Mécénat
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Si près des Profondeurs
rencontre entre un marin, un réfugié du Darfour et une déesse de la mer

Collecte Réussie


| ARTS DE LA SCÈNE
| Paris
| PRODUCTION

2 330,00 €

1 400,00 € demandés

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166%

Présentation du projet

Si près des profondeurs met en scène un marin, un demandeur d'asile venu du Darfour et une déesse de la mer.

Fernanda Barth et Mathieu Saccucci dans une étape de travail en 2015 pour le Festival Lyncéus.

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L'histoire du projet


Un ancien marin de la marine marchande rencontre un enfant « échoué » là, venu du Darfour au Soudan.
Ensemble ils réinventent un monde fait de bateaux porteurs d’espoirs qui les ramèneraient vers les êtres aimés laissés en chemin. Tous les deux rencontrent une déesse de la mer qui leur promet de les sauver. Elle est témoin d’une autre vie possible.

Anti-héros, délaissés de la mondialisation, la rencontre de ces personnages autour de l’élément marin est comme une ronde, un conte moderne pour tous, avec en creux l’idée de réinventer le monde.

La première version du spectacle s’est jouée en plein air avec cette présence de la mer, immense et imprévisible. Nous devions jouer avec la marée. Elle décidait pour le spectacle.

Nous avons maintenant le désir de jouer cette nouvelle création en salle, afin de réin-venter la mer, dans son symbolisme, en tant que figure maternelle, enveloppante et dévorante, et de lui donner au plateau sa pleine dimension mystérieuse.

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Un conte sur la mer et la migration, entre fable et documentaire.

Si près des profondeurs aborde la question de l'exil, de la migration sous un angle plus métaphorique que dans les médias. Nous souhaitons parler de mondes intérieurs qui se rencontrent, et qui, confrontés à des obstacles, rencontrent une déesse de la mer qui leur ouvre les portes d'une autre vision du monde.

Le spectacle a été créé à partir d'interviews menés auprès de marins et d'un demandeur d'asile du Darfour.

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Une histoire d'aujourd'hui de marins...

Ce texte a été nourri de souvenirs et de témoignages de deux marins de la marine marchande et d’un Crieur dans les Côtes d'Armor, après un appel lancé dans les journaux de la région. Je les ai interrogés sur leur « vision » de la mer. Tous évoquaient un lien plus fort, plus direct à la mer, que les mutations de leurs métiers vers plus de réglementation, plus de modernisation, auraient fait perdre. Chacune de ces paroles fait état d’un désir de plus de poésie, de plus de rêverie, comme une nécessité vitale de sens.

marin: « L'idéal c'est d'être seul dans la mer. On fait partie de quelque chose. Moi j'appelle ça l'innocence du monde. C'est un peu comme si on était au moment de la création du monde. J'ai l'impression que je suis dans cette innocence, dans cet espèce de paradis. »

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...d'une déesse brésilienne de la mer : Yémenja

J’ai cherché une possibilité de confronter la parole du marin à une parole porteuse d’espoir. La figure de Yémenja, déesse de l’eau amenée par les Yorubas d’Afrique de l’Ouest au Brésil - puis associée à la Vierge Marie dans un syncrétisme propre à l’Amérique Latine - est une vraie figure populaire vénérée au Brésil lors des cérémonies du Candomblé en début d’année. Elle incarne à la fois la mère, la fertilité, la beauté. Dans la pièce, elle révèle au marin l’idée d'une nature profonde commune qui se trouverait dans les profondeurs de l'eau et du corps.

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...D'un jeune demandeur d'asile du Darfour.

Et puis l’été 2015 a suivi, et la vague de réfugiés a pris en Europe une ampleur sans précédent. Je me suis demandée ce que dirait Yémenja à un enfant venu de la mer, j’ai commencé à écrire des dialogues avec ce troisième personnage d’enfant réfugié. A Paris, j’ai fait la rencontre d'un jeune demandeur d'asile, Moussa, qui avait le désir de partager son histoire pour qu’elle soit entendue en France, et pour ne pas l’oublier, disait-il. A partir de ses récits, j’ai ajouté la voix de ce jeune homme à celle du marin et réécrit la pièce. Comme les paroles des marins que j’avais interrogés, son histoire était chargée d’histoires magiques et de poésie, révélant un point commun inattendu avec les marins que j’avais rencontré deux ans auparavant. A travers la pièce, j’ai eu envie de dire ce besoin de donner du sens et de la poésie pour supporter les douleurs de l’exil.

Moussa: « Pendant la traversée, le bateau s’est rempli d’eau. Un moment nous avions de l’eau jusqu’au cou, nous avons pensé que nous étions morts. Pendant longtemps après j’ai eu peur de l’eau. Comme si elle me collait à la peau. La première fois que j’ai pris une douche en Occident et que l’eau a surgi au-dessus de moi, j’ai couru en hurlant hors de la douche. J’étais terrorisé. »

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Calendrier de création

- 17 au 22 septembre 2018 - Résidence au Théâtre du voyageur à Asnières-sur Seine dans le cadre des Plateaux Solidaires d'Arcadi.

- 7 au 12 Octobre 2018 - Lecture du texte au Festival WPI (Women Playwrights International) - Santiago - Chili

- 15 au 20 Octobre 2018 - Résidence au Pocket Théâtre à Nogent sur Marne.

- 29 novembre 2018 à 15h45 et 30 Novembre 2018 à 14h30 - Présentation de la maquette à la halle au Cuirs - La Villette (Festival Scènes sur seine: https://scenessurseine.jimdofree.com)

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Pourquoi avons-nous besoin de vous?

Nous devons créer une maquette du spectacle pour fin novembre 2018, c'est-à-dire un extrait de 30 minutes que nous allons jouer fin novembre à la Halle aux Cuirs de la Villette, puis dans un deuxième temps, nous souhaitons, le spectacle.

Pour cette petite création, nous n'avons pas réussi à obtenir de soutien financier, or nous avons besoin d'éléments de scénographie ( nous allons fabriquer un praticable sur roulette pour figurer une jetée, des tissus pour la mer, etc) , d'achater des accessoires et des costumes. Nous avons besoin de vous pour faire exister ce spectacle!


A quoi sert l'argent collecté

Pour cette étape de travail, nous souhaitons créer une amiance sonore autour de la mer, à l'intérieur de laquelle les interviews menées auprès des marins et du demandeur d'asile pourrait s'intégrer, nous avons besoin d'éléments de scénographie (nous allons fabriquer un praticable sur roulettes pour figurer une jetée, des tissus pour la mer, etc), de petits accessoires pour recréer un rituel de Yémenja comme au Brésil (ci-joint des photos d'un vrai rituel en son honneur au Brésil ) et des costumes pour la déesse, le marin et le demandeur d'asile.

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Nous avons besoin de vous pour faire exister ce spectacle!


Montant de l'appel à dons

1 400,00 €

Montant Global

2 000,00 €

Dépenses

Désignation Montant

Décors

accessoires 300,00 €
construction d'un praticable et d'éléments de scénographie 500,00 €
SOUS TOTAL 800,00 €

costumes

Trois personnages dont une sirène 450,00 €
SOUS TOTAL 450,00 €

création musicale

enregistrement d'une courte BO 400,00 €
SOUS TOTAL 400,00 €

lumière

achat lumières ponctuelles 350,00 €
SOUS TOTAL 350,00 €

TOTAL

TOTAL 2 000,00 €

Recettes

Désignation Montant

Apport compagnie

Apport compagnie 600,00 €
SOUS TOTAL 600,00 €

Proarti

Financement participatif proarti 1 400,00 €

TOTAL

TOTAL 2 000,00 €

Contreparties

Merci

pour 10,00 € et +

1
ARTINAUTE

49
DISPONIBLES

Pour 10 euros et plus, nous vous envoyons nos remerciements sincères et une carte postale du spectacle signée par toute l'équipe

Merci beaucoup

pour 25,00 € et +

1
ARTINAUTE

39
DISPONIBLES

Pour 25euros et plus, nous vous envoyons un sac en tissu avec le dessin de l'affiche dessus ainsi qu'une carte signée par l'équipe.

Un grand grand merci

pour 50,00 € et +

1
ARTINAUTE

19
DISPONIBLES

Pour 50 euros et plus, on vous offre les contreparties précédentes ainsi que le texte relié envoyé chez vous

Merci du fond du coeur

pour 100,00 € et +

1
ARTINAUTE

14
DISPONIBLES

Pour 100 euros et plus, nous vous offrons les contreparties précédentes ainsi qu'une invitation à assister à la maquette le 29 et 30 novembre 2018