La Rue-Mère
Une berceuse de la rue

Par: JAKAPYX

J-48


| AUDIOVISUEL - CINÉMA
| PRODUCTION, DIFFUSION

990,00 €

33 500,00 € demandés

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Présentation du projet

Bonjour,
Tout d'abord, je vous invite à regarder le trailer de mon projet de film "La Rue-Mère":

Ce projet de film dépeint le calvaire des mineurs marocains sans abris entre leur pays natal et la France ou ils se sont expatriés illégalement. Même s'ils ont traversé la méditerranée, leur situation n'a pas changé : ils sont toujours des sans-abris vivant dans la marge de la société, on dirait que l'étendue de l'enfer où ils vivaient est encore plus vaste que ce qu'on imaginait. Leur sort est similaires au mien sauf que j'ai choisi d'être cinéaste afin de raconter mon histoire.

..

Je m'appelle Amine Benhachem, je suis Né le 28 juin 1982 à Berkane, un village de l'est du Rif du Maroc, région qui depuis l’indépendance subit une isolation perpétrée par le régime dans le cadre d’un règlement de compte politique.

Je suis le 8ème né d'une fratrie de 9 enfants. Premier garçon de la famille qui compte déjà 7 filles, d'un père employé municipale et d'une mère autrefois infirmière, qui a quitté son emploi après son mariage.

De ma prime enfance, je garde le souvenir d’avoir été enfermé, cloîtré.

Le foyer comme un rempart à l'hostilité du monde extérieur, où règne la violence d’une société patriarcale. À l'âge de 6 ans, alors que je sortais acheter du lait pour ma mère, j'ai été témoin d'une scène de meurtre, à deux pas de chez moi. Le vendeur de bonbons a été massacré à coup de hache sous mes yeux. C'est dans cette atmosphère que j'étais contraint de me rendre chaque jour à l'école coranique.

Là, dans une caserne des forces auxiliaires, un vieux Cheikh décrit les affres de l'enfer. Le paradis promis raisonne lui aussi comme un enfer pour l'enfant apeuré que j'étais.

Dans ce climat où l'ignorance règne, la circoncision, passage obligé, est effectuée dans de mauvaises conditions. En résulte une fièvre jaune qui laissera des séquelles. Je suis désormais malentendant. Cette surdité affectera mon parcours d'apprentissage.

En parallèle, ma sœur employée de bibliothèque municipal va, en m'emmenant avec elle, m'initier à la littérature française et arabe. Des romans classiques qui m'ont offert refuge et évasion.

Ma soif d'apprendre va me suivre tout au long de ma scolarité. Après avoir consommé ma passion pour la lecture, c'est au dessin que je vais me consacrer. L’enfermement me servira de rempart au harcèlement. Je décroche mon baccalauréat, et je poursuis des études dans le domaine de l'art.

Le manque de moyen rend la tâche ardue. Je me suis retrouvé dans des situations critiques, sans domicile, et avant de pouvoir me loger, J’ai vécu dans la rue.

Même si j'ai été contraint à différer le déroulement de mes études cinématographiques, je n'ai jamais perdu de vue mon objectif. Treize ans après le bac, j'ai obtenu une licence dans l'écriture et la réalisation cinématographique à l’école supérieure des arts visuels de Marrakech.

La rue. Moi qui avais toujours vécu en sécurité au sein du foyer paternel, me voilà confronté à la violence et l'insécurité permanente de l'extérieur. Aujourd'hui encore, j'ignore si cette expérience a été bénéfique ou non, pour moi. Une chose est sûre, elle a soulevé des questions qui méritent d'être posées et exposé par le biais de ce projet de film.

Une rencontre a été déterminante. Elle a permis de préciser ce qui déjà, commençait à germer dans ma tête, c'est celle de quatre enfants, presque adolescents, vivant dans les rues de Casablanca. Un film, qui se voulait être documentaire, prenait vie devant mes yeux.

C'était sans compter sur les turpitudes administratives.

Le ministère de la culture et de la communication a refusé toute autorisation de tournage, le sujet trop sensible, aurait porté atteinte à l'image du pays.

Ne tenant pas compte de cette censure, je les ai suivis, filmés dans leur vie quotidienne, caméra au poing, de manière illégale. Ces enfants m'ont offert un tissu de création et de réflexion. J'ai tenté de faire les choses dans les règles, en demandant une nouvelle fois des autorisations, sans obtenir de réponse.

C'est une triste nouvelle qui va, plus tard, renforcer ma volonté de venir à bout de ce projet. Le décès d'un des protagonistes, Ibrahim (celui qui porte le maillot de football rouge).

Les circonstances de sa mort, donnent un lourd sens aux derniers mots qu'il a prononcé devant ma caméra.

Mes jeunes personnages réclamaient un "vrai" centre de protection pour mineur.

Naïf, je n'ai pas compris à l'époque la nature de leur demande. C'est le suicide d'Ibrahim qui m'a renseigné.

Il a eu lieu dans un endroit qui porte le nom de : "centre de protection pour l'enfance ". Les conditions pour y être accueilli ? Commettre un délit, être jugé, et y être détenu. Car c'est en réalité un centre de détention juvénile. Ibrahim ne supportant pas d'être enfermé, s'y donne la mort, en avalant du raticide.
Cette nouvelle m'éclaire sur les raisons de refus d'autorisation auxquelles j'ai été confronté.

L'ambiguïté du règlement intérieur, et l'appellation de ces centres semble être une arnaque institutionnelle, et pourrait en effet, écorcher l'image du pays.

Je comprends que puisque je tiens à la procédure du film documentaire, qui est devenu une enquête au fil du temps, je ne pourrais jamais le tourner.

À mon tour, j'ai quitté le pays en quête de liberté d'expression, Je vis à paris depuis une année maintenant.

Mon chemin ayant croisé celui de quelques mineurs marocains sans-abris à Paris, je me suis dit qu'il n'y a pas de hasard, mais que des rencontres.

J'ai décidé donc de relancer le projet puisque je ne serais pas censuré ici en France, j'espère pouvoir terminer ce projet de long-métrage documentaire cinéma qui occupe mon esprit depuis 2012 pour qu'il puisse voir le jour dans les salles de cinéma parisiennes et internationales au courant de l'année 2021.

Je vous serais reconnaissant si vous m'aidiez à financer ce projet de film, totalement ou partiellement, je serais à votre disposition pour toute autre informations.

Merci et bon visionnage.


FAQ

Je vous prie de m'écrire toutes vos question sur mon courriel: darksoul292@hotmail.com, je vous répondrai avec grand plaisir. Merci pour votre intérêt.

A quoi sert l'argent collecté

la rémunération de 50% du salaire forfaitaire des collaborateurs artistes, payer les charges de la location du materiel de la prise de vue et de son, ensuite la diffusion du film dans les festivals.


Montant de l'appel à dons

33 500,00 €

Montant Global

33 500,00 €

Dépenses

Désignation Montant

étalonage

rémunération de salaire (forfait) de l'étalonneur pendant 30 jours 4 500,00 €
SOUS TOTAL 4 500,00 €

Diffusion

prendre en charge le lancement et la diffusion du film dans les festivals 2 000,00 €
SOUS TOTAL 2 000,00 €

post-production son

Rémuneration de 50% du salaire (forfait) de l'ingenieur de son, pour le montage son et le mixage 4 500,00 €
SOUS TOTAL 4 500,00 €

montage image

rémuneration de 50% Du salaire du chef monteur image (Forfait) une durée de 2 mois de montage 4 500,00 €
SOUS TOTAL 4 500,00 €

prise de son

location du materiel de prise de son et rémuneration de 50% du salaire de l'ingénieur de son pendant 15 jours de tournage. 6 750,00 €
SOUS TOTAL 6 750,00 €

prise de vue

location du caméscope (Amira , Arri) et ses accessoires + rémunération de 50% du salaire du chef-opérateur de prise de vue pendant 15 jours de tournage. 11 250,00 €
SOUS TOTAL 11 250,00 €

TOTAL

TOTAL 33 500,00 €

Recettes

Désignation Montant

Proarti

Financement participatif proarti 33 500,00 €

TOTAL

TOTAL 33 500,00 €

Ce projet de film La rue-mère, est l'évolution naturelle d'une experience enrichissante que j'ai vécue pendant mes années d'études cinématographiques au Maroc, étant issu d'une famille dont le niveau de vie est très modeste. Je n'avais même pas de quoi me payer un sandwich, je me suis retrouvé dans l'obligation de passer mes nuits dehors à la belle étoile, tout en veillant sur le bon déroulement de mes cours la journée. Tel un escargot, je portais sur mon dos, ma maison, mes affaire, la où je devais survivre.

Artistiquement ce sera un film qui nous invite a reflechir à propos du monde dans lequel nous voulons vivre, la société, la marge de cette société. les préjugés et les clichés qui assombrissent l'image de ces humains, qui , comment nous tous ne demandent que le minimum: une vie tranquille.

Suivez l'actualité du projet !

  • Le trailer du film " La rue-mère"

    https://www.youtube.com/watch?v=rSCoA_AicMA

Contreparties

Votre nom au générique de "LA RUE-MERE"

pour 10,00 € et +

7
ARTINAUTES

9993
DISPONIBLES

Votre nom figurera aux remerciements du générique de fin du film.

L'AFFICHE DU FILM

pour 50,00 € et +

3
ARTINAUTES

97
DISPONIBLES

Les contreparties précédentes

+ vous recevrez, avant la sortie du film, l'affiche exclusive du film, imprimée par voie postale.

2 places pour l'avant-première du film "LA RUE-MERE"

pour 100,00 € et +

0
ARTINAUTES

10000
DISPONIBLES

Les contreparties précédentes.

+ Venez rencontrer et échanger avec AMINE DARKO et les personnage du film LA RUE-MERE lors d'une des avants-premières qui seront organisées à travers la France.

2 places pour une projection-test à Paris

pour 200,00 € et +

1
ARTINAUTE

999
DISPONIBLES

Les contreparties précédentes

+ Venez assister à une projection d'une version de montage du film en présence de Amine Darko. En échangeant avec le réalisateur suite à la projection, vous aurez ainsi votre mot à dire sur la version finale du film.