La Berceuse d'Elphie
Moyen métrage


| AUDIOVISUEL - CINÉMA
| PRODUCTION

3 210,00 €

8 501,00 € demandés

50
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37%

Présentation du projet




Si ce teaser vous a plu, ou intrigué, nous allons vous présenter notre projet en quelques phrases et vous expliquer pourquoi nous avons besoin de votre aide.

La Berceuse d'Elphie est notre premier projet de moyen-métrage, et notre premier projet si ambitieux. En préparation depuis plus d'un an, nous sommes maintenant sur le point de le concrétiser. Ce projet est né de l'idée d'Axel, et d'une berceuse entendue en rêve. C'est lors de notre rencontre il y a un an maintenant, à l'école de cinéma Côté Cour, que l'idée de le jouer ensemble, puis de le co-réaliser, s'est d'abord présentée, avant de progressivement devenir une évidence. Après un long travail sur le scénario d'Axel, ponctué de nombreuses relectures, l'histoire, et surtout les personnages, ont commencé à prendre vie. Nous avons alors pu commencer à travailler sur l'image, sur le sens de chaque plan et chaque scène, et choisir les lieux dans lesquels nous souhaiterions que se déroule notre film.

Concernant les acteurs, nous allons interpréter les deux rôles principaux, Isaac et Elphège, qui sont aujourd'hui comme des amis très intimes pour nous. Les autres personnages seront interprétés en partie par des élèves de Franck Llopis, jeunes comédiens qui se lancent comme nous dans ce métier incroyable mais difficile, et par Franck Llopis lui-même.

Franck, représentant de la société de production et distribution "Les Films à Fleur de Peau", nous a dirigés à plusieurs reprises en tant qu'acteurs, et prend ici la double casquette producteur/acteur. Il se chargera de la production et de la distribution de notre film.

Si nous avons besoin de vous aujourd'hui, c'est pour apporter un financement nécessaire au démarrage du tournage, prévu pour cet automne 2018 (Octobre/Novembre).
Si nous atteignons la somme de 8500 €, le tournage pourra débuter. Si nous parvenons à réaliser notre projet, ce sera grâce à vous.


SYNOPSIS


Dans combien de familles l’homosexualité a-t-elle été incomprise, un fardeau à porter, même encore de nos jours ? Dans la société dépeinte par ce film, elle est pourtant la norme. Et rien n’est très différent, au détail près que ce sont les hétérosexuels qui sont stigmatisés. Dans ce monde, on explique aux plus jeunes qu’un homme et une femme ne peuvent pas élever des enfants, en raison de leur différence. Un amour homme/femme serait impur et répugnant.
Isaac et Elphège sont amoureux. Ils ne le savent pas encore, ou n’en sont pas sûrs, mais ils s’aiment.


LE FILM PLUS EN DETAILS


Dans ce monde, à peu de détails près, les arguments hétérophobes présentent les mêmes absurdités que les discours homophobes de notre réalité. Le contexte politique et social qui a conduit à cette situation sera très peu abordé, laissant le spectateur se faire sa propre idée au travers des personnages, et plus particulièrement Isaac, sur lequel le film est centré. Isaac est un personnage en proie au doute continuellement, incapable de prendre des décisions par lui-même, vivant avec deux pères qui le maternent et affectionnent la relation amoureuse qu’il entretient avec Jean, possible gendre. Elphège, en apparence plus sûre d’elle, issue d’une famille plus ouverte d’esprit, représente une porte de sortie, mais ce couple inadapté aura de nombreux obstacles à affronter. Arriveront-ils à vivre pleinement leur amour ? Ou celui-ci restera-t-il aussi bref qu’une berceuse, qu’une promenade dans un parc un soir d’automne ? Ce parc, lieu des possibles, qui leur présentera un espoir palpable, décideront-ils d’y rester ? Suivront-ils l’image du mystérieux couple du parc, qui servira de miroir, de prémonition à leur possible futur, ou encore personnifiant les regrets de n’avoir pas su se comprendre ?




MISE EN SCENE


Au rythme de la berceuse d’Elphège, le film se déroule dans l’esprit d’Isaac. D’abord balbutiants, les mots viennent à lui. C’est l’histoire d’une naissance, qui sera avortée par la dureté de la vie. Isaac est en décalage dans un monde lui-même en décalage, et en même temps si proche du nôtre. Le film hésite entre un naturalisme froid et une douceur onirique.

Le tissu formé par les êtres gravitant autour d'Isaac menace constamment de l’envelopper jusqu’à l’étouffement. Le découpage traduira cette difficulté à communiquer et cette oppression constante par un enchaînement de plans rapides, fixes et souvent serrés en première partie. En adoptant le point de vue du protagoniste, la mise en scène suggérera l’étau dans lequel il sera resserré par chacun de ses proches, qui ont tous un objectif bien défini. Il n’a pas droit au repos, ce qui donnera au spectateur un sentiment d’épuisement.

Un dénouement parallèle, offrant à Isaac l’espoir de prendre sa vie en main, sera au contraire un enchaînement de plans séquences fluides, comme autant de tableaux à travers lesquels Isaac se déplacera par sa propre volonté. Les cadres plus larges amèneront un sentiment de respiration, de soulagement, tandis que les personnages, portés par leurs individualismes dans la première partie, pourront beaucoup plus naturellement partager l’écran et ainsi briser les murs établis entre eux.


DECORS ET LUMIERE




Le décor et la lumière illustreront également l’opposition entre deux réalités. Sur la première partie du film, les couleurs froides, presque hivernales sur une saison d’été, traduiront le manque de chaleur dans le milieu pourtant familier et confortable des foyers. Les scènes du parc font exception, apportant une atmosphère plus douce et mélancolique, à l’image de la berceuse. Nous retrouverons ce parc dans la fin parallèle sur des tons plus chaleureux, aux couleurs automnales. Nous appuyons ainsi la superficialité des scènes réelles face à l’équilibre parfait des scènes irréelles. Les vêtements et leur couleur suivront la continuité naturelle des saisons, pour tous les personnages à l’exception du couple miroir du parc, figé dans l’automne.

Le récit jouera sur chaque dimension, réelle ou irréelle, à la manière de calques que l’on superpose au gré des différentes interprétations possibles (couple miroir existant ou non, réalité ou rêve de la fin parallèle…).


MUSIQUE


L’ambiance sonore et musicale occupe une place primordiale dans le film. La berceuse servira de lien à chaque partie. Elle symbolise Elphège et la représentation tragique du dénouement d’Isaac, qui finit par s’endormir. Il s’agit d’une chanson dont le début et la fin sont bien délimités, respectant l’échelle du temps et des actions. La ballade du parc, seconde musique du film, est le pendant intemporel de la berceuse. Elle trouve sa naissance dans le parc et en reste l’écho éternel : elle n’a ni début, ni fin.


LE MOT DES REALISATEURS


Nous nous sommes rencontrés à l'école de jeu de cinéma "Côté Cour". Cela a fonctionné immédiatement : nos liens artistiques ont pleinement convergé en véritable symbiose, que nous avons pu expérimenter lors de divers projets, notamment à l’occasion du festival Nikon, sur un court-métrage réalisé en trinôme. Aujourd'hui, enfant du cinéma et enfant du théâtre, nous nous accordons dans une parfaite complémentarité dans la création artistique de projets. La forte amitié qui s'est développée entre nous a été l'ingrédient final, essentiel, au développement de "La Berceuse d'Elphie" que nous avons à cœur de réaliser ensemble. Les rôles d’Isaac et Elphège, que nous interpréterons, seront enrichis par cette confiance mutuelle et un travail de réflexion et de création partagé. Cette berceuse, elle est le reflet de notre synergie artistique évidente. Cette berceuse, nous vous proposons, aujourd'hui, de la composer avec nous.

Le projet se déroulera cet Automne sur Paris, sur une durée de 10 jours. Nous sommes en phase de composition de notre équipe technique et artistique. La collecte nous permettra de nous entourer le mieux possible et d’obtenir un matériel de qualité pour que le résultat soit à l’image de notre ambition sur ce projet qui nous tient particulièrement à cœur et dans lequel nous avons mis et mettons beaucoup de nous-mêmes.

Axel et Camille


LE MOT DU SCENARISTE


Etant homosexuel, ma propre acceptation de mon orientation sexuelle a été difficile. Quand je cherchais à expliquer d'où émanaient cette difficulté et cette souffrance, je me suis rendu compte qu'il était compliqué, pour les personnes hétérosexuelles, de comprendre ce sentiment d'impuissance et de dégoût de soi : dégoût de ne pas être comme tout le monde, d'être différent, et de se sentir anormal et "non naturel".

Cette idée de renversement des normes m'est venue un soir. Je songeais à toutes les étapes si délicates de prise de conscience de son homosexualité, son acceptation, ses peurs et sa délivrance. A travers une histoire d'amour, qui est non seulement une prise de conscience mais aussi une aide sur le chemin de l'acceptation, j'ai voulu retranscrire et faire comprendre ces étapes quasi inévitables auxquelles doivent faire face, encore aujourd'hui malheureusement, une majorité de personnes homosexuelles et bisexuelles, qui doivent subir et contrer un à un des arguments se basant sur une interprétation des "normes" de notre société.

En inversant ces normes, et cela sans être dans l'explicatif, j'ai pris soin de souligner cette violence et ce profond rejet de tout ce qui s'apparente au mélange de genres et à la différence. La séparation stricte des genres est la norme, et sera subie par Isaac, hétérosexuel incompris et devant se battre pour sa propre acceptation, dans un premier temps. "La Berceuse d'Elphie" offre à chacune et chacun l'occasion de vivre et ressentir un difficile "coming out", afin de mieux comprendre l'importance de ce dernier dans l'acceptation de soi. Ce "coming out" se fera à l'aide d'une belle naissance d'amour, ainsi qu'une évolution toujours constante des personnages gravitant autour d'Isaac.

Car ce n'est pas simplement l'histoire d'Isaac. C'est l'histoire d'une acceptation avec un grand "A".

Axel



QUELQUES MEMBRES DE L'EQUIPE




Axel Rodriguez-Allibert
Réalisateur
Scénariste
Acteur (rôle : Isaac)



Camille Delhommeau
Co-Réalisatrice
Actrice (rôle : Elphège)



Jean-Baptiste Delhommeau
Compositeur



Nourit Teboul
Actrice (rôle : la Femme du Parc)



Kevin Chaouat
Acteur (rôle : l'Homme du Parc)


* Crédits Teaser

A l'image, par ordre d'apparition :

Marguerite Schneider - Alexia Sanchis

Pierre Raffy - Michaël Gonçalves

Cyrielle Conche - Eléonore Soulignac

Pierre Puech - Vadis Ait Aissi

Violette Delhommeau - Juliette Delhommeau

Axel Rodriguez-Allibert - Camille Delhommeau


Cadrage :

Roland Chao


Musique :

Jean-Baptiste Delhommeau et Samuel Charneau


Un grand merci à vous tous !

A quoi sert l'argent collecté

C'est dans la technique que nous avons besoin d'investir.

Pour ce film de 40 minutes, l'argent collecté servira à louer une partie du matériel : la lumière ainsi qu'une partie du matériel de son, et à défrayer l'équipe technique.

Une partie de l'argent sera allouée à la régie, ainsi qu'au paiement de certains lieux (parc Montsouris notamment).

Egalement, il nous permettra d'apporter le plus de confort possible à notre équipe, afin de tourner dans les meilleures conditions possibles. 


Montant de l'appel à dons

8 501,00 €

Montant global

8 501,00 €

Dépenses

Désignation Montant

Image

Lumière 1 000,00 €
Cadrage et photographie 2 500,00 €
SOUS TOTAL 3 500,00 €

Son

Prise de son et équipement 2 000,00 €
Musique 1,00 €
SOUS TOTAL 2 001,00 €

Régie

Transports et nourriture 2 000,00 €
SOUS TOTAL 2 000,00 €

Post-production

Montage 500,00 €
Etalonnage 500,00 €
SOUS TOTAL 1 000,00 €

TOTAL

TOTAL 8 501,00 €

Recettes

Désignation Montant

Proarti

Financement participatif proarti 8 501,00 €

TOTAL

TOTAL 8 501,00 €

Voici quelques sources d'inspiration pour notre projet.

  • Black Mirror Nocedive, Joe Wright, 2016

Pour son aspect froid dans les couleurs et le cadre, traduisant le manque de chaleur dans un monde faussement bienveillant, Nocedive est également l'épisode ayant inspiré la musique du parc.

  • American Beauty, Sam Mendes, 2000

American Beauty est une source d'inspiration pour le ton oscillant entre douce mélancolie et désespoir du film, mais également pour l'aspect presque électrique qui se dégage de certaines scènes, et la détresse qui en émane de ses personnages.

  • Poltergeist, Tobe Hooper, 1982

Lorsque Isaac se retrouve seul dans sa chambre, son monde est envahi par les lumières criardes des notifications provenant de son ordinateur ainsi que de son téléphone, il est alors possédé et happé par ces lumières, comme prisonnier de son propre univers. Visuellement, ces scènes feront écho au film.

  • J’ai tué ma mère, Xavier Dolan, 2009

Les errances d'Isaac ne seront pas sans rappeler le personnage de Hubert, avec lequel il partage beaucoup de points communs. Le cadrage serré des visages proches, appuyant l'oppression d'un jeune adulte incompris et accentuant l'aspect tragique des relations avec ses proches rappellera également quelques passages de "J'ai tué ma mère".

  • Bright Star, Jane Campion, 2009

L'ambiance automnale et les lumières chaudes de Bright Star, le décor idyllique entourant une histoire sans issue, l'éveil des sens de jeunes adultes dans un monde qui ne veut pas de leur amour sera une forte source d'inspiration visuelle pour les scènes du parc entre Isaac et Elphège.

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Contreparties

Premier seuil

pour 10,00 € et +

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Un grand merci et votre nom au générique.

Second seuil

pour 30,00 € et +

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Troisième seuil

pour 50,00 € et +

1 ARTINAUTE

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Quatrième seuil

pour 100,00 € et +

1 ARTINAUTE

Un grand merci, votre nom au générique, un lien pour voir le film avant sa diffusion, un scénario du film envoyé par mail et une invitation à la projection du film.

Cinquième seuil

pour 500,00 € et +

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Un grand merci, votre nom au générique, un lien pour voir le film avant sa diffusion, un scénario du film envoyé par mail, une invitation à la projection du film et une version manuscrite et illustrée de la berceuse envoyée par la poste.

Sixième seuil

pour 1 000,00 € et +

0 ARTINAUTES

Un grand merci, votre nom au générique, un lien pour voir le film avant sa diffusion, un scénario du film envoyé par mail, une invitation à la projection du film et une version manuscrite et illustrée de la berceuse remise en main propre lors d'une rencontre avec les réalisateurs.