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Ouahib MORTADA
technicien son, acteur

Né au Maroc, Ouahib Mortada obtient d’abord un diplôme de technicien en génie civil et rural (1987, Centre de Formation de Cadres techniques, Oujda), qu’il complète par un DEUG en Sciences Humaines (1988, Université Mohammed 1er, Oujda). Il commence par travailler dans la fonction publique marocaine.

Venu en France en 1991, il s’implique rapidement dans les mouvements de lutte ( le Droit Au Logement à Paris, et intègre des réseaux militants à Marseille). Il pratique le journalisme, anime plusieurs émissions sur des radios locales et, par le théâtre, s’engage dans plusieurs compagnies amateur. Il s’oriente ensuite vers le cinéma, obtient une Licence en Médiation Culturelle (2004, Université de Provence, Marseille), devient membre actif des associations Pachamama, Images et Paroles Engagées, puis Film Flamme et Numéro Zéro, avant de parachever sa formation aux techniques des métiers de l’image et du son (2015, Institut de l’image IMCA-Provence, Avignon).

Réalisations :

A partir de 2004, il initie une recherche cinématographique sur la crise socio-économique consécutive à l’arrêt des industries minières de Jerada, où il retourne et découvre une réappropriation sauvage des mêmes mines par les habitants de cette ville. Sa recherche donne lieu à plusieurs travaux (2011-2018) :

Le mirage et la pierre (documentaire, 16 minutes), co-réalisé avec Lo Thivolle, produit par Numéro Zéro (http://derives.tv/le-mirage-et-la-pierre/); Chant de mines…, une performance élaborée lors de deux résidences de recherche au théâtre de la Cité (Marseille) puis au théâtre Manajim (Jerada), qu’il crée avec Lo Thivolle et Caroline Beuret; Mineurs (documentaire achevé et retravaillé plusieurs fois, 90 minutes, produit par Perspectives Films, prix Mouny Berrah, résidence de montage RCB Bejaia 2016, http://derives.tv/mille-et-une-mines/).

En France, il réalise et co-réalise plusieurs documentaires et reportages :

Le figuier du Vieux-Port, l’arbre à palabres ( 2015, documentaire, 13 minutes), produit par IMCA-Provence. Des lieux et des airs (2014, reportage, 4 minutes), produit par IMCA-Provence. Marche des sans-papiers (2010, reportage, 15 minutes), produit par Images et Paroles Engagées (http://www.moteur-webtv.info/moteur/luttes.html). Moins que prévu (reportage, 2009, 26 minutes, co-réalisé avec Yann Merlin). Trente millions d’amis nuisibles (fiction documentaire, 2004, 26 minutes, co-réalisé avec cinq autres cinéastes).

Travaux en cours :

Shipping the Future, long métrage documentaire en cours d’écriture. Possible-Impossible de Marc Scialom, long métrage de fiction. Les naufragés de l’exil, documentaire de Kamar Idir.

En tant qu’acteur :

En 2012, Nuit sur la mer de Marc Scialom, fiction-documentaire (105 minutes) produit par Shellac-Sud. En 2014, Il est temps de Thierry Gean, court métrage produit par IMCA-Provence ; et Histoire d’un feu de Chloé Scialom, long métrage de fiction en cours de réalisation. En 2015, Providence de Julien Gourbeix (37 minutes, co-produit par Marathon du Film, Vence, et Encre de Cascade. Prix Clap-Providence) : rôle principal. C’est du bruit de Pauline Laplace, (fiction-documentaire, 9 minutes, co-produit par l’Académie du Film de Bade-Wurtemberg, La FEMIS et Caïmans-Production, diffusion sur Arte. https://www.arte.tv/fr/videos/062866-004-A/c-est-du-bruit/).

Depuis 2014, il incarne le personnage principal dans deux fictions-documentaires de long métrage se déroulant à Marseille. De Natacha Samuel, Peter Pan (Production : Screen DPT, Perspective films) : rôle de Menouar, braqueur de banques qui redistribue l’argent volé en faveur des désoeuvrés et des organisations révolutionnaires. De David Yon : un gardien de musée qui découvre, sur fond de psychose collective, le « retour de la peste à Marseille », métaphore de la transformation urbanistique et socio-politique de la ville.

Autres contributions :

2014-2016 : assistant-réalisateur, cadreur et monteur de Histoires de cubes, de Cyril Castella, documentaire (37 minutes) produit par Film Flamme. L’architecture du MUCEM : rencontre et entretien avec l’architecte Rudy Ricciotti.

En tant que traducteur :

Abdelkader Benhar, Jerada, ce lieu (Editions Incipit, 2017) et Yahya Zarzay, Blessures dans la mémoire (2017).