La mémoire dans les veines

L'Histoire oubliée des Arméniennes et des Arméniens de Turquie.
AUDIOVISUEL - CINÉMA
PRODUCTION
SOLIDARITÉS INTERNATIONALES,
FEMINISME

Présentation du projet

Pourquoi une campagne de financement?

Il y a maintenant près de trois ans, j'ai découvert que mon arrière grand-mère Sima avait eu une fille qu'elle a dû abandonner en Turquie avant d'émigrer en France en 1928. Depuis ce jour, moi Française d'origine arménienne, je remue ciel et terre pour retrouver notre famille en Turquie. 

"C'est comme chercher une aiguille dans une botte de foin" m'avait prévenu ma tante. Pourtant, impossible pour moi de renoncer. De cette quête, je m'étais promis de faire un film documentaire si je les retrouvais. 

En novembre 2022, un miracle. Mes cousines assises à une table d'un déjeuner arménien à Alfortville (en région parisienne) racontent notre histoire, et là une femme prend la parole: c'est Lucie. Elle connaît très bien notre famille et nous met en contact. C'est le début d'une longue aventure. 

En décembre dernier, je suis allée rencontrer ma famille et tourner le film en Turquie. La Maison de la Culture Arménienne m'a apporté son soutien pour m'aider à payer une partie des frais de voyage, j'ai complété avec ma société de productions. 

Aujourd'hui, si je vous sollicite c'est pour financer la post-production du film à savoir: le montage, l'étalonnage, le mixage, la création de la musique originale, pour que nous puissons tous nous retrouver en avril prochain à l'avant-première du film LA MÉMOIRE DANS LES VEINES. 

Grâce à la défiscalisation des dons, vous pouvez réduire vos impôts, tout en soutenant la création artistique et en aidant les artistes et les techniciens.

POUR TOUT DON PERSONNEL/INDIVIDUEL, 66% DU MONTANT DE LA SOMME VERSEE EST DEDUCTIBLE DE VOS IMPOTS.
(ex : sur un don de 100 €, 66 € est déductible et vous ne payez alors que 34 €)

POUR TOUT DON VIA UNE SOCIETE / ENTREPRISE, 60% DU MONTANT DE LA SOMME VERSEE EST DEDUCTIBLE D’IMPOTS.

PLANNING DE LA POST PRODUCTION 2024:

- Début février 2024- mars 2024: montage ( quatre semaines et demi)

- Mars 2024: création originale de la musique ( arrangeur-compositeur, enregistrement avec musciens en live d'instruments duduk, oud, violoncelle) 

- Fin avril 2024: avant-première à Alfortville (Val-de-Marne) avec le soutien de la mairie. 

Ensuite, le film sera présenté aux diffuseurs interessés par le projet et envoyé dans les festivals en France et dans le monde entier. Sortie prévue en 2025, pour les 110 ans du génocide arménien. 

 

Pourquoi ce film ne concerne pas seulement ma famille ? 

«  J’aurais trop peur en foulant ma terre d’entendre craquer les os »

ainsi Henri Verneuil, de son vrai nom Achod Malakian, réalisateur et cinéaste, expliquait pourquoi il ne voulait pas se rendre en Turquie.

 

                

                      Région de Sivas, décembre 2023.                       Sima, mon arrière-grand-mère, France.

©alexandrarouthiau-mikaélian

Moi aussi, comme beaucoup d’Arméniens en diaspora, je n’ai jamais voulu me rendre dans ce pays que mes arrières grands-parents Arméniens avaient fui dans les années 20.

Moi aussi, il m’a toujours été douloureux d’évoquer la Turquie, cette terre imaginaire était comme damnée.

Jusqu’à ce jour, en novembre 2021, où je questionne mon grand-père, Garabed Mikaélian, sur l’histoire de ses parents, sur leur exil depuis la région de Sivas au centre de la Turquie. 

Mon grand-père me parle des massacres de 1915, des fuites, des longues marches nocturnes, et de l’assassinat des parents de sa mère, Sima.

Mais tout en évoquant la mort, en une phrase, il m’explique que sa mère, alors orpheline, a été mariée en Turquie, et a eu un premier enfant qu’elle a dû « abandonner là-bas » .

La stupeur. Le choc. Mais aussi, la vie qui reprend ses droits. Dans cet enfer, la lumière d’une enfant avait surgit. Qui était-elle ? A-t-elle survécu ? Où est-elle ? Mon grand-père n’en savait rien, mais à ce moment là, le temps s’est figé.

En tant que mère, en tant que femme, j’imagine la douleur, le déchirement que mon arrière grand-mère Sima a dû ressentir ce jour là devant la mosquée où elle a laissé son premier enfant. Là même, où elle a attendu de voir qui allait s’occuper de sa chair, de son sang.

C’est sur les traces de cette petite fille que je me rends, ce coeur battant si loin de nous, je ne veux pas qu’on l’oublie. Je veux la retrouver, lui rendre hommage. Pour mon grand-père, pour Sima, je veux recoller les morceaux d’une famille séparée.

Sivas, décembre 2023, Turquie ©alexandrarouthiaumikaélian

Une en-quête universelle.

Ce voyage, aussi charnel qui soit, n’est pas qu’un pèlerinage pour retrouver ma famille, c’est aussi un voyage dans le temps. Un exil à l’envers, celui d’une arrière-petite-fille qui vient découvrir le pays natal de ses ancêtres.

Mais aussi l’Histoire des Arméniens, des Arméniennes, de Turquie qui se révèle au fur et à mesure de mes déplacements dans le pays.

Je découvre que les histoires de ces femmes, qui ont dû abandonner leurs enfants, ou qui sont restées sur le sol turc après les événements de 1915, n’ont pas fait l’objet de recherches historiques poussées. 

Pourtant, ces récits manquants, concerneraient près de 300 000 femmes entre 1915 et 1920 comme l’explique Fethiye Çetin l’avocate, et autrice du célèbre recueil « Le livre de ma grand-mère » (dans lequel elle raconte comment sa grand-mère lui a avoué son arménité au soir de sa vie). Pendant ces "jours terribles", cette "catastrophe", des jeunes filles arméniennes ont été enlevées, adoptées et converties à l'Islam. Elles étaient appelées des "kiliç artigi" en langue turque, les "restes de l'épée" en Français. Puis, elles se sont mariées et ont fait des enfants, la plupart oubliant leurs origines, d'autres les gardant secrètes. 

Cela veut donc dire qu’aujourd’hui des milliers, des millions de Turcs auraient du sang arménien.

C’est pourquoi aujourd’hui Arméniens et Turcs, nous devons ouvrir ensemble le livre de notre histoire commune.

C’est ce que je tente de faire avec ce film, entrouvrir les portes du silence pour enfin peut-être panser nos blessures ensemble, les uns, les autres, et construire des ponts vers la réconciliation.

Quoiqu’il advienne, nous avons la solution en nous, la mémoire dans nos veines.

 

Région de Susheri, Turquie, décembre 2023, extrait du film La mémoire dans les veines©

A quoi sert l'argent collecté

L'argent récolté va servir à financer la post-production d'une première version du film:

- MONTAGE / ÉTALONNAGE / MIXAGE 

- CRÉATION DE LA MUSIQUE ORIGINALE DU FILM  

- FRAIS PROARTI

Ces postes de dépenses représentent l'argent demandé ici à savoir 15 500 euros pour une projection du film dès avril 2024 en AVANT-PREMIÈRE à Alfortville (Val-de-Marne). 

 

Grâce à la défiscalisation des dons, vous pouvez réduire vos impôts, tout en soutenant la création artistique et en aidant les artistes et les techniciens.

POUR TOUT DON PERSONNEL/INDIVIDUEL, 66% DU MONTANT DE LA SOMME VERSEE EST DEDUCTIBLE DE VOS IMPOTS.
(ex : sur un don de 100 €, 66 € est déductible et vous ne payez alors que 34 €)

POUR TOUT DON VIA UNE SOCIETE / ENTREPRISE, 60% DU MONTANT DE LA SOMME VERSEE EST DEDUCTIBLE D’IMPOTS.

Si nous dépassons l'objectif: 

Nous pourrons envisager plus sereinement les mois à venir, le financement d'une attachée de presse et la finalisation du film pour l'envoyer aux diffuseurs et en festivals. 

La production d'un documentaire de création est un travail sur le long terme qui nécessite des forces vives pendant plusieurs mois / années d'affilée. C'est pourquoi grâce à vos dons supplémentaires nous pourrons envisager des versions plus avancées du film, ainsi qu'accompagner le documentaire en festival (déplacement à Marseille, Lyon, en France, et dans le monde Los Angeles, Erevan). 

MERCI 🙏 


Objectif de collecte

20 500,00 €

Montant Global

96 193,00 €

Dépenses

Désignation Montant

Post Production et communication

Montage et moyens techniques 6 000,00 €
Etalonnage et mix 6 000,00 €
Création musique 2 000,00 €
Attachée de presse 2 000,00 €
Frais pro arti 1 500,00 €
SOUS TOTAL 17 500,00 €

Tournage

Production 11 588,00 €
Salaires chargés 24 725,00 €
Moyens techniques 1 750,00 €
Dépenses hébergement et voyage 5 556,00 €
Assurance 350,00 €
SOUS TOTAL 43 969,00 €

Développement

Droits d'auteurs et dépenses de développement 6 300,00 €
SOUS TOTAL 6 300,00 €

Dépenses et fonctionnement

Frais financiers 1 285,00 €
Producteur délégué 10 000,00 €
Frais généraux 14 139,00 €
SOUS TOTAL 25 424,00 €

Diffusion

Frais festivals et déplacements 3 000,00 €
SOUS TOTAL 3 000,00 €

TOTAL

TOTAL 96 193,00 €

Recettes

Désignation Montant

Financement

Maison de la Culture Arménienne d'Alfortville 6 000,00 €
Fondations 5 000,00 €
Fondations 5 000,00 €
Diffuseur 15 000,00 €
Co producteurs en numéraire 19 693,00 €
Co producteurs (apport en industrie) 25 000,00 €
SOUS TOTAL 75 693,00 €

Proarti

Financement participatif proarti 20 500,00 €

TOTAL

TOTAL 96 193,00 €

Istanbul, Turquie, décembre 2023, extrait du film La mémoire dans les veines©

Décembre 2023. Turquie. Istanbul.

Un Çai (thé) à la main dans le bateau sur les rives du Bosphore, je contemple les palais et mosquées construites par les frères Balyan, des Arméniens de Turquie aussi. Comme moi.

J’imagine ce qu’auraient été nos vies si mon arrière grand-mère n’avait pas pris la route de l’exil, et n’était pas arrivée, elle aussi par bateau, à Marseille près de cent ans plus tôt, en 1928.   

Je suis à la fois émue, et prête à faire ce périple dans l’Histoire. Je ne suis pas une simple touriste en Turquie, je suis d’ici, aussi, et je viens embrasser ma famille.

De ce voyage dans le temps à la rencontre des vivants, je fais un film documentaire parce que cette histoire ne concerne pas seulement ma famille, mais des milliers, peut-être même des millions d’Arméniens et de Turcs.

Vahé Tachjian, historien, explique dans un article publié en 2009 dans une revue américaine, que "beaucoup de femmes ont été confrontées au dilemne d'abandonner l'enfant qu'elles avaient eu avec un musulman pour retrouver leur famille, ou de vivre en tant que musulmane pour continuer de vivre auprès leurs enfants". 

Les histoires de ces femmes sont des récits manquants que personne n'a encore raconté en images.

Et pour cause. Considérées comme "non" heroïnes des événements de 1915, oubliées, leurs histoires ont été passées sous silence. Pourtant leur survie malgré les massacres, leur exil forcé, ou leur conversion, et leur résistance dans le secret, à leur manière, font d'elles des héroïnes en tout point. C'est leurs histoires cachées que je vaix raconter dans ce film. 

La littérature existante à ce sujet a été courageusement publiée en Turquie dans les années 2000 par Fethiye Çetin:

-"Le livre de ma grand-mère" (2004, traduit en Français en 2006, aux éditions de l'Aube)

- et "Petits-enfants" (éditons Plon, 2012) 

L'autrice et avocate qui a rendu public dans son livre l'arménité de sa grand-mère explique:

« Chaque Turc découvre qu’il a peut-être du sang arménien dans les veines, et chaque Arménien, y compris dans la diaspora, réalise qu’il a peut-être des cousins musulmans en Turquie ».

Fethiye Çetin.

 

Istanbul, décembre 2023, extrait du film La mémoire dans les veines©

 

«Avant de pouvoir un jour rire ensemble, nous, Turcs et Arméniens, devons d'abord apprendre à pleurer ensemble»

Fethiye Çetin

 

Izmir, Turquie, décembre 2023, Fethiye Çetin dans son bureau lors de l'interview pour le film La mémoire dans les veines©, ©alexandrarouthiau-mikaelian

 

 

Contreparties

Merci

pour 10,00 € et +

1 ARTINAUTE

Un GRAND MERCI !

Un don de 10 € vous coûtera 3,40 € (après défiscalisation de 66 % pour un particulier) ou 4 € (après défiscalisation de 60 % pour une entreprise).

Votre nom au générique

pour 25,00 € et +

5 ARTINAUTES

Un GRAND MERCI + votre nom au générique

Un don de 25 € vous coûtera 8,5 € (après défiscalisation de 66 % pour un particulier) ou 10 € (après défiscalisation de 60 % pour une entreprise).

Une carte postale du film

pour 50,00 € et +

3 ARTINAUTES

97 DISPONIBLES

Les contreparties précédentes + une carte postale tirée du film

Un don de 50 € vous coûtera 17 € (après défiscalisation de 66 % pour un particulier) ou 20 € (après défiscalisation de 60 % pour une entreprise).

L'affiche officielle du film

pour 100,00 € et +

12 ARTINAUTES

88 DISPONIBLES

Les contreparties précédentes + l'affiche officielle du film

Un don de 100 € vous coûtera 34 € (après défiscalisation de 66 % pour un particulier) ou 40 € (après défiscalisation de 60 % pour une entreprise).

Invitation à l'avant première

pour 250,00 € et +

6 ARTINAUTES

14 DISPONIBLES

Les contreparties précédentes + deux invitations à l'avant première du film à Alfortville

Un don de 250 € vous coûtera 85 € (après défiscalisation de 66 % pour un particulier) ou 100 € (après défiscalisation de 60 % pour une entreprise).

Lien du film

pour 500,00 € et +

2 ARTINAUTES

18 DISPONIBLES

Les contreparties précédentes + un lien pour visionner le film pendant 1 an

Un don de 500 € vous coûtera 170 € (après défiscalisation de 66 % pour un particulier) ou 200 € (après défiscalisation de 60 % pour une entreprise).

Un tirage photo argentique du voyage

pour 1 000,00 € et +

1 ARTINAUTE

19 DISPONIBLES

Les contreparties précédentes + un tirage photo argentique du voyage numéroté et signé par la réalisatrice

Un don de 1000 € vous coûtera 400 € (après défiscalisation de 60 % pour une entreprise).

Le sac officiel du film

pour 3 500,00 € et +

0 ARTINAUTES

Les contreparties précédentes + un des deux sacs de la marque bleu de chauffe utilisé pendant le tournage

Un don de 3500 € vous coûtera 1400 € (après défiscalisation de 60 % pour une entreprise).

Contrepartie réservée aux personnes morales

Une projection dédiée

pour 5 000,00 € et +

1 ARTINAUTE

4 DISPONIBLES

Les contreparties précédentes (sauf les sacs bleu de chauffe) et les droits du film pour une projection publique ou privée avec la présence de la réalisatrice à organiser en France hexagonale (hors de frais de déplacement et d'hébergement)

Un don de 5000 € vous coûtera 2000 € (après défiscalisation de 60 % pour une entreprise).

Contrepartie réservée aux personnes morales