Mécénat
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NORADRÉNALINE / PROPRANOLOL
Une nouvelle création de l'ENSEMBLE 21

Collecte Réussie


| ARTS DE LA SCÈNE
| PRODUCTION, DIFFUSION
|

3 575,00 €

3 500,00 € demandés

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Présentation du projet

La Noradrénaline, c'est l'hormone du stress, des cauchemars et du souvenir. C'est le moteur d'un cœur qui s'accélère parce que quelque chose ne va pas. Le Propranolol, c'est une pilule qui permet d'oublier les mauvais souvenirs ; c'est un médicament pour supporter la vie.

ET NORADRÉNALINE / PROPRANOLOL , c'est quoi ?

N O R A D R É N A L I N E / P R O P R A N O L O L

" C'est quoi, un spectacle, qui change le monde ? "

Noradrénaline / Propranolol est l’histoire d’une troupe de jeunes comédiens nés dans les années 1990 qui se retrouvent en répétition et qui se demandent ce qu’ils font là, à fabriquer du théâtre révolutionnaire. Leur spectacle a du mal à s’écrire parce qu’ils voudraient que ce soit le spectacle qui change tout, qui révolutionne tout. Ce projet met tout le monde face à ses désirs de théâtre mais aussi face à ses doutes. Alors on fait quoi ? Comment agir avec le théâtre ? Cinquante ans après 1968, que dire et comment dire quand on est jeune et qu'on a l'occasion de prendre la parole sur un plateau ? On veut parler du monde, saisir l'actualité : la troupe veut parler du traitement au Propranolol administré aux victimes d’attentats et d’agressions à Paris, une pilule qui diminue la force de la mémoire pour apaiser les traumatismes… Mais comment prendre position ? Car la radicalité n'est pas souhaitable... Quid du théâtre dans un monde qui s'anesthésie face à la violence ? Quel pouvoir de transformation sur le monde lui reste-t-il ?

EXTRAIT

"Tu vois, j’ai pris le temps pour penser au spectacle. Et tu sais, je crois qu'on n'est pas prêt. Je n'arrive pas à ... Je n'arrive pas.. Tu vois, je crois que ce qui est dingue c'est qu'on ne peut pas. Pour faire ce spectacle, il faudrait s'organiser, je veux dire, organiser sa pensée, savoir ce qu'on veut dire, tenir une idée et la garder jusqu'au bout, ne pas la condamner, être un peu convaincu, au moins pour un temps. Et on n'y arrive pas : dire quelque chose, tu vois, ça nous paraît déjà... beaucoup. Tout de suite, je sais pas, ça fait « jeune et bête », ou bête parce que jeune, tu vois. Je ne sais pas pourquoi l'enthousiasme se dégonfe toujours, comme ça. C'est pas vraiment une panne. Je crois que ça a à voir avec le réel : le spectacle se fait rattraper par le réel ; tu vois on a beau fantasmer une jeunesse qui s'organise, qui ose dire « c'est pos- sible », on sort de répétition et on voit bien que... ça sonne un peu faux ... et pourtant on ne veut pas nous aussi pousser l'éternel soupir de désœuvrement de la génération Z... et non, ça tu vois, c'est un principe, on ne peut pas tomber là-dedans. Alors, ce serait quoi un spectacle qui nous ressemble, je me demande bien... Spectacle optimiste mais néanmoins dubitatif de nos idéaux de jeunesse... je veux dire, tu vois ce désir, ce dé- sir, ce désir, c'est énorme, on voit bien que tout n'est pas mort. Mais il passe où ce désir ? Il passe son temps à bu- ter contre un réel frustrant et incompréhensible et à dé- générerenangoisse,encrisesetcolèreet... Ilfaudrait pouvoir être drôle, s’en sortir par le rire. Quelque chose de franchement libérateur. Mais le rire appartient à ceux qui n’ont plus rien. À nous, on peut encore faire du mal. Parce que tout reste à connaître à voir et à goûter. Parce que pétris d’espoirs nous croyions à des lendemains meilleurs - ça c’est déjà peut- être du passé mais ce n’est pas sûr -. Parce que nous sommes des enfants. Nous es- sayons d’avancer sur le lac gelé de l’Histoire, et nous croyons encore que, si nous le voulons, la catastrophe n'aura pas lieu. Nous sommes bêtes, trop gentiment bêtes parce que nous n'avons pas encore tué l’envie. Nous ne rions pas avec ça. Et ça paraît bête, et ça fait rire tout le monde. Sauf nous. On peut encore nous faire du mal. Parce que nous avons et avons eu de la chance, c’est ce qu’on nous a dit. Parce qu’on sait que ça peut sauter qu’on peut nous l’enlever. Parce que faute à pas de chance, ça peut tomber sur nous.Et nous n’aimonspas dire que le pire reste à venir. Parce que s’inquiéter fait vieillir trop vite. Et on n'a que vingt ans..."

L'ENSEMBLE 21

est né d’un amour commun pour la fiction et les possibilités de sens qu’elle permet d’ouvrir et d’atteindre. La troupe se forme à la Sorbonne Nouvelle en 2016 pour la création des Possibilités de Howard Barker dans le cadre du Festival Acte&Fac puis se lance dans l'aventure de l'écriture collective avec Noradrénaline / Propranolol en 2017.

L’Ensemble 21 n’est pas seulement une troupe, c’est un COCON CRÉATEUR : un groupe au sein duquel tous ceux qui veulent créer se posent des questions, débattent, proposent et échangent. La FICTION est notre manière de penser et d’interroger le MONDE, le chemin par lequel nous accédons aux IDÉES et nous réfléchissons au POLITIQUE. Notre théâtre est PHILOSOPHIQUE et POLITIQUE dans la mesure où il interroge, expérimente des situations, confronte les thèses, explore des POSSIBILITÉS et, enfin, invite les spectateurs à PENSER au milieu de leur PLAISIR. Car, pour nous, la finalité du THÉÂTRE est indiscutablement le PLAISIR. Notre théâtre s’inscrit dans l’idée et la croyance que seules les FICTIONS peuvent changer le MONDE. Nous rêvons d’un THÉÂTRE d’IDÉES qui mette toujours au centre les notions de PLAISIR et de divertissement. Pour nous, le SPECTATEUR est un invité, un hôte, auquel nous souhaitons plaire, avec lequel nous aimerions aborder tous les sujets, sérieux et moins sérieux, avec lequel nous aimerions partager le sentiment du BEAU dans l’idée que la sortie au THÉÂTRE est un bon moment, hors du quotidien, un espace de convivialité et de complicité. L’un de nos principaux soucis est de penser notre rapport au public : nous cherchons à créer du lien SCÈNE-SALLE du lien FICTION-RÉALITÉ et finalement du lien SCÈNE-MONDE.

À QUOI SERT CETTE COLLECTE ?

Cette collecte a pour but de nous aider à faire la tournée des festivals de jeune création (Lille, Bruxelles, Saint-Denis, Vendegies...) et de rémunérer les comédiens et les techniciens pour les représentations lorsque celles-ci sont gratuites et sans rémunération possible. L'Ensemble 21 est composée de douze personnes, équipes artistique, technique et administrative confondues. Le défraiement prend à chaque fois en compte le voyage des comédiens, la location d'un véhicule utilitaire et les frais d'hébergement. Le travail gratuit est bien evidemment illégal et l'Ensemble 21 a besoin de vos dons pour respecter des conditions salariales dignes du travail passionné et rigoureux que fournit toute l'équipe pour être en mesure de présenter à notre public un spectacle à la hauteur de nos exigences.

POURQUOI CE PROJET ?

"Moi, la révolution, j'y crois pas. On en est plus là. Pour faire la révolution il faut aller un minimum bien"

2017. Je fais ma rentrée à Nanterre pour poursuivre mes études de mise- en-scène et de dramaturgie. Je m’apprêtais à me plonger dans « l’esprit » de Nanterre. Mai 68, c’était ici. La vague d’énergie utopique avait déferlé sur le bitume que je foulais. Dès septembre, Nanterre propose aux étudiants de commémorer mai 68 pour 2018 et offre carte blanche aux étudiants pour en parler et manifester leur créativité à ce sujet. Mais le campus de Nanterre est très calme. On sent bien que l’effusion artistique et intellectuelle attendue n’est pas au rendez vous. Et puis répondre à l’injonction d’être créatifs et libres, ça n’a pas le même goût que de prendre vraiment des libertés. Bref, après Les Enragés de 1967 nous étions Les Endormis de 2017.

Je discutais à ce propos avec des étudiants, une fille du groupe me dit « Moi, la révolution j’y crois pas. On en est plus là. Pour faire la révolution il faut aller un minimum bien». J’ai trouvé ça contradictoire : en toute logique, on fait la révolution parce que la vie arrive au point où elle n’est plus supportable. Mais sa réponse tranchante m’est restée en tête. Un jour, j’ai compris ce qu’elle voulait dire. Je l’avais moi-même senti mais, grâce à elle, j’ai pu l’écrire.

Il y a trop de peur, trop d’angoisse, trop de brouillard devant les yeux et l’éclair lumineux qui nous donnerait la force de faire l’histoire, nous ne le trouvons pas. Nous sommes étranglés entre le souvenir des catastrophes et des trahisons du passé et la perception asphyxiante d’un présent trop compact et problématique pour que nous puissions y faire quelque chose. Plus rien n’est simple et proposer un renversement paraît une solution risible et dérisoire. Pour transformer la société, les idées, le monde, il faudrait commencer par quelque chose, par un début, une étincelle. Mais nous ne brûlons plus, nous avons froid. Nous avons peur. Pour nous mêmes, pour l’avenir. On se dit : « on ne sait pas, on verra ». Nous tâtonnons, nous n’avons pas de certitude, nous ne faisons pas de plans sur la comète, nous pensons surtout à nous protéger contre les obstacles qui, nous le savons, vont arriver en rafale. Nous sommes sur la défensive : cela épuise notre énergie. Nous sommes trop fatigués pour être révoltés. Les générations de nos parents et de nos grands-parents nous méprisent pour cette mollesse: nous avons une vie confortable, nous sommes la génération ingrate. Et pourtant, nous sommes fragiles, nous luttons pour occuper une place dans le magma complexe du monde, nous n’avons plus confiance dans la politique, nous avons conscience que l’hostilité et la compétition sont partout. Bref, l’existence est une lutte, nous la menons péniblement sans avoir eu le temps de faire notre carapace. J’ai voulu écrire pour faire entendre notre voix : je dis « nous », c’est-à-dire ceux qui n’ont pas encore fait leurs armes contre la violence du monde.

Anne-Laure THUMEREL.

LES DATES

- le 18 mai 2018 à LaVallée, Molenbeek-Saint-Jean, Belgique

- le 23 mai 2018 à La Ferme d'en Haut, Villeneuve-d'Asq

- les 7&8 juin 2018 à la Fête du Théâtre Universitaire de Paris 8 Vincennes-Saint-Denis

- du 30 août au 2 septembre 2018 aux Estivales Arts&Cendres de Vendegies-sur-Écaillon

DISTINCTIONS

L'Ensemble 21 a gagné le prix du jury du Festival Interuniversitaire de Lille III pour NORADRÉNALINE / PROPRANOLOL.


A quoi sert l'argent collecté

L'argent collecté permet à l'Ensemble 21 de rémunérer le metteur-en-scène, les comédiens et techniciens qui ont oeuvré à la création du projet Noradrénaline / Propranolol pour quatre jours de répétition et pour trois représentations offertes aux étudiants des universités de Lille et de Saint-Denis.  Cet argent nous permet d'assurer à toute l'équipe des conditions décentes de travail. Il servira également à défrayer toute l'équipe aux différents endroits où le spectacle est accueilli : à la Maison Broche de Lusseray,  à Lille et à Vendegies-sur-Écaillon. 


Objectif de collecte

3 500,00 €

Montant Global

12 442,00 €

Dépenses

Désignation Montant

Diffusion

Trois représentations (coût plateau par représentation: 1865€) 5 595,00 €
SOUS TOTAL 5 595,00 €

Locations

Location matériel technique 1 091,00 €
Location salles de répétition 120,00 €
SOUS TOTAL 1 211,00 €

Production

Salaires et charges patronales de production (4 journées de 8h, équipes artistique et technique) 3 906,00 €
SOUS TOTAL 3 906,00 €

Défraiement

Défraiement 12 personnes (hors frais de bouche) 1 730,00 €
SOUS TOTAL 1 730,00 €

TOTAL

TOTAL 12 442,00 €

Recettes

Désignation Montant

Subventions et aides publiques

Comission d'Aide aux Projets Étudiants - Nanterre Université (en cours) 1 091,00 €
SOUS TOTAL 1 091,00 €

Mécénat / Don

Particulier (Mme Deuil) 500,00 €
SOUS TOTAL 500,00 €

Proarti

Financement participatif proarti 3 500,00 €

TOTAL

TOTAL 5 091,00 €

Contreparties

Le coup de pouce

pour 10,00 € et +

6 ARTINAUTES

Deux places pour une représentation de Noradrénaline / Propranolol à Lille ou à Saint-Denis

L'album photo

pour 20,00 € et +

1 ARTINAUTE

En plus de la contrepartie précédente, vous recevrez par mail toutes les photos du spectacle de sa création à sa réalisation.

Le spectateur tant attendu

pour 80,00 € et +

4 ARTINAUTES

En plus des contreparties précédente, l'Ensemble 21 vous offre votre placepour les EstivalesArt& Cendres de Vendegies-sur-Écaillon du 30 août au 2 septembre 2018 , le nouveau festival de la jeune création et du théâtre d'initiative. Au programme, cinq spectacles portés par de jeunes auteurs-metteurs-en-scènes. Vous y retrouverez toute l'équipe de Noradrénaline / Propranolol ainsi que d'autres créateurs de la jeune génération théâtrale. Informations par mail uniquement :art.cendres@gmail.com

Découvrir le texte

pour 250,00 € et +

1 ARTINAUTE

En plus de toutes les contreparties précédentes, vous recevrez en exclusivité le texte de Noradrénaline / Propranolol broché avec une note de remerciement personnalisée de l'auteur.

La captation du spectacle

pour 500,00 € et +

1 ARTINAUTE

En plus de toutes les contreparties précédentes, vous recevrez par mail la captation du spectacle etdes bonus (captation de répétition, interviews des comédiens et du metteur-en-scène, reportage sur l'aventure Art & Cendres).

Le producteur

pour 1 000,00 € et +

0 ARTINAUTES

En plus de toutes les contreparties précédentes,L'Ensemble 21 vous propose une rencontre privée et privilégiée avec les artistes du projet Noradrénaline / Propranolol.

Le mécène

pour 2 500,00 € et +

0 ARTINAUTES

En plus de toutes les contreparties précédentes, nous offrons à la personne qui vous accompagne une place pour Noradrénaline / Propranolol à la date que vous voulezet votre nom apparaîtrasur tous les programmes et documentsde diffusion.