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Dimitri Robert
Artiste plasticien

Après l’école des Beaux-Arts de Toulouse, Dimitri Robert séjourne en Allemagne où il a intégré l'Ecole des Beaux-Arts afin de parfaire sa formation.
Le travail de Dimitri est essentiellement centré autour d’une réflexion sur la politique des images, de la manière dont elles nous transmettent une idée du monde actuel : des moyens qui sont mis en oeuvre pour leur diffusion et de la manière dont elles sont perçues.
Dimitri a développé un langage qui s’appuie fortement sur ses préoccupations autour de l’actualité et de l’évolution des différentes sphères médiatiques qui nous frappent quotidiennement à travers l’information par les divers journaux, magazines et publications sur internet.
La pratique courante de l’écriture est aussi mise en jeu, en relation avec des matériaux, objets, images, ou vidéos. Dimitri Robert utilise les propriétés plastiques de ces éléments pour leur valeurs métaphoriques. Ses pièces sont des mises en scène, des décors, où il joue avec ses composantes en utilisant leurs rapports à l’espace, leurs représentation ou leurs symboliques, pour créer des frictions ou des dissonances. Dimitri procède à un déplacement du sens premier des éléments, un décalage vers une forme de langage poétique.
À la manière d’un théâtre décomposé, théâtre d’image, théâtre de texte ou d’objet, Dimitri Robert joue sur le plan de différentes formes narratives, tentant de pousser ses pièces vers une tension, une dramaturgie. Il s’appuie sur diverses lectures, de Gombrowicz à certains passages de Baudrillard, ou de poèmes et il s’efforce ainsi d’apporter à son travail une tonalité cynique, corrosive, frictionnelle, qui oscille entre des éléments ludiques et une réalité sévère ou grave. Mais surtout, qui laisse ouvert un champ à l’imagination.
« On ne passe pas de la vision d’un spectacle à une compréhension du monde et d’une compréhension intellectuelle à une décision d’action. On passe d’un monde sensible à un autre monde sensible, qui définit d’autres tolérances et intolérances, d’autres capacités et incapacités ». Jacques Rancière.