Mécénat

Le Vent dans le Dos
Les Musiciens de Marciac

Collecte Réussie


| AUDIOVISUEL - CINÉMA
| Toulouse
| PRODUCTION

5 700,00 €

5 300,00 € demandés

85
Soutiennent
2
Recommandent
3
Suivent
107%

Présentation du projet

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Puisque le vent soufflait du mauvais côté et qu'il n'avait pas l'air de vouloir adapter sa trajectoire, chacun décida qu'il devrait lui-même changer de direction. Prendre la route, essayer de garder le vent dans le dos.

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Condamné par un cancer, un trompettiste s’enfuit de l’hôpital pour aller jouer une dernière fois à Marciac avant de mourir. Sur son chemin, il rencontre un vagabond guitariste qui décide de l’accompagner. Mise à la porte et sans le sou, une violoniste enceinte se joint à eux. Attiré par le vent de liberté qu’ils inspirent, un jeune chanteur quitte la ferme où il travaille pour les suivre. Tous les quatre exclus à leur manière, ils sont unis par la musique et vont petit à petit s’accorder sur un air qui les mènera jusqu’à une étrange maison...

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ESKILDSEN Joakim, Rain (Home Works), 2009

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Au moment où la maladie commençait à attaquer les entrailles de mon père, j'ai repensé au conte des frères Grimm, Les quatre musiciens de la ville de Brême, qu'il aimait nous raconter, à mon frère et moi. J'ai gardé de cette histoire d'animaux musiciens le souvenir d'une aventure joyeuse et pétillante malgré un contexte sombre : celui de quatre personnages devenus inutiles, contraints de fuir afin d'échapper à une mort certaine. Célébrer la vie, transmettre la joie sans cacher les peines et les souffrances – parce que rien n'est jamais entièrement blanc ou noir –, voici pour moi ce qui fait la puissance des Musiciens de Brême. Communiquer ces forces, ces mélanges et contrastes de sentiments, tels sont les objectifs que je me suis fixés lorsque j’ai décidé d’en écrire et réaliser une adaptation moderne.


- PERSONNAGES -

Fidèle au conte, apparemment simple, Le vent dans le dos traite de quatre personnages très différents dont le point commun est la marginalité. Il y a ce trompettiste amateur, d'une soixantaine d'années – un brin rêveur –, condamné par un cancer et qui décide de tout quitter pour aller jouer avec son musicien préféré, Wynton Marsalis, avant de mourir. Il y a ce punk à chien guitariste qui hésite à changer de vie, à s'installer, mais a peur de perdre son indépendance. Il y a cette jeune violoniste venue d’ailleurs, enceinte et qui a eu le courage de fuir un mari violent, mais se retrouve à la rue et sans le sou. Il y a enfin ce jeune garçon de ferme – simple d'esprit mais dont l'innocence en fait un poète –, qui se joint à la troupe car il a enfin trouvé aussi fou que lui. Si ces marginaux, ces inadaptés de la société ont toutes les raisons de souffrir, ils partagent le bonheur et l'avantage de vivre librement, sur la route.

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Claudia PALMARUCCI, The Bremen Town Musicians, 2012


- MUSIQUE -

L'importance de la musique dans le conte original a déterminé ma volonté de l'adapter. Tout d'abord parce que mon père était musicien et que j'ai, grâce à lui, baigné dans cet univers depuis mon enfance. Mais aussi parce que j'ai toujours été captivée par la puissance émotionnelle que pouvait provoquer la musique au cinéma. Dans mon film, je souhaite l'expérimenter comme élément essentiel, ancré dans la diégèse. La musique y sera à la fois un moyen d'expression et une arme ; partie intégrante du processus narratif, elle se construira en même temps que les personnages et évoluera avec eux jusqu'à la fin. J'ai depuis plusieurs mois entamé un travail d'écriture musicale avec le compositeur et les acteurs, qui se poursuivra pendant et après le tournage.


- TECHNIQUE & COULEUR -

Pour servir au mieux l'histoire et mettre en valeur ces éléments, j'ai choisi de me concentrer principalement sur les personnages en les opposant au monde qui les entoure. En utilisant un format 1:37, l'environnement les côtoiera le moins possible dans les cadrages, et pour qu'elle s'accorde avec le caractère de chacun, l'image sera riche en contrastes. J'accorderai une attention particulière à l'utilisation de la couleur bleue et de la nuit, car elle représente pour moi le pigment du rêve. Lorsqu’il est apposé au jaune d'une journée ensoleillée, le bleu fait ressortir la chaleur d’un foyer, tandis qu'au fur et à mesure de la journée, chacune de ses nuances se décline. La couleur bleue accompagnera les personnages tout au long de leur voyage.

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Salomé GRISLIN, scénariste et réalisatrice

Née en 1995 à Strasbourg, j’ai choisi la voie du cinéma dès l'âge de quinze ans. En 2011, j’ai participé au Festival Tourné Monté de Strasbourg, où j’ai réalisé mon premier court-métrage au format Super 8. Après une année de classe préparatoire Hypokhâgne à Paris, j'ai intégré la Licence 2 Cinéma à l'université Paris Diderot. En parallèle, je me suis engagée dans le monde associatif en travaillant bénévolement pour plusieurs festivals de courts-métrages.

Je suis entrée à l'ENSAV en 2015. Après avoir travaillé au Festival de Cannes en 2016 et 2017, j'ai effectué mon premier stage sur un tournage professionnel en tant que seconde assistante caméra sur La Persistente, de Camille Lugan, produit par Caïmans Productions.

Actuellement, je suis en stage au service Film des Archives de la Cinémathèque de Toulouse. Écrit en hommage à mon père, Le vent dans le dos est mon premier projet de court-métrage de cette envergure.


- L'ÉQUIPE DU FILM -

Nous sommes une équipe de 24 personnes bénévoles et passionnées, en plus de 7 acteurs, de tout âge et de tout horizon (étudiants d’universités et d’écoles publiques et privées, apprentis et professionnels de l’audiovisuel, salariés, retraités...). Depuis le lancement du projet, nous organisons chaque semaine des réunions et des répétitions.

Nous travaillons ensemble depuis maintenant des mois sur la préparation du film, tant au niveau logistique que sur le plan artistique et musical. Bien qu'entièrement bénévole, riche de collaboration et d’entraide, Le vent dans le dos représente pour beaucoup une première expérience de tournage dans des conditions proches du monde professionnel.

Il s’agit d’un projet ambitieux qui nous tient tous à cœur, et pour lequel nous avons créé l'association Les Films Bleus.


- OBJECTIF DE CAMPAGNE -

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Pour le tournage du film, nous avons décidé de faire appel au financement participatif.

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Si nous parvenons à atteindre l’objectif de notre campagne, l’argent récolté par Les Films Bleus servira à financer l’intégralité des frais de transport et de nourriture nécessaires au défraiement de chacun, ainsi qu’à couvrir les frais de location de matériel restants prévus pour les 10 jours de tournage. Nous sommes tous bénévoles, il ne nous en faut pas plus pour que le film existe !

C’est pourquoi nous avons besoin de vous. En devenant mécène du Vent dans le dos, en plus de soutenir un projet audacieux, vous bénéficierez de contreparties élaborées avec soin. Vous pourrez à tout moment contacter l’équipe du film pour suivre son évolution, et deviendrez ainsi un collaborateur du projet à part entière !

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- DOCUMENTS DE TRAVAIL -

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Extraits du scénario et du storyboard

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Les acteurs Bernard PEREZ et Sylvain MONZAT en répétition

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Inspirations artistiques du projet (moodboard)

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Le court-métrage sera tourné dans et à proximité de ma maison familiale, dans le Tarn. Tout comme mon père, j'y passais mes étés quand j’étais petite. Les paysages de la Montagne Noire, qui ont imprégné mon enfance, regorgent de petits villages de pierres, de hameaux isolés, de routes sombres bordées de sapins et de champs qui s'ouvrent sur des paysages dégagés. Voici le décor idéal pour un conte contemporain.

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Crédit photos : Salomé GRISLIN

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Une fois terminé, le film aura pour vocation d'être diffusé dans les salles de cinéma de Toulouse partenaires de l'ENSAV (la Cinémathèque de Toulouse, l'ABC et le Cratère), puis de vivre dans les festivals de courts-métrages et de musique en France et à l'international. En raison de sa grande accessibilité (adaptation d'un conte populaire à plusieurs degrés de lecture, à caractère non-violent et abordant des sujets d'actualités), notre ambition est de porter ce projet le plus loin possible.

Le vent dans le dos bénéficie actuellement du soutien moral de la Région Occitanie, de la Commission d'Accueil de Tournages du Tarn (Gindou Cinéma), de la Commune de Lacaze, de la Commune de Vabre ainsi que de la Société des Amis du Pays Vabrais (SAPV).


A quoi sert l'argent collecté

Toute l'équipe du tournage travaillant de manière bénévole, l’argent récolté servira à financer l’intégralité des frais de transport et de nourriture, ainsi qu’à couvrir les frais de location de matériel restants pour les 10 jours de tournage. L'ENSAV en assure déjà une partie. C'est tout ce dont nous avons besoin pour permettre au film d'exister !

En devenant mécène du Vent dans le dos, en plus de soutenir un projet audacieux, vous bénéficierez de contreparties élaborées avec soin. Vous pourrez à tout moment contacter l’équipe du film pour suivre son évolution, et deviendrez ainsi un collaborateur du projet à part entière !


Montant de l'appel à dons

5 300,00 €

Montant Global

12 925,00 €

Dépenses

Désignation Montant

Costumes, accessoires et maquillage

Costumes et accessoires 200,00 €
Consommables 160,00 €
Maquillage 90,00 €
SOUS TOTAL 450,00 €

Lumière, image et son

Location matériel lumière 4 800,00 €
Location matériel image 3 418,00 €
Location matériel son 533,00 €
Régie technique 159,00 €
SOUS TOTAL 8 910,00 €

Frais de transport

Frais d'essence 836,00 €
Location de véhicules 567,00 €
SOUS TOTAL 1 403,00 €

Cantine

Frais de nourriture et d'entretien 1 162,00 €
SOUS TOTAL 1 162,00 €

Campagne de financement

Commission Proarti 500,00 €
Contreparties donateurs 500,00 €
SOUS TOTAL 1 000,00 €

TOTAL

TOTAL 12 925,00 €

Recettes

Désignation Montant

SAPV (Commune de Vabre)

Maquillage 50,00 €
Costumes et accessoires 200,00 €
SOUS TOTAL 250,00 €

ENSAV (Région Occitanie)

Location matériel lumière 4 800,00 €
Location matériel image 1 900,00 €
SOUS TOTAL 6 700,00 €

Proarti

Financement participatif proarti 5 300,00 €

TOTAL

TOTAL 12 250,00 €

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