Mécénat
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Oh Maman !
de Stéphane Guérin

Collecte Réussie


| ARTS DE LA SCÈNE
| PRODUCTION

3 660,00 €

3 500,00 € demandés

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Présentation du projet

Oh Maman !

" FÉROCE ET DRÔLE.
Cette comédie offre une vision plutôt noire et résolument décapante de la famille."

" Stéphane Guérin a un talent sans bornes pour faire d'un événément triste
UNE BELLE COMÉDIE
DE FAMILLE. "

Tim, aîné d’une fratrie de quatre enfants, revient dans sa famille pour l’enterrement de sa mère. Il y retrouve ses deux sœurs Gwen et Gwlad et son petit frère Tom.

La condition sociale, les rancunes des uns, la jalousie des autres, la bêtise ou la méprise vont s’immiscer entre les frères et sœurs jusqu’à l’éclatement, jusqu’au bouquet final comique et déjanté qui éclaboussera les conventions – fussent-elles inattendues !

Qu’est-ce donc que la famille ? Une comédie où chacun joue son rôle ? Mais un jour pourtant, les masques tombent et avec eux, chacun tombe de haut. Et si, enfin, on en riait ?

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Scénographie © Marie Hervé.


Note de l’auteur

L’héritage infernal

Si l’on a l’esprit à faire des généralités, on peut dire que l’écriture est d’abord une fenêtre thérapeutique, qu’elle peut soigner et peut-être même guérir. Ce qui n’est pas tout à fait vrai mais ce qui n’est pas non plus complètement faux. Pas tout à fait vrai parce que l’on s’aperçoit très vite qu’une fois la pièce écrite - et même si cela est toujours une question de survie que d’écrire - il nous faut chaque fois repartir de zéro. Sisyphe en son temps n’aurait pas dit mieux. Comme si ce que l’on avait couché sur le papier ou sur l’écran lumineux d’un ordinateur, s’évanouissait dès que la pièce prenait vie sur un plateau. Pas tout à fait faux, parce que le temps de l’écrit, et même s’il peut parfois être perturbant, peut cautériser des plaies nouvelles ou des blessures an- ciennes.

Ici, le thème est universel mais le drame, le chagrin et le deuil sont personnels. Ils sont liés à l’intime. Perdre une mère est sans doute l’ultime épreuve dans une vie d’homme et c’est cette épreuve que j’ai essayé de transposer dans cette pièce - non pour alléger ma tris- tesse mais parce qu’il me fallait en passer par là pour comprendre ce qu’il s’était réellement passé et ce que j’avais inexorablement perdu.

Sous la comédie, féroce et vacharde, il y a l’amour d’un fils pour sa mère, les regrets et les moments de joie profonde. Il y a deux frères et deux sœurs qui se retrouvent pour organiser l’enterrement et si la comédie se joue là, le drame vient fendiller tous les faux-semblants. La famille. Le thème inépuisable de la famille parce que la famille c’est d’abord un panel de notre société. Il y a tout là-dedans, le meilleur et le pire, la trahison et la fidélité, le conflit et la trêve. Chaque fois qu’une sœur embrasse son frère, l’un des deux doit ressentir comme la pointe d’un couteau dans le dos, on pense d’abord que ça pique un peu mais l’entaille est profonde et au fil des fêtes, des mariages et des deuils, elle se creuse de plus en plus et cela finit par faire très mal. Est-ce que la fratrie est basée sur un mensonge plus ou moins consenti, admis comme tel ? Ou est-ce au contraire un lien si fort, si indéfectible, qu’il nous enchaîne et nous laisse des stigmates aux poignets.

Une femme meurt et c’est un tsunami, un raz-de-marée qui emporte tout sur son passage mais qui permet au fond de faire table rase du passé, tout ce qui ralentit, tous les non-dits, les insultes et les peurs.

Toutes mes pièces traitent de la famille - au sens le plus générique du terme. Sans doute parce qu’elle n’en finit pas d’ouvrir des fenêtres, que nous autres, auteurs, nous empressons d’enjamber pour voir ce qui se passe de l’autre côté. Car c’est de l’autre côté que cela se passe toujours. La terre et le ciel. La vie et la mort. La salle et la scène. En confiant la mise en scène à Guillaume Sentou, à son sens du rythme et du comique de situation, la pièce va trouver sa véritable musique. La filiation, quant à elle - et même si elle se cache parfois entre deux rosseries - viendra surprendre le spectateur là où il ne s’y attendait pas. C’est cette comédie noire, abrasive et émouvante que j’ai voulu écrire et Guillaume Sentou l’a bien compris en réunissant autour de lui quatre comédiens qui se connaissent si bien, qu’ils forment déjà une famille. La leur. La nôtre.

Stéphane Guérin

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Note du metteur en scène

Stéphane Guérin est un auteur dont le style déstructuré est difficile à mettre en scène. À mon sens, chaque mot choisi par l’auteur doit être à sa place et ici c’est un vrai casse-tête. Il écrit d’une manière très libre, sans ponctuation et si on s’en tient à ce qui est écrit, il est difficile voire impossible de le jouer normalement car il y a ce qui se dit et ce qui se pense et ce qui se joue.

Derrière ce qui semble être une énième pièce sur un enterrement se cache une histoire forte, personnelle, originale, poignante et férocement drôle.

En tant que metteur en scène, il m’est impossible de laisser des zones d’ombre, je dois donc trouver le moyen de rendre ce texte accessible à tous, sans en trahir le style. Je dois donc trouver ce qui me semble être juste afin que les acteurs y voient clair et que les spectateurs assistent à un spectacle cohérent.

Les personnages de SG sont très vrais, on s’en rend compte dès la première lecture. Ils nous rappellent tous quelqu’un que l’on connaît. Ils sont très différents, très complets et complexes. Ils sont frères et sœurs : le lien de parenté le plus proche (génétiquement parlant du moins) et pourtant si différent.

« Nous avons eu les même parents, la même éducation, nous sommes tous issus de l’amour d’un père et d’une mère... mais regardez-vous, regardons- nous. Est-ce qu’on se ressemble ? » scande Tim poussé à l’excès par ses sœurs cruelles et son frère lunaire. Ils sont justes, ils sont vrais, ils sont cruels, ils sont drôles (souvent malgré eux) ils sont formidablement... humains. La famille quoi.

Comme chez tous les bons auteurs, on descelle une histoire personnelle mais son talent rend la pièce très universelle. Ce n’est pas un règlement de compte personnel mais une pièce originale. Ses personnages sont sans limites, sans filtres, vulgaires pour certains, cyniques pour d’autres. Ils vont là où personne n’ose vraiment s’aventurer (surtout en famille)... Il dégaine des vérités destructrices qui rendent leurs rapports très conflictuels mais surtout très drôles. C’est si rare de voir des gens parler tout haut.

Jouer la comédie c’est comme dans la vie mais un cran au-dessus. Les caractères trempés, les situations fortes, les dialogues acides et les situations dramatiques donnent une pièce explosive où alternent le drame et la comédie typique des comédies anglaises que j’affectionne particulièrement (Quatre mariages et un enterrement de Mike Newell / Joyeuses funérailles de Franck Oz).

On pourrait croire que la pièce parle du deuil mais j’y vois un autre sujet : la « comédie de la famille ». On ne choisit pas sa famille... et vice versa.

Dans les grands événement familiaux : noël, mariages, enterrements, tout le monde a un rôle à jouer et ça ne joue pas toujours juste. Là il faut être heureux, là il faut être triste. Très vite cela amène une mascarade où personne n’est naturel tant la pression est forte.

C’est vrai ! Pourquoi jouer à être unis et heureux une fois par an alors que le téléphone peine à sonner le reste de l’année ? Si on regarde la réalité en face, aussi laide soit-elle, l’objectivité ne vaut-elle pas mieux que le mensonge ?

Ces frères et sœurs savent bien ce qu’ils pensent les uns des autres mais à l’occasion de l’enterrement de maman, chacun semble décidé à jouer son rôle. Par respect, ils portent leurs masques encore quelques temps.

Mais que se passe-t-il quand trop de choses ont été gardées sous silence ? Quand ceux qui sont partis ont réussi alors que celles qui sont restées ont tout sacrifié sans jamais rien recevoir en retour ? L’injustice, les frustrations, la vérité ne peuvent qu’éclater. Mais l’heure est au recueillement pas au règlement de compte... quoique ?

C’est un sujet dramatique traité par des personnages très colorés. Le contraste de leurs natures, leurs échanges par rapport à la situation sont tellement décalés qu’on assiste à une comédie féroce irrésistible comme dans Un air de famille de Bacri et Jaoui.

Quand on perd notre dernier parent, il semble qu’on soit à la fois plaqué au sol par une trop lourde réalité comme un enfant perdu au milieu d’un champs de ruine. Et malgré ça, on ressent une légèreté ascensionnelle que (croyant ou pas) l’on pourrait prendre pour de la spiritualité. Le choix de mon décor s’inspire de ces états contradictoires.

Je préfère suggérer les lieux plutôt que d’imposer une trop grande réalité. Le plus important ici, ce sont les personnages et ce qu’ils traversent. Plus le décor est suggestif, plus les personnages ressortent.

Des éléments géométriques informes jonchent le sol et peuvent servir à de multiples tâches : canapé, table, chaises, voiture etc. Ces éléments pourront être déplacés, empilés par les acteurs au gré des besoins de chaque tableau symbolisant la volonté de certains d’essayer de « recoller les morceaux ».

Une sorte de chaos visuel lourd et dense avec lequel les personnages vont devoir composer. Cela fait écho à leur état intérieur.

En fond de scène, 3 tulles tendus donneront un aspect léger et spectral aux tableaux. On y projettera de la vidéo pour habiller les différents lieux ou on les utilisera en transparence au besoin.

Je joue aussi avec des effets de lumière pour rompre avec le réel et montrer ce que les personnages pensent tout bas. Dans l’écriture de SG, une partie du « sous-texte » doit y être joué. En isolant les répliques pensées, je permets au spectateur d’être en phase totale avec l’état intérieur du personnage tout en gardant une logique narrative.

Guillaume Sentou

Scénographie © Marie Hervé.

#OhMaman

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Photos des répétitions

Oh Maman ! Alysson Paradis et Rudy Milstein

Photo © Charly Reux.

La presse en parle...

Théâtral magazine 81 - Janvier 2020


Le Parisien - Le 6 janvier 2020


A quoi sert l'argent collecté

L'argent collecté servira à la production du spectacle "Oh Maman". 


Montant de l'appel à dons

3 500,00 €

Montant Global

99 985,00 €

Dépenses

Désignation Montant

Salaires

Artistes-interprètes 49 851,00 €
Personnel artistique 5 528,00 €
Attaché de presse 2 355,00 €
Personnel administratif 1 525,00 €
Charges 7 495,00 €
Personnel technique 1 300,00 €
SOUS TOTAL 68 054,00 €

Autres

Location Matérial 3 000,00 €
Assurances 1 500,00 €
Décors 5 000,00 €
Costumes 1 500,00 €
Publicité, promotion 15 000,00 €
Frais de régie 2 431,00 €
Frais de production 2 000,00 €
Autre dépense 1 500,00 €
SOUS TOTAL 31 931,00 €

TOTAL

TOTAL 99 985,00 €

Recettes

Désignation Montant

Financement

Recette co-réalisation 28 951,00 €
Apports garantis 10 000,00 €
Corpoduction 20 000,00 €
Subvenion 30 035,00 €
SOUS TOTAL 88 986,00 €

Proarti

Financement participatif proarti 3 500,00 €

TOTAL

TOTAL 92 486,00 €

Contreparties

Merci

pour 10,00 € et +

0 ARTINAUTES

Un grand merci de la part de la Compagnie du Out !

Tarif préférenciel

pour 30,00 € et +

0 ARTINAUTES

La Compagnie vous remercie et vous offre un tarif préférentiel pour venir voir Oh Maman !

Dédicace

pour 60,00 € et +

0 ARTINAUTES

La Compagnie vous remercie et vous offre un tarif préférentiel pour venir voir "Oh Maman !" et vous propose de venir à une séance de dédicace de l'auteur !

Rencontre

pour 100,00 € et +

1 ARTINAUTE

La Compagnie vous remercie et vous offre un tarif préférentiel pour venir voir "Oh Maman !", vous propose de venir à une séance de dédicace de l'auteur et de rencontrer toute l'équipe du projet !

Cercle des amis de la Compagnie

pour 200,00 € et +

0 ARTINAUTES

Toutes les contreparties précédentes !

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