Mécénat

Viols de guerre, 70 ans d'histoire d'une arme taboue
Un film documentaire de Danièle Alet

Par: proarti

Collecte Réussie


| AUDIOVISUEL - CINÉMA
| Paris
| PRODUCTION

5 645,00 €

5 000,00 € demandés

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Présentation du projet

Viols de guerre, 70 ans d’histoire d’une arme taboue est une investigation documentaire inédite évoquant les viols, les tortures et l’esclavagisme sexuel à partir de la Seconde Guerre Mondiale. Un travail de mémoire et d’analyse qui a pour but de dénoncer ces viols massifs devenus aujourd’hui de véritables armes de destruction.

LE PITCH

Viols de guerre, massifs… « Dégâts collatéraux inévitables », ces viols sont désormais des armes de guerre et d’épuration. Des crimes contre l’humanité que le Tribunal pénal international cherche à condamner au plus haut niveau (en témoigne la condamnation sans précédent en 2016 du vice-président congolais Jean-Pierre Bemba), tandis que se libère la parole des femmes sur les abus sexuels.

Des Berlinoises violées en 1945 aux massacres sexuels du Corps expéditionnaire français en Italie, des esclaves sexuelles de l’armée nipponne aux camps de viols en Bosnie jusqu’aux mutilations sexuelles en RDC et au Rwanda, cette investigation révèle 70 ans d’histoire taboue d’une arme masculine, collective et perverse qui dit désormais son nom. Et sa malsaine fonction.

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PRÉSENTATION DU FILM

Viols de guerre... Viols massifs...

Ces mots terrifiants hantent désormais régulièrement l’actualité internationale entre attentats et massacres de civils. Longtemps pourtant, ils sont restés non-dits, occultés, tapis dans un silence tolérant de « butin de guerre » et autre « dégât collatéral inévitable » en zones de conflits...

Aujourd’hui, le masque tombe.

Les alertes à la communauté internationale du chirurgien Denis Mukwege, prix Sakharov 2014, le procès sans précédent intenté par le Tribunal pénal international à l’ex vice-président congolais Jean-Pierre Bemba condamné en 2016 en tant que chef militaire pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité pour les viols et meurtres commis par ses soldats en Centrafrique, finalement acquitté pour preuves insuffisantes, notamment de sa présence sur le terrain, et la récente vague libératoire de la parole des femmes sur les abus sexuels, permettent désormais de qualifier ces viols massifs pour ce qu’ils sont réellement devenus : une arme de guerre capable d’anéantir des familles entières, doublé d’une arme d’épuration ethnique. Des crimes « de domination, de souillure et de profanation » écrira Roy Gutman, prix Pulitzer 1993, le premier à avoir dénoncé les viols systématiques, les camps de concentration et l’objectif de nettoyage ethnique durant la guerre d’ex- Yougoslavie.

Ce documentaire va retracer une guerre parallèle et sale qui s’est répandue sur tous les territoires de conflits depuis la seconde partie du 20ème siècle et continue à se propager.

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LE PORTEUR DU PROJET

Danièle Alet - Auteur-Réalisatrice, Chef de projet éditorial

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QUELQUES ARTICLES DE PRESSE SUR SES FILMS PRÉCÉDENTS

Sois juge...et Tais-toi ? - Le Figaro

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Centre spécial pour filles rebelles - Télérama

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Aux oubliés de la canicule - Télérama

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NAISSANCE DU FILM

Il y a des années déjà, j’ai lu “Une femme à Berlin”, livre choc sur les viols quotidiens commis sous l’occupation russe, édité aux Etats-Unis en 1954 et traduit en français en 2006 seulement. Un cri plus qu’un écrit, rédigé par une victime allemande sous forme de journal entre le 20 avril et le 22 juin 1945, et dont on comprend vite à sa lecture pourquoi l’auteur avait alors fait le choix d’une signature anonyme... C’est d’ailleurs après son décès que l’on apprendra que cette « Femme à Berlin » était journaliste et s’appelait Martha Hillers. Esclave sexuelle des soviétiques conquérants, elle symbolise depuis le calvaire quotidien des milliers de femmes violées dans la capitale allemande au printemps 1945 (photo ci-dessus).

Son témoignage alors unique, détaillé, puissant de réalité, ces mots violents, rarement exprimés à l’époque, qu’elle confie chaque jour à son bout de papier pour se délivrer un peu des tortures sexuelles quotidiennes infligées par les soldats Russes avec le consentement de leurs supérieurs, sont restés à jamais gravés dans ma mémoire -et dans mes entrailles- de femme libre...

J’étais persuadée que ces crimes appartenaient au passé, à l’histoire avec un petit h, celle que l’on ne retrouve pas dans les livres scolaires...

Mais il y eu ces viols systématiques et ethniques dans les Balkans, en RDC, au Rwanda, puis plus récemment encore, ceux de l’Etat islamique, ces rumeurs persistantes de prisons de viols en Syrie, ces enlèvements massifs pour mariages forcés par le salafiste Boko Haram, surnommé le « Boucher en chef »...

Je ne pouvais imaginer que 70 ans plus tard, ces viols répétés et tabous, ces « dégâts collatéraux inévitables en zones de conflits », se transformeraient en une arme de guerre perverse parmi la plus répandue de la planète, une arme de destruction massive capable d’anéantir non seulement des familles, mais aussi des ethnies entières.

Comment cela a-t-il été possible ?

C’est la question que pose cette investigation documentaire historique.

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POURQUOI CE FILM?

© Rue des Archives

Sur la base des travaux de chercheurs, d’historiens et de spécialistes, ce documentaire expliquera comment et pourquoi ces viols massifs se sont transformés en arme d’épuration et démontrera la faille qui permet à cette arme de continuer à se propager : la rareté des condamnations des chefs de guerre pour ces crimes sexuels et la peur de témoigner des victimes.

Pour Denis Mukwege, prix Sakavov 2014 lors du premier sommet mondial des viols de guerre : « Il est important que la communauté internationale réalise que c’est une menace pour l’humanité. Ces techniques sont utilisées dans tous les conflits et les femmes deviennent des cibles privilégiées. Le viol n’est pas nouveau, mais son ampleur, sa dimension massive en fait aujourd’hui la nouvelle arme de terreur ».

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"Aujourd’hui, nous faisons appel à vous principalement pour acheter des archives dont le coût est très élevé.

En dénonçant ces crimes, les victimes oseront s’exprimer sans peur et les coupables, surtout leurs chefs, pourront être officiellement poursuivis et condamnés pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité..."

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INTERVENANTS

Miriam Gebhardt - Historienne et écrivain, auteur de "Quand les soldats arrivèrent"

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Denis Mukwege - Medecin Gynécologue, lanceur d'alerte, prix Sakharov 2014

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Yoshimi Yoshiaki - Professeur d'Histoire Moderne, Fondateur du Centre de Recherches et de Documentation sur les responsabilités du Japon pendant la guerre

Et d'autres en cours...

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UN MOT SUR MC4 PRODUCTIONS

La société MC4 productions est spécialisée dans le documentaire d'histoire, de science et de découverte, elle accompagne également le film Viols de guerre, 70 ans d'histoire d'une arme taboue de Danièle Alet.


A quoi sert l'argent collecté

LE BUDGET

Le coût du film est élevé, 20 000€ sont destinés à l’achat d’archives. Ces archives, représentent environ 25 à 30 minutes (documentaire d’époque, journal filmé, photos, extraits de films) dans notre documentaire.

Avec ce montant, nous aurons le droit de diffuser dans le monde entier, sur tous les supports: télévision, vidéo, VOD, SVOD… pendant 10 ans.

5 000€ représentent donc un quote-part très important pour le poste d’archives. Le reste du financement est à 70% acquis notamment grâce à l’apport de la chaine de télévision «Toute l’Histoire».

Ainsi, si nous dépassons l’objectif, cela permettra de conforter notre budget et d’acheter davantage d’archives.


Montant de l'appel à dons

5 000,00 €

Montant global

115 654,00 €

Dépenses

Désignation Montant

ARCHIVES

Achat de droits 20 000,00 €
SOUS TOTAL 20 000,00 €

RENUMÉRATIONS

Droits Artistiques 10 600,00 €
Personnel 24 060,00 €
Interprétation 1 290,00 €
Charges sociales 15 620,00 €
SOUS TOTAL 51 570,00 €

TOURNAGE

Transport/Régie 5 350,00 €
Tournage 3 040,00 €
SOUS TOTAL 8 390,00 €

MOYENS TECHNIQUES

Post Production Pellicule Laboratoire 14 200,00 €
SOUS TOTAL 14 200,00 €

DIVERS

Imprévus 6 592,00 €
Frais généraux 12 612,00 €
Assurances 2 290,00 €
SOUS TOTAL 21 494,00 €

TOTAL

TOTAL 115 654,00 €

Recettes

Désignation Montant

Ventes Diverses (en cours)

Divers 10 000,00 €
SOUS TOTAL 10 000,00 €

TOUTE L'HISTOIRE (GROUPE AB) acquis

Apport 33 747,00 €
SOUS TOTAL 33 747,00 €

MC4 Productions

Apport MC4 12 562,00 €
SOUS TOTAL 12 562,00 €

CNC

Subventions 33 345,00 €
SOUS TOTAL 33 345,00 €

LCP (en cours)

Apport numéraire 6 000,00 €
SOUS TOTAL 6 000,00 €

DMPA (en cours)

Subventions 10 000,00 €
SOUS TOTAL 10 000,00 €

Proarti

Financement participatif proarti 5 000,00 €

TOTAL

TOTAL 110 654,00 €
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Contreparties

Un grand merci !

pour 10,00 € et +

2 ARTINAUTES

Un grand merci de la part de toute l'équipe !

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3,40 euros (après défiscalisation pour un particulier)

4,00 euros (après défiscalisation pour une entreprise)

Le Lien Viméo

pour 30,00 € et +

13 ARTINAUTES

Le lien viméo en avant-première + les contreparties précédentes.

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12 euros (après défiscalisation pour une entreprise)

DVD du film

pour 50,00 € et +

22 ARTINAUTES

Le DVD du film dédicacé + les contreparties précédentes

Un don de 50 euros vous coûtera finalement :

17 euros (après défiscalisation pour un particulier)

20,8 euros (après défiscalisation pour une entreprise)

Le nom au générique

pour 100,00 € et +

12
ARTINAUTES

8
DISPONIBLES

Le nom au générique + les contreparties précédentes.

Un don de 100 euros vous coûtera finalement :

34 euros (après défiscalisation pour un particulier)

40euros (après défiscalisation pour une entreprise)

Invitation à la projection du film

pour 200,00 € et +

1
ARTINAUTE

34
DISPONIBLES

Une invitation à la projection du film + les contreparties précèdentes.

Un don de 200 euros vous coûtera finalement :

68euros (après défiscalisation pour un particulier)

80 euros (après défiscalisation pour une entreprise)

Droit de visite au montage du film

pour 300,00 € et +

0
ARTINAUTES

15
DISPONIBLES

Droit de visite au montage du film + les contreparties précédentes.

Un don de 300 euros vous coûtera finalement :

102 euros (après défiscalisation pour un particulier)

120 euros (après défiscalisation pour une entreprise)