Ô Cieux vides
Court métrage d'animation

J -69


| AUDIOVISUEL - CINÉMA
| PRODUCTION

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Présentation du projet

Ô cieux vides (titre provisoire)

Adam, adolescent lyonnais, se retrouve dans l’arrière-cour d’une usine un bel après-midi de printemps. Il rencontre Bruno, un « ouvrier » qui prend la pause. Adam est donc le nouvel interprète demandé par la direction. Dans cet endroit si particulier, la venue d’Adam interroge, interpelle, mais cette nuit, c’est une tout autre visite qui inquiète le contremaître et son équipe…

Un court métrage en animation de synthèse mettant en scène une histoire et des personnages inspirés de faits réels. La reproduction, quasi à l’identique, d’un lieu de mémoire aujourd’hui en ruines, témoin d’une des plus grandes tragédies de notre humanité. Une volonté également d’exposer, à travers une « visite guidée » et respectueuse de la mémoire, l’un des rouages de la mécanique meurtrière décidée par l’une des nations les plus évoluées de son époque.

Un financement participatif pour accélérer la dernière phase de production et permettre au court métrage une sélection au festival international du film d’animation d’Annecy en juin 2022.

Les « Sonderkommandos», ces «porteurs de secret »

Longtemps accusés de complicité, souvent conspués, placés au cœur d’un système inédit de mise à mort immédiate de centaines de milliers d’êtres humains, les Sonderkommandos ont pourtant été les témoins ultimes du programme de destruction systématique des juifs d’Europe.

Dans les « rouleaux » presque « bibliques » d’écrits enfouis et retrouvés dans les quatre principaux « krematoriums » et les témoignages des rares survivants qui ont pu profiter de la confusion des derniers jours du complexe mortifère d’Auschwitz-Birkenau, on y découvre, sans les fards de la littérature romancée, l’impossible récit de la destruction planifiée, systématique, méthodique de notre humanité.

Au-delà de l’horreur banalisée, les krematoriums et les fosses d’Auschwitz Birkenau sont des lieux qu’aucune exception, aucun geste de mansuétude, aucun « miracle » ne vint jamais troubler la mécanique précise et ultra performante de mise à mort massive. Des bourreaux ordinaires — rarement des monstres, aux victimes et jusqu’aux esclaves travailleurs de l’usine de mort, tous doivent obéir aux « ordres » sans que rien ni personne, ne serait-ce qu’un seul instant, ne puisse entraver le cycle d’abattage routinier. Des ordres jamais explicités, mais que des milliers d’exécutants à tous les échelons de l’idéologie nazie ont parfaitement entendu, compris et accompli avec le sentiment de s’acquitter de leur devoir patriotique.

La mémoire des Sonderkommandos n’appartient qu’à eux seuls : aucun autre prisonnier/déporté ne put entrer en contact avec les membres des « SK » ou « visiter » les lieux tant qu’ils étaient opérationnels : l’accès en était également rigoureusement interdit aux nazis non habilités. En narrer un récit en dehors de cette expérience unique est déjà une trahison ; une trahison cependant nécessaire aujourd’hui et chaque jour qui vient pour mieux comprendre ou tenter de comprendre les mécanismes à l’origine de cet « anus mundi » auquel les enfers légendaires décrits de l’antiquité jusqu’à nos jours sont loin d’égaler : si l’enfer dans l’ailleurs biblique est bien le repaire des impies, criminels et autres malfaisants, dans les krematoriums et les fosses de Birkenau il est l’ultime châtiment des justes et des innocents.

Court-métrage documentaire et fiction narrative

À travers une reconstitution historique du krematorium N° 2 (N° 3 pour l’administration nazie) et une étude assidue de l’univers de ces « travailleurs spéciaux » visible dans les témoignages des rares survivants qui ont pu et voulu témoigner, j’ai souhaité reconstituer un fait « inédit » de l’histoire tragique des Sonderkommandos tout en préservant les protagonistes et leur mémoire.

L’histoire d’Adam, Bruno, Sacha, « Le contremaître », « le vieil intellectuel » et les autres acteurs de ce court métrage sont les reflets allégoriques de personnages historiques réels. Les « faits » sont tous, sans exception (et sauf pour les besoins du discours narratif), une retranscription personnelle, mais fidèle dans leur essence morale et humaniste, aux récits des seuls témoins.

La volonté également de transmettre la profonde détresse de ces hommes, leur impuissance absolue et quotidienne devant la gigantesque machinerie à fabriquer les morts et cette « conscience » quasi intacte (contrairement aux autres détenus dans l’ailleurs d’Auschwitz, abrutis par la faim, la fatigue, la terreur quotidienne) qui ne fit qu’amplifier ce sentiment de vide moral abyssal, de solitude infinie qui les accompagne et où même la nature environnante, parfois si « bienveillante », semble observer, dans un silence froid et cruel, le spectacle tragique de ces milliers de « mondes engloutis ».

« Pourquoi être si égoïste, lune, toi qui viens avec sadisme les provoquer alors qu’ils sont déjà au bord de la tombe, qui ne te retires pas même lorsque tu les vois faire leurs premiers pas dans l’abîme profond, alors que levant les mains vers toi ils t’envoient leur dernier salut et t’offrent leur ultime regard. — Sais-tu avec quelles souffrances ils descendent alors dans la tombe, après avoir vu ton clair de lune et s’être souvenus de la beauté du monde ? »

Zalmen Gradowski – Au Coeur de l’Enfer – Texto, traduit du Yiddish par Batia Baum

Enfin, puisque le hasard a voulu que je trouve « refuge » à quelques kilomètres de la maison/mémorial des enfants d’Izieu, j’ai tenu à rendre hommage à ces derniers à travers Adam, symbole de l’enfance, d’un « monde » en construction comme le suggérait Zalmen Gradowski auteur du « rouleau » : Des voix sous la cendre. Un monde dont l’arme absolue du nazisme, la haine scientifique, méthodique, quotidienne et populaire a su, sans jamais une seule fois faillir, transformer en néant absolu.

Autarcie créative et moyens hyper low cost

Réalisé en images de synthèse, ce court métrage d’animation bénéficie de toute l’expérience acquise durant ma carrière d’auteur-réalisateur et producteur indépendant. En optant pour des solutions d’animation et de captures faciales « indie » avec l’assistance des dernières technologies logicielles de création 3D (Zbrush, Sketchup, Marvelous Designer, Substance, Reallusion) pour la conception des personnages, des décors, accessoires et costumes ainsi que l’utilisation du moteur de rendus en temps réel d’Unreal Engine 4, j’ai privilégié l’efficacité narrative plutôt que la recherche absolue d’une production quasi parfaite et qui ne peut s’obtenir qu’à travers le concours d’une équipe complète et d’un budget relativement conséquent.

Comme évoqué plus haut, il est difficile de traiter la mémoire à travers une fiction. Tous les musiciens modernes savent qu’une « cover » ne sera jamais fidèle, même au moyen d’un « note -for -note » parfait : la meilleure approche demeure celle du « feeling ». Mieux vaut émuler que singer : c’est une différence d’interprétation émotionnelle. Dans le premier cas, on utilise ses émotions pour tenter d’atteindre ou transcender l’œuvre originale ; dans le second, on fait un travail d’imitation au mieux convaincant, au pire ridicule. Les faits réels et narrés par les protagonistes sont intraduisibles en l’état : trop de paramètres contextuels, physiques, émotionnels sont littéralement impossibles à retranscrire dans une œuvre audiovisuelle : une transcription est donc nécessaire pour créer un instant d’émotion durable.

Le financement participatif est nécessaire afin d’engager les dernières étapes artistiques et techniques externes : comédiens voix off, ingénierie sonore, Mocap spéciaux et certaines externalisations de travaux 3D chronophages. Un budget assez lourd et personnel a déjà été investi dans ce projet filmique notamment dans le matériel et les licences logicielles ainsi que la réalisation des décors d’après les plans originaux. Le temps, qui n’a pas de prix, est également dépensé sans compter. Le choix donc d’une production en presque totale autarcie créative pour des raisons évidentes de « timing », un choix téméraire, que j’ai maintes fois éprouvé, mais qui ne peut s’expliquer que par la compréhension de mon parcours maladroitement résumé plus bas.

à propos de l’auteur

L’auteur : Frédéric Dallo, artiste, musicien, auteur de nouvelles, scénariste et créateur audiovisuel. Né en France, mais installé depuis la fin des années 80 en Afrique orientale. Artiste depuis « l’enfance » et « geek » avant l’heure (premier ordinateur en 1981), j’ai d’abord été graphiste aux balbutiements de l’infographie (1991). Après avoir dirigé une agence autour des métiers des arts graphiques pendant une dizaine d’années et « lassé » (ou blasé) de mes acquis, j’ai « bifurqué » vers ma passion première : la narration filmique à un moment où s’effectuait (2002), certes assez timidement, une sorte de démocratisation des moyens de tournage et de la postproduction.

Durant une vingtaine d’années, dans une zone de haute importance stratégique, j’ai ensuite fondé plusieurs agences de communication et de productions indépendantes. Des clips aux courts métrages publicitaires, des séries de sensibilisation aux documentaires et films institutionnels, j’ai avant tout œuvré pour la satisfaction de prestigieux clients (Nations unies, Union européenne, DP World, Coca-Cola East-Africa, World Bank, GB Foods, USMC, Coopération japonaise, Toyota, Colas, divers ministères étatiques…) aussi bien que pour des clients plus modestes et qui ont bien voulu me laisser une certaine marge créative en contrepartie de budgets moins importants.

La note finale d’intention, ou l’inaction selon John Mill

L’histoire des Sonderkommandos est à peine visible aujourd’hui et encore méconnu du grand public. Grâce au travail d’historiens, de chercheurs et de documentaristes (on se souviendra de Filip Müller, Richard Glazar, Abraham Bomba dans « Shoah » de Claude Lanzmann) les derniers témoignages ont pu être « arrachés » des mémoires et parfois avec beaucoup de distance créant d’immanquables distorsions ou d’oublis. Comme rappelé plus haut, la majorité des survivants, pendant très longtemps, ont été considérés au mieux comme des « complices », au pire comme des « criminels » au même titre que certains « fonctionnaires/kapos ».

Le « flou » ou plutôt le secret absolu entourant leur fonction, la « connaissance » diffuse et altérée qu’ont rapporté les autres déportés à leur sujet et surtout le « travail » qu’ils effectuaient ont considérablement contribué à les bannir durant une longue période du cercle des rescapés honorables. A travers ce court-métrage, je tente de créer une mise en situation contextuelle la plus approchante d’une réalité qu’on ne pourra jamais reproduire.

Mais je ne suis ni historien, ni chercheur ; je demeure un artiste qui transforme la matière acquise (en l’occurrence l’histoire, le vécu, les témoignages) en une forme émotionnelle vivante et transmissible. Un « objet » qui sera interprétée, ou non, par le plus grand nombre et pourra susciter en lui des émotions, une réflexion. J’ai longtemps été littéralement « tourmenté » par le livre de Primo Levi « Si c’est un homme ». Sa nature scientifique (Primo Levi était docteur en chimie) lui a permis de sonder et analyser avec une extrême acuité les profondeurs de « l’état du malheur » sans toutefois en toucher le fond. Dès son retour, il se met à écrire, et à la préface de son premier livre édité en 1947, il nous laisse une mise en garde presque intemporelle :

Beaucoup d’entre nous, individus ou peuples, sont à la merci de cette idée, consciente ou inconsciente, que “l’étranger, c’est l’ennemi”. Le plus souvent, cette conviction sommeille dans les esprits, comme une infection latente ; elle ne se manifeste que par des actes isolés, sans lien entre eux, elle ne fonde pas un système. Mais lorsque cela se produit, lorsque le dogme informulé est promu au rang de prémisse majeure d’un syllogisme, alors, au bout de la chaîne logique, il y a le Lager ; c’est-à-dire le produit d’une conception du monde poussée à ses extrêmes conséquences avec une cohérence rigoureuse ; tant que la conception a cours, les conséquences nous menacent. Puisse l’histoire des camps d’extermination retentir pour tous comme un sinistre signal d’alarme. »

Primo Levi — Si c’est un Homme — Giulio Einaudi — Julliard pour la traduction française

« Adam », « Bruno » et les autres victimes de l’univers concentrationnaire nazi ont été les « étrangers » d’une période. Une époque où, sous de fallacieux prétextes sécuritaires, certaines formes de haine latente ont été encouragées pour devenir ensuite, à la faveur d’une élection, d’un changement de régime, totalement institutionnalisées. Notre époque d’aujourd’hui est certes très différente. Par manque d’imagination, de clairvoyance, d’esprit critique ou par paresse intellectuelle, mauvaise foi, indifférence on considère bien souvent l’Histoire à travers une interprétation rétroactive : il est plus facile de se transposer dans le passé en touriste ; sans une véritable mise en situation contextuelle, le regard porté sur les faits passés invoque immédiatement une sorte de super ego qui aurait été capable d’en modifier le cours : « il est clair que si j’avais été présent à cette époque-là, j’aurai agi différemment du reste des gens… »

L’émergence aujourd’hui de concepts idéologique généralisant et banalisant les discours de haine sous prétexte de liberté n’est pas anodine. Qu’on se rappelle seulement que le programme de destruction systématique des juifs d’Europe ne fut possible que parce que dans la plupart des nations occupées par l’Allemagne nazie, y compris la France, au-delà des efforts entrepris pour la rationaliser et la justifier, la haine envers le fourre-tout du « juif-étranger-cosmopolite-apatride » n’était ni plus ni moins qu’un exutoire politiquement bon marché et moralement opportun aux malheurs du jour.

« Le mal triomphe par l’inaction des hommes de bien » : on attribue souvent cette phrase à Edmond Burke, le philosophe anglais « père du conservatisme moderne » or il s’avère que la fameuse citation est une synthèse empruntée à un autre philosophe anglais, John Stuart Mill et qui peut, très à propos, clore cette note d’intention :

« Ne laissez personne apaiser sa conscience en lui faisant croire qu’il ne peut faire de mal s’il ne participe pas, et ne donne pas son avis. Les hommes mauvais n’ont besoin de rien de plus pour parvenir à leur fin, que d’hommes bons qui contemplent sans intervenir. »


FAQ

D’après le formatage du scénario, on peut estimer la durée de ce court métrage à 30 minutes environ. Si la campagne atteint ses objectifs, mi-janvier est la date de la « première » prévue en streaming privée (avec conversation autour du sujet). Le court métrage devra alors subir quelques améliorations techniques (images, son, conformation) pour une sélection au festival d’animation d’Annecy de juin 2022.

Le mot « Shoah », d’un point de vue scientifique, ne renvoie à rien de précis même s’il fait référence au « monument » documentaire de Claude Lanzmann « Shoah », qui demeure pour moi une œuvre majeure sur le sujet.

De ce mot aujourd’hui et bien malheureusement galvaudé, il est nécessaire d’y ajouter une autre empreinte cognitive : celle d’une exigence historique et sociologique. La « destruction systématique des juifs d’Europe » est le terme généralement usité chez les historiens et les chercheurs pour expliquer l’aboutissement d’un long et patient processus de rejet d’une certaine catégorie de personnes en Europe. En tant qu’européen de ma génération (et non juif, mais est-il nécessaire de le souligner ?), et à une époque où s’agitent « certaines idées », il me semble urgent et vital de raviver les consciences, ou « réveiller les mémoires » (comme aurait dit le documentariste Frédéric Rossif).

Je ne suis pas historien ni sociologue, je suis avant tout artiste et auteur-réalisateur-documentariste. Dans ma carrière, j’ai dû aborder et traiter de nombreux sujets historiques et sociologiques en travaillant avec de nombreux spécialistes et chercheurs. J’y ai appris la méthode scientifique de la recherche. Ce court métrage ne prétend pas à être un documentaire-fiction, mais plutôt une fiction avec une véritable approche documentaire. J’ai consacré en outre une trentaine d’années à compulser la thématique, traumatisante pour moi à mon adolescence, du système concentrationnaire nazi et de l’idéologie qui a conduit au phénomène. Si vous êtes historien et expert sur cette période de l’histoire, n’hésitez pas à me contacter.

 

À l’ère du streaming où les productions indépendantes à faible budget (voire aucun) ont créé une réinitialisation (ou un déséquilibre) de l’offre des contenus audiovisuels traditionnels, le concept du « loup solitaire » est le meilleur moyen de continuer à produire de l’art plutôt que de changer de métier.

Techniquement, il est vrai que je maîtrise toutes les phases d’une production audiovisuelle. J’ai donc fait mienne cette spécialité dite de la production « low cost » dont le terme n’est pas à considérer dans sa forme péjorative, il s’agit plutôt de comprendre : un nombre limité d'intervenants dans la production et plus d’autonomie créative. Avec les années, j’ai développé une certaine latitude fonctionnelle dans les différents postes et surtout, une maîtrise exacte du temps (sauf lorsque la « machine » ne répond plus). Travailler en équipe m’obligerait à me confiner dans une tâche précise et surtout multiplier les frais de production avec le financement que cela implique. Cela ne veut absolument pas dire que je suis rétif aux critiques en pre/prod/postproduction… Bien au contraire, j’ai une « floppée » de confrères artistes, cinéastes, vidéastes, compositeurs, créateurs et professionnels du "broadcast" qui se font un malin plaisir à traquer le défaut technique, la coquille narrative… et comme je suis de nature très conciliante, je me plie souvent à leurs remarques pour le bien de l’œuvre filmique produite (et surtout du public) sans pour autant tomber dans le piège d'un « tout consensuel » insipide.

Ensuite, affirmer que je travaille seul est un peu inexact : dans ce genre de projet filmique, si une grande partie est réalisée par mes soins, j’engage souvent l’expertise de certains spécialistes chevronnés notamment dans des domaines très particuliers comme le codage sous UE4, certaines formes complexes de modélisation chronophage qui vont demander, si réalisés par mes soins, un budget « temp » considérable. L’utilisation « d’Assets » (éléments de décor répétitifs et modulables) sont parfois également acquis, rarement pour les décors se référant à une période particulière. Ensuite, et c’est encore une question surtout de budget : si l’on calcule l’ensemble des travaux personnels réalisés depuis la production de ce court métrage (décors, création de personnages, clothing, texturing, recherches), il dépasse de loin l’objectif de financement participatif souhaité.

Enfin, et ce n’est pas le moindre des aspects, je considère la partie « sonore » tout aussi importante que le traitement de l’image elle-même, si je réalise moi-même mes bandes sonores et l’enregistrement des voix off, je confie généralement toute la partie de « l’ingénierie sonore » à des professionnels chevronnés.

Il s’agit d’un titre provisoire. Comme vous le savez, parfois, durant le tournage et notamment au moment du montage final, on s’aperçoit que l’œuvre filmique a pris une autre dimension et que le titre ne convient plus (surtout pour des raisons de marketing). Les « Cieux vides » symbolisent une prière inutile pour les victimes : dans toute l’histoire des Sonderkommandos, aucun « miracle » ne s’est produit et quand bien même il y eut de rares survivants (à ma connaissance un nourrisson, une jeune fille, et, dans le cas qui a inspiré notre histoire, une mère et son fils « cachés » quelques jours dans les hautes herbes du périmètre électrifié) aucun d’eux ne put espérer une quelconque grâce ou répit (par exemple aux travaux forcés) une fois engagé dans le processus de mort, après franchissement du portail des krématoriums.

Primo Levi a décrit son livre « Si c’est un homme » une situation qui a inspiré le titre de ce court métrage. Après une « sélection » (acte où les prisonniers d’une baraque sont choisis, parfois arbitrairement, mais généralement en raison de leur faiblesse physique, pour être envoyés à la chambre à gaz), il surprend dans son block un prisonnier très religieux, Kuhn, en train de « remercier » le ciel de l’avoir épargné. Primo Levi partage alors cette réflexion : « Kuhn est fou. Est-ce qu’il ne voit pas, dans la couchette voisine, Beppo le Grec, qui a vingt ans, et qui partira après-demain à la chambre à gaz, qui le sait, et qui reste allongé à regarder fixement l’ampoule, sans rien dire et sans plus penser à rien ? Est-ce qu’il ne sait pas, Kuhn, que la prochaine fois ce sera son tour ? Est-ce qu’il ne comprend pas que ce qui a eu lieu aujourd’hui est une abomination qu’aucune prière propitiatoire, aucun pardon, aucune expiation des coupables, rien enfin de ce que l’homme a le pouvoir de faire ne pourra jamais plus réparer ? Si j’étais Dieu, la prière de Kuhn, je la cracherais par terre. »

Primo Levi — Si c’est un homme — Robert Laffont — Julliard pour la traduction

Chez les prisonniers et surtout les « Sonderkommandos », on décompte les « krematoriums » selon leur ordre de mise en fonction dans le camp de Birkenau : K1, K2, K3, K4 (plus les « bunkers » initiaux : maison blanche/maison rouge qui furent considérés comme des installations « sommaires »). Cependant, pour l’administration du camp et les concepteurs nazis (le bureau d’études de la Huta où furent « conçus » les plans des usines de mort) le premier « crématoire » actif fut celui du « Stammlager d’Auschwitz » : soit le camp principal appelé Auschwitz 1 et situé à quelques kilomètres du complexe de Birkenau.

Le Stammlager d’Auschwitz (qu’on représente souvent par le portail « Arbeit Macht Frei » et aux bâtiments construits en dur) était, historiquement, le premier camp de la zone destiné initialement aux prisonniers russes et politiques polonais, mais aux dimensions relativement trop réduites pour accomplir, dans la pratique, les directives de la « solution finale du problème juif ».

Birkenau, essentiellement juif et tsigane fut donc érigé comme un centre de mise à mort systématique autant qu’un camp d’extermination par le travail. En activant les nouvelles installations d’extermination au camp de Birkenau, l’administration globale d’Auschwitz a donc nommé séquentiellement les krematoriums du site de Birkenau en prenant en compte celui du « Stammlager ». L’installation de mise à mort que les prisonniers de Birkenau ont considérée comme le « premier » krematorium du camp était donc pour l’administration nazie d’Auschwitz et des camps satellites le « second » krematorium et ainsi de suite. Précisions que cette hiérarchie ne tenait pas compte également des installations de mise à mort sommaires (Bunker 1 et 2), non appelées « krematorium » et qui ont existé à Birkenau dès les premiers jours d’activité du camp. En effet, on désignait « krematorium » un complexe disposant d’une salle de déshabillage, de lieux de stockage des cadavres, de chambres à gaz et de fours crématoires.

Pour éviter la confusion entre le travail des chercheurs, le témoignage des sonderkommandos survivants et cette numérotation purement administrative (les gardes employaient les mêmes codes que les prisonniers), on utilise alors cette « double numérotation » : dans notre histoire, il s’agit du krematorium N° 2 (pour les prisonniers), mais pour les chercheurs s’appuyant sur les plans et documents administratifs, on désigne alors le krematorium N° 3.

Il s’agit du krematorium N° 2 (3) du camp d’Auschwitz-Birkenau qui se trouve actuellement en ruine à l’extrémité ouest du camp, avec sa façade orientée sud. Il faisait face, en « miroir », au krematorium N° 1 (2) où officiait le tristement célèbre Docteur Mengele. Le krematorium N° 2 (3) ne prit pas part à l’insurrection anticipée du 7 octobre 1944 qui engagèrent les sonderkommandos des autres krematoriums (1, 3 et 4) dans un combat désespéré. En effet, une grande majorité des survivants et témoignages liés aux activités des sonderkommandos de Birkenau provient justement du krematorium N° 2 (3) ; ces prisonniers furent « épargnés » en partie, pour les besoins des systèmes de mise à mort immédiate encore fonctionnels jusqu’à l’arrêt de ces derniers (pour l’extermination de masse), en novembre 1944.

Il y a eu, notamment dans des documentaires télévisés, certaines reconstitutions partielles de ces bâtiments ; jamais avec autant de précision et souci des détails que dans ce court métrage. Les plans disponibles, malgré la mauvaise résolution obtenue (il existe des originaux au musée d’Auschwitz, j’ignore cependant s’ils sont disponibles à la copie), permettent surtout d’obtenir un rendu exact de la topographie des lieux.

Néanmoins, ce n’est jamais qu’une reconstitution très approximative surtout si l’on est un « jusqu’au boutiste » du détail comme je le suis et qui a consommé une bonne partie de son temp à chercher la couleur et l’affichage sur certains murs, la couleur de la bâche recouvrant l’élévateur (j’ai su par un historien italien qui compila le témoignage de Shlomo Venezia qu’elle était verte kaki), la matière de certaines portes, le sens de leur ouverture (certains plans ont été modifiés… pour des raisons d’efficacité), l’emplacement des conduits d’aération…

Les dessins de David Olère, l’un des rares survivants français du sonderkommando du K2 (3) sont en outre d’une remarquable efficacité « photographique »… En vérité, ce « bâtiment » lourdement chargé d’histoire mérite bien un vrai travail de reconstitution. La mémoire des derniers survivants est hélas ! aujourd’hui quasi éteinte. Si la plupart des historiens se sont interrogés et concentrés sur les événements (et c’est l’essentiel) je regrette que l’on ait si peu questionné ces témoins ultimes à ce niveau de précision.

Ce sont là des éléments d’une approche morale et d’un traitement filmique importants : non.

J’ai été très déçu de la « The Grey Zone » de Tim Blake, malgré un casting intéressant et certains éléments de reconstitution historique : j’ai trouvé le scénario bâclé, les personnages dispersés. De grossières erreurs factuelles ont malheureusement terni le travail de reconstitution des bâtiments extérieurs (un « orchestre » au pied de l’entrée de la salle de déshabillage, les « ouvriers » soûls : ils pouvaient certes boire, mais se présenter « ivre mort » ou boire devant les gardes au travail était synonyme de mort immédiate) et surtout d’inutiles plans à la limite de la pornographie. Le « Fils de Saül » de László Nemes a eu beaucoup plus d’intérêt pour ma part dans sa volonté de « suggérer » plus que de « montrer » : son traitement hyper séquentiel et le tournage en plans rapprochés (sans oublier la bande sonore immersive) ont eu infiniment plus de portée évocatrice que le film hollywoodien même si les deux traitent, peu ou prou, de la révolte anticipée des Sonderkommandos.

L’histoire d’Adam et de Bruno se situe à une période « calme », à l’aube d’une grande « aktion » (celle des hongrois). Il n’est pas question ici de traiter des préparatifs de la révolte (The Grey Zone), ni de faire un tour d’horizon audacieux de l’ensemble du complexe mortifère (Fils de Saül). Dans ce court métrage, je souhaite évoquer la profonde détresse des Sonderkommandos (malgré les privilèges inédits : nourriture, vêtements, certains « loisirs ») confrontés à l’imparable système de mise à mort immédiate dont ils étaient les travailleurs forcés. Il s’agit là, si possible, de suggérer avec le maximum d’efficacité émotionnelle l’état de toute impuissance morale et d’action d’êtres humains face à la toute puissance annihilatrice d’une idéologie pilotée par d’autres hommes : en périphérie de ces deux univers opposés mais vivant dans une sorte de symbiose forcée, il n’y a rien, rien que le néant, une béance abyssale qui englouti les « mondes ».

« Détruire un homme est difficile, presque autant que le créer : cela n’a été ni aisé ni rapide, mais vous y êtes arrivés, Allemands. Nous voici dociles devant vous, vous n’avez plus rien à craindre de nous : ni les actes de révolte, ni les paroles de défi, ni même un regard qui vous juge. »

Primo Levi : Si c’est un homme — Robert Laffont — Julliard pour la traduction française

Cette question mérite une courte intrusion dans l’histoire des autres sonderkommandos notamment ceux de Treblinka, Belzec, Sobibor (pour ne citer que ces trois grands centres de mise à mort immédiate). Ces « prisonniers spéciaux » n’avaient pour tenue que leurs propres vêtements et ils n’étaient, en outre, pas « numérotés » : il s’agissait d’une forme très primaire, mais fonctionnelle d’administration. Dans ces lieux aussi terribles que pouvait l’être Birkenau et dans l’histoire des systèmes de mise à mort de masse, ces camps n’avaient qu’une seule fonction : l’anéantissement immédiat, et ils furent d’une redoutable efficacité : on compte un peu moins d’un million de victimes à Treblinka (900 000) avec ses installations sommaires en 16 mois de fonctionnement, soit presque autant que dans l’ensemble du complexe d’Auschwitz (1,1 million) en presque 5 années d’activité ininterrompue (de mai 1940 à janvier 1945)

Les prisonniers employés aux « tâches spéciales » ou « sonderkommando » étaient parfois remplacés sitôt la journée de « travail » terminée. Comme le rendement n’était pas aussi bon à travers cette méthode, les administrateurs de ces camps ont préféré conserver « l’expérience acquise » afin d’améliorer les capacités utiles d’extermination et les « travailleurs » pouvaient alors, quand le besoin s’en faisait sentir, changer de vêtements pris sur les amas immenses qui s’empilaient dans les zones de stockage et qui constituaient le « butin » collecté sur les centaines de milliers de personnes assassinées.

À Auschwitz Birkenau, chaque prisonnier ou prisonnière « admis » au camp en tant que travailleur forcé devait, outre la « tonte » et la désinfection, se faire dûment enregistrer (tatouage et jusqu'à une certaine période, se faire photographier), abandonner les vêtements civils et porter une tenue réglementaire rayée et numérotée (distribuée/jetée à la hâte sans considération de taille et mensuration). Cependant, à partir de 1944 (et probablement avant) on constata une pénurie de ce fameux tissu rayé en raison des insuffisances flagrantes à tous les niveaux de l’approvisionnement.

En outre, les vêtements « rayés » des morts tués au travail furent, à la longue, non réutilisables (extrême usure, impossibilité d’un lavage régulier). À partir de ce moment, les détenus, à leur arrivée, se voyaient confier des vêtements « civils » de prisonniers arrivés précédemment, avec l’obligation de pratiquer de larges ouvertures et d’y coudre une autre bande de tissu « réglementaire » sur le pantalon et la veste ainsi percés (pour dissuader toute tentative d’évasion)

Les détenus (hommes uniquement) sélectionnés (après la quarantaine d’usage) pour le Sonderkommando en 1944 conservaient donc des vêtements civils. Comme évoqué plus haut, ils pouvaient ensuite, toujours à la discrétion de leurs gardes souvent corrompus, changer de garde-robe sur les vêtements du « vestiaire » (salle de déshabillage) des victimes fraîchement assassinées. Ces fournitures vestimentaires (habits, chaussures, certains objets de valeur) étaient conditionnées grossièrement par ballots et envoyées au fameux « Kanada », dépôts gigantesques où s’amoncelait le « butin » prélevé sur plus d’un million de personnes (à Auschwitz). Dans ces entrepôts, d’autres prisonniers (hommes et femmes cette fois) opéraient un tri minutieux. Les « marchandises » enfin triées étaient envoyées dans les centres de reconditionnement du Reich ou distribuées aux « nécessiteux » dans toute l'Allemagne nazie.

Enfin, car l’histoire des camps est parsemée d’évolutions, « d’améliorations », les Sonderkommandos eurent parfois, selon leur période d’arrivée, un « uniforme » ; il s’agissait d’un bleu de travail classique. Hormis de très rares exceptions (notamment pour les chefs de groupe et autres responsables), les sonderkommandos n’avaient droit à aucun contact avec l’extérieur. Ils étaient considérés comme des « porteurs de secret » et tenus à l’écart des autres détenus du camp. Pour les différencier, ils devaient impérativement être « marqués » : des bandes de peinture rouge sur les bords extérieurs de leur pantalon et une « croix » de la même couleur au dos d’un pull, d’une veste…

 

A quoi sert l'argent collecté

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Ce film d'animation est en cours de production, c'est à dire que, quoi qu'il arrive (échec du financement participatif), sa production et sa post-production sont prévues. Les postes sont renseignés à minima, il s'agit d'un prévisionnel très en deça des coûts réels et des frais actuels engagés en raison de la maîtrise des budgets low-cost de son auteur. Le financement participatif va permettre d'une part de soulager financièrement l'auteur du projet et d'autre part d'en accélérer grandement le processus de réalisation.

Enfin, ce financement devrait permettre au court métrage de présenter sa candidature aux sélections du festival international du film d'animation d'Annecy en juin 2022


Objectif de collecte

8 270,00 €

Montant Global

26 620,00 €

Dépenses

Désignation Montant

Licences logicielles

Licences perpétuelles et annuelles (Zbrush, Marvelous, Sketchup, Substance, Rokoko) 1 770,00 €
SOUS TOTAL 1 770,00 €

Comédiens Voix-Off

Cachet 6 personnages externalisés 3 000,00 €
SOUS TOTAL 3 000,00 €

Mocap spéciaux

Prévisionnel sur mocaps intéractives (deux personnages synchro) 1 200,00 €
SOUS TOTAL 1 200,00 €

Travaux de modélisation externalisés

Prévisionnel sur d'autres modélisation à acquérir (décor, clothing, accessoiring) 500,00 €
SOUS TOTAL 500,00 €

Post-production son

Mixage/mastering final en studio 1 800,00 €
SOUS TOTAL 1 800,00 €

Investissement Double Station 2D/3D - Sound

(Station X2) CPU, GC RTX, Backup, All SSD, Sound system/monitoring 10 000,00 €
SOUS TOTAL 10 000,00 €

Motion Capture suit

Smart Suit + licence annuelle 2 850,00 €
SOUS TOTAL 2 850,00 €

Suite logicielle dédiée animation + son

Licences perpétuelles, annuelles + plugins spéciaux 5 500,00 €
SOUS TOTAL 5 500,00 €

TOTAL

TOTAL 26 620,00 €

Recettes

Désignation Montant

Investissement personnel double Station 2D/3D Sound system

(X2) CPU, GC RTX, Backup, All SSD, Sound system | licences perpétuelles, annuelles, plugins spéciaux | 18 350,00 €
SOUS TOTAL 18 350,00 €

Proarti

Financement participatif proarti 8 270,00 €

TOTAL

TOTAL 26 620,00 €

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Les ouvrages "grand public" où témoignent les Sonderkommandos du complexe de Birkenau sont encore peu nombreux, on peut les citer tous sans noicir une page complète. Je me contenterai de nommer les plus significatifs comme celui de Filip Müller (Three Years in the Gas Chambers), Shlomo Venezia (Sonderkommando, dans l'enfer des chambres à gaz), Miklós Nyiszli (Auschwitz : A Doctor's Eyewitness Account) sans oublier certains extraits du livre "Shoah" de Claude Lanzmann ou la collection de témoignages recueillis dans "We Wept Without Tears" et tous les extraits compilés des témoignages "à chaud" réalisés par les troupes soviétiques. Il y a ensuite toute la littérature autour du vaste et quasi insondable sujet de la destruction systématique des juifs d'Europe, du système concentrationnaire nazi et de l'idéologie hitlérienne dont il est impossible d'en faire une liste objective.

Il est important ici, à travers ce court métrage d'animation, de "réveiller les mémoires" et raviver les consciences... Au mépris de faire un doublon, il me semble que l'essence inspiratrice du présent projet filmique se contient dans cette réflexion de Primo Levi :

« Beaucoup d’entre nous, individus ou peuples, sont à la merci de cette idée, consciente ou inconsciente, que “l’étranger, c’est l’ennemi”. Le plus souvent, cette conviction sommeille dans les esprits, comme une infection latente ; elle ne se manifeste que par des actes isolés, sans lien entre eux, elle ne fonde pas un système. Mais lorsque cela se produit, lorsque le dogme informulé est promu au rang de prémisse majeure d’un syllogisme, alors, au bout de la chaîne logique, il y a le Lager ; c’est-à-dire le produit d’une conception du monde poussée à ses plus extrêmes conséquences avec une cohérence rigoureuse ; tant que la conception a cours, les conséquences nous menacent. Puisse l’histoire des camps d’extermination retentir pour tous comme un sinistre signal d’alarme. »

Primo Levi —Si c’est un Homme —Giulio Einaudi —Julliard pour la traduction française

Contreparties

Grand Public

pour 5,00 € et +

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Ce projet a suscité votre intérêt et l'auteur vous en remercie vivement. Votre nom figurera au générique (remerciements). En outre, un lien de projection privé vous sera transmis lors de la première en streaming, votre participation au débat de cette "première" sera vivement souhaitée.

Une newsletter "généraliste" vous informera également de l'avancée du court métrage.

Public Averti

pour 150,00 € et +

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Votre don marque une étape décisive dans l'avancement du projet, une marque de soutien inestimable. Outre le lien de projection privé et votre nom au générique (participation), une newsletter ponctuelle abondamment illustrée vous rendra compte de toutes les étapes évolutives du court métrage ainsi que des recherches sur le sujet.

Acteur

pour 500,00 € et +

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J'ai l'immense privilège de vous compter au casting de cette production : transmettez une photographie de face (de vous ou l'un de vos proches) et un avatar en 3D en sera créé. La scène/chute finale intègrera (si vous le souhaitez) ce figurant/avatar 3D à titre de participation à la mémoire du Sonderkommando du krematorium n°2 (3).

Toutes les contreparties précédentes sont également prévues (générique : production).

Mécène

pour 1 000,00 € et +

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Vous êtes un mécène au sens antique du mot. Vous participez activement à un projet de lutte contre l'oubli. Aucune "nouvelle" contrepartie sérieuse n'est disponible à ce stade, hormis l'expression sincère d'une profonde gratitude.

Néanmoins, quelques "bonus" supplémentaires : envoi numérique du scénario (30 pages environ), messagerie directe, envoi de documents personnalisés autour des étapes de production et post production, possibilité de discussion autour du sujet.