pro et une graphiste.

Un pin's avec le logo kitsch de la compagnie + une affiche

pour 30,00 € et +

17
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33
DISPONIBLES

Un pin's aux couleurs de la compagnie et son magnifique logo kitsch + une affiche du spectacle

Une photo de famille vintage qu'on aura soigneusement choisie pour vous + un pin's

pour 40,00 € et +

4
ARTINAUTES

6
DISPONIBLES

On écume les brocantes et on tombe souvent sur des photos de famille rigolotes et kitsch, on vousen offre une plus un pin's !

Un fichier MP3 avec les sept chansons du spectacle composées par le musicien et chantées par les comédiens (enregistrées en studio) + une affiche ou un pin's au choix

pour 50,00 € et +

6
ARTINAUTES

44
DISPONIBLES

Les sept chansons du spectacle dans vos oreilles, composées par Victor et chantées par les comédiens (possibilité de les mettre sur CD sur demande) + une affiche avec tous les comédiens dans une mise en scène photographique ou un pin's

Une invitation à manger avec les membres de la compagnie + les chansons du spectacle

pour 70,00 € et +

1
ARTINAUTE

4
DISPONIBLES

Nous allons organiser un repas de famille en ton honneur et nous serons tes hôtes ! Tu pourras aussi en attendant de te metrre àtable shaker de la tête sur la musique composée par Victor notre musicien !

Le poulet rôti

pour 100,00 € et +

3
ARTINAUTES

17
DISPONIBLES

Une invitation à l'une de nos sorties de résidence au DOC ! ou à Mains d'Oeuvres + une invitation pour une des dates du spectacle + les chansons du spectacle.Venez assister aux différentes étapes du projet et voir le projet final !

Le spécial cheese cake

pour 250,00 € et +

1
ARTINAUTE

1
DISPONIBLES

Toutes les contreparties précédentes + une invitation VIP à une répétition de la compagnie + une vidéo dédicace où on vous dit merci avec toute l'équipe !

Toutes les contreparties précédemment citées

pour 500,00 € et +

2
ARTINAUTES

2
DISPONIBLES

Vous êtes mécènes du projet et nous vous en sommestrès reconnaissant. Votre nom ou logo d'entreprise apparaitra sur nos visuels et supports de communication et vous pourrez recevoir, si vous le souhaitez, toutes les contreparties précédentes.