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Esther Kouyaté
Comédienne

Je suis née dans le froid, en hiver dans une petite ville des montagnes suisses à 4 heures du matin quand tout le monde dormait. C’est peut-être pour ça que j’aime me lever tôt, être seule pour sentir naître le jour. Je rêvais de faire quelque chose de ma vie. Comme ma tante, qui est partie en Amérique dans les années 50/60. J’ai commencé par raconter des histoires aux enfants que je gardais dès l’age de 5 ans et je n’ai jamais arrêté. J’ai aussi fabriqué des marionnettes. La première fois que je suis montée sur scène c’était en tutu classique pour danser la valse des fleurs. Puis j’ai passé 3 ans dans une école de théâtre en suisse italienne ou j’ai fait connaissance avec les masques, la commedia del Arte, la danse contemporaine, l’acrobatie, le jonglage, la pantomime et l’improvisation théâtrale. Après avoir joué sur toutes les scènes de la Suisse allemande en interprétant Fassbinder, Molière et Selfmade..., le vent m’a portée vers l’Italie, l’Allemagne, l’Autriche et jusqu’en France pour poser mes valises à Paris où je vis depuis presque 30 ans . C’est un maître de la parole qui m’a ouvert la porte de l’Afrique et de beaucoup d’autres mondes. Avec lui, nous créons la Compagnie la voix du Griot, nous créons des spectacles de contes entre 1988 et 2010 qui partent en tournée (Philadelphie, Salt Lake City, Chevilly-la rue, Festival les arts du récits, Italie, Alger, Canada, Grèce, Allemagne, Suisse etc.). Je découvre l’Afrique pour l’Art de la parole, le Japon pour la danse Butoh, la Grèce pour la tragédie , le Brésil, pour sa bossa la Tunisie pour ses ports. Aujourd’hui je jongle entre la mise en scène et le conte (En 2010 j’ai mis en scène Salina de Laurent Gaudé au Festival des RECREATRALES au Burkina Faso, en 2012 Moi, fille de Sogolon récit inspiré de l’épopée mandingue; en 2013, je co- mets en scène Un qui veut traverser, texte et interprétation Marc Emmanuel Soriano, théâtre Suivant, la Friche, Viry Chatillon). Je crée en 2013 La femme qui plantait des arbres spectacle de conte pour tout public d’après la vie de Wangari Maathai). Depuis 2015 je travaille dans la grande aventure théâtrale de Marcus Borja Theâtre une fresque polyphone à 55 voix, une traversée chorale du temps et de l’espace mêlant chant et parole au CNSAD en avril 2015, au JTN et au Théâtre de la Colline en 2016 (Festival Impatience), en avril 2017 au Théâtre de la cité universitaire, et dans Intranquillité d’après le livre de Fernando Pessoa en juillet 2016 au CNSAD et en avril 2017 Théâtre de la cité universitaire.